Présentation
Données générales
Nom officiel : Royaume d’Arabie saoudite
Superficie : 2 253 000 km2
Population : 27,14 millions en 2010 (dont 31% d’étrangers)
Capitale : Riyad
Villes principales : Djeddah, La Mecque, Médine, Dammam, Al Khobar, Dahran, Taïf, Tabouk.
Langue officielle : arabe
Monnaie : riyal saoudien - 1 SAR = 0,194 € (2010)
Fête nationale : 23 septembre (N.B : la fête nationale est officiellement fêtée depuis 2005)
Croissance démographique annuelle : 2,8% en 2009 - 2,3% en 2010
Données démographiques
Taux d’urbanisation : 80% - Densité : 10 h/km2
Taux d’alphabétisation : 82,9%
Religion : islam
Indice de développement humain (Classement ONU) : 0,777 (55e sur 177).
Données économiques
PIB : 369,6 Mds USD en 2009 - 438 en 2010 (prévisions)
PIB par habitant : 14494 USD en 2009 - 16782 en 2010 (prévisions)
Taux de croissance : 0,60% en 2009, prévision de 4% en 2010
Taux de chômage (2008) : 9,8 % (estimation)
Taux d’inflation : 5,1% en 2009
Commerce extérieur (2009) : importations : 160,4 Mds USD / exportations : 194,9 Mds USD
Solde courant / PIB : 27,9% en 2008 5,5% en 2009 et prévision de 9,1% en 2010
Endettement extérieur : 19,6% du PIB en 2009
Endettement interne : 16,3% en 2009
Pétrole / réserves : 264 Mds barils, soit 22% des réserves mondiales (1er rang).
Pétrole / quota : 9,4 Mb/J mais production de 8,1 Mb/j en 2009
Revenus pétroliers : 55% du PIB en 2008, 31% en 2009 prévision de 35 % en 2010- 90% des exportations et 85% des recettes budgétaires
Clients pétroliers : Asie (45%), Amérique du Nord (18%), Europe de l’Ouest (15%)
Situation politique intérieure
Le Roi s’est engagé en faveur de la réforme dès le début de son règne en 2005. En misant sur une économie de la connaissance pour préparer le pays (27 millions d’habitants, dont un tiers d’étrangers) et sa jeunesse (75% de la population) à l’après-pétrole, le Roi a lancé un vaste plan de réforme du système éducatif, de l’enseignement supérieur et de la formation professionnelle, en sollicitant à la fois l’expertise étrangère et en formant ses futurs cadres à l’étranger. Un quart du budget de l’Etat sera cette année encore consacré à l’éducation. Emblématique de cette volonté de changement, le Roi a inauguré en septembre 2009, en la dotant de moyens considérables, l’Université pour les Etudes Scientifiques et Techniques (KAUST - King Abdallah University For Science And Technology), ouverte aux étrangers, où la mixité est permise.
Sur le plan sécuritaire, les services de sécurité du Royaume ont multiplié les succès indéniables contre « Al-Qaida dans la Péninsule arabique » (AQPA) après la période très difficile des « années de sang » (2003-2004). Néanmoins, la menace terroriste, qui s’est en partie déplacée au Yémen, demeure, comme en témoigne l’attentat suicide, manqué, en août 2009, contre le Prince Mohammed Bin Nayef, en première ligne dans la lutte anti-terroriste mais aussi en matière de réinsertion de terroristes repentis.
Situation économique
Dans un contexte caractérisé par la remontée des prix du pétrole, l’Arabie devrait enregistrer une croissance économique de près de 4% en 2010.
Après une année 2009 en demi-teinte, où l’activité économique du pays, impactée par la forte baisse des revenus pétroliers, avait été préservée de la récession par la mise en œuvre rapide de mesures de relance budgétaire (la croissance du PIB réel a finalement été de 0,6% en 2009), la dynamique de reprise économique se confirme. Les ressorts de cette reprise sont la forte remontée des prix du pétrole, qui a permis une augmentation importante des revenus d’exportation et un redressement des soldes budgétaires et financiers ; la stimulation de l’activité par des niveaux élevés de dépenses publiques ; la poursuite de la politique de diversification de l’économie.
De son côté, le secteur privé contribue moins à la croissanceen raison, d’une part de l’importance du secteur pétrolier (public) qui génère 90% des revenus du royaume et d’autre part, d’un secteur bancaire perçu comme frileux et orienté plus vers le crédit à la consommation que vers le financement des entreprises.
Au total, avec la forte augmentation des prix du pétrole, les revenus de l’Etat qui en découlent sont réinjectés dans l’économie, ce qui explique une grande partie de l’évolution du PIB qui, dans ce contexte, devrait avoisiner 4% en 2010.
Des perspectives 2011 encourageantes mais non dénuées d’incertitudes.
Le niveau des prix du pétrole conditionnera largement l’évolution de l’activité économique de l’Arabie saoudite en 2011. De ce point de vue, le pays bénéficie d’une conjoncture favorable . L’Etat devrait donc disposer en 2011 de ressources amplement suffisantes pour poursuivre sa politique de stimulation de l’économie par la dépense publique.
Pour autant, cette politique volontariste est coûteuse en termes budgétaires et implique de facto, pour conserver le budget en équilibre, le maintien d’un prix du baril élevé. Il apparaît donc impératif pour le gouvernement de réduire l’augmentation de ses dépenses, tout en recherchant de nouvelles sources de revenus non-pétroliers (TVA par exemple), ce qui permettrait de réduire l’impact budgétaire des variations du prix du baril.
Politique extérieure
L’Arabie s’exerce résolument, face à la multiplication des crises et facteurs de crise dans son environnement régional, à jouer un rôle en faveur de la paix et de la sécurité régionales, selon une politique d’équilibre et de modération.
Le Royaume s’est particulièrement investi dans le processus de paix au proche-orient. Ce conflit est considéré par l’Arabie comme le facteur d’instabilité majeur dans la région. L’initiative de paix du Roi Abdallah demeure, à cet égard, la référence arabe dans ce dossier.
Le dossier libanais reste essentiel aux yeux de Riyad, comme en témoigne, le déplacement du 30 juillet 2010 à Beyrouth du Roi Abdallah, en compagnie du Président syrien.
Le Royaume s’inquiète également de la stabilité du Yémen, où le conflit, qui opposait les autorités yéménites à la rébellion houthiste, a débordé sur son territoire de novembre 2009 à janvier 2010. Par ailleurs, Riyad souhaite contribuer à la stabilité de l’Irak, de l’Afghanistan et du Pakistan.
Le Royaume est préoccupé par le dossier nucléaire iranien et reste très attaché au respect des conventions internationales en matière de non-prolifération nucléaire.
L’Arabie multiplie également, depuis le début des années 2000, ses partenariats à l’égard des « BRIC » (Brésil, Russie, Inde, Chine). Cette politique est le résultat de la volonté du Roi lui-même, qui entend inscrire le Royaume, membre du G20, dans le dialogue des puissances d’un monde multipolaire et, pour ce faire, est prêt à accomplir des gestes politiques forts.
Mise à jour : 11.02.11
Liens utiles
- Instantanés diplomatiques
- Documents de référence
-
Traités bilatéraux
-
Déclarations de politique étrangère
-
Chronologie des relations bilatérales






