Présentation
Données générales
Données générales et géographiques
Nom officiel : République d’Arménie
Président de la République : Serge Sarkissian
Premier ministre : Tigran Sarkissian (pas de lien de parenté avec le Président)
Superficie : 29 800 km²
Capitale : Erevan
Villes principales : Gumri, Vanadzor, Kapan
Langue (s) officielle (s) : Arménien
Monnaie : Dram
Fête nationale : 21 septembre
Données démographiques
Population : 3,3 millions (chiffre contesté)
Croissance démographique : 0%
Espérance de vie : 72,4 ans
Taux d’alphabétisation : 99,4%
Religion (s) : Arméniens orthodoxes (94%) (premier Etat à s’être officiellement converti au christianisme, en 301)
Indice de développement humain (Classement ONU) : 84
Données économiques
PIB (2011) : 10,1 Mds USD
PIB par habitant (2011) : 3048 (USD)
Taux de croissance (2011) : + 4,6 % (est.)
Taux de chômage (2011) : 7,0%
Taux d’inflation (2011) : 4,7 %
Déficit budgétaire : (2011) : 3,6 % du PIB
Principaux clients (2011) : Russie, Allemagne, Bulgarie
Principaux fournisseurs (2011) : Russie, Chine, Allemagne
Exportations de la France vers l’Arménie (2011, Meuros) : 44,2
Importations françaises de l’Arménie (2011, Meuros) : 15,8
Données consulaires
Consulat(s) de France : Erevan (section consulaire d’ambassade)
Communauté française en Arménie (31.12.2010) : 600 personnes inscrites au registre
Communauté arménienne en France : 400 à 500 000 français d’origine arménienne
Politique intérieure
La vie politique arménienne depuis l’indépendance a longtemps été caractérisée par l’absence de parti politique dominant et la violence extrême des affrontements politiques (cf massacre au Parlement en 1999). Aujourd’hui, la situation intérieure en Arménie paraît en revanche globalement stable, marquée par la prééminence de l’exécutif.
Depuis 2003, l’Arménie a mené un certain nombre de réformes : abolition de la peine de mort, adoption de lois sur le service alternatif et les médias, indépendance de la justice, autonomie locale, médiateur et protection des droits et libertés, équilibre des pouvoirs législatif et exécutif. L’élection présidentielle de 2008 a pourtant marqué un revers dans la transition démocratique, quand des manifestations de l’opposition ont dégénéré après l’intervention des forces de l’ordre le 1er mars, faisant 8 tués et plus d’une centaine de blessés parmi les manifestants. A la suite de ces évènements, le gouvernement arménien a engagé un nouveau cycle de réformes visant à la modernisation de l’Etat (lutte contre la corruption ; réforme du système judiciaire ; modernisation de l’administration fiscale ; lutte contre l’arbitraire des forces de l’ordre ; amélioration du climat des affaires), qui donne des résultats encourageants.
Les élections législatives du 6 mai 2012 marquent ainsi des progrès notamment dans le déroulement de la campagne médiatique, malgré de nombreux problèmes persistants (allégations d’achat de votes). Ces élections ont consacré la suprématie du « Parti Républicain » qui a obtenu la majorité absolue, tout en permettant au « Congrès National Arménien », jusque-là dans l’opposition extra-parlementaire, de faire son entrée au parlement. Le président Sarkissian se représentera à la prochaine élection présidentielle (son premier tour aura lieu le 19 février 2013).
Situation économique
En raison de la crise financière, le PIB arménien a enregistré en 2009 une baisse de 14,4%, soit la plus forte récession de la zone CEI après l’Ukraine. Le pays a été particulièrement touché par la dégradation de la situation financière en Russie (baisse des investissements étrangers et effondrement des transferts des migrants), dont il demeure très dépendant. Afin de réduire le choc de la récession, l’Arménie a dû faire appel au FMI. En 2010, le pays a renoué avec la croissance (+4,7%), reprise qui a été confirmée en 2011 avec un taux de croissance de 4,6%, tandis que l’inflation a pu être maîtrisée pour s’établir à un taux de 4,7%.
La crise financière a révélé les faiblesses du modèle de croissance arménien : sa base de croissance excessivement étroite, les manques de compétitivité et de diversité de l’industrie, et sa dépendance excessive aux capitaux provenant de Russie. Les lourdeurs administratives, la corruption et le manque d’indépendance de la justice contribuent également à maintenir un faible niveau de concurrence.
Politique extérieure
La politique étrangère arménienne est profondément marquée par le conflit du Haut-Karabagh, territoire majoritairement peuplé d’Arméniens mais faisant juridiquement partie de l’Azerbaïdjan. De 1988 à 1994, ce conflit a entraîné une guerre qui a fait plusieurs dizaines de milliers de victimes et plus d’un million de réfugiés. Aujourd’hui, le conflit du Haut-Karabagh n’est toujours pas réglé, malgré une médiation assurée depuis 1997 par la coprésidence tripartite du « Groupe de Minsk » de l’OSCE (France, Etats-Unis, Russie). Sous leur médiation, les présidents arménien et azerbaïdjanais se sont rencontrés à plusieurs reprises pour chercher un accord sur les principes de base à appliquer à la résolution du conflit, résumés en 6 propositions dans la déclaration des Présidents Obama, Medvedev et Sarkozy à Muskoka en juillet 2010 : le retour sous contrôle azerbaïdjanais des territoires entourant le Haut-Karabagh ; un statut intérimaire pour le Haut-Karabagh prévoyant des garanties en matière de sécurité et d’administration autonome ; un corridor reliant l’Arménie au Haut-Karabagh ; la définition future du statut juridique final du Haut-Karabagh dans le cadre d’un processus d’expression de la volonté juridiquement contraignant ; le droit de toutes les personnes déplacées et des réfugiés à retourner dans leurs anciens lieux de résidence ; des garanties de sécurité internationales qui incluraient une opération de maintien de la paix.
L’Arménie et la Turquie n’entretiennent toujours pas de relations diplomatiques et la frontière terrestre turco-arménienne est fermée depuis 1993. Le processus de rapprochement lancé en 2008/2009, qui a abouti à la signature à Zürich en octobre 2009 de protocoles sur le rétablissement de relations diplomatiques et l’ouverture de la frontière, est bloqué à la suite de l’annonce par la partie turque de sa volonté de lier la ratification des protocoles à des progrès sur le Haut-Karabagh.
La Russie demeure l’allié économique et stratégique principal de l’Arménie. Premier investisseur en Arménie qui dépend d’elle pour ses approvisionnements en énergie (gaz et électricité), la Russie y contrôle aujourd’hui la plupart des secteurs économiques stratégiques. Erevan entretient un partenariat stratégique avec Moscou, dont elle demeure le principal point d’appui militaire dans le Sud-Caucase avec la base aérienne de Gumri, prolongée jusqu’en 2044. L’Arménie est membre de l’Organisation du Traité de Sécurité Collective et de sa composante de réaction rapide, la force collective de réaction opérationnelle (KSOR).
L’Iran est un allié très ancien de l’Arménie. Les relations économiques, pourtant modestes, sont vitales pour Erevan, avec une coopération forte en matière énergétique et d’infrastructures de transport. L’Arménie ne cache pas son inquiétude sur les conséquences régionales des tensions entre l’Iran et la communauté internationale (crainte de voir la dépendance de l’Arménie à l’égard de la frontière avec la Géorgie augmenter dans des proportions déraisonnables).
L’Arménie entretient une relation de bon voisinage ambivalente avec la Géorgie. L’Arménie est très dépendante de la Géorgie pour ses approvisionnements et ses exportations. La Géorgie accueille en outre une importante minorité arménienne (250 000 personnes). Les visites régulières entre les deux pays répondent au souci d’entretenir des liens étroits pour se garantir de tout contrecoup d’une soudaine détérioration du fragile équilibre régional du Sud Caucase.
Mise à jour : 11.2012
Liens utiles
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