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Présentation

Données générales

Nom officiel : Commonwealth des Bahamas
Superficie : 13 940 km², répartis entre 700 îles, dont une trentaine seulement sont habitées
Population : 353 658 habitants
Capitale : Nassau (172 000 hab, sur l’île de New Providence)
Villes principales : Freeport et West End (sur Grand Bahama), George Town (sur Great Exuma)
Iles importantes : Andros, Eleuthera, Grand Bahama, Great Abaco, Great Inagua, Harbour, Long, Mayaguana, San Salvador.
Langue officielle : anglais
Langues courantes : anglais, créole bahamien, anglo-bahamien, créole haïtien, créole jamaïcain, chinois mandarin
Monnaie : dollar des Bahamas ou BS$ à parité avec le dollar des Etats-Unis (1 € = 1,28 BS$)
Fête nationale : 10 juillet (1973, indépendance)

Données démographiques

Croissance démographique : 0,82 % (2009).
Espérance de vie à la naissance : 75,6. L’obésité est devenue un problème majeur de santé publique, avec 2/3 des 20-60 ans en surpoids.
Taux d’alphabétisation : 95,6 %
Indice de développement humain (PNUD 2013) : 49ème rang
Religions : baptisme (35,4 %), anglicanisme (15,1 %), catholicisme (13,5 %), pentecôtisme (8,1 %), Church of God (4,8 %), méthodisme (4,2 %)

Données économiques

PIB (2013) : 8,37 Mds US$
RNB par habitant (Banque Mondiale, 2013) : 23 505 US$/habitant
Taux de croissance (OMC, 2013) : +1,9% (+ 2,5 % en 2012, après +2 % en 2011)
Taux d’inflation : 1 %
Taux de chômage : 14 % , mais 34% chez les 15-24 ans.
Dette publique : 56,1% du PIB
Importations (2013) : 3,1 MdsUS$
Exportations : 970 MUS$

Principaux clients (2010) : Etats-Unis (29,3 %), Singapour (14,7 %), UE (13,7 %), Rép. Dominicaine (11,2 %), Equateur (8,2 %)
Principaux fournisseurs : Etats-Unis (25,8 %), Inde (16,2 %), UE (12,4 %), Venezuela (8 %), Japon (7,4 %)

Exportations de la France vers les Bahamas (2013) : 37 M€
Importations françaises depuis les Bahamas : 15 M€
Solde commercial 2012 : 22 M€

Politique intérieure

Gouverneure générale : Marguerite PINDLING (8 juillet 2014)
Premier ministre : M. Perry G. CHRISTIE, qui a remporté les élections du 7 mai 2012
Ministre des affaires étrangères : M. Fred MITCHELL

Le Chef de l’Etat est la Reine Elisabeth II de Grande-Bretagne, représentée par un gouverneur général, nommé après délibération avec le cabinet.

Le Premier ministre est le chef du parti qui remporte les élections législatives ; il est nommé, ainsi que les membres du Cabinet, par le Gouverneur général. Le pouvoir exécutif est assumé par le Cabinet des Ministres, responsable devant le Parlement bicaméral. Le Sénat est constitué de 16 membres nommés par le Gouverneur général : 9 sur proposition du Premier ministre, 4 sur celle du chef de l’opposition et 3 le sont d’un commun accord. La Chambre des Représentants est composée de 38 membres élus au suffrage universel direct pour 5 ans.

Le Progressive Liberal Party (PLP) a dominé la vie politique durant les deux premières décennies de l’indépendance, jusqu’à la victoire de M. Hubert Ingraham, chef du Free National Movement (FNM), aux élections de 1992. Reconduit en 2007, le FNM perd les élections de mai 2012, qui donnent une ample majorité (29 sur 38 sièges) au PLP.

Situation économique

L’économie des Bahamas dépend des États-Unis et du tourisme. Fortement touché par la crise financière mondiale, le pays a renoué avec une croissance économique positive, légèrement moins de 2% en 2013, grâce à la reprise des activités touristiques et le démarrage de chantiers d’importance. L’inflation est en baisse à 1%. Le pays souffre d’un fort taux de chômage (14%) et de la criminalité. Le déficit commercial est creusé par l’importation des biens d’équipement et de consommation nécessaires au secteur du tourisme. La dette publique, encore modérée, représentant 38,9 % du PIB à la mi-2009, a augmenté et atteint 56 % en 2013.

Le gouvernement s’est efforcé d’améliorer les infrastructures des services publics de base (énergie, eau et transport) et de soutenir le tourisme, secteur vital de l’économie, représentant 60% du PIB. Le coût de l’énergie - autour de $0,40 BS$ le kilowatt-heure sur les îles principales contre moins de 0,10 US$ en Floride- met la compétitivité de toute activité productive aux Bahamas hors de portée, en dehors du tourisme, également gourmand en énergie. De nombreux projets immobiliers sont programmés, ainsi que des projets d’infrastructure publics et privés (dont des infrastructures routières, l’extension de l’aéroport de Nassau, des réseaux d’adduction d’eau). Le PIB par habitant, de l’ordre de 23 505 US$, fait des Bahamas le 3ème pays d’Amérique le plus riche derrière les Etats-Unis et le Canada. Le flux touristique annuel avoisine 1,3 million de visiteurs.

L’obligation d’une représentation physique aux Bahamas introduite par la Banque centrale en 2001 a réduit le nombre de banques offshore à 262. Les autorités américaines estiment à 115 000 le nombre des IBC’s (International Business Companies) enregistrées aux Bahamas, parmi lesquelles environ 42 000 seraient actives. Le secteur financier contribue au PIB pour une part située entre 15 et 20 %. Les Bahamas sont sorties de la « liste grise » des juridictions non coopératives de l’OCDE en avril 2010, après que les autorités ont négocié une quinzaine d’accords avec les principaux pays de l’OCDE. Les Bahamas s’inquiètent toutefois de l’entrée en vigueur aux Etats-Unis du Foreign Accounts Tax Compliance Act (FATCA), qui oblige les entreprises financières américaines présentes dans le pays à s’enregistrer auprès de l’ Internal Revenue Service (IRS) américain et à déclarer leurs clients, sous peine de lourdes amendes ; cette législation menace l’existence du secteur financier offshore dans le pays.

Les agences Moody et Standard & Poor’s ont dégradé leur notation des Bahamas, l’une en août 2011, l’autre en octobre, puis une nouvelle fois en 2012. Ceci se produit au moment où la Banque Interaméricaine de Développement (BID) concède de nouveaux prêts aux Bahamas, le premier d’un montant de 81 MUS$ pour la réhabilitation des réseaux d’eau de l’île de New Providence, puis en juillet 2012 deux prêts à long terme, l’un de 16,5 MUS$ en appui au commerce extérieur (modernisation des procédures douanières de façon à faciliter l’adhésion à l’OMC), l’autre de 7,5 MUS$ pour lutter contre la pauvreté, à travers des actions en matière d’éducation et de santé publique.

Sur le plan fiscal, les impôts sur les revenus des particuliers comme des sociétés, ainsi que les taxes sur les ventes, sont extrêmement réduits ; 50 % des recettes de l’Etat proviennent des impôts prélevés sur les importations.

Politique extérieure

Compte tenu des facteurs sur lesquels repose leur prospérité, les Bahamas font preuve d’un grand pragmatisme et entretiennent les meilleures relations avec les Etats-Unis comme avec le mouvement des non-alignés, dont elles font partie.

L’imbrication avec le territoire américain, sur lequel vivent d’ailleurs 32 000 Bahaméens résidents légaux, est totale. Pour les Etats-Unis, l’archipel des Bahamas, lieu de passage de nombreux trafics illégaux, a acquis une importance indéniable du point de vue de la sécurité. Dès 1982, le pays a bénéficié d’un dispositif de coordination entre le Pentagone, la DEA et les Garde-côtes en matière de lutte contre les trafics, l’OPBAT (Operation Bahamas, Turks & Caicos), incluant le détachement d’hélicoptères sur l’île d’Exuma. Depuis mai 2010, il est complété par la Caribbean Basin Security Initiative (CBSI), qui pourvoit les forces bahaméennes en équipements et entraînement.

La décision prise en mai 1997 d’établir des relations diplomatiques avec la Chine populaire et de rompre simultanément avec Taïwan inaugure une période favorable pour les investissements en provenance de ce pays. Les visites d’officiels chinois en 2009 et 2011 ont été l’occasion de signer des accords de coopération ; un stade est en voie de construction avec l’appui de la Chine. L’entreprise hongkongaise Wampoa Hutchinson gère la zone franche de Freeport. En février 2011 s’est ouvert le chantier du projet hotelier et immobilier de grand luxe Bahamar, d’un montant total de 3,4 Mds US$, dont les deux-tiers sont pris en charge par des crédits de l’Eximbank chinoise sur 15 ans ; le complexe hôtelier devrait être inauguré en décembre 2014. En 2010, la Chine était le 8ème fournisseur des Bahamas, avec un flux d’exportation annuelle de 528 M€, et les Bahamas représentaient le 3ème client de la Chine dans la région Caraïbe, absorbant 18 % de ses exportations.

Les Bahamas participent aux organisations régionales de la Caraïbe (membres de la CARICOM et de l’AEC), sans chercher toutefois à approfondir leur intégration au marché régional, le Caribbean Single Market & Economy CSME. Avec Cuba, le différend relatif à la définition des frontières maritimes a été réglé par la signature d’un accord entre les deux pays le 3 octobre 2011. Une coopération s’est établie entre les deux pays, avec une trentaine d’enseignants répartis entre dix îles, des bourses d’études médicales, des entraîneurs sportifs.

Les relations des Bahamas avec Haïti et la Jamaïque sont contrariées par l’important flux migratoire provenant de ces pays. Une étude de l’Office International des Migrations en 2006 estimait la population d’origine haïtienne immigrée illégalement aux Bahamas entre 30 et 60 000 personnes.

Haïti, Cuba, la Chine, et le Brésil disposent d’une ambassade sur place, les Etats-Unis n’ayant qu’un chargé d’affaires. Pour leur part, les Bahamas n’ont qu’une seule représentation en Europe, domiciée à Londres.

Pays observateur de l’Organisation Mondiale du Commerce, les Bahamas souhaitent désormais en devenir membre à part entière. Elles ne sont pas partie au statut de la Cour Pénale Internationale. Elles ont adhéré à l’Office International de Santé Animale (OIE), dont le siège est en France.

Les Bahamas ont souscrit à l’Accord de Partenariat Economique (APE) Union européenne – CARIFORUM, signé à la Barbade le 15 octobre 2008. Un accord complémentaire sur les services a été signé le 25 janvier 2010. Le pays a par ailleurs bénéficié du Fonds européen de développement en vertu de l’accord de Cotonou : le Programme indicatif national du 8ème FED s’est élevé à 4,9 M€, celui du 9ème FED à 4,4 M€. Le 10ème FED (2008-2013) consacre 4,7 M€ au développement des îles Family (les plus éloignées de la capitale, avec San Salvador à l’est, Eleuthère au nord ou San Andros à l’ouest), mais le niveau de revenu par habitant met en question la continuation de l’aide européenne au titre du principe de différenciation. Deux ministres bahaméens, MM. Ryan Pinder et Fred Mitchell, le premier des Services financiers, le second des Affaires étrangères, représentaient le pays aux réunions UE-CELAC, UE-CARIFORUM, CARICOM-Chili et au Sommet de la CELAC à Santiago du Chili fin janvier 2013.

Enfin, un accord d’exemption de visa Schengen avec l’Union européenne est entré en vigueur le 1er juin 2009 ; la France a complété cet assouplissement des conditions de la circulation des personnes en levant l’obligation de visa pour les citoyens bahaméens souhaitant se rendre dans les départements et collectivités d’outre-mer, par arrêté du 14 décembre 2009.

Mise à jour : 25.09.14


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