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Présentation

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Données générales

Nom officiel : Commonwealth des Bahamas

Superficie : 13 940 km², répartis entre 700 îles, dont une trentaine seulement sont habitées.

Population : 353 658 habitants

Capitale : Nassau (172 000 hab, sur l’îlede New Providence)

Villes principales : Freeport et West End (sur Grand Bahama), George Town (sur Great Exuma)

Iles importantes : Andros, Eleuthera, Grand Bahama, Great Abaco, Great Inagua, Harbour, Long, Mayaguana, San Salvador.

Langue officielle : Anglais
Langues courantes : Anglais, créole bahamien, anglo-bahamien, créole haïtien, créole jamaïcain, chinois mandarin
Monnaie : Dollar des Bahamas ou BS$ à parité avec le dollar des Etats-Unis, 1 € = 1,28 BS$ (octobre 2012).

Fête nationale : 10 juillet (1973, indépendance)

Croissance démographique : 0,82% (2009).

Espérance de vie à la naissance : 75,6. L’obésité est devenu un problème majeur de santé publique, avec 2/3 des 20-60 ans en surpoids.

Taux d’alphabétisation : 95,6 %

Indice de développement humain (PNUD 2011) : 0,771 (53ème rang)

Religions : Baptisme (35,4 %), Anglicanisme (15,1 %), Catholicisme (13,5 %), Pentecôtisme (8,1 %), Church of God (4,8 %), Méthodisme (4,2 %)

PIB (2011) : 8,1 Mds US$

RNB par habitant (Banque Mondiale, 2010) : 30 620 US$/habitant

Taux de croissance (2011) : + 2 %, après +1 % en 2010

Taux d’inflation :2,5 %

Taux de chômage : 15,9 % en février 2012, mais 34% chez les 15-24 ans.

Exportations (2010) : 1 923 M €

Importations : 10374 M €

Balance commerciale(2010) : - 8,5 Mds €

Principaux clients : Etats-Unis (29,3%), Singapour (14,7%), UE (13,7%), Rép. Dominicaine (11,2%), Equateur (8,2%)

Principaux fournisseurs : Etats-Unis (25,8%), Inde (16,2%), UE (12,4%), Venezuela (8%), Japon (7,4%)

Exportations de la France vers les Bahamas (2009) : 26,8 M€, principalement des produits agro-alimentaires

Importations françaises depuis les Bahamas : 19,5 M€, principalement biens d’équipement et autres produits industriels

Politique intérieure

Gouverneur général : Sir Arthur Alexander FOULKES (depuis le 14 avril 2010)
Premier ministre : M. Perry G. CHRISTIE, qui a remporté les élections du 7 mai 2012
Ministre des affaires étrangères : M. Fred MITCHELL

Le chef de l’Etat est la Reine Elisabeth II de Grande-Bretagne, représentée par un gouverneur général, nommé après délibération avec le cabinet. Sir Arthur Alexander FOULKES, ancien journaliste, plusieurs fois député, ministre et ambassadeur a été nommé à ce poste en 2010.

Le Premier ministre est le chef du parti qui remporte les élections législatives ; il est nommé, ainsi que les membres du Cabinet, par le Gouverneur général. Le pouvoir exécutif est assumé par le Cabinet des Ministres responsable devant le Parlement bicaméral. Le Sénat est constitué de 16 membres nommés par le Gouverneur général : 9 sur proposition du Premier ministre, 4 sur celle du chef de l’opposition et 3 le sont de commun accord. La Chambre des Représentants est composée de 38 membres élus au suffrage universel direct pour 5 ans.

Le Progressive Liberal Party (PLP) a dominé la vie politique durant les deux premières décennies de l’indépendance, avant la victoire de M. Hubert Ingraham, chef du Free National Movement (FNM), aux élections de 1992. Lors des élections du 2 mai 2007, le FNM revient au pouvoir en remportant 23 des 41 sièges de l’assemblée, mais perd les élections de mai 2012, qui donnent une ample majorité (29 sur 38 sièges) au PLP. Lors des dernières élections, le taux de participation s’est élevé à 90,4% des électeurs inscrits ; les observateurs de la CARICOM et de l’OEA, invités pour la première fois, ont reconnu la bonne organisation du scrutin.

Situation économique

L’économie des Bahamas dépend fortement des États-Unis d’une part, et du tourisme de l’autre. La crise financière internationale provoque une chute du PIB dès 2008, qui s’alourdit sévèrement en 2009. 2010 a vu un faible retour de la croissance, de l’ordre de 1%, et à peine plus en 2011. Le déficit commercial est creusé par l’importation des biens d’équipement et de consommation requis par le secteur du tourisme. La dette publique, encore modérée, qui représentait 38,9% du PIB à la mi-2009, est montée à 52% en début d’année.

Le gouvernement s’est efforcé d’améliorer les infrastructures en services publics de base (énergie, eau et transport) et pour soutenir le tourisme, secteur vital de l’économie. De nombreux projets immobiliers sont programmés, ainsi que des projets d’infrastructure publics et privés (dont infrastructures routières, extension de l’aéroport de Nassau, réseaux d’eau). Le PIB/habitant, de l’ordre de 23 000 US$ fait des Bahamas le 3ème pays d’Amérique le plus riche derrière les Etats-Unis et le Canada.

L’obligation d’une représentation physique aux Bahamas introduite par la Banque centrale en 2001 a réduit le nombre de banques offshore à 262. Les autorités américaines estiment à 115 000 le nombre des IBC’s (International Business Companies) enregistrées aux Bahamas, parmi lesquelles environ 42 000 seraient actives. Le secteur financier contribue au PIB pour une part située entre 15 et 20%. Les Bahamas sont sorties de la « liste grise » des juridictions peu coopératives de l’OCDE en avril 2010, après que les autorités des Bahamas ont rapidement négocié une quinzaine d’accords avec les pays de l’OCDE, dont le Canada, les Etats-Unis, le Royaume-Uni, l’Allemagne, l’Espagne et la France.

Les agences Moody’s et Standard & Poor’s ont dégradé leurs notations des Bahamas, l’une en août 2011, l’autre en octobre, puis une nouvelle fois en septembre de cette année. Ceci se produit au moment où la Banque Interaméricaine de Développement (BID) concède de nouveaux prêts aux Bahamas, le premier en novembre 2011, d’un montant de 81 M US$ pour la réhabilitation des réseaux d’eau de l’île de New Providence, et en juillet 2012 deux prêts à long terme, l’un de 16,5 M US$ en appui au commerce extérieur (modernisation des procédures douanières de façon à faciliter l’adhésion à l’OMC), l’autre de 7,5 M US$ en matière de lutte contre la pauvreté, à travers des actions en matière d’éducation et de santé publique.

Sur le plan fiscal, les impôts sur les revenus des particuliers comme des sociétés, ainsi que les taxes sur les ventes, sont extrêmement réduits, ce qui fait reposer les recettes de l’Etat à plus de 50% sur les impôts prélevés sur les importations.

Politique extérieure

Compte tenu des facteurs sur lesquels repose leur prospérité, les Bahamas font preuve d’un grand pragmatisme et entretiennent les meilleures relations avec les Etats-Unis comme avec le mouvement des non-alignés, dont elles font partie.

L’imbrication avec le territoire américain, sur lequel vivent d’ailleurs 32 000 Bahaméens résidents légaux, est totale. Pour les Etats-Unis, l’archipel des Bahamas, par lequel passe un nombre très important de trafics illégaux (de migrants, essentiellement des Haïtiens, comme de drogue) a acquis une importance indéniable du point de vue de la sécurité. C’est pourquoi Nassau a reçu pour la première fois la visite en juillet 2010 d’un haut responsable de l’administration américaine, Arturo Valenzuela, Sous-Secrétaire d’Etat aux affaires Hémisphèriques. Dès 1982, le pays a bénéficié d’un dispositif coordonnant les efforts du Pentagone, de la DEA et des Garde-côtes en matière de lutte contre les trafics, l’OPBAT (Operation Bahamas, Turks & Caicos), incluant le détachement d’hélicoptères sur l’île d’Exuma. Depuis mai 2010, il est complété par la Caribbean Basin Security Initiative (CBSI), qui pourvoit les forces bahaméennes en équipements et entraînement.

La décision prise en mai 1997 d’établir des relations diplomatiques avec la Chine populaire et de rompre simultanément avec Taïwan inaugure une période favorable pour les investissements en provenance de ce pays. Un Vice-Premier ministre chinois, M. Hui Liang Yu, était venu en visite officielle à Nassau en février 2009, un autre, M. Wand Oishan, a fait le déplacement en septembre 2011. Ces visites sont l’occasion de signer des accords de coopération ; un stade est en voie de construction avec l’appui de la Chine. L’entreprise hongkongaise Wampoa Hutchinson gère la zone franche de Freeport. En février 2011 s’est ouvert le chantier du grand projet hôtelier et immobilier de grand luxe Bahamar, d’un montant total de 3,4 Mds US$, dont les deux-tiers sont pris en charge par des crédits de l’Eximbank chinoise sur 15 ans ; l’un des enjeux de la négociation a porté sur la création d’emplois, les autorités bahaméennes en obtenant 4000 pour les nationaux tandis que les entreprises chinoises peuvent faire venir 7000 travailleurs. En 2010, la Chine est le 8ème fournisseur des Bahamas, avec un flux d’exportations annuelles de 528 M€, et les Bahamas représentent le 3ème client de la Chine dans la région caraïbe, absorbant 18% de ses exportations.

Les Bahamas participent aux organisations régionales de la Caraïbe (membre de la CARICOM et de l’AEC), sans chercher toutefois à approfondir leur intégration au marché régional, le Caribbean Single Market & Economy CSME. Avec Cuba, le différend relatif à la définition des frontières maritimes a été réglé par la signature d’un accord entre les deux pays le 3 octobre 2011 ; l’entreprise norvégienne Statoil prospecte en effet dans la ZEE bahaméenne.

Les relations des Bahamas avec Haïti et la Jamaïque sont en revanche contrariées par l’important flux migratoire provenant de ces pays. Une étude de l’Office International des Migrations en 2006 estimait la population d’origine haïtienne immigrée illégalement aux Bahamas entre 30 et 60 000 personnes. Cette présence massive provoque des tensions croissantes (les enfants d’Haïtiens nés aux Bahamas n’ont pas de documents d’état civil), même si les secteurs de la construction et les services au tourisme y trouvent leur compte.

Outre Haïti, Cuba et la Chine, le Brésil dispose d’une ambassade sur place, les Etats-Unis n’ayant qu’un chargé d’affaires. Pour leur part, les Bahamas n’ont qu’une seule représentation en Europe, sise à Londres.

Les Bahamas ont fait acte de candidature à l’Organisation mondiale du commerce, auprès de laquelle elles ont le statut d’observateur. Elles ne sont pas partie au statut de la Cour pénale internationale. Elles ont adhéré récemment à l’Office international de santé animale (OIE), dont le siège est en France.

Les Bahamas ont souscrit à l’Accord de partenariat économique (APE) Union européenne – CARIFORUM, signé à la Barbade le 15 octobre 2008. Un accord complémentaire sur les services a été signé le 25 janvier 2010. Le pays a par ailleurs bénéficié du Fonds européen de développement en vertu de l’Accord de Cotonou : le Programme indicatif national du 8ème FED s’est élevé à 4,9 M€, celui du 9ème FED à 4,4 M€. Le 10ème FED (2008-2013) consacre 4,7 M€ au développement des îles Family (les plus éloignées de la capitale, avec San Salvador à l’est, Eleuthère au nord ou San Andros à l’ouest).

Enfin, un accord d’exemption de visa Schengen avec l’Union européenne est entré en vigueur le 1er juin 2009 ; la France a complété cet assouplissement des conditions de la circulation des personnes en levant l’obligation de visa pour les citoyens bahaméens souhaitant se rendre dans les départements et collectivités d’outre-mer, par arrêté du 14 décembre 2009.

Mise à jour : 03.12.12

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