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Présentation des Bahamas

Présentation

Données générales

Nom officiel : Commonwealth des Bahamas
Superficie : 13 940 km², répartis entre 700 îles, dont une trentaine seulement sont habitées
Population : 380 000 habitants
Capitale : Nassau (172 000 hab, sur l’île de New Providence)
Villes principales : Freeport et West End (sur Grand Bahama), George Town (sur Great Exuma)
Iles importantes : Andros, Eleuthera, Grand Bahama, Great Abaco, Great Inagua, Harbour, Long, Mayaguana, San Salvador
Langue officielle : anglais
Langues courantes : anglais, créole bahamien, anglo-bahamien, créole haïtien, créole jamaïcain, chinois mandarin
Monnaie : dollar des Bahamas ou BS$ à parité avec le dollar des Etats-Unis (1 € = 1,28 BS$)
Fête nationale : 10 juillet (1973, indépendance)

Données démographiques

Croissance démographique : 0,87 % (2014).
Espérance de vie à la naissance : 71,96. L’obésité est devenue un problème majeur de santé publique, avec 2/3 des 20-60 ans en surpoids.
Taux d’alphabétisation : 95,6 %
Indice de développement humain (PNUD 2013) : 49ème rang
Religions : baptisme (35,4 %), anglicanisme (15,1 %), catholicisme (13,5 %), pentecôtisme (8,1 %), Church of God (4,8 %), méthodisme (4,2 %)

Données économiques (FMI)

PIB (2014) : 8,65 Mds US$
RNB par habitant : 24 014US$

Taux de croissance : +1,2%
Taux d’inflation : 1,4 %
Taux de chômage : 16,4 % , mais 34 % chez les 15-24 ans.
Dette publique : 60,1% du PIB

Importations (2013) : 3,1 MdsUS$
Exportations (2013) : 970 MUS$

Principaux clients (2014) : Etats-Unis (29,3 %), Singapour (14,7 %), UE (13,7 %), République dominicaine (11,2 %), Equateur (8,2 %)
Principaux fournisseurs : Etats-Unis (25,8 %), Inde (16,2 %), UE (12,4 %), Vénézuéla (8 %), Japon (7,4 %)

Exportations de la France vers les Bahamas (2014) : 33 M€
Importations françaises depuis les Bahamas : 41 M€
Solde commercial 2014 : -8 M€

Politique intérieure

Le Chef de l’Etat est la Reine Elizabeth II de Grande-Bretagne, représentée par un gouverneur général, nommé après délibération avec le cabinet.

Le Premier ministre est le chef du parti qui remporte les élections législatives ; il est nommé, ainsi que les membres du Cabinet, par le Gouverneur général. Le pouvoir exécutif est assumé par le Cabinet des Ministres, responsable devant le Parlement bicaméral. Le Sénat est constitué de 16 membres nommés par le Gouverneur général : 9 sur proposition du Premier ministre, 4 sur celle du chef de l’opposition et 3 le sont d’un commun accord. La Chambre des Représentants est composée de 38 membres élus au suffrage universel direct pour 5 ans.

Le Progressive Liberal Party (PLP) a dominé la vie politique durant les deux premières décennies de l’indépendance, jusqu’à la victoire de M. Hubert Ingraham, chef du Free National Movement (FNM), aux élections de 1992. Reconduit en 2007, le FNM perd les élections de mai 2012, qui donnent une ample majorité (29 sur 38 sièges) au PLP.

Situation économique

L’économie des Bahamas dépend des États-Unis et du tourisme. Fortement touché par la crise financière mondiale, le pays a renoué avec la croissance en 2013, mais celle-ci reste faible (1,2 % en 2014). Le pays souffre en outre d’un taux de chômage atteignant 14 %. Le déficit commercial est creusé par l’importation des biens d’équipement et de consommation nécessaires au secteur du tourisme. La dette publique représente 60 % du PIB .

Le gouvernement s’est efforcé d’améliorer les infrastructures des services publics de base (énergie, eau et transport) et de soutenir le tourisme, secteur vital de l’économie, représentant 60 % du PIB. Le coût de l’énergie - autour de $0,40 BS$ le kilowatt-heure sur les îles principales contre moins de 0,10 US$ en Floride – ne permet pas d’envisager l’implantation aux Bahamas d’une quelconque activité productive un tant soit peu compétitive, à l’exception du tourisme - également gourmand en énergie. De nombreux projets immobiliers sont programmés, ainsi que des projets d’infrastructure publics et privés (dont la construction de routes et de réseaux d’adduction d’eau, ainsi que l’extension de l’aéroport de Nassau). Le PIB par habitant, de l’ordre de 24 000 US$, fait des Bahamas le 3ème pays d’Amérique le plus riche derrière les Etats-Unis et le Canada. Le flux touristique annuel avoisine 1,3 million de visiteurs.

L’obligation d’une représentation physique aux Bahamas introduite par la Banque centrale en 2001 a réduit le nombre de banques offshore à 262. Les autorités américaines estiment à 115 000 le nombre des IBC’s (International Business Companies) enregistrées aux Bahamas, parmi lesquelles environ 42 000 seraient actives. Le secteur financier contribue au PIB pour une part située entre 15 et 20 %. Les Bahamas sont sorties de la « liste grise » des juridictions non coopératives de l’OCDE en avril 2010, après que les autorités ont négocié une quinzaine d’accords avec les principaux pays de l’OCDE. Le Foreign Accounts Tax Compliance Act (FATCA), qui oblige les entreprises financières américaines présentes dans le pays à s’enregistrer auprès de l’ Internal Revenue Service (IRS) américain et à déclarer leurs clients, sous peine de lourdes amendes est entré en vigueur aux Bahamas en avril 2014 ; cette législation menace l’existence du secteur financier offshore dans le pays.

Les agences Moody et Standard & Poor’s ont dégradé leur notation des Bahamas, l’une en août 2011, l’autre en octobre de la même année, puis une nouvelle fois en 2012. La Banque Interaméricaine de Développement (BID) a toutefois concédé de nouveaux prêts aux Bahamas au même moment, le premier d’un montant de 81 MUS$ pour la réhabilitation des réseaux d’eau de l’île de New Providence, un second de 16,5 MUS$ en appui au commerce extérieur (modernisation des procédures douanières de façon à faciliter l’adhésion à l’OMC), et le dernier de 7,5 MUS$ pour lutter contre la pauvreté, à travers des actions en matière d’éducation et de santé publique.

Sur le plan fiscal, les impôts sur les revenus des particuliers comme des sociétés, ainsi que les taxes sur les ventes, sont extrêmement réduits ; 50 % des recettes de l’Etat proviennent des impôts prélevés sur les importations. Une TVA de 7,5 % est appliquée depuis janvier 2015, ce qui permettra au gouvernement de prélever 3 % du PIB à partir de cette année. Les Bahamas devront s’efforcer de contenir l’inflation, faible pour l’instant, mais qui pourrait augmementer avec cette taxe.

Politique extérieure

Compte tenu des facteurs sur lesquels repose leur prospérité, les Bahamas font preuve d’un grand pragmatisme et entretiennent les meilleures relations avec les Etats-Unis comme avec le mouvement des non-alignés, dont elles font partie.

L’imbrication avec le territoire américain, sur lequel vivent d’ailleurs 32 000 Bahaméens résidents légaux, est totale. Pour les Etats-Unis, l’archipel des Bahamas, lieu de passage de nombreux trafics illégaux, a acquis une importance indéniable du point de vue de la sécurité. Dès 1982, le pays a bénéficié d’un dispositif de coordination entre le Pentagone, la DEA et les Garde-côtes en matière de lutte contre les trafics, l’OPBAT (Operation Bahamas, Turks & Caicos), incluant le détachement d’hélicoptères sur l’île d’Exuma. Depuis mai 2010, il est complété par la Caribbean Basin Security Initiative (CBSI), qui pourvoit les forces bahaméennes en équipements et entraînement.

Depuis l’établissement des relations diplomatiques avec Pekin, en 1997, les investissements chinois se multiplient aux Bahamas : l’entreprise hongkongaise Wampoa Hutchinson gère la zone franche de Freeport ; l’hôtel de grand luxe Bahamar, dont le coût de construction a dépassé les 3,4 Mds US$, a été financé aux deux-tiers par des crédits de l’Eximbank.

Les Bahamas participent aux organisations régionales de la Caraïbe (membres de la CARICOM et de l’AEC), sans chercher toutefois à approfondir leur intégration au marché régional, le Caribbean Single Market & Economy. Avec Cuba, le différend relatif à la définition des frontières maritimes a été réglé par la signature d’un accord entre les deux pays le 3 octobre 2011. Une coopération s’est établie avec La Havane, sur la base de la mise à disposition par Cuba d’une trentaine d’enseignants et de quelques entraîneurs sportifs, et le financement de bourses d’études médicales.

Les relations des Bahamas avec Haïti et la Jamaïque sont contrariées par l’important flux migratoire provenant de ces pays. Une étude de l’Office International des Migrations estimait, en 2006, que la population d’origine haïtienne immigrée illégalement aux Bahamas dépassait les 30 000 personnes.

Haïti, Cuba, la Chine, et le Brésil disposent d’une ambassade à Nassau, les Etats-Unis n’ayant qu’un chargé d’affaires. Pour leur part, les Bahamas n’ont qu’une seule représentation en Europe, installée à Londres.

Pays observateur de l’Organisation mondiale du commerce, les Bahamas souhaitent désormais en devenir membre à part entière. Elles ne sont pas partie au statut de la Cour pénale internationale. Elles ont adhéré à l’Office international de santé animale (OIE), dont le siège est en France.

Les Bahamas ont souscrit à l’Accord de partenariat économique (APE) Union européenne – CARIFORUM, signé à la Barbade le 15 octobre 2008. Un accord complémentaire sur les services a été signé le 25 janvier 2010. Le pays a par ailleurs bénéficié du Fonds européen de développement en vertu de l’accord de Cotonou jusqu’en 2013 (10ème FED).

Enfin, un accord d’exemption de visa Schengen avec l’Union européenne est entré en vigueur le 1er juin 2009 ; la France a complété cet assouplissement des conditions de la circulation des personnes en levant l’obligation de visa pour les citoyens bahaméens souhaitant se rendre dans les départements et collectivités d’outre-mer, par arrêté du 14 décembre 2009.

Mise à jour : 12.05.15

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