Présentation de la Slovaquie

Données générales

Présentation du pays

Nom officiel : République slovaque
Nature du régime : République parlementaire (depuis le 1er janvier 1993)
Président de la République : M. Andrej Kiska (depuis le 15 juin 2014)

Données géographiques

Superficie : 49 035 km²
Capitale : Bratislava (426 000 hab.)
Villes principales : Košice (239 000 hab.), Prešov (90 000 hab.), Žilina (81 000 hab.), Banská Bystrica (79 000 hab.), Nitra (77 000 hab.), Trnava (66 000 hab.).
Langue officielle : slovaque
Monnaie : euro (depuis le 1er janvier 2009)
Fête nationale : 1er septembre (fête de la Constitution)

Données démographiques

Population (au 1er janvier 2016) : 5 426 252 hab.
Densité (2015) : 110,6 hab./km²
Croissance démographique (2015) : 0,1%
Espérance de vie (2015) : 76,3 ans (72,7 ans pour les hommes, 80 ans pour les femmes)
Taux d’alphabétisation (2015) : 99,6%
Religion (s) : pas de religion officielle. Catholicisme romain, protestantisme.
Indice de développement humain (2015) : 0,890 (40e)

Données économiques

PIB (2016, en prix courants du marché) : 80,96 Mds d’euros
PIB par habitant (2016, en prix courants du marché) : 14 900 euros
Croissance (2016) : 3,3 %
Chômage (au sens du BIT) (2016) : 9,7%
Inflation (2016) : -0,5%
Solde budgétaire (2015) : - 2130,3 millions d’euros (-2,7%)
Principaux clients (2016) : Allemagne (22%), République tchèque (12,4%), Pologne (8,3%)
Principaux fournisseurs (2016) : Allemagne (16%), République tchèque (11,3%), Chine (8,8%)
Part des principaux secteurs d’activités dans le PIB (2016) :

  • agriculture : 4%
  • industrie : 34,5 %
  • services : 61,5 %
    Exportations de la France vers la Slovaquie (2016) : 2,5 Mds d’euros
    Importations françaises depuis la Slovaquie (2016) : 4 Mds d’euros
    Site Internet du Trésor

Composition du gouvernement

Premier ministre : M. Robert Fico (Smer-SD)

  • Vice-Premier ministre chargé des investissements : M. Peter Pellegrini (Smer-SD)
  • Vice-Premier ministre, ministre de l’intérieur : M. Robert Kaliňák (Smer-SD)
  • Vice-Première ministre, ministre de la justice : Mme Lucia Žitňanská (Most-Híd)
  • Ministre des finances : M. Peter Kažimír (Smer-SD)
  • Ministre des affaires étrangères et européennes : M. Miroslav Lajčák (indépendant, nommé par le Smer-SD) ;
  • Secrétaire d’État aux affaires européennes : M. Ivan Korčok (nommé par le Smer-SD)
  • Secrétaire d’État aux affaires étrangères : M. Lukáš Parízek (nommé par le SNS)
  • Ministre de l’Économie : M. Peter Žiga (Smer-SD)
  • Ministre des transports, de la construction et du développement régional : M. Árpád Ersek (Most-Hid)
  • Ministre de l’agriculture et du développement rural : Mme Gabriela Matečná (indépendante, nommée par le SNS)
  • Ministre de la défense : M. Peter Gajdoš (indépendant, nommé par le SNS)
  • Ministre du travail, des affaires sociales et de la famille : M. Ján Richter (Smer-SD)
  • Ministre de l’environnement : M. László Solymos (Most-Híd)
  • Ministre de l’éducation, de la science, de la recherche et du sport : Mme Martina Lubyová (11.09.2017 - nommée par le SNS)
  • Ministre de la culture : Marek Maďarič (Smer-SD)
  • Ministre de la santé : Tomáš Drucker (indépendant, nommé par le Smer-SD)

Présence française

Site internet de l’ambassade : https://sk.ambafrance.org/
Communauté française en Slovaquie : 976 personnes inscrites au 31 décembre 2016
Communauté slovaque en France : 3000 personnes immatriculées en 2015 (environ 20 000 estimées)

Éléments d’actualité

Politique intérieure

Andrej Kiska, candidat indépendant, a été élu président de la République au suffrage universel direct en 2014, avec près de 60% des voix face au Premier ministre Robert Fico. Bien que disposant de prérogatives constitutionnelles limitées, il joue un rôle influent dans le débat public.

Les élections législatives du 5 mars 2016 ont été remportées par le parti de centre-gauche Smer-SD du premier ministre sortant Robert Fico. Il a cependant perdu la majorité absolue des sièges au Parlement, dont il bénéficiait depuis 2012. Robert Fico a formé une coalition gouvernementale avec un parti de centre-droit (Most-Hid, représentant la minorité hongroise) et un parti nationaliste (SNS). Le programme du gouvernement affiche une orientation pro-européenne.

Les prochaines échéances électorales seront les élections régionales à l’automne 2017, municipales en 2018, présidentielles en 2019 et législatives en 2020.

Situation économique

La Slovaquie bénéficie d’une forte croissance (+3,3% en 2016). Le chômage, quoiqu’encore élevé, en particulier chez les jeunes (près de 25%), est en nette baisse (8,8% fin 2016). Le pays revendique sa bonne gouvernance (déficit de 2,2% du PIB en 2016) et se montre parmi les plus fermes, s’agissant des trajectoires budgétaires ; il est également favorable à une forte intégration de la zone euro (y compris par une capacité budgétaire, une convergence fiscale et sociale et une gouvernance plus forte).

On relève cependant de fortes inégalités régionales entre la région de Bratislava à l’ouest, l’une des plus développées de l’Union européenne, et les régions défavorisées du centre et de l’est du pays, que les fonds européens peinent à réduire et qui a des conséquences politiques (la région de Banská Bystrica est ainsi dirigée par le parti d’extrême-droite de Marian Kotleba). Il convient de noter, en outre, la marginalisation d’une partie importante de la population rom, qui représente environ 8% de la population du pays, soit près de 450 000 personnes (principalement à l’Est de la Slovaquie, mais aussi au Sud, dans les régions magyarophones).

Politique européenne

La Slovaquie est entrée dans l’Union européenne le 1er mai 2004 (92 % de « oui » au référendum d’adhésion), dans l’espace Schengen en 2007 et dans la zone euro en 2009. La Slovaquie a assuré pour la première fois de son histoire la présidence du Conseil de l’UE au second semestre 2016. Cette présidence a permis l’adoption de la feuille de route de Bratislava, qui a contribué à la relance de l’Union européenne après le referendum britannique du 23 juin 2016 sur le Brexit.

Présence dans les institutions européennes : le commissaire slovaque au sein de la Commission Juncker est M. Maroš Šefčovič, vice-président, chargé de l’Union de l’énergie. La Slovaquie dispose de 13 députés au Parlement européen.

Brexit  : la Slovaquie est attachée à l’unité et à la cohésion des 27 avec pour priorités le maintien de la libre circulation des personnes entre le Royaume-Uni et l’Union européenne (environ 90 000 ressortissants slovaques installés au Royaume-Uni) et le respect des engagements financiers britanniques (compte-tenu de l’importance des fonds européens pour l’économie slovaque).

Avenir de l’UE : Seul membre de l’euro au sein du groupe de Visegrád (V4), la Slovaquie est attachée à demeurer dans le premier cercle de solidarité de l’Union européenne.

Migrations  : La Slovaquie a accueilli 16 réfugiés relocalisés depuis la Grèce et l’Italie (sur 902 prévus), et 100 personnes au titre des réinstallations. Elle a été débouté par la CJUE (arrêt du 06/09/2017) du recours en annulation qu’elle avait présenté (aux côtés de la Hongrie et avec le soutien de la Pologne) contre la décision du Conseil JAI de septembre 2015 sur la relocalisation des réfugiés au sein de l’UE. Dans ce contexte, la présidence slovaque du Conseil de l’Union européenne a présenté une proposition de révision du système de Dublin, fondée sur la notion de « solidarité effective ».

Défense européenne/PSDC : le Sommet de Bratislava a donné un signal fort pour une relance de l’Europe de la défense, en complémentarité avec l’OTAN. Les autorités slovaques ont également manifesté leur intérêt pour l’intitiative de Coopération Structurée Permanente (CSP) visant à rassembler les Etats membres les plus avancés en matière de défense.

Politique régionale : la Slovaquie est un bénéficiaire important des fonds structurels, avec une enveloppe de plus de 15 milliards d’euros allouée pour la période 2014-2020.

Travailleurs détachés : La Slovaquie (qui détache environ 80 000 travailleurs dans l’UE chaque année, ce qui la place à la 7ème position dans l’UE) fait partie des 11 États membres dont les Parlements nationaux ont transmis un avis motivé contre la proposition de la Commission européenne de révision de la directive de 1996 sur le détachement des travailleurs (procédure dite « du carton jaune »).

Groupe de Visegrád : la Slovaquie est membre, avec la République tchèque, la Pologne et la Hongrie, du groupe de Visegrád (V4), enceinte de concertation informelle au sein de l’Union européenne. Elle en a exercé la présidence tournante du 1er juillet 2014 au 30 juin 2015 et présidera à nouveau le groupe pour un an à compter du 1er juillet 2018. Attachée au V4, la Slovaquie le considère comme un vecteur utile de coopération régionale, qui peut permettre de porter des thèmes d’intérêt commun au plan européen (cf. initiative slovaque relative à la « double qualité » des produits alimentaires dans l’UE, qui a fait l’objet d’un sommet du V4 en mars 2017).

Politique étrangère

Présence dans les organisations internationales  : le ministre des affaires étrangères slovaque, M. Miroslav Lajčák, a été élu à la présidence de la 72e session de l’assemblée générale des Nations unies (élection de juin 2017). La Slovaquie est candidate au Conseil des droits de l’Homme pour la période 2018-2020 (élection en octobre 2017). La Slovaquie assurera la présidence de l’OSCE en 2019.

Russie  : le pragmatisme domine dans la relation de la Slovaquie avec la Russie, notamment en raison d’une forte dépendance énergétique à l’égard de la Russie, qui fournit les deux tiers des matières premières énergétiques consommées en Slovaquie. La Slovaquie est par ailleurs un pays de transit pour le gaz russe à destination de l’Union européenne, et en tire des revenus importants. Elle est attachée au maintien du dialogue avec la Russie et favorable à la levée des sanctions dès que possible, en lien avec les progrès réalisés dans le cadre de la mise en œuvre des accords de Minsk.

Ukraine  : La Slovaquie apporte à l’Ukraine une aide matérielle et technique (aide aux réformes administratives, financements dans le cadre du V4, flux inversé de gaz, etc.).

Relation transatlantique : Les autorités slovaques sont attachées au maintien de bonnes relations avec l’administration Trump.

OTAN  : La Slovaquie consacre 1,1% de son budget à la défense et s’est engagée, dans le cadre de l’OTAN, à atteindre 1,6% en 2020, dont 20% consacré à la modernisation de son armée. Elle considère l’OTAN comme le pilier de sa sécurité.

Balkans occidentaux : Les Balkans sont l’une des priorités de la politique étrangère de la Slovaquie, qui est favorable à l’élargissement aux Balkans occidentaux, considérés comme une région clé pour la sécurité européenne.

Mise à jour : 14.09.17

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