Accès rapide :

Présentation de la Slovénie

Présentation

Données générales

Nom officiel : République de Slovénie
Nature du régime : parlementaire
Chef de l’Etat : Borut Pahor (élu le 2 décembre 2012)
Premier ministre : Miro Cerar, (élu le 13 juillet 2014)

Données géographiques

Superficie : 20 273 km²
Capitale : Ljubljana
Villes principales : Maribor, Kranj, Celje, Koper, Nova Gorica, Novo Mesto
Langue officielle : slovène
Monnaie : euro (depuis le 1er janvier 2007)
Fête nationale : 25 juin

Données démographiques

Population : 2,0 millions d’habitants
Espérance de vie (2012) : 79,4 ans
Taux d’alphabétisation : 99,7 %
Religions : catholiques 58 %, musulmans 2,5 %, orthodoxes 2,5 %, protestants 1 %, n.s.p.p. 23 %

Données économiques

PIB (2013) : 35,3 MM€
PIB par habitant (2012) : 17.200 €
Taux de croissance (2013) : -1,6 % (prévision 2014 : -0,1 %)
Taux de chômage (2014) : 10,8 %
Taux d’inflation (2013) : 1,9 %
Déficit public (2013) : -14,7% du PIB (comprenant le coût de recapitalisation des banques)
Dette publique (2013) : 71,7% du PIB

Principaux clients : Allemagne, Italie, Autriche, Croatie, France, Hongrie
Principaux fournisseurs : Allemagne, Italie, Autriche, France, Croatie, Hongrie

Part des principaux secteurs d’activités dans le PIB :

  • agriculture : 2 %
  • industrie : 31 %
  • services : 67 %

Exportations de la France vers la Slovénie (2013) : 767 M€
Importations françaises de Slovénie (2013) : 1215 M€
Solde commercial (en notre défaveur) : 448 M€

Pour plus d’informations : http://www.tresor.economie.gouv.fr/…

Représentation consulaire : section consulaire de l’Ambassade de France à Ljubljana.
Communauté française en Slovénie : 679 Français inscrits au registre des Français établis hors de France au 31 décembre 2013.
Communauté slovène en France : communauté estimée à près de 20 000 personnes.

Politique intérieure

Indépendante depuis 1991, la République de Slovénie est dotée d’un régime parlementaire comprenant certains éléments de démocratie directe.

La fête nationale slovène est fixée au 25 juin, jour de l’adoption, en 1991, de la Charte constitutionnelle fondamentale sur la souveraineté et l’indépendance de la République de Slovénie. Le pays est régi par la Constitution du 23 décembre 1991.

L’Assemblée nationale (Državni zbor, chambre basse) comprend 90 députés élus pour 4 ans au suffrage universel direct selon une formule de représentation proportionnelle. Elle adopte les amendements constitutionnels à la majorité des deux tiers de ses membres. Elle peut convoquer un référendum de sa propre initiative et y est tenue si un tiers des députés en font la demande. Elle décide de l’emploi des forces armées. La présidence de plusieurs commissions (lois, contrôle budgétaire, défense, renseignement…) est traditionnellement assurée par des partis d’opposition.

Le Conseil national (Državni svet, chambre haute) comprend 40 membres désignés par les collectivités locales ainsi que par les organisations professionnelles, syndicales et associatives. Il peut soumettre à l’Assemblée nationale des propositions de loi et exiger de sa part une 2e lecture d’une loi. Il peut aussi exiger la convocation d’un référendum.

Le premier ministre (Predsednik vlade) est élu par l’Assemblée nationale, sur proposition du Président de la République ou des députés. Il est responsable de la coordination interministérielle mais ne dispose pas d’un pouvoir de directive sur ses ministres. Ces derniers sont individuellement responsables devant l’Assemblée nationale.

Le président de la République (Predsednik republike) est élu au suffrage universel direct pour un mandat de 5 ans renouvelable une fois. Outre ses fonctions de représentation, il est commandant en chef des armées et désigne les juges de la Cour constitutionnelle, le gouverneur de la banque centrale et le médiateur (nominations soumises à l’approbation de l’Assemblée nationale).

Les communautés italienne et hongroise disposent également d‘un siège chacune à l’Assemblée nationale. Leurs représentants, respectivement MM. Roberto Battelli et Laszlo Göncz, ont signé un accord de coopération avec les partis de la coalition, mais n’en font pas formellement partie.

Les citoyens disposent d’un droit de pétition étendu : l’Assemblée nationale est tenue d’examiner toute proposition de loi émanant d’au moins 5 000 électeurs, et toute proposition de loi constitutionnelle soumise par au moins 30 000 électeurs. Elle est également tenue de convoquer un référendum si au moins 40 000 électeurs en font la demande.

La Cour constitutionnelle peut être saisie par un particulier par voie d’exception.

La Constitution reconnaît des droits spécifiques aux « communautés nationales autochtones italienne et hongroise » en matière de préservation de leur identité nationale (usage des symboles nationaux, presse, enseignement, liens avec les pays d’origine, représentation parlementaire…). Elle reconnaît aussi des droits spécifiques aux Roms.

Un chemin européen sans équivoque

L’adhésion de la Slovénie à l’Union européenne a constitué un axe central de l’action conduite par les autorités slovènes depuis l’indépendance du pays en 1991. Cet ancrage européen a permis, dès 1996, la signature d’un accord d’association avec l’UE, précédant l’ouverture de négociations d’adhésion de 1998 à 2002. Près de 90% des électeurs slovènes ont exprimé leur souhait de voir leur pays rejoindre l’UE à lors du référendum du 14 avril 2003. Nouvel Etat-membre depuis le 1er mai 2004, la Slovénie a poursuivi sa politique d’intégration européenne, à travers l’adoption de l’euro au 1er janvier 2007 et l’adhésion à l’espace Schengen le 21 décembre 2007. La Slovénie a assuré la présidence du Conseil de l’UE dès le premier semestre 2008.

Sur le plan intérieur, la Slovénie a mené une politique d’inspiration libérale, sans s’écarter significativement de la « transition en douceur » menée depuis 1991. La crise financière de 2008 a cependant affecté durement l’économie slovène, dont le système bancaire connait des fragilités.

La Slovénie a récemment traversée une phase de « turbulences politiques », marquée par le renversement de trois gouvernements en trois ans. Au cours de l’année 2014, le Parlement slovène a ainsi voté, le 28 février, la défiance contre le gouvernement de centre-droit de Janez Janša et élu la Présidente par intérim du parti de centre-gauche « Slovénie positive », Alenka Bratušek, au poste de Premier ministre. Dans un contexte marqué par la difficile mise en œuvre d’un programme d’austérité, Mme Bratušek a annoncé sa démission le 5 mai après avoir été désavouée par sa formation politique lors de primaires anticipées. Les élections anticipées du 13 juillet ont vu la victoire du juriste Miro Cerar, dont le parti de centre-gauche (le SMC) a remporté 36 des 90 sièges de l’Assemblée nationale. Lors de son discours d’investiture au Parlement, le 18 septembre, le nouveau Premier ministre a mis l’accent sur l’objectif de restauration de la compétitivité et de la performance de l’économie slovène. L’accord de coalition entre les trois formations politiques au pouvoir prévoit également la mise en œuvre de réformes sociales, notamment dans le domaine de l’éducation et de la santé.

Situation économique

La Slovénie devrait renouer avec la croissance en 2014, les dernières prévisions laissant apparaître une hausse du PIB proche de 2%. Ce regain d’activité, qui doit encore être consolidé, s’explique notamment par un accroissement de l’investissement, tiré par le secteur de la construction publique, et une légère reprise de la consommation des ménages. Le commerce extérieur (dont la part dans le PIB slovène est supérieure à 130%) devrait également apporter une contribution positive à la croissance en 2014. Les exportations slovènes ont bénéficié d’un niveau soutenu de la demande de ses principaux partenaires économiques (Allemagne, Autriche, Italie, pays des Balkans occidentaux).

Sur le volet financier, la Slovénie est parvenue en 2013 à éviter le recours à un plan de sauvetage européen. Elle a cependant dû appliquer un plan de recapitalisation de son secteur bancaire, fortement exposé aux créances douteuses, au prix d’un accroissement de la dette publique à plus de 70% du PIB. Les autorités slovènes ont parallèlement engagé une politique de consolidation budgétaire, visant à rétablir la trajectoire des finances publiques. Elles ont adopté plusieurs mesures destinées à accroitre les recettes fiscales (rehaussement de la TVA ; introduction d’une taxe sur la propriété immobilière) et diminuer les dépenses publiques (baisse des salaires dans la fonction publique, négociée avec les partenaires sociaux, et de nombreux transferts sociaux). Un programme de privatisation d’entreprises publiques a par ailleurs été décidé.

Politique extérieure

Depuis son indépendance en 1991, la Slovénie a cherché à densifier son réseau diplomatique. Il compte actuellement 46 ambassades et représentations permanentes dans le monde. Outre l’intégration européenne des Balkans occidentaux, la diplomatie économique figure parmi les priorités de la diplomatie slovène.

La Slovénie poursuit une activité diplomatique importante dans les Balkans. Avocat infatigable des Etats de la région dans leur rapprochement avec l’Union, elle a développé des coopérations techniques (jumelages institutionnels, envoi d’experts, etc.) qui lui ont donné un rôle de formateur ou de conseil. Elle se montre disponible pour des missions de dialogue et de bons offices. Les autorités slovènes sont également à l’initiative de la relance, en 2010, du processus d’intégration régionale de Brdo.

Les relations bilatérales avec l’ensemble des autres pays des Balkans sont bonnes, la Slovénie n’ayant de différend bilatéral avec aucun d’entre eux. Elle veille particulièrement au développement de ses intérêts économiques dans cette région, où son commerce extérieur enregistre des excédents. Les relations bilatérales avec la Croatie se sont améliorées au cours des dernières années, notamment à la faveur de la ratification par le parlement slovène du traité d’adhésion de la Croatie à l’UE et du règlement du différend frontalier de la baie de Piran. Les relations avec la Serbie sont étroites, les entreprises slovènes ayant massivement investi dans ce pays. S’agissant du Kosovo, la Slovénie est présente au sein de la KFOR avec plus de 300 soldats. Il s’agit du plus fort engagement slovène à l’étranger.

La Slovénie entretient avec des relations étroites, en particulier sur le plan économique, avec l’Italie et l’Autriche. Ces deux pays figurent parmi ses principaux partenaires commerciaux, et partagent des convergences avec Ljubljana sur les Balkans occidentaux.

Les relations avec les pays d’Europe centrale se sont renforcées ces dernières années et la Slovénie, associée au groupe de Visegrad, participe aux initiatives pour le bassin du Danube. Les intérêts communs sur les questions de politique européenne de cohésion renforcent ces liens.

Depuis 2012, les autorités slovènes ont affiché leur souhait de renforcer les relations avec la Russie et les Etats du partenariat oriental. Au cours de la crise russo-ukrainienne, Ljubljana a rappelé son souhait de jouer un rôle actif en faveur du dialogue politique et de la sortie de crise et sa disponibilité à se poser en médiateur entre l’UE et la Russie.

Dans le cadre du développement de sa diplomatie économique, la Slovénie s’est d’abord tournée vers les pays arabes, cherchant ainsi à regagner la position qu’occupait la Yougoslavie sur le marché des pays non alignés. Depuis un an, les pays de l’ex-CEI (Azerbaïdjan, Kazakhstan) sont les pays cibles de l’agence slovène de promotion des échanges. La Slovénie a également signé en 2011 un accord de partenariat stratégique avec la Turquie, qui constitue un des pays cibles de sa diplomatie économique.

S’agissant des questions de sécurité, la Slovénie cherche à concilier son attachement à l’OTAN avec un soutien à la politique européenne de sécurité et de défense. Les moyens limités de la Slovénie ne lui permettent cependant pas d’actions ambitieuses dans ce domaine.

Fortement attachée au multilatéralisme et aux actions de promotion des droits de l’Homme, la Slovénie est candidate à un siège au Conseil des droits de l’Homme des Nations-unies pour la période 2016-2018.

Mise à jour : 27.10.14

Informations complémentaires

PLAN DU SITE



MENTIONS LÉGALES & INFOS PRATIQUES

Tous droits réservés - Ministère des Affaires étrangères et du Développement international - 2014