Présentation de la Suisse

Données générales

Présentation du pays

Nom officiel : Confédération suisse
Nature du régime : État fédéral – démocratie semi-directe
Chef de l’État et/ou du Gouvernement Doris Leuthard (présidence tournante)

Données géographiques

Superficie : 41 285 km2
Capitale : Berne (127.500 hab.)
Villes principales : En milliers d’habitants fin 2014 : Zurich (391,4), Genève (194,6), Bâle (168,6), Lausanne (133,9)
Langue (s) officielle (s) : allemand, français, italien, romanche
Langue (s) courante (s) : allemand, français, italien
Monnaie : franc suisse (CHF)
Fête nationale : 1er août

Données démographiques

Population (en millions) : 8 325 200
Densité : 201.7 hab./km2
Croissance démographique : 1.2% (2014)
Espérance de vie (2011) : 81 ans pour les hommes et 85,2 ans pour les femmes
Taux d’alphabétisation : 99,6 %
Religion (s) : catholiques romains (38,2%), protestants (26,9%), autres communautés chrétiennes (5,7%), communautés juives (0,3%), communautés islamiques (4,9%), autres (23,8%)
Indice de développement humain : 0,917 – 3ème rang

Données économiques
(Sources : DGTPE, Commission européenne, PNUD)

PIB : 599 Mds d’€ en 2015
Taux de croissance : +1,0% en 2015
Taux de chômage : 4.6% en 2015
Taux d’inflation : -0,8% en 2015
Solde budgétaire : 605 M CHF en 2014
Balance commerciale : +26,6 Mds CHF en 2013
Principaux clients : Allemagne (19%), Etats-Unis (13%), Italie (7%), France (7%), Chine (4%)
Principaux fournisseurs : Allemagne (28%), Italie (10%), France (8%), Chine et Hongkong (7%), Etats-Unis (6%)
Solde commercial de la France avec la Suisse (2015) : -350 millions d’euros.
Exportations de la France vers la Suisse (2015) : 13,8 Mds€
Importations françaises depuis la Suisse (2015) : 14,1 Mds€

Pour plus d’informations : http://www.tresor.economie.gouv.fr/Pays/suisse

Composition du gouvernement

Gouvernement (Conseil fédéral), formé le 9 décembre 2015, comprenant 7 membres élus par l’Assemblée fédérale pour un mandat de 4 ans. Il sera renouvelé en décembre 2019.

Répartition des sièges entre les cinq principaux partis :

  • 2 PLR (Parti Libéral-Radical)
  • 2 PS (Parti Socialiste)
  • 2 UDC (Union Démocratique du Centre)- 1 PDC (Parti Démocrate-Chrétien)

Membres du gouvernement

  • Doris LEUTHARD (PDC) : Présidente de la Confédération pour l’année 2017, Conseillère fédérale en charge de l’environnement, des transports, de l’énergie et des communications,
  • Johann SCHNEIDER-AMMANN (PLR) : Conseiller fédéral en charge de l’économie, de la formation et de la recherche (Président de la Confédération en 2016)
  • Didier BURKHALTER (PLR) : Conseiller fédéral en charge des affaires étrangères
  • Alain BERSET (PS) : Conseiller fédéral en charge de l’Intérieur (santé, culture, éducation, recherche)
  • Simonetta SOMMARUGA (PS) : Conseillère fédérale en charge de la justice et de la police
  • Ueli MAURER (UDC) : Conseiller fédéral en charge des finances
  • Guy PARMELIN (UDC) : Conseiller fédéral en charge de la défense, de la protection de la population et des sports

Présence française

Site Internet de notre ambassade : http://www.ambafrance-ch.org/
Consulats généraux de France : Genève et Zurich
Communauté française en Suisse : 220 000 dont 61% de double nationaux
Communauté suisse en France : 200 000

Éléments d’actualité

Politique intérieure

La Confédération suisse a été fondée en 1291. Elle est l’aboutissement d’un processus de rapprochement entre des cantons, différenciés les uns des autres par leurs langues puis par leurs religions, mais unis dans leur opposition à des voisins puissants. État fédéral depuis 1848, sa structure constitue un modèle singulier, considéré comme la clé du succès national. Sa politique interne se caractérise par la recherche du consensus dans les affaires communes. La nature des institutions politiques du pays souligne cette volonté de prévenir les tensions internes : les singularités locales sont défendues par un fédéralisme garantissant d’importantes prérogatives aux 26 cantons. On compte trois niveaux à ce système politique : la Confédération, les cantons et les communes.

a) A l’échelle nationale : la Confédération

La Suisse est une démocratie semi-directe, présidée par Doris Leuthard. La Confédération dirige les affaires qui sont hors des domaines de compétence des cantons, telles que la défense ou la monnaie, et établit le budget et le compte de l’État fédéral. Au plan international, elle décide de la politique étrangère et représente la Suisse à l’étranger.

Le Conseil fédéral, organe collégial élu par le Parlement, exerce le pouvoir exécutif. La présidence est assurée alternativement par chacun des sept conseillers fédéraux pendant une année. A ce « gouvernement de concordance » se conjugue la démocratie directe : les Suisses ont non seulement le droit d’élire des représentants lors des élections législatives ou exécutives, mais peuvent également faire un dépôt d’initiative populaire (une partie du corps électoral élabore un projet de loi sur un sujet politique lui paraissant important et l’introduit dans le débat politique) ou faire une demande de référendum (droit du peuple de demander après coup une votation populaire sur certaines décisions prises par les autorités). L’ensemble de ces facteurs, auxquels s’ajoute l’imbrication entre le monde politique et le pouvoir économique, dite pratique du "Filz", débouche sur un pouvoir politique fédéral faible.

Le pouvoir législatif est exercé par l’Assemblée fédérale, formée de deux chambres aux pouvoirs égaux : le Conseil des États (46 membres, représentant les cantons) et le Conseil national (200 membres, représentant le peuple). Au Conseil national, le nombre de sièges par canton est proportionnel à sa population. Au Conseil des États, les cantons possèdent 2 sièges, à l’exception des « demi-cantons » (Obwald, Nidwald, Bâle-Ville, Bâle-Campagne, Appenzell Rhodes-Extérieures et Appenzell Rhodes-Intérieures) qui n’ont qu’un seul siège. Les membres du Conseil national sont élus pour 4 ans. Le mandat des membres du Conseil des États dépend du droit cantonal. Les dernières élections législatives ont eu lieu le 18 octobre 2015.

b) A l’échelle cantonale

La Suisse est formée de 26 cantons, qui ont le statut d’États fédérés. Les principaux secteurs d’activité de toutes les administrations cantonales sont : les finances, la justice, l’économie, l’éducation, la protection sociale, la police et la sécurité, le bâtiment et les travaux publics. Chaque canton a sa constitution, son parlement, son gouvernement et ses tribunaux. Le nombre de députés des parlements cantonaux varie de 58 à 180. Tous les députés sont élus au suffrage direct ; dans la plupart des cantons, ils sont élus au scrutin proportionnel. Les gouvernements cantonaux (qui comptent 5 ou 7 membres) sont élus au suffrage direct. Ils sont élus au scrutin majoritaire, sauf dans les cantons de Zoug et du Tessin, qui ont adopté un système proportionnel.

c) A l’échelle communale

Enfin, les cantons se composent de communes politiques, au nombre de 2 324 en 2015. Celles-ci forment l’échelon de base de l’organisation politique de la Suisse. Outre les tâches qui leur sont confiées par leur canton ou par la Confédération telles que la tenue du registre des habitants ou la protection civile, les communes déterminent leurs propres compétences dans plusieurs domaines : éducation, protection sociale, approvisionnement en énergie, infrastructures routières, aménagement du territoire, etc. Le degré d’autonomie des communes, très variable, est déterminé par les cantons. Près d’une commune sur cinq a un parlement, notamment dans les villes. Dans les autres, le législatif est une assemblée communale, à laquelle tous les citoyens peuvent participer et où s’exerce la démocratie directe : le peuple n’est pas représenté par des députés mais prend lui-même les décisions politiques et nomme le conseil communal (exécutif).

Situation économique

a) Environnement macroéconomique

La Suisse jouit d’un PIB égal à un quart de celui de la France pour une population de seulement 8 millions d’habitants. Ce succès économique s’appuie sur une balance commerciale excédentaire due aux performances de quelques secteurs clefs (industrie pharmaceutique, horlogerie, industrie des machines et électronique…). L’industrie suisse, qui représente 27% du PIB national, est très performante à l’exportation selon un modèle proche du « modèle allemand » : positionnement sur des produits à forte valeur ajoutée ; importantes capacités d’innovation (l’investissement en R&D représente presque 3% du PIB) ; et un réseau très dense de PME tournées vers l’extérieur (12,3% d’entre elles exportent contre 4,6% en France).

La compétitivité de la Suisse (économie la plus compétitive au monde selon World Economic Forum pour la 8ème année consécutive en 2016) s’appuie sur un agrégat d’atouts : transparence des institutions, capacité d’innovation et de recherche, coopération entre public et privé, marché de l’emploi particulièrement flexible, système éducatif performant auquel s’ajoute un système bancaire puissant. Le secteur financier contribue à 10% du PIB et apporterait 12 à 15% des rentrées fiscales en permettant le financement d’une partie des infrastructures et de la recherche. L’industrie et la finance sont donc complémentaires et se renforcent mutuellement. Les économistes de l’ETHZ (KOF) et du Secrétariat d’Etat à l’Economie (SECO), prévoient une accélération de la croissance pour 2017 à 1,8%.

Concernant l’inflation, les mêmes spécialistes estiment que les prix devraient lentement renouer avec des chiffres positifs, de l’ordre de 0.2% en 2017.

b) Relations commerciales

L’Union européenne constitue toujours de loin le premier partenaire commercial de la Suisse, avec 63% de ses échanges. Dans le même temps, la part des BRICS (Hong Kong compris) dans les échanges est stable, à 10,5% du total des échanges.

L’Allemagne reste largement le premier partenaire commercial bilatéral du pays, avec 22,7%, devant les Etats-Unis (10%, en progression de 0,9 point), l’Italie, la Chine (Hong Kong compris) et la France. La Chine (Hong Kong compris) dépasse désormais les Etats-Unis au 4e rang des fournisseurs. L’Union européenne représentait 73% des importations suisses en 2014, contre 81% dix ans plus tôt.
La Suisse réalise son plus important solde commercial positif avec les Etats-Unis (16,2 Mds CHF, +19,8% par rapport à 2014), le Royaume-Uni (4, Mds CHF, -2,7%) et la Chine (avec Hong Kong ; 2.4 Mds CHF, -34,4%). Ses plus importants déficits sont en revanche enregistrés face à l’Allemagne (-11.9 Mds CHF, en réduction de 9,1%), l’Irlande (-6,0 Mds CHF, +3,1%) et l’Italie (-3,6 Mds CHF, en recul de 2%).

En termes de produits, l’excédent commercial helvétique est notamment attribuable aux excellents soldes de l’horlogerie (+19,4 Mds CHF) et des produits pharmaceutiques (18 Mds CHF, en hausse de 14,2%). Les produits sanguins (+17,2% Mds CHF) complètent le podium. A l’inverse, la Suisse enregistre ses plus importants déficits sur les postes des automobiles (-9,3 Mds CHF), des hydrocarbures et des matériels informatiques.

Politique étrangère

a) La Suisse et le monde

La politique étrangère de la Suisse est fondée sur sa neutralité et, depuis la Seconde guerre mondiale, sur la solidarité. Son action à l’étranger s’articule autour de la prévention des conflits armés, de la promotion et du respect des droits de l’Homme, de la lutte contre la pauvreté et de la sauvegarde des intérêts économiques suisses à l’étranger. Malgré une tendance à se tenir à l’écart des grandes entités internationales, la Suisse est membre - notamment - des Nations unies (depuis septembre 2002), du Conseil de l’Europe, de l’Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE) et de l’Organisation internationale de la francophonie (OIF).

Présente sur la scène internationale la Suisse abrite le siège de nombreuses institutions spécialisées de l’ONU (OMS, OIT, HCR, CNUCED…), ou d’organisations intergouvernementales majeures (OMPI, UIT, UPU, OTIF, OMM) et s’avère un important bailleur de fonds d’organisations internationales. La Confédération est devenue un acteur majeur dans le domaine de l’aide au développement (10ème place des donateurs parmi les pays industrialisés). La Suisse présente un bilan positif mais peu connu de son activité internationale. Elle accepte d’engager des soldats armés dans des missions de maintien de la paix à l’étranger et d’assurer des tâches d’autoprotection et de sûreté (depuis la révision de la loi militaire).

Dans le domaine de la lutte anti-terroriste, les autorités suisses s’attachent à véhiculer l’idée d’une politique exemplaire de lutte contre le blanchiment d’argent issu du terrorisme (embargo sur les armes, interdiction d’entrée et de transit sur le territoire et sanctions financières à l’égard des membres de la mouvance Al-Qaida, avec diffusion, sur internet des titulaires des comptes bloqués).

Mise à jour : 08.06.17

Informations complémentaires

PLAN DU SITE