Présentation des Bahamas

Données générales

Présentation du pays

Nom officiel : Commonwealth des Bahamas
Nature du régime : parlementaire de type britannique
Chef de l’Etat : la reine Elizabeth II, représentée par un Gouverneur général

Données géographiques

Superficie : 10 010 km², répartis entre 700 îles, dont une trentaine seulement sont habitées

Croissance : 1,45 %
Densité : 38 hab/km2
Capitale : Nassau (248 948 habitants) sur l’île de Providence
Villes principales : Freeport et West End (sur Grand Bahama), George Town (sur Great Exuma)
Iles importantes : Andros, Eleuthera, Grand Bahama, Great Abaco, Great Inagua, Harbour, Long, Mayaguana, San Salvador
Langue officielle : anglais
Langues courantes : anglais, créole bahamien, anglo-bahamien, créole haïtien, créole jamaïcain, chinois mandarin
Monnaie : dollar des Bahamas ou BS$ à parité avec le dollar des Etats-Unis (1 BS$ = 0,9 € en avril 2017)
Fête nationale : 10 juillet (1973, indépendance)

Données démographiques

Population : 396 814 habitants ( Nations Unies, 2017)
Croissance démographique : 1,45 % par an (Nations unies 2017).
Espérance de vie à la naissance : 75 (PNUD, 2014)
Taux de fécondité : 1,86 enfant par femme (Banque mondiale, 2015)
Taux d’alphabétisation : 95,6 %
Indice de développement humain :0,792 (PNUD 2015) : 58ème rang mondial
Religions : baptisme (35,4 %), anglicanisme (15,1 %), catholicisme (13,5 %), pentecôtisme (8,1 %), Church of God (4,8 %), méthodisme (4,2 %)

Données économiques (FMI 2016)

PIB : 9, 05 Mds US$
PIB par habitant : 24 567 US$
Taux de croissance : 0,3 %
Taux d’inflation : 1,0 %
Taux de chômage : 14,3 % (30,8% chez les jeunes 18-24 ans).
Dette publique : 65,9 % du PIB
Importations (2014) : 3,2 MdsUS$
Exportations (2014) : 870 MUS$
Principaux clients (Banque mondiale 2014) : Etats-Unis (82,69 %), France (3,75 %), Irlande (3,64 %), Canada (2,08 %), Ghana (1,29 %)
Principaux fournisseurs : Etats-Unis (85,8 %), Barbade (2,89 %), Trinité-et-Tobago (1,5 %),Japon (0,76 %)

Exportations de la France vers les Bahamas (2016) : 85 M€
Importations françaises depuis les Bahamas : 27 M€
Solde commercial : 58 M€
Part des principaux secteurs d’activités dans le PIB (2016) :
Agriculture :3,7 %
Industrie : 12,9 %
Services : 83,0 %

Service économique : htpp ://www.tresor.economie.gouv.fr/se/bahamas

Composition du gouvernement

Gouverneur général : Dame Marguerite PINDLING (juillet 2014)

Gouvernenent (mai 2017)
Premier ministre : M. Hubert Alexandre MINNIS
Vice Premier ministre, ministre des Finances : M. Kevin Peter TURNQUEST
Ministre des Services financiers,Commerce, Industrie et Immigration : M. Theodore Brent SYMONETTE
Procureur général et ministre des Affaires légales : M. Carl Wilshire BETHEL
Ministre des Travaux publics : M.Desmond Thomas BANNISTER
Ministre des Affaires étrangères : M. Darren Allen HENFIELD
Ministre de l’Agriculture et des Ressources marines : M . Renward Ricardo WELLS
Ministre d’Etat du Service public et de la Sécurité sociale : Mme. BRENZIL Dennis ROLLE
Ministre du Transport et du Gouvernement local : M. Frankie Alfred CAMPBELL
Ministre ‘Etat des Affaires légales : M. Elsworth Nathaniel JOHNSON
Ministre d’Etat de l’île de Grand Bahamas : M. James Kwasi Malik THOMPSON
Ministre de la Santé : M.Duane Ernest Lascelles SANDS
Minnistre de la Jeunesse, des Sports et de la Culture : M.Michael Cliston PINTARD
Ministre de la Sécurité nationale :M. Marvin Hanlon DAMES
Ministre du Tourisme, de l’Aviation et de Bahamair : M. Dionisio James d’AGUILAR
Ministre de l’Education : M. M.Jeffery Leonard LLOYD

Présence française

Communauté française : 115 personnes inscrites au consulat de Miami.
Il existe une Alliance française à Nassau. Des étudiants Bahaméens bénéficient du programme d’assistants d’anglais en France.
Entre 10 000 et 20 000 touristes français se rendent chaque année aux Bahamas.

Éléments d’actualité

Politique intérieure

Le chef de l’Etat est la Reine Elizabeth II de Grande-Bretagne, représentée par un Gouverneur général, nommé après délibération avec le cabinet. .

Le Premier ministre est le chef du parti qui remporte les élections législatives ; il est nommé, ainsi que les membres du Cabinet, par le Gouverneur général. Le pouvoir exécutif est assumé par le Cabinet des Ministres, responsable devant le parlement bicaméral. Le Sénat est constitué de 16 membres nommés par le Gouverneur général : 9 sur proposition du Premier ministre, 4 sur celle du chef de l’opposition et 3 d’un commun accord. La Chambre des Représentants est composée de 39 membres élus au suffrage universel direct pour 5 ans.

Le Progressive Liberal Party (PLP-tendance centre gauche) a dominé la vie politique durant les deux premières décennies de l’indépendance, jusqu’à la victoire de M. Hubert Ingraham, chef du Free National Movement (FNM-tendance centre droit), aux élections de 1992. , Le FNM a perdu les élections de mai 2012, qui donnent une ample majorité (29 sur 38 sièges) au PLP. Les élections du 10 mai 2017 donnent une large victoire au FNM qui remporte 35 sièges. Le chef du FNM, le docteur Hubert MINNIS, est élu Premier ministre le 11 mai 2017.

Situation économique

L’économie des Bahamas dépend des États-Unis et du tourisme. Fortement touché par la crise financière mondiale, le pays peine à renouer avec la croissance (0,3 % en 2016). Le pays souffre en outre d’un taux de chômage atteignant 14,3 %. Le déficit commercial est creusé par l’importation des biens d’équipement et de consommation nécessaires au secteur du tourisme. Fin 2015, la dette publique représente 65,9 % du PIB.

Le gouvernement s’est efforcé d’améliorer les services publics de base (énergie, eau et transport) et de soutenir le tourisme, secteur vital de l’économie, représentant 40 à 60 % du PIB, selon les estimations Le coût de l’énergie - autour de $0,40 BS$ le kilowatt-heure sur les îles principales contre moins de 0,10 US$ en Floride.. De nombreux projets immobiliers sont programmés, ainsi que des projets d’infrastructure publics et privés ( construction de routes et de réseaux d’adduction d’eau, ’extension de l’aéroport de Nassau, construction du complexe touristique de grande envergure Baha Mar). Le PIB par habitant fait des Bahamas le 3ème pays d’Amérique le plus riche derrière les Etats-Unis et le Canada. Les Bahamas ont attiré 6 millions de visiteurs en 2015.

L’obligation d’une représentation physique aux Bahamas introduite par la Banque centrale en 2001 a réduit le nombre de banques offshore ou sociétés de gestion de trusts à 230. Les autorités américaines estiment à 115 000 le nombre des IBC’s (International Business Companies) enregistrées aux Bahamas, parmi lesquelles environ 40 000 seraient actives. Le secteur financier compte pour 20 % du PIB. Les Bahamas sont sorties de la « liste grise » des juridictions non coopératives de l’OCDE en avril 2010, après que les autorités ont négocié une quinzaine d’accords avec les principaux pays de l’OCDE ; l’application effective des accords d’échange d’informations ainsi conclus, est toujours suivie par les services spécialisés de l’Organisation. Par ailleurs, le Foreign Accounts Tax Compliance Act (FATCA), qui oblige les entreprises financières américaines présentes dans le pays à s’enregistrer auprès de l’ Internal Revenue Service (IRS) américain et à déclarer leurs clients, sous peine de lourdes amendes, est entré en vigueur aux Bahamas en avril 2014.

Les agences Moody et Standard & Poor’s ont dégradé leur notation des Bahamas, l’une en août 2011, l’autre en octobre de la même année, puis une nouvelle fois en 2012. La Banque Interaméricaine de Développement (BID) a toutefois concédé de nouveaux prêts aux Bahamas au même moment, le premier d’un montant de 81 MUS$ pour la réhabilitation des réseaux d’eau de l’île de New Providence, un second de 16,5 MUS$ en appui au commerce extérieur (modernisation des procédures douanières de façon à faciliter l’adhésion à l’OMC), et le dernier de 7,5 MUS$ pour des actions en matière d’éducation et de santé publique.

Net des taxes, notamment douanières, supprimées en compensation, la pression fiscale a bondi de 4,3 points de PIB en deux ans pour s’établir à 18,8% du PIB.Il n’existe toutefois pas d’impôts sur le revenu des particuliers comme des sociétés, et l’assiette repose beaucoup sur des taxes sur la propriété foncière, sur les ressources touristiques et sur le commerce international. Une TVA de 7,5 % est appliquée depuis janvier 2015.

Politique étrangère

Les Bahamas entretiennent les meilleures relations avec les Etats-Unis comme avec le mouvement des non-alignés, dont elles font partie.

L’imbrication avec le territoire américain, sur lequel vivent d’ailleurs 32 000 Bahaméens résidents légaux, est totale. Pour les Etats-Unis, l’archipel des Bahamas a acquis une importance indéniable du point de vue de la sécurité. Dès 1982, le pays a bénéficié d’un dispositif de coordination entre le Pentagone, la DEA et les Garde-côtes en matière de lutte contre les trafics, l’OPBAT (Operation Bahamas, Turks & Caicos), incluant le détachement d’hélicoptères sur l’île d’Exuma. Depuis mai 2010, il est complété par la Caribbean Basin Security Initiative (CBSI), qui pourvoit les forces bahaméennes en équipements et entraînement.

Depuis l’établissement des relations diplomatiques avec Pekin, en 1997, les investissements chinois se multiplient aux Bahamas : l’entreprise hongkongaise Wampoa Hutchinson gère la zone franche de Freeport ; l’hôtel de grand luxe Baha Mar, dont le coût de construction est estimé à 4,2 Mds US$, a été financé aux deux-tiers par des crédits de l’Eximbank.

Les Bahamas participent aux organisations régionales de la Caraïbe (membres de la CARICOM et de l’AEC), sans chercher toutefois à approfondir leur intégration au marché régional, le Caribbean Single Market & Economy. Avec Cuba, le différend relatif à la définition des frontières maritimes a été réglé par la signature d’un accord entre les deux pays le 3 octobre 2011. Une coopération s’est établie avec La Havane, après mise à disposition par Cuba d’une trentaine d’enseignants et d’entraîneurs sportifs, et financement de bourses d’études médicales.

Les relations des Bahamas avec Haïti et la Jamaïque sont contrariées par l’important flux migratoire provenant de ces pays.

Haïti, Cuba, la Chine, le Brésil disposent d’une ambassade à Nassau, les Etats-Unis d’un chargé d’affaires. Pour leur part, les Bahamas ont une seule représentation en Europe, à Londres.

Pays observateur de l’Organisation mondiale du commerce, les Bahamas souhaitent désormais en devenir membre à part entière. Elles ne sont pas partie au statut de la Cour pénale internationale. Elles ont adhéré à l’Office international de santé animale (OIE), dont le siège est en France.

Les Bahamas ont souscrit à l’Accord de partenariat économique (APE) Union européenne – CARIFORUM, signé à la Barbade le 15 octobre 2008. Un accord complémentaire sur les services a été signé le 25 janvier 2010. Le pays a par ailleurs bénéficié du Fonds européen de développement en vertu de l’accord de Cotonou jusqu’en 2013 (10ème FED).

Enfin, un accord d’exemption de visa Schengen avec l’Union européenne est entré en vigueur le 1er juin 2009 ; la France a complété cet assouplissement des conditions de la circulation des personnes en levant l’obligation de visa pour les citoyens bahaméens souhaitant se rendre dans les départements et collectivités d’outre-mer, par arrêté du 14 décembre 2009.

Mise à jour : 22.05.17

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