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Présentation du Vanuatu

Présentation

Données générales

Nom officiel : Vanuatu
Nature du régime : République parlementaire
Chef de l’État et/ou du gouvernement : le Président est Baldwin Jacobson Lonsdale, élu le 22 septembre 2014.

Données géographiques

Superficie : 12 189 km² (ZEE : 641 456 km2)
Capitale : Port-Vila
Villes principales : Port-Vila, Luganville
Langue(s) officielle(s) : bichelamar, anglais, français
Langue(s) courante(s) : le bichelamar est la langue véhiculaire commune aux anglophones et aux francophones. De nombreuses autres langues vernaculaires existent également
Monnaie : vatu (1 vatu = 0,00869, 16/05/2015)
Fête nationale : 30 juillet (anniversaire de l’indépendance)

Données démographiques

Population (estimations octobre 2013, office des statistiques du Vanuatu) : 275 343 habitants, Port-Vila : 44 039 hab. (recensement de 2009, environ 50 000 en 2014) et Luganville : 13 156 hab
Densité : 21,9 habitants par km2
Croissance démographique (2011) : 2,3%
Espérance de vie (2009) : 71,63 (PNUD)
Taux d’alphabétisation : 74%

Religion(s) : environ 83% de la population est chrétienne, dont 32% presbytérienne, 13% catholique, 13% anglicane, et 11% adventistes du septième jour. D’autres groupes se réclamant du christianisme représentent 14% de la population. Par ailleurs, le « Mouvement John Frum », groupe politico-religieux autochtone, s’est développé sur l’île de Tanna et comprend environ 5% de la population. Les autres confessions présentes sont le Bahaïsme, l’Islam et le Bouddhisme

Indice de développement humain (2013) : 0,616 (131ème rang mondial)

Données économiques (prévisions du FMI)

PIB (2013) : 830 millions d’USD
PIB par habitant (2013) : 3 239 USD

Taux de croissance (2014) : 2,3% (FMI)
Taux d’inflation (2014) : 1% (FMI)
Taux de chômage : 5,5% en moyenne sur 2004-2013 (source PNUD)
Balance des paiements courants (2013) : - 52 millions USD

Principaux clients (2012) : Australie, Japon, Nouvelle-Zélande, Nouvelle-Calédonie (source : banque centrale du Vanuatu)
Principaux fournisseurs (2012) : Chine, Australie, Singapour, Nouvelle-Zélande, Fidji (source : banque centrale du Vanuatu)

Part des principaux secteurs d’activités dans le PIB :

  • services : 70,4%
  • agriculture : 19,7%
  • industrie : 9,9%

Exportations de la France vers le Vanuatu (octobre 2013 – octobre 2014) : 6,648 M€ Importations françaises depuis le Vanuatu (octobre 2013 – octobre 2014) : 0,167 M€

http://www.tresor.economie.gouv.fr/se/vanuatu

Consulat(s) de France : Port-Vila (section consulaire de l’ambassade)
Communauté française au Vanuatu : 1 996 français inscrits en 2013 (source DFAE)
Communauté vanuataise en France : non déterminée pour l’Hexagone, environ 7 000 Vanuatais en Nouvelle-Calédonie

Politique intérieure

Le Vanuatu est une république dont le président est élu au suffrage indirect par le Parlement pour un mandat de 5 ans. Le président en exercice est M. Baldwin Jacobson Lonsdale, élu le 22 septembre 2014. Le gouvernement est dirigé par un Premier ministre issu des rangs parlementaires. Le Premier ministre est à nouveau, depuis le 11 juin 2015, , M. Sato Kilman. Le Parlement est monocaméral et compte 52 députés élus pour 4 ans. Au cours des dernières années, la vie politique a été marquée par une grande instabilité gouvernementale :

  • 2 septembre 2008, à l’issue des élections générales, M. Edward Natapeï est nommé Premier ministre ;
  • 2 décembre 2010, par une motion de censure adoptée en huis clos, M Sato Kilman auparavant Vice-Premier ministre et chef du « People’s Progress Party » (PPP) accède aux fonctions de Premier ministre
  • 24 avril 2011, il est à son tour victime d’une motion de censure et remplacé par le chef de file de l’Union des Partis Modérés (UPM), M. Serge Vohor ;
  • 13 mai 2011, la Cour suprême vanuataise déclare le gouvernement Vohor anticonstitutionnel, car ne disposant pas d’une majorité réelle, et rétablit M. Sato Kilman dans ses fonctions de Premier ministre ;
  • 16 juin 2011, une autre décision de justice, prononcée par la Cour suprême du Vanuatu invalide l’élection de M. Kilman de décembre 2010 et désigne M. Natapeï comme Premier ministre intérimaire à compter du même jour ;
  • 26 juin 2011, à la suite d’une nouvelle élection au sein du parlement, M Kilman redevient Premier ministre. Il remet en place l’équipe qu’il avait constituée un mois auparavant ;
  • 30 octobre 2012, la question foncière, la corruption mais également une crise à la tête des forces de sécurité sont au cœur de la campagne des élections législatives. Le Vanua’aku Pati, dirigé par M. Edward Natapeï, arrive en tête avec huit sièges ;
  • 19 novembre 2012, M. Kilman, dont le principal allié était le NUP de M. Ham Limi, est reconduit dans ses fonctions lors de la séance inaugurale du Parlement, avec une majorité absolue de 29 voix.
  • 21 mars 2013, alors que le Parlement était réuni pour débattre d’une nouvelle motion de censure, M. Kilman cause la surprise en présentant sa démission. Deux jours plus tard, le Congrès élit pour lui succéder, M. Moana Carcasses, francophone né en Polynésie française. Celui-ci est ainsi devenu le premier naturalisé vanouatais à accéder à cette fonction ;
  • 15 mai 2014, le Parlement adopte une motion de censure à l’encontre du Premier ministre et a procédé à l’élection du nouveau Premier Ministre, M. Joe Natuman, député du Vanua’aku Pati de l’île de Tanna.
  • 11 juin 2015, le gouvernement Natuman est renversé à une très courte majorité et M. Kilman à nouveau élu au poste de Premier ministre.
  • Le 22 octobre 2015, 14 députés sont condamnés à des peines de prison en 1ère instance pour corruption. Le jugement confirmé le 20 novembre par la cour d’appel entraîne la mise en place d’une élection anticipée qui se tient le 22 janvier 2016.
  • Le résultat de cette élection permet un renouvellement important des élus (34 nouveaux députés sur 52) et la nomination d’un nouveau Premier ministre = M. Charlot SALWAI = lors de la session inaugurale du nouveau parlement le 11 février 2016.

Situation économique

Le Vanuatu connaît depuis plusieurs années une croissance économique régulière. Le pays a plutôt bien résisté au ralentissement de l’activité économique mondiale en 2009. La croissance économique, 3% en 2010, a été tirée par les bons résultats du tourisme (240 000 visiteurs en 2010 contre 172 000 en 2009). En 2012, la croissance du PIB s’est maintenue à 2,7% et la banque centrale du Vanuatu tablait sur une croissance de l’ordre de 3,7% pour 2014. La Vanuatu fait aujourd’hui face à la nécessité de reconstruire son économie suite au passage du cyclone PAM (mars 2015). Le PIB vanuatais pourrait reculer de 2% en 2015 (FMI). Dans son analyse des besoins post-catastrophe (Post-disaster Need Assesment), le gouvernement vanuatais a estimé que les dommages causés par le cyclone se chiffraient en une perte de 29,3 mds de vatus de biens matériels (36,7% du PIB en 2014) et de capacité de production s’élevant à 19,3 mds de vatus (24,2% du PIB en 2014). En 2016, le redressement des secteurs touristiques et agricoles, ainsi que la poursuite des projets d’infrastructures devraient permettre, selon les estimations du FMI, au taux de croissance d’atteindre 5%.

Le tourisme contribue à hauteur de 40% au PIB et emploie près de 15% de la population active. Les touristes proviennent essentiellement d’Australie, de Nouvelle-Zélande et de Nouvelle Calédonie. Près de 80% de la main-d’œuvre est employée dans l’agriculture, à l’origine de près de 80% des exportations (huile de coco, coprah, viande de bœuf, kava).

Le Vanuatu figure parmi les cinq Pays les moins avancés (PMA) d’Océanie. Pays structurellement fragile, marqué par son relatif isolement géographique, la faiblesse de ses infrastructures et l’étroitesse de son marché intérieur, il présente aussi une forte vulnérabilité aux risques naturels comme aux besoins économiques (les importations représentent le tiers du PIB). Il bénéficie d’une importante assistance des bailleurs de fonds internationaux qui est prioritairement orientée vers le développement du secteur productif et des infrastructures de santé et d’éducation.

Politique étrangère

Le Vanuatu accorde sa priorité aux questions régionales et au maintien de la sécurité dans sa zone. Il manifeste une forte solidarité avec ses voisins mélanésiens du Pacifique qui s’est, notamment, traduite par l’envoi de contingents de police en Papouasie-Nouvelle-Guinée (conflit sur l’île de Bougainville) et, plus récemment, aux Iles Salomon (participation à la Mission régionale d’assistance aux Iles Salomon - RAMSI) ainsi qu’au Timor oriental.

Le Vanuatu est un membre actif du Groupe du Fer de Lance mélanésien (GFLM) créé en 1988 et qui regroupe Fidji, la Papouasie-Nouvelle-Guinée, les Iles Salomon, le Vanuatu et le Front de libération nationale kanak et socialiste (FLNKS) de Nouvelle-Calédonie et dont le siège est à Port-Vila. Il en a assuré la présidence tournante en 2009-2010.

Le Vanuatu est un membre actif du Forum des Iles du Pacifique (FIP), la principale organisation politique régionale, fondée en 1971, qui regroupe l’Australie, la Nouvelle Zélande et quatorze Etats et territoires insulaires de la région. Le Vanuatu en a assuré la présidence tournante annuelle en 2010-2011.

Le Vanuatu entretient des liens étroits avec l’Australie et la Nouvelle-Zélande. L’ancien Premier ministre, M. Edward Natapeï, s’est rendu en visite officielle à Canberra en mai 2009 et à Wellington en novembre 2009. Le Gouverneur général australien, Lady Quentin Bryce, a participé aux célébrations marquant le 30ème anniversaire de l’indépendance du Vanuatu. Le Secrétaire d’Etat australien pour le Pacifique s’est rendu à Port-Vila à de nombreuses reprises et le ministre des Affaires étrangères de Nouvelle-Zélande, M. Murray McCully, s’est déplacé deux fois au Vanuatu au cours de l’année 2011. Le Vanuatu a ouvert une Haute Commission (ambassade) à Canberra en mars 2012 et Mme Julie Bishop, ministre des Affaires étrangères de l’Australie, a effectué son premier déplacement à Port-Vila en décembre 2013.

Les relations avec la Chine s’intensifient également. Après l’ouverture d’une ambassade à Pékin en janvier 2006 et la visite officielle en Chine du Président de la République, M. Kalkot Mataskelekele, en juillet 2007, la Chine s’était engagée en 2008, pour une durée de trois ans, à offrir une franchise de douane pour 60% des produits importés du Vanuatu afin d’aider ce dernier pays à atteindre les Objectifs du Millénaire pour le Développement. L’ambassadeur de Chine au Vanuatu a signé, avec le ministre du Commerce, de l’Industrie et du Tourisme, M. Ham Lini, une extension de cette franchise à 95% des biens en provenance du Vanuatu, prolongeant à cette occasion l’engagement sur toute l’année 2013. Le trentième anniversaire des relations diplomatiques entre Port-Vila et Pékin a été célébré en mars 2012.

Le Vanuatu a de forts liens avec Israël. A l’UNESCO, le Vanuatu a voté contre l’admission de la Palestine comme membre plein lors de la session du 31 octobre 2011 de la Conférence générale de cette organisation, à laquelle le ministre de l’Education et de la Francophonie, M. Marcellino Pipite a lui-même participé. Port-Vila s’abstenait auparavant dans les votes à l’ONU sur le conflit israélo-palestinien. Il l’a de nouveau fait lors du vote sur l’octroi du statut d’Etat non-membre aux territoires palestiniens fin novembre 2012.

Le Vanuatu est l’unique membre océanien de l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF).

Quatre pays possèdent une représentation diplomatique à Port-Vila : l’Australie, la Chine, la France et la Nouvelle-Zélande. Le Japon dispose d’une antenne de la Japan International Cooperation Agency (JICA) et les Etats-Unis sont présents au travers d’un bureau de liaison du Peace Corps où sont affectés 80 volontaires. Le Vanuatu dispose de trois ambassades à Canberra, Pékin et Bruxelles, plus une représentation auprès des Nations Unies à New York et huit consulats à Sydney, Auckland, Nouméa, Saipan, Manille, Pékin, New Dehli, Rome.

Les Nations Unies et le Vanuatu

Le Vanuatu est membre des Nations Unies depuis septembre 1981 et est devenu officiellement le 157ème membre de l’Organisation Mondiale du Commerce le 24 août 2012.

L’Union européenne et le Vanuatu

Le 10ème Fonds européen de développement (FED) de l’Union européenne (2008-2013) consacre 21,6 millions d’euros au Vanuatu pour des projets relatifs à la création d’emplois et au développement des ressources humaines. Le Vanuatu bénéficie également de l’instrument communautaire de régulation STABEX (Stabilisation des exportations) et de fonds prêtés par la Banque européenne d’investissement (pour l’installation d’un champ d’éoliennes sur l’île d’Éfaté). Le 11e FED (2014 – 2020) à 31,3 millions d’euros est en augmentation de près de 35 % par rapport au 10ème FED. C’est la plus forte augmentation de crédits alloués derrière les Iles Marshall, les Etats Fédérés de Micronésie et le royaume des Tonga.

Mise à jour : 16.02.16

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