Présentation de la République Tchèque

Données générales

Présentation du pays

Nom officiel : République tchèque
Nature du régime : république parlementaire bicamérale
Président de la République : M. Miloš Zeman (2013)
Premier ministre : M. Bohuslav Sobotka (2014)

Données géographiques

Superficie : 78 866 km²
Capitale : Prague
Villes principales : Brno, Ostrava, Plzeň
Langue officielle : tchèque
Monnaie : couronne tchèque (CZK)
Fête nationale : 28 octobre (création de la Tchécoslovaquie en 1918)

Données démographiques

Population (2016) : 10 553 843
Densité : 134 hab. / km²
Croissance démographique (2015) : + 0,2 %
Espérance de vie (2015) : 75,9 ans (hommes) ; 81,6 ans (femmes)
Religion : pas de religion officielle
Indice de développement humain (2015) : 0,878 (28e)

Données économiques

PIB (2016) : 174,45 milliards €
PIB par habitant (2016) : 16 530 €
Croissance (2016) : 2,4 %
Chômage (au sens du BIT) (2016) : 4 %
Inflation (2016) : 0,6 %
Solde budgétaire (2016) : -1 019,3 millions €
Balance commerciale (2015) : 20 756 millions USD
Principaux clients : Allemagne, Slovaquie, Pologne
Principaux fournisseurs : Allemagne, Pologne, Slovaquie
Part des principaux secteurs d’activités dans le PIB (2015) :

  • agriculture : 2,4 %
  • industrie : 38,1 %
  • services : 59,5 %

Exportations de la France vers la République tchèque (2016) : 4 001,8 millions €
Importations françaises depuis la République tchèque (2016) : 6 502,8 millions €

http://www.tresor.economie.gouv.fr/se/republique-tcheque

Composition du gouvernement

Premier ministre : M. Bohuslav Sobotka (ČSSD)
Vice-premier ministre, ministre de l’environnement : M. Richard Brabec (ANO)
Vice-premier ministre, ministre des sciences, de la recherche, et de l’innovation : M. Pavel Bělobrádek (KDU-ČSL)
Ministre de l’économie et des finances : M. Ivan Pilný (ANO)
Ministre des affaires étrangères : M. Lubomír Zaorálek (ČSSD)
Ministre de la défense : M. Martin Stropnický (ANO)
Ministre de l’industrie et du commerce : Jiří Havlíček (ČSSD)
Ministre de l’intérieur : M. Milan Chovanec (ČSSD)
Ministre de de la justice : M. Robert Pelikán (ANO)
Ministre des transports : M. Dan Ťok (proche ANO)
Ministre de l’agriculture : M. Martin Jurečka (KDU-ČSL)
Ministre du développement régional : Mme Karla Šlechtová (proche ANO)
Ministre du travail et des affaires sociales : Mme Michaela Marksová (ČSSD)
Ministre des droits de l’Homme, et de l’égalité des chances : M. Jan Chvojka (ČSSD)
Ministre de l’éducation, de la jeunesse et des sports : M. Stanislav Štech (ČSSD)
Ministre de la culture : M. Daniel Hermann (KDU-ČSL)
Ministre de la santé : M. Miloslav Ludvik (ČSSD)

Secrétaire d’Etat aux affaires européennes (auprès du Premier ministre) : M. Aleš Chmelař (ČSSD)
Secrétaire d’Etat auprès du ministre des affaires étrangères : M. Petr Gajdušek

Présence française

Site internet de l’ambassade : https://cz.ambafrance.org/
Communauté française : 4553 inscrits (avril 2017)
Communauté tchèque en France : environ 15 000 personnes

Éléments d’actualité

Politique intérieure

Le président de la République est, depuis le 26 janvier 2013, M. Miloš Zeman. Premier président tchèque élu au suffrage universel direct, il succède à ce poste à M. Václav Klaus (2003-2013) et M. Václav Havel (1993-2003). Le président de la République bénéficie de prérogatives constitutionnelles limitées mais joue un rôle influent dans le débat public. Les prochaines élections présidentielles auront lieu en 2018.

Le Parlement est composé de la Chambre des députés (200 sièges) et du Sénat (81 sièges). Ils sont tous deux présidés par des sociaux-démocrates (ČSSD), respectivement M. Jan Hamáček et M. Milan Štěch.

Le gouvernement issu des élections législatives d’octobre 2013 est entré en fonctions en janvier 2014. Il est dirigé par le social-démocrate (ČSSD) M. Bohuslav Sobotka, en coalition avec le mouvement libéral ANO et le parti chrétien-démocrate (KDU-ČSL). Une crise gouvernementale a éclaté en mai 2017 entre le premier ministre Sobotka et le vice-premier ministre et ministre de l’économie et des Finances M. Andrej Babiš (ANO), qui a conduit au départ de ce dernier du gouvernement, ainsi qu’à la démission de la ministre de l’Education Mme Kateřina Valachová. Les prochaines élections auront lieu les 20 et 21 octobre 2017.

Les élections régionales du 8 octobre 2016 ont marqué la montée du mouvement ANO (21,05 % des voix) et le recul du ČSSD (15,25 %). Le parti communiste (KSČM - 10,55 %) et le parti de droite ODS (9,47 %) se sont confirmés comme les principaux partis d’opposition. L’extrême-droite est restée marginale.

Situation économique

Avec 2,4 % de croissance et un taux de chômage de 4 %, l’économie tchèque est dynamique et les finances publiques sont saines. Ces performances doivent beaucoup au poids (38 % du PIB) d’un secteur industriel compétitif et fortement intégré aux chaînes de sous-traitance de l’appareil productif allemand. Elles ont motivé la décision de la banque centrale tchèque en avril 2017 d’abandonner le cours plancher de la couronne (27 CZK pour 1 EUR), qui s’est appréciée depuis.

Certaines évolutions pourraient cependant compromettre la pérennité de ce modèle. La République tchèque, alors qu’elle est l’un des principaux bénéficiaires de la politique régionale, souffre en effet de l’insuffisance des investissements publics, en raison de nombreuses irrégularités dans la gestion des fonds structurels et d’un taux d’absorption parmi les plus bas d’Europe. A plus long terme, elle devra parvenir à maintenir sa compétitivité en assurant la montée en gamme de son industrie, afin de compenser la hausse prévisible des salaires liée à une démographie atone et une situation de quasi plein emploi.

Politique européenne

La République tchèque est entrée dans l’Union européenne le 1er mai 2004 (77,3 % de « oui » au référendum de juin 2003), et dans l’espace Schengen en 2007. Prague a exercé la présidence du Conseil de l’Union européenne au 1er semestre 2009, au cours de laquelle fut lancé le Partenariat oriental (sommet du 7 mai 2009 à Prague).

Présence dans les institutions européennes : la commissaire tchèque au sein de la Commission Juncker est Mme Věra Jourová, chargée de la Justice, des Consommateurs et de l’Égalité des genres. La République tchèque a 21 députés au Parlement européen.

Brexit  : la République tchèque a adopté en avril 2017 une position officielle sur la sortie du Royaume-Uni de l’Union européenne. Elle insiste sur le caractère indivisible des quatre libertés et les droits de ses citoyens présents au Royaume-Uni, estimés à 42 000 personnes. Elle soutient la séparation des négociations de sortie de celles sur le statut futur du Royaume-Uni.

Europe de la défense : dans le cadre des réflexions sur l’avenir de l’Union européenne, la République tchèque est favorable au renforcement de l’Europe de la défense. Elle consacre 1 % de son PIB à la défense. Le 14 novembre 2016, les ministres des Affaires étrangères français et tchèque ont publié une tribune commune sur l’autonomie stratégique de l’Europe. Prague a accueilli une conférence européenne sur ce thème le 9 juin 2017.

Réfugiés : la République tchèque s’oppose à la mise en place d’un mécanisme permanent et obligatoire de relocalisation des réfugiés et a voté contre la relocalisation de 120 000 réfugiés adoptée par le Conseil de l’Union européenne le 22 septembre 2015. Elle met l’accent sur le renforcement de la protection des frontières extérieures de l’Union européenne et a soutenu la création de l’Agence européenne de garde-frontières et de garde-côtes. Elle n’a accueilli que 12 réfugiés relocalisés depuis la Grèce et l’Italie (sur 2691 prévus) et 50 réinstallés depuis le Liban et la Jordanie (sur 400 prévus). Elle a annoncé en juin 2017 qu’elle suspendait la mise en œuvre du programme de relocalisations.

Politique régionale : la République tchèque est un bénéficiaire important des fonds structurels, avec une enveloppe de près de 24 milliards € allouée pour la période 2014-2020.

Travailleurs détachés : initialement réticente, la République tchèque est désormais favorable au principe d’une révision de la directive de 1996 sur le détachement des travailleurs.

Groupe de Visegrád : la République tchèque est membre, avec la Hongrie, la Pologne et la Slovaquie, du groupe de Visegrád (V4), enceinte de concertation informelle au sein de l’Union européenne. Elle en a exercé la présidence tournante du 1er juillet 2015 au 30 juin 2016.

Politique étrangère

Ministre des Affaires étrangères tchèque depuis janvier 2014, M. Lubomír Zaorálek est à l’origine d’une nouvelle approche, formalisée dans une « conception de politique étrangère » adoptée en mai 2015. Elle met l’accent sur l’action multilatérale et l’engagement européen de la République tchèque. Elle reprend en l’infléchissant la diplomatie des droits de l’Homme héritée de Václav Havel. D’un point de vue géographique, elle distingue trois cercles : le voisinage immédiat (V4, Allemagne, Autriche), l’ancrage euro-atlantique et le reste du monde.

Russie : la République tchèque soutient le Processus de Minsk et le maintien des sanctions en fonction tant qu’il n’aura pas été en œuvre.

Ukraine : la République tchèque défend l’intégrité territoriale de l’Ukraine et lui apporte une aide matérielle via le groupe de Visegrád.

Etats-Unis : le président Zeman a soutenu la candidature de Donald Trump à la présidence des Etats-Unis et a été invité par ce dernier à se rendre à la Maison blanche.

Chine : la République tchèque appartient au format de coopération « 16 + 1 » entre la Chine et les pays d’Europe centrale et orientale. La visite à Prague du président chinois en mars 2016 a donné lieu à la signature d’un partenariat stratégique et à des accords économiques. Le Président Zeman s’est rendu en visite officielle en Chine en mai 2017, accompagné d’une délégation d’hommes d’affaires, dans le cadre du Sommet des « Routes de la soie. »

Syrie : la République tchèque maintient des liens diplomatiques avec le régime de Bachar al-Assad et une ambassade à Damas.

Processus de paix au Proche-Orient : La République tchèque est traditionnellement proche d’Israël. Sous l’impulsion du ministre Zaorálek, elle s’est rapprochée de l’Autorité palestinienne, à qui elle apporte une aide matérielle. La République tchèque était représentée à la conférence de Paris pour la paix au Proche-Orient du 15 janvier 2017.

Mise à jour : 30.08.17

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