Présentation d’Andorre

Données générales

Présentation du pays

Nom officiel : Principauté d’Andorre
Nature du régime : co-principauté parlementaire
Chef du gouvernement (Cap de Govern) : M. Antoni MARTI PETIT

Données géographiques

Superficie : 468 km²
Capitale : Andorre-la-Vieille
Villes principales : Encamp, Ordino, La Massana, Sant Julia de Loria, Escaldes Engordany
Langue officielle et courante : le catalan
Monnaie : euro
Fête nationale : 8 septembre, fête de la Vierge de Meritxell et 14 mars, jour de la Constitution

Données démographiques

Population (2016) : 73.105 habitants
Densité : 151 hab/km²
Croissance démographique (2014) : 5,1%
Espérance de vie (2014) : 82,65 ans
Taux d’alphabétisation (2014) : 100%
Religion : catholique
Indice de développement humain (2014) : 0,85

Données économiques

PIB (2015) : 2,515 milliards d’euros
PIB par habitant (2015) : 35.975 €
Croissance (2015) : +0,9%
Chômage (au sens du BIT) : Andorre a recourt à des quotas temporaires pour le recrutement de travailleurs détachés
Inflation (2015) : -0,9 %
Solde budgétaire : -1,031 M €, soit environ 40% du PIB estimé
Principaux clients : Espagne, France (respectivement 53% et 19% des exportations andorranes en 2015) Principaux fournisseurs : Espagne, France (respectivement 64% et 15% des importations andorranes en 2015)
Part des principaux secteurs d’activités dans le PIB (2014) : le tourisme et les services représentent 80% du PIB

Composition du gouvernement

La Constitution adoptée le 14 mars 1993 par référendum fait du pays une co-Principauté parlementaire. Il maintient le système des co-princes, qui sont actuellement Monseigneur Joan Enric Vives, Evêque d’Urgell et Monsieur François Hollande, président de la République française. Le Parlement, dénommé Consell General, exerce le pouvoir législatif, approuve les budgets de l’Etat, promeut et contrôle l’action politique du gouvernement. Il comprend entre 28 et 42 conseillers, élus pour quatre ans (28 actuellement). Le gouvernement, responsable devant le Parlement, dispose de l’initiative législative, conjointement avec le Conseil général. Il dirige l’administration de l’Etat et dispose du pouvoir règlementaire

Chef du Gouvernement : M. Antoni MARTI PETIT

  • Ministre des Finances et de la Fonction publique : M. Jordi CINCA MATEOS
  • Ministre de l’Aménagement du territoire : M. Jordi TORRES FALCO
  • Ministre des Affaires étrangères : M. Gilbert SABOYA SUNYE remplacé à compter du 15 juillet 2017 par Mme Maria UBAH
  • Ministre des Affaires sociales, de la Justice et de l’Intérieur : M. Xavier ESPOT ZAMORA
  • Ministre des Relations institutionnelles, des Affaires sociales et de l’Emploi : Mme Maria Rosa FERRER OBIOLS
  • Ministre du Tourisme et du Commerce : M. Francesc CAMP TORRES
  • Ministre de l’Education et de l’Enseignement supérieur : M. Eric JOVER COMAS
  • Ministre de l’Environnement, de l’Agriculture, et du Développement durable : Mme Silvia CALVO ARMENGOL
  • Ministre de la Santé, M. Carles ALVAREZ MARFANY

Présence française

Site internet de l’ambassade : https://ad.ambafrance.org/
Communauté française en Andorre : environ 5000 personnes dont la moitié est enregistrée au Registre.

Éléments d’actualité

Politique intérieure

Les élections législatives du 1er mars 2015 ont permis au gouvernement sortant de conserver la majorité absolue, mais avec un seul siège de majorité (contre 7 auparavant). Avec 37% des voix, la coalition de la droite andorrane les « Démocrates pour Andorre » (conduite par le chef du gouvernement sortant, M. Antoni Marti) a obtenu 15 des 28 sièges que compte le parlement. Les Libéraux d’Andorre représentent 27,7 % (8 sièges), le parti socialiste et les Verts, 23,5% (3 sièges) et la liste Social-Démocratie Progrès 11,7 % (2 sièges). M. Marti et ses colistiers n’ont pas bénéficié de la prime au sortant mais semblent, au contraire, avoir fait les frais auprès d’une partie de l’électorat de la mise en œuvre d’une politique de transparence, d’ouverture à l’Europe et de redressement (fiscalité nouvelle, révision du régime de retraites de la fonction publique,…). Les Libéraux, quant à eux, absents sous cette étiquette depuis deux scrutins (en 2009 ils étaient regroupés dans une coalition réformiste et en 2011 englobés dans DA) représentent désormais, avec 8 sièges, le deuxième groupe politique du Parlement.

Pour son second et dernier mandat M. Marti bénéficie d’une très courte majorité. Les défis à relever sont de plusieurs ordres : les négociations de l’accord d’association avec l’UE, la poursuite des réformes et la redéfinition des compétences et des ressources financières entre l’Etat et les sept communes. Lors des élections municipales du 13 décembre 2015, les listes proches des Démocrates pour l’Andorre, du Chef du Gouvernement, ont remporté six communes sur sept. Ce scrutin confirme l’affaiblissement de la gauche, divisée.

Situation économique

En dépit des résultats économiques positifs de la Principauté, Standard and Poor’s, dans un rapport du 3 octobre 2014, a cependant décidé d’abaisser la note à long terme d’Andorre de A- à BBB+, estimant que malgré les signes de reprise modeste l’économie du pays pourrait pâtir de la stratégie d’expansion internationale des banques. Elle a maintenu la note à court terme à A-2.

Très connectée à l’Espagne, l’économie de la Principauté a souffert de la crise économique qui a durement frappé la péninsule ibérique. Le PIB andorran s’est contracté de 15 % entre 2008 et 2012, affichant 5 années consécutives de récession. A l’heure actuelle, le PIB reste toujours inférieur de 11,5 % à son niveau d’avant-crise (2007). L’économie de la Principauté repose principalement sur le secteur tertiaire, qui représente 88,6 % de la valeur ajoutée brute nationale. En son sein, ce sont les activités financières et assurantielles (22,2 % de la VA) suivies du commerce (16,4 %), de l’immobilier (10,0 %) et de l’hôtellerie et restauration (7,8 %) qui constituent la part majeure de la valeur ajoutée. La situation sur le marché du travail est contrastée mais marquée par une reprise de l’emploi. En réponse à l’accumulation de déséquilibres budgétaires, le gouvernement andorran a réformé son système fiscal depuis 2010, caractérisé jusqu’alors par une très faible imposition directe.

Consciente que la fin du secret bancaire allait modifier son économie, la Principauté a lancé dès 2006 un plan baptisé « Andorra 2020 » dont l’objectif reste de diversifier son économie et de permettre de se positionner sur le créneau des pays européens au modèle de basse imposition tels que Chypre ou Malte. Un secrétariat à la diversification économique a par ailleurs été créé afin de procéder à l’amélioration des infrastructures touristiques en misant sur une clientèle haut de gamme ; l’ouverture de l’économie aux investissements étrangers qui peuvent désormais détenir jusqu’à 100 % des parts d’une entreprise dans la Principauté. De 2012 à 2015, cette instance a ainsi reçu 1 380 demandes d’investissement pour 193 millions d’euros : 40 % des investissements provenaient d’Espagne à parité avec la France, la Suisse et l’Allemagne pesant pour 20 %.

Andorre fait valoir les grands progrès accomplis en matière de transparence en termes d’alignement sur les normes européennes et OCDE en matière financière. Andorre a ratifié la convention multilatérale de l’OCDE le 25 août 2016 et signé des accords relatifs à l’échange de renseignements en matière fiscale avec une vingtaine de pays. La Principauté est par ailleurs devenue le 20 octobre dernier le 86ème pays et juridiction à avoir rejoint le cadre inclusif du BPES (Base Erosion and Profit shifting) de l’OCDE. Enfin, le gouvernement s’est engagé parallèlement dans un processus d’ouverture économique de la Principauté, visant à garantir l’accès progressif du capital des sociétés andorranes à l’investissement étranger. La Principauté a signé des conventions de collaboration fiscale avec pas moins de 22 pays dont la France, l’Espagne et le Portugal. Pour Jordi Cinca, le ministre des Finances, « la situation est pleinement normalisée ».

Politique étrangère

La principauté a établi des relations diplomatiques avec 129 Etats. Elle a signé en 1993 avec la France et l’Espagne un traité tripartite qui lui apporte une garantie en cas de menace ou de violation de sa souveraineté ou de l’intégrité de son territoire, ainsi que la faculté de se faire représenter auprès de pays tiers par la France ou l’Espagne.

La Principauté, dont le catalan est la seule langue officielle, est membre de la Francophonie multilatérale depuis 2006. L’adhésion parallèle d’Andorre à l’OIF, aux Sommets ibéro-américains (SEGIB) et à l’Union latine témoigne de son engagement en faveur de la diversité culturelle et linguistique.

Le 28 juillet 1993 Andorre est devenue le 184ème Etat membre des Nations unies. Membre du groupe géographique WEOG (Europe occidentale et autres Etats), le pays apporte sa voix à la France dans les élections des différents organes du système des Nations Unies.

Andorre a obtenu pour la première fois la présidence d’une organisation internationale au Conseil de l’Europe, du 9 novembre 2012 au 31 mai 2013. Elle a essentiellement axé les priorités de sa présidence sur la promotion et la défense des droits de l’Homme.

La principauté d’Andorre soutient en général la position de la France dans les instances internationales, sauf quand elle entre en conflit avec la position de l’Espagne, auquel cas les autorités andorranes préfèrent s’abstenir.

Mise à jour : 27.04.17

Informations complémentaires

PLAN DU SITE