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Présentation

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Données géographiques

Nom officiel : principauté d’Andorre

Nature du régime : co-principauté parlementaire

Chef du Gouvernement : M. Antoni MARTI PETIT

Données géographiques

Superficie : 468 km²

Capitale : Andorre-la-vieille

Villes principales : Canillo, Encamp, Ordino, La Massana, Sant Julia de Loria, Escaldes Engordany

Langue officielle : le catalan

Monnaie : euro

Fêtes nationales : 8 septembre, fête de la Vierge de Meritxell et 14 mars, jour de la Constitution

Données démographiques :

Population : 78.115 habitants (dont 37,1 % d’Andorrans, 32,3 % d’Espagnols, 16,3 % de Portugais et 6,1 % de Français)

Croissance démographique : 0.9 %

Espérance de vie : 80 ans pour les hommes et 86 ans pour les femmes.

Taux d’alphabétisation : nd

Religion : catholique prédominante

Indice de développement humain : nd

Données économiques :

PIB (2011) : 3,2 Mds$

PIB par habitant (2011) : 35.000 $

Taux de croissance (2011) : - 1,8 %

Taux de chômage (2011) : nd. La population active s’élève à 42420 travailleurs.

Taux d’inflation (2011) : 1,8 %

Déficit budgétaire (2011) : 2 % du PIB

Dette publique (2011) : 35 % du PIB

Balance commerciale(2011) : -1142 Md€

Principaux clients : Espagne, France, Allemagne, Italie

Principaux fournisseurs : Espagne, France

Part des principaux secteurs d’activités dans le PIB :
- agriculture : 1%
- industrie : 21 %
- services : 78%

Exportations de la France vers Andorre (2011) : 205 Meuros

Importations françaises en provenance d’Andorre (2011) : 8 Meuros

Communauté française enAndorre : 5087 personnes

Communautéandorrane en France : 437 personnes

Politique intérieure

Les élections législatives du 3 avril 2011 ont amené au pouvoir une nouvelle majorité. Avec 55,2 % des voix, la coalition de la droite andorrane les « Démocrates pour Andorre » a obtenu 21 des 28 sièges que compte le parlement. Le parti socialiste, avec 34,8 % des voix, n’a obtenu que 6 sièges.
Le grand vainqueur de ce scrutin est le leader de la droite andorrane, M. Antoni Marti, chef de file des « Démocrates pour Andorre », qui a réussi à imposer une droite réformée, à laquelle toutes les tendances existantes de la droite andorrane ont adhéré. Il est, selon les différents témoignages, estimé et respecté. Ces qualités auront permis d’effacer le bilan, somme toutes assez positif, du chef du gouvernement sortant, M. Jaume Bartumeu.
Avec une large majorité au parlement, M. Marti a toute latitude pour mener à bien les réformes envisagées. De plus, très consensuel, il a indiqué qu’il souhaitait « trouver des accords avec l’opposition sur les grands sujets ». Son programme gouvernemental ne remet pas en cause les efforts réalisés par les socio-démocrates pour aligner les institutions andorranes sur les normes européennes, notamment en matière fiscale.
Dans la perspective d’aborder les élections municipales de la fin de l’année 2011 dans de bonnes conditions, la coalition des « Démocrates pour Andorre » s’est constituée en parti politique le 29 septembre 2011. M. Marti a tenu à conserver la présidence du mouvement.
Les élections municipales du 4 décembre 2011 ont confirmé la tendance des deux principales forces politiques de la principauté enregistrée aux dernières législatives.

Situation économique

La principauté d’Andorre est un pays prospère qui enregistrait en 2011, selon les estimations du CIA World Factbook, un PIB de 3,2 Mds$, et un PIB par habitant supérieur à 35 000$. Les experts internationaux considèrent que les structures de l’économie sont plutôt bonnes : la note donnée à Andorre en 2012 par les agences de notation a été maintenue et non dégradée, comme celle de l’Espagne, par exemple.
Au total, c’est environ les 2/3 de la population andorrane active qui vit des activités du commerce, du tourisme et des services.
Très dépendante de l’extérieur, la principauté n’a cependant pas été épargnée par les retombées d’une crise qui touche le monde entier. Elles ont accentué le ralentissement économique perceptible au cours de ces dernières années dans le commerce, la banque, la construction et même le tourisme. A cela s’ajoute un endettement public en constante hausse (40 % du PIB en 2011). Les principaux partenaires commerciaux d’Andorre sont les Etats membres de l´Union européenne, avec qui la principauté réalise plus de 95 % de ses exportations. La provenance des importations en 2011 était, à plus de 90 %, européenne.
Sur le plan fiscal, après la signature, en 2009 et 2010, de dix-neuf accords relatifs à l’échange de renseignements en matière fiscale, avec notamment, la France, l’Espagne, l’Australie, l’Allemagne, et les Etats-Unis, Andorre est sortie de la liste grise des paradis fiscaux non coopératifs de l’OCDE, qui exige pour cela la conclusion d’un minimum de douze accords.
Par ailleurs, la principauté d’Andorre qui se distinguait jusque fin 2010 par un système fiscal où il n’existait pas de système d’imposition directe sur le revenu des personnes physiques, sur les bénéfices commerciaux, ni sur le patrimoine, a commencé à se doter récemment d’un cadre fiscal plus moderne. Trois projets de loi sont entrés en vigueur le 1er janvier 2012 : lois de modification de l’impôt sur le revenu des personnes non résidentes fiscales, de l’impôt sur les sociétés et de l’impôt sur le revenu des activités économiques. Deux autres projets de loi sont en cours d’examen au parlement : la refonte de tous les impôts indirects en une TVA unique (4,5 %), et la création, à l’horizon 2013, d’un impôt sur les revenus des personnes physiques.

Les autorités andorranes ont décidé d’ouvrir sans restriction leurs frontières économiques. Dans ce contexte, le parlement a voté, le 18 juillet 2012, une « loi sur le capital étranger » qui stipule que 100 % du capital des sociétés commerciales peuvent désormais être détenus par une société ou un ressortissant étranger. Pour encourager l’installation d’entreprises exportatrices en Andorre, les autorités entendent négocier des accords de non-double imposition avec ses principaux partenaires, dont le premier avec la France.

Politique extérieure

La principauté a établi des relations diplomatiques avec 129 États. Elle a signé en 1993 avec la France et l’Espagne un traité tripartite qui lui apporte une garantie en cas de menace ou de violation de sa souveraineté ou de l’intégrité de son territoire, ainsi que la faculté de se faire représenter auprès de pays tiers par la France ou l’Espagne.
La principauté, dont le catalan est la seule langue officielle (et où le français serait en relatif recul), est membre de la Francophonie multilatérale depuis 2006. L’adhésion parallèle d’Andorre à l’OIF, au Sommets ibéro-américains (SEGIB) et à l’Union latine témoigne de son engagement en faveur de la diversité culturelle et linguistique.
Le 28 juillet 1993 Andorre est devenue le 184ème Etat membre des Nations unies. Membre du groupe géographique WEOG (Europe occidentale et autres Etats), le pays apporte sa voix à la France dans les élections des différents organes du système des Nations Unies.
Andorre aura pour la première fois la présidence du conseil de l’Europe de novembre 2012 à mai 2013.
La principauté d’Andorre soutient en général la position de la France dans les instances internationales, sauf quand elle entre en conflit avec la position de l’Espagne, auquel cas les autorités andorranes préfèrent s’abstenir. A noter que le gouvernement d’Antoni Marti a donné des signes tangibles de sa volonté de s’affranchir d’une certaine manière de l’influence tutélaire de l’Espagne. C’est ainsi qu’en juin 2011 il a décidé de reconnaître le Kosovo, faisant le choix de s’aligner sur la position française plutôt que sur la position espagnole.

Mise à jour : 22.10.12

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