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Présentation du Sultanat de Brunei

Présentation

Données générales

Nom officiel : Brunei Darussalam
Nature du régime : monarchie absolue
Chef de l’Etat (depuis 1967) et du Gouvernement (Premier ministre depuis 1984) : Sultan Haji Hassanal Bolkiah

Données géographiques

Superficie : 5 765 km²
Capitale : Bandar Seri Begawan
Villes principales : Kuala Belait, Tutong, Jerudong
Langue officielle : malais
Langues courantes : malais, anglais
Monnaie : dollar brunéien, équivalent au dollar singapourien (1 BND = 0.66 EUR au 08.06.2015)
Fête nationale : 23 février (fin du protectorat britannique et indépendance en 1984)

Données démographiques

Population : 400 000 habitants
Densité : 73hb/km²
Croissance démographique : 1,4 %
Espérance de vie à la naissance : 80,5 pour les femmes, 76,7 pour les hommes
Taux d’alphabétisation : 95,4 %

Religions : islam (religion officielle ; 75 %), bouddhisme (8,5 %), christianisme (9,4 %)
Indice de développement humain : 0,852 (très élevé, 30e rang mondial)

Données économiques

PIB (2014) : 17,4 Mds USD
PIB par habitant en PPA (2014) : 73 823 USD
Taux de croissance (2013) : -1,2 %
Taux de chômage (au sens du BIT, 2014) : 1,7 %
Taux d’inflation (2014) : - 0,19 %
Solde budgétaire : projection de 2,28 Mds USD de déficit pour le budget 2015-2016
Balance commerciale : 5 Mds USD

Principaux clients : Japon (41,9%), Corée du Sud (17%), Australie (8,2%)
Principaux fournisseurs : Singapour (28,6%), Chine (22,1%), Union européenne (21,1%)

Part des principaux secteurs d’activités dans le PIB :

  • agriculture : 1 %
  • industrie : 68 %
  • services : 31 %

Chiffres 2014 :
Exportations de la France vers le Brunei : 5,1 M EUR
Importations françaises depuis le Brunei : 1,2 M EUR
Excédent commercial pour la France : +3,9 M EUR
Commerce bilatéral : 6,3 M EUR
Part de marché de la France : 0,2 %

(Sources : Rapport du PNUD ; FMI, Banque mondiale et DGTrésor)

Ambassade de France : Bandar Seri Begawan
Communauté française au Brunei : 187 personnes en 2014
Communauté brunéienne en France : 30 personnes environ

Politique intérieure

Le sultanat du Brunei est une monarchie absolue de droit divin, d’origine malaise et fondée sur l’islam (Melayu Islam Beraja, MIB). Le sultan, Haji Hassanal Bolkiah, est à la fois chef de l’Etat, Premier ministre, ministre des Finances et ministre de la Défense. L’un de ses frères, le prince Mohamed Bolkiah, détient le portefeuille des Affaires étrangères et du Commerce.

Le sultan est assisté de cinq conseils : le Conseil des ministres, le Conseil des affaires religieuses, le Conseil législatif (rétabli en 2004), le Conseil privé et le Conseil de succession. Le Parlement est suspendu depuis 1962, année de l’abolition de la Constitution. Seul un parti politique, sans réelle activité, est autorisé : le « National Development Party » (les deux formations politiques PAKAR, Brunei People’s Awareness Party, et PPKB, parti de la solidarité nationale, s’étant désenregistrés en 2007 et 2008).

Depuis son indépendance en 1984, le sultanat fait preuve d’une remarquable stabilité politique, puisque le premier remaniement ministériel conséquent a eu lieu en mai 2005. A cette occasion, le prince héritier a été nommé « Senior Minister » au bureau du Premier ministre, et occupe dorénavant la deuxième position au sein du gouvernement.

Situation économique

Le Brunei dispose, après Singapour, du revenu moyen par habitant le plus élevé d’Asie du Sud-Est (PIB en parité de pouvoir d’achat de près de 74 000 USD par habitant en 2014). Cette richesse résulte en quasi-totalité des ressources en pétrole et en gaz naturel dont l’exploitation domine l’économie et assure près des 2/3 du PIB, 98 % des exportations et 92 % des recettes budgétaires. Le Brunei produit aujourd’hui 10,7 M tonnes équivalent pétrole (tep) de gaz et 159 000 barils/jour de pétrole (2014). L’opérateur historique Shell reste largement dominant (toute la production de pétrole et 75 à 80% de celle du gaz) dans le cadre d’une association à 50% avec l’Etat brunéien). Total, seul autre opérateur, extrait pour sa part environ 8% de la production du pays.

Cette ressource s’épuise cependant progressivement (à horizon 10-15 ans). Faute de découverte de nouveaux gisements d’exploitation, de grands projets liés au développement de l’aval pétrolier (raffinage et pétrochimie) doivent entrer en service en 2015.

Hors hydrocarbures, le secteur manufacturier, composé de PME dans les domaines du textile, de l’agro-alimentaire ou de la fabrication de meubles, représente moins de 2 % du PIB.

Malgré les encouragements officiels, l’agriculture reste négligeable (moins d’1% du PIB).
L’exportation du bois est interdite, la mise en valeur des terres est coûteuse, et l’exiguïté du marché intérieur rend la production locale peu rentable.

A long terme, le pays devra choisir entre conserver une économie de rente ou diversifier ses activités. Les gisements d’hydrocarbures actuellement connus seront épuisés vers 2040 ; les compagnies pétrolières sont invitées à explorer l’offshore profond de la zone économique exclusive du Brunei mais l’exploitation en eaux profondes serait très coûteuse.

Le sultanat cherche à diversifier ses activités vers un développement hors hydrocarbures pour dégager de nouvelles sources de revenus. Cette stratégie de diversification, « Wawasan Brunei 2035 », visant à faire figurer le Brunei parmi les dix économies les plus riches du monde d’ici le jubilé du sultanat en 2035, nécessite un investissement considérable. Les axes de diversification privilégiés par les autorités portent sur le développement des industries agro-alimentaire et pharmaceutique halal, du tourisme et du secteur financier. Le gouvernement souhaite également mettre l’accent sur l’éducation, l’innovation et l’amélioration de la productivité, mais la capacité du sultanat à attirer des investisseurs étrangers reste limitée.

Le Brunei a été retiré de la « liste grise » des pays à risques du GAFI, à l’issue de la réunion plénière de l’organisation du 19 au 21 juin 2013, en raison de ses efforts dans le domaine de la lutte contre le blanchiment des capitaux et le financement du terrorisme. En matière d’échange de renseignements le Brunei est en cours d’examen par les pairs du Forum mondial sur la transparence fiscale de l’OCDE (phase 1).

Politique extérieure

Le Brunei entretient des relations privilégiées avec les autres pays de l’ASEAN, tout particulièrement avec la Malaisie et Singapour. Avec Singapour, les relations sont axées sur la coopération de défense. Le contentieux frontalier maritime qui opposait le Brunei et la Malaisie a donné lieu en 2008 à un accord dont les termes n’ont pas été rendus publics, mais qui reconnaît au sultanat la souveraineté sur les eaux que revendiquait Kuala Lumpur en contrepartie d’un arrangement pour l’exploitation conjointe d’un gisement de pétrole. En 2012-2013, le Brunei a assuré pour un an la présidence de l’ASEAN.

Les relations avec la Chine se renforcent. Le Sultan a effectué sa quatrième visite officielle en Chine en avril 2013. Le Premier ministre chinois, Li Keqiang, s’est rendu au Brunei en octobre 2013. La relation bilatérale est qualifiée de « stratégique et coopérative », et les deux pays souhaitent approfondir leur coopération, en particulier dans les domaines du commerce, de l’énergie, des infrastructures, de l’agriculture, de la culture et de la défense.

Le Sultan cherche également à approfondir ses liens avec le Japon, un des premiers investisseurs de la région, et avec la Corée du Sud.

Le Brunei a des relations traditionnelles avec le Royaume-Uni, où le sultan se rend chaque année. La Grande-Bretagne stationne 2 000 Gurkhas assurant la sécurité personnelle du sultan ainsi que celle des champs pétrolifères (Shell assure 80% de la production du pays).

Le Brunei cherche également à développer ses relations au-delà de ses partenaires traditionnels, notamment avec les Etats-Unis, avec lequel le Brunei a signé en novembre 1994 un accord de défense.

Le sultanat se rapproche des pays musulmans du Golfe, avec lesquels il entretient une solidarité de principe. Le Brunei envoie chaque année des étudiants en religion dans les universités coraniques d’Egypte et de Jordanie notamment, étroitement surveillés par les ambassades du sultanat dans ces pays. Le Mufti s’était rendu en Arabie saoudite avant l’introduction de la charia au Brunei, afin de s’inspirer de l’application qui y est faite de la loi coranique.

Mise à jour : 15.06.15

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