Présentation du Togo

Données générales

Présentation du pays

Nom en forme longue : République togolaise.
Chef de l’État : Faure Essozimna Gnassingbé (depuis le 4 mai 2005).
Premier ministre : Selom Komi Klassou (depuis le 10 juin 2015).

Fête nationale : 27 avril, fête de l’indépendance.
Monnaie : franc CFA, 1 EUR = 655,957 XOF.
Langue officielle : français.

Données géographiques

Superficie : 56 785 kilomètres carrés
Capitale : Lomé.
Villes principales : Lomé, Dapaong, Kara, Atakpamé, Sokodé.

Données démographiques

Population : 7,1 millions d’habitants (Banque mondiale, 2015) dont 1,5 à Lomé et son agglomération (recensement 2010)
Population rurale : 60 % (Banque mondiale, 2015), croissance annuelle : 1,8 %
Population urbaine : 40 % (Banque mondiale, 2015), croissance annuelle : 3,9 %
Densité : 134 habitants au kilomètre carré (Banque mondiale, 2015).
Taux de croissance démographique : 2,6% (Banque mondiale, 2015).

Espérance de vie à la naissance : 59 ans (PNUD, 2014).
Taux d’alphabétisation : 60 % (PNUD, 2014).
Indice de développement humain : 0,484, 162e sur 188 (PNUD, 2015).

Données économiques

Produit intérieur brut : 4,5 Mds$ (FMI, 2016).
Produit intérieur brut par habitant : 600 $ (FMI, 2016)
1 460 $ en Parité Pouvoir Achat (PPA, 2015).
Taux de croissance du produit intérieur brut : 5,3 % (FMI, 2016).
Taux d’inflation : 2,1 % en 2016, prévisions 2017 : 2,5 % (FMI, estimation et prévision)

Balance commerciale : - 956 M€ (DGT, 2015).
Principaux clients : Burkina Faso, Bénin, Inde (DGT, 2015).
Principaux fournisseurs : Chine, France, Afrique du Sud (DGT, 2015).
Part des secteurs d’activité dans le produit intérieur brut : agriculture 40,7 %, industrie 18,7 %, services 40,7 % (Banque mondiale, 2015).
Exportations de la France vers le Togo : 295,9 M€ (DGT, 2016).
Hors produits pétroliers (courtage international) : 192 M€ (DGT, 2016).
Importations françaises depuis le Togo : 10,5 M€ (DGT, 2016).

Aide publique au développement française décaissée : 31,9 M$ (OCDE, 2014)
(Total OCDE 208 M$, dont CAD 115,2 M$, Allemagne 28,8 M$, Japon 10,2 M$, USA 3,3 M$)

Composition du gouvernement
(1er août 2016)

Premier ministre : Selom Komi Klassou.
Ministre de l’économie et des finances : Sani Yaya.
Ministre du développement à la base, de l’artisanat, de la jeunesse et de l’emploi des jeunes : Victoire Sidemeho Tomegah-Dogbe.
Ministre de l’enseignement supérieur et de la recherche : Octave Nicoué Broohm.
Ministre de la fonction publique, du travail, de l’emploi et de la réforme administrative : Gilbert Bawara.
Ministre des postes et de l’économie numérique : Cina Lawson.
Ministre des Infrastructures et des Transports : Ninsao Gnofam,
Ministre de la sécurité et de la protection civile : Col. Damehane Yark.
Ministre des affaires étrangères, de la coopération et de l’intégration africaine : Robert Dussey.
Ministre de l’agriculture, de l’élevage et de l’hydraulique : Col. Ouro Koura Agadazi.
Ministre de l’administration territoriale, de la décentralisation et des collectivités locales : Payadowa Boukpessi.
Ministre du commerce et de la promotion du secteur privé : Bernadette Essossimna Legzim-Balouki.
Ministre de l’Industrie et du Tourisme : Yaovi Attigbé Ihou
Ministre de l’environnement et des ressources forestières : André Johnson.
Ministre de l’urbanisme, de l’habitat et du cadre de vie : Fiatuwo Kwadjo Sessenou.
Ministre des enseignements primaire, secondaire et de la formation professionnelle : Komi Paalamwé Tchakpele.
Ministre de la justice et des relations avec les institutions de la République : Pius Agbetomey.
Ministre de la communication, de la culture, des sports et de la formation civique : Guy Madjé Lorenzo.
Ministre de la santé et de la protection sociale : Moustafa Mijiyawa.
Ministre des mines et de l’énergie : Dèdèriwè Abi-Bidamon.
Ministre de l’action sociale, de la promotion de la femme et de l’alphabétisation : Tchabinandi Kolani Yentchare.
Ministre de la planification du développement : Kossi Assimaidou.
Ministre délégué auprès du ministre des enseignements primaire, secondaire, chargé de l’enseignement technique et de la formation professionnelle : Georges Kwawu Aïdam.
Ministre auprès de la présidence de la République : Batienne Kpabre-Sylli.
Ministre sans portefeuille auprès du Premier ministre : Elliott Ohin.
Secrétaire d’Etat auprès du Ministre de la Justice et des Relations avec les Institutions de la République, chargée des Droits de l’Homme : Nakpa Polo
Le ministère de la Défense et des Anciens Combattants est rattaché à la Présidence de la République.

Présence française

Consulat de France au Togo : Lomé.
Communauté française au Togo : 2837 Français inscrits au registre en mars 2017.
Consulat du Togo en France : Paris.
Communauté togolaise en France : 12 850 Togolais disposant d’un titre ou d’une autorisation de séjour valide en mars 2017.

Éléments d’actualité

Histoire contemporaine et politique intérieure

1960 – 1967 : Sylvanus Olympio et Nicolas Grunitzky

Le Togo accède à l’indépendance en avril 1960, avec Sylvanus Olympio pour président de la République. Mais la question du sort des anciens soldats des forces françaises, suspectés d’hostilité au régime provoque une crise dès lors que le pouvoir refuse leur intégration à la nouvelle armée togolaise. En janvier 1963, un groupe de militaires mené par Emmanuel Bodjollé et Étienne Gnassingbé Eyadéma mène un coup d’État lors duquel Sylvanus Olympio est assassiné.

Ils portent à la présidence Nicolas Grunitzky, rival de Sylvanus Olympio lors des débats qui ont agité la fin de la période coloniale, en même temps que son beau-frère. Une nouvelle constitution est adoptée par référendum en mai 1963. Mais le régime connaît des difficultés, liées notamment à la rivalité entre Nicolas Grunitzky et son vice-président Antoine Meatchi. En janvier 1967, Étienne Gnassingbé Eyadéma s’empare du pouvoir.

1967-2005 : Étienne Gnassingbé Eyadéma

Étienne Gnassingbé Eyadéma suspend la constitution, dissout l’assemblée nationale et interdit les partis politiques. Échappant à un coup d’État en septembre 1968, il met en place un parti unique, le Rassemblement du peuple togolais, en novembre 1969, puis fait adopter une constitution confortant le contrôle de l’État par ce dernier en décembre 1979. L’économie du Togo bénéficie durant cette période de la découverte de gisements de phosphate et d’un début d’industrialisation. Mais le pays, endetté, doit se soumettre à partir de mai 1983 à un plan d’ajustement structurel.

Les difficultés économiques, des manifestations à répétition et le contexte international conduisent à la proclamation du multipartisme en avril 1991 et, à l’issue d’une conférence nationale ouverte à l’opposition démocratique, à la création d’un organe législatif provisoire, le haut conseil de la République, et à la nomination d’un Premier ministre de transition, Joseph Kokou Koffigoh, en août 1991. Une nouvelle constitution ouvrant la voie à l’alternance est adoptée en septembre 1992, mais elle ne convainc pas : une grève générale est organisée ainsi que de nouvelles manifestations dont celle de Fréau Jardin, lors de laquelle les forces de l’ordre ouvrent le feu, faisant plusieurs dizaines de victimes. La candidature de Gilschrist Olympio, figure de proue de l’opposition, à l’élection présidentielle d’août 1993 est écartée, et Étienne Gnassingbé Eyadéma est réélu. Entre-temps, l’Union européenne a rompu ses relations de coopération avec le Togo, et plusieurs centaines de milliers de personnes se sont réfugiées dans les pays voisins.

Les élections législatives de février 1994 sont remportées par la frange de l’opposition qui a accepté de participer au scrutin. Mais le nouveau Premier ministre Edem Kodjo, minoritaire au sein de l’opposition, gouverne avec le parti présidentiel. En août 1996, le Rassemblement du peuple togolais retrouve la majorité des sièges à l’Assemblée nationale à la faveur d’élections législatives partielles. Edem Kodjo est remplacé par un membre du parti au pouvoir, Kwassi Klutse.

Étienne Gnassingbé Eyadéma est proclamé vainqueur de l’élection présidentielle de juin 1998, avec 52 % des voix contre 34 % à Gilchrist Olympio. L’opposition dénonce les irrégularités et refuse de participer aux élections législatives de mars 1999 et d’octobre 2002. Le Rassemblement du peuple togolais domine dès lors l’Assemblée nationale et peut, en décembre 2002, amender la constitution afin de permettre au chef de l’État d’être réélu sans limitation dans le temps. Il est ainsi reconduit en juin 2003, avec 57 % des suffrages, en l’absence de Gilchrist Olympio, à nouveau écarté. Étienne Gnassingbé Eyadéma meurt en février 2005.

Depuis 2005 : Faure Essozimna Gnassingbé

Il s’ensuit une crise politique et institutionnelle, lors de laquelle l’armée confie le pouvoir à Faure Essozimna Gnassingbé, fils du précédent président. Une élection est organisée dès avril 2005, remportée par Faure Gnassingbé, avec 60 % des voix, face à Emmanuel Bob Akitani, qui obtient 38 % des suffrages, Gilchist Olympio étant à nouveau empêché de participer au scrutin. Cette élection a lieu dans un contexte de violences, qui font cinq cents morts.

Faure Essozimna Gnassingbé nomme en juin 2005 un gouvernement d’ouverture, dirigé par Edem Kodjo, qui engage un dialogue avec l’opposition. Ce processus, facilité par la médiation du président burkinabé Blaise Compaoré, conduit à la signature en août 2006 d’un accord politique global prévoyant des réformes institutionnelles, notamment la limitation à deux des mandats présidentiels et le passage d’un à deux tours du scrutin présidentiel. Un nouveau gouvernement, dirigé par l’opposant Yawovi Agboyibo, mais sans l’Union des forces du changement de Gilchrist Olympio, est nommé en septembre 2006.

Les élections législatives d’octobre 2007 sont remportées par le Rassemblement du peuple togolais, qui, bénéficiant d’un découpage électoral favorable, obtient la majorité absolue des sièges. Un nouveau gouvernement issu de la majorité présidentielle est nommé, sous la direction de Komlan Mally puis de Gilbert Houngbo.

Faure Essozimna Gnassingbé est réélu en mars 2010 avec 61 % des suffrages, contre 34 % à Jean-Pierre Fabre de l’Union des forces du changement et 3 % à Yawovi Agboyibo du Comité d’action pour le renouveau. L’Union des forces du changement, sous l’impulsion de Gilchrist Olympio, accepte de participer aux gouvernements de Gibert Houngbo, reconduit à la primature en mai 2010, puis de Kwesi Ahoomey-Zunu qui le remplace en juillet 2012. Refusant cette stratégie, Jean-Pierre Fabre conduit une scission et fonde un nouveau parti, l’Alliance nationale pour le changement.

Les élections législatives de juillet 2013 voient la victoire du nouveau parti présidentiel, l’Union pour la République, qui obtient 62 députés (sur 91), contre 19 au Collectif Sauvons le Togo, qui réunit plusieurs partis dont l’Alliance nationale pour le changement, et 6 à la Coalition arc-en-ciel qui rassemble d’autres partis dont le Comité d’action pour le renouveau. L’Union des forces du changement obtient 3 sièges.

Le président Faure Gnassingbé est réélu pour un troisième mandat en avril 2015. Il obtient 59 % des voix, contre 35 % à Jean-Pierre Fabre, 4 % à Aimé Gogué, 1 % à Gerry Taama et 1 % à Mohamed Tchassona Traoré. L’abstention s’établit à 39 %, en progression de quatre points par rapport à mars 2010. La campagne électorale et le scrutin se sont déroulés dans le calme. Jean-Pierre Fabre ne reconnaît pas les résultats de l’élection qui sont devenus définitifs à l’expiration des délais de recours.

Komi Selom Klassou, nommé Premier ministre le 5 juin 2015 a formé un nouveau gouvernement le 28 juin 2015 avec pour mission d’appliquer le programme économique et social présenté par le Président Faure Gnassingbé lors de sa campagne. Le gouvernement a été légèrement remanié par décret présidentiel en août 2016.

Le 25 janvier 2016, un décret d’application de la loi de 2013 portant statut de l’opposition a été adopté. Jean-Pierre Fabre jouit désormais du statut de Chef de file de l’opposition, l’ANC dont il est président étant le parti d’opposition qui compte le plus grand nombre de députés à l’Assemblée nationale (16).

Le débat politique, particulièrement atone depuis l’été 2015, est miné par la question des réformes constitutionnelles. L’opposition réclame notamment la limitation du nombre de mandats et un scrutin à deux tours mais aucun consensus n’a été trouvé pour l’heure entre les différents acteurs politiques. Une commission de réflexion sur les réformes politiques, institutionnelles et constitutionnelles a vu le jour en janvier 2017. Cette commission fait suite aux recommandations de la Commission Vérité Justice et Réconciliation (ayant remis son rapport en 2012) et du Haut-Commissariat à la Réconciliation et au Renforcement de l’Union Nationale (HCRRUN) dont les travaux datent de juillet 2016. Depuis le printemps 2016, le processus de décentralisation, avec en ligne de mire l’organisation d’élections locales, paraît s’engager. Toutefois, l’opposition conteste la méthode et se sent mise à l’écart des préparatifs. Un atelier sur la décentralisation a néanmoins eu lieu en décembre 2016, réunissant un large panel de formations politiques, d’experts et d’observateurs.

Situation économique et financière

La stabilisation de la situation politique et le retour des bailleurs de fonds internationaux à partir de 2007 a permis la relance de la croissance du PIB, avec une moyenne de 5,2% entre 2010 et 2015. Les services du FMI ont estimé une croissance de 5,3 % en 2016, sous l’impulsion de la production agricole, des services de transport liés au commerce international et de l’impact positif de l’amélioration de l’infrastructure des transports sur l’activité économique privée. La croissance devrait se maintenir autour de 5 à 6 % au moins dans les prochaines années.

Le point d’achèvement de l’initiative PPTE (Pays Pauvres Très Endettés) a été atteint fin 2010 (pour laquelle la France a contribué à hauteur de 100 millions d’euros). En a résulté quasi-immédiatement un allègement global de la dette de 1,8 milliards de dollars US, représentant 82 % de la dette extérieure en nominal. En termes de ratio par rapport au PIB, la dette extérieure est passée de 81,4% en 2007 à 17,2% en 2010. Le dynamisme de l’investissement public a soutenu la croissance, mais a également contribué à une augmentation importante de la dette publique et du déficit des transactions extérieures courantes. Le ratio dette publique/PIB, atteindrait 75,4 % fin 2015, après intégration d’emprunts bancaires de « préfinancements » routiers dans la dette lors de la mission article IV du FMI en 2016. Il s’agit d’un niveau très supérieur à la moyenne des pays à faible revenu d’Afrique Subsaharienne (34,4% en 2014).

Sur le plan budgétaire, après quelques années de déficit accru, le Togo prévoit en 2017 un déficit maitrisé (réduction du déficit budgétaire à 1.17%), sur une base de collecte de recettes en hausse par rapport à l’année 2016 (prévision de pression fiscale à 22,1 % du PIB, au-delà du seuil de 20 % défini par les critères de convergence de la zone UEMOA). La mise en place d’un Office togolais des recettes, qui rassemble les services des impôts et des douanes, a augmenté le recouvrement des recettes ces dernières années (707 millions d’euros en 2014, 811 millions d’euros en 2015, 955 millions d’euros en 2016).

Alors que le pays ne disposait plus d’accord avec le Fonds monétaire international depuis novembre 2011le FMI et le Togo ont conclu à Lomé le 18 janvier 2017 un accord au niveau des services pour la mise en place d’une Facilité Elargie de Crédit (F.E.C). L’accord technique conclu porte, sous réserve d’approbation par le conseil d’administration du Fonds, sur une F.E.C. d’un montant de 176 millions de Droits de Tirage Spéciaux (un prêt d’environ 238 millions de dollars US étalé sur 3 ans et remboursable sur 10 ans) équivalant à 120% du quota du Togo au FMI.

Les principaux produits d’exportation sont le ciment, les phosphates et le coton. Le déficit de la balance commercial s’établit à 956 millions d’euros en 2015. Mais le Togo s’affirme surtout comme une économie de transit, fondée notamment sur le port autonome de Lomé, seul port en eaux profondes du golfe de Guinée, la nouvelle aérogare, le « hub » bancaire et des projets d’interconnexion ferroviaire avec le Ghana et le Bénin.

Néanmoins, 51 % de la population vit en situation de pauvreté multidimensionnelle au sens du Programme des Nations unies pour le développement et le Togo arrive en 162ème position au classement par l’indice de développement humain.

Le Togo occupe la 154ème place du classement de la Banque Mondiale sur la facilité de faire des affaires en 2016, sur 190 pays.

Politique étrangère

Le Togo cultive de bonnes relations avec ses voisins. Depuis l’élection de Nana Akufo-Addo au Ghana, Faure Gnassingbé a effectué deux visites d’État dans le pays, une à l’occasion de l’investiture du nouveau président en janvier 2017, et une autre en mars 2017 à l’occasion des 60 ans de l’indépendance du Ghana. Les trois pays voisins que sont le Togo, le Ghana et le Bénin coopèrent dans les domaines de l’aviation civile et de la lutte contre la piraterie.

Le pays s’investit également dans les enceintes multilatérales. Il est membre de l’Union africaine et de la Communauté économique des États d’Afrique de l’Ouest. En mars 2016, il contribue à 6 opérations de maintien de la paix, principalement la mission des Nations Unies pour la stabilisation au Mali, avec 1 079 soldats et policiers, et l’opération hybride de l’Union africaine et des Nations Unies au Darfour, avec 147 personnes. Le Togo a été élu membre non permanent du Conseil de sécurité des Nations Unies à deux reprises, en 1982-1983 et en 2012-2013. Ce mandat a permis à la diplomatie togolaise de se familiariser avec les grandes questions internationales et de rehausser quelque peu son image.

En octobre 2016, le Togo a accueilli le Sommet extraordinaire de l’Union Africaine sur la sécurité maritime et le développement en Afrique. Cette session s’est inscrite dans le droit fil des sommets de Yaoundé (juin 2013) et des Seychelles (février 2015), afin de mettre en place une stratégie africaine de protection des mers et des océans, pour garantir paix, sécurité et stabilité, et de faire de l’espace maritime africain le levier principal d’un développement économique pérenne (« économie bleue »). Ce sommet a donné lieu à la signature de la Charte de Lomé par 31 Etats. Depuis ce sommet, le Togo cherche à affirmer sa stature internationale. En 2017, il accueillera le premier Sommet Israël-Afrique, ainsi que la Conférence Ministérielle annuelle de la Francophonie.

Récemment, le Togo cherche à diversifier ses partenariats. Le ministre des Affaires étrangères de la coopération et de l’intégration africaine, Robert Dussey, multiplie les efforts pour dynamiser les relations avec la Chine et les pays du Golfe persique en particulier mais aussi avec le Maroc, l’Egypte et l’Inde. Le Togo est membre depuis 1997 de l’Organisation de la coopération islamique et a rejoint, en décembre 2015, la Coalition islamique antiterroriste emmenée par l’Arabie Saoudite. Le Président togolais s’est rendu en Egypte en février 2017, signe d’un rapprochement croissant entre les deux pays.

L’Allemagne développe un intérêt croissant pour son ancienne colonie. Des officiels s’y succèdent : le représentant spécial de la Chancelière pour l’Afrique en 2015 puis le vice-ministre de la défense en 2015, le ministre de la coopération en janvier 2016. La banque de développement KfW a ouvert un bureau à Lomé en 2015 afin de démultiplier l’aide publique allemande. Une deuxième édition du Printemps de la coopération Allemagne – Togo s’est tenue en avril 2017.

Le Togo se montre de plus en plus attentif à son importante diaspora, considérée comme une richesse. Les Togolais vivant à l’étranger sont estimés à deux millions, dont 30% en Europe et en Amérique du Nord, et leurs transferts de fonds représentent environ 10% du PIB. Une « semaine de la diaspora », destinée à récompenser les talents togolais à l’étranger, s’est déroulée en janvier 2016, avec pour objectif affiché de favoriser le retour au pays de compatriotes susceptibles d’en stimuler la croissance et le développement. Une nouvelle manifestation du même type est prévue en janvier 2018.

Mise à jour : 11.04.17

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