Présentation du Portugal

Données générales

Présentation du pays

Nom officiel : République portugaise
Nature du régime : Régime parlementaire monocaméral
Président de la République : M. Marcelo Rebelo de Sousa
Chef du Gouvernement : M. Antonio Costa

Données géographiques

Superficie : 92.226 km²
Capitale : Lisbonne
Villes principales : Lisbonne, Porto
Langue officielle : portugais
Monnaie : euro
Fête nationale : 10 juin

Données démographiques

Population (2016) : 10 341 330 habitants
Densité : 111,13 habitants par km2
Croissance démographique (date) : -3,20/1000 /an
Espérance de vie (date) : 80,41 ans
Religion : la majorité de la population est catholique mais le Portugal est un Etat séculier d’après la Constitution de 1976

Données économiques

PIB (2016e) : 184.931 M€
PIB par habitant (2016e) : 17.900 €
Croissance (2016) : 1,4 % estimée à 1,8% en 2017
Chômage (au sens du BIT) (2017e) : 10 %
Inflation (2017e) : 1,3 %
Solde budgétaire (2016e) : -1,6%
Balance commerciale (2015) : - 10,086 M$
Principaux clients (2015) : Espagne (25%), France (12,1%), Allemagne (11,8%), Royaume-Uni (6,7%)
Principaux fournisseurs (2015) : Espagne (32,9%), Allemagne (12,9%), France (7,4%), Italie (5,4%)
Part des principaux secteurs d’activités dans le PIB (2016) :

  • agriculture : 2,4 %
  • industrie : 21,9%
  • services : 75,8%

Exportations de la France vers le Portugal (2016) : 6010,2 M€
Importations françaises depuis le Portugal (2016) : 10.116,8 M€
http://www.tresor.economie.gouv.fr/se/portugal

Composition du XXIème gouvernement (dernier remaniement le 6/02/2017)

Président de la République : M. Marcelo REBELO de SOUSA (9 mars 2016)

Premier ministre : M. Antonio COSTA (24 novembre 2015)
Secrétaire d’État adjoint au Premier ministre – Mme Mariana Vieira da Silva
Secrétaire d’État aux affaires parlementaires – M. Pedro Nuno Santos

Ministre des affaires étrangères – M. Augusto Santos Silva
Secrétaire d’Etat aux affaires européennes – Mme Margarida Marques
Secrétaire d’Etat aux affaires étrangères et à la coopération - MmeTeresa Ribeiro
Secrétaire d’Etat aux communautés portugaises – M. José Luis Carneiro
Secrétaire d’Etat à l’internationalisation – M. Jorge Oliveira
Ministre de la défense nationale– M. José Alberto Azeredo Lopes
Secrétaire d’Etat à la défense nationale – M. Marcos Prestrello
Ministre de l’intérieur – Mme Constança Urbano de Sousa
Secrétaire d’Etat adjointe et à l’administration interne – Mme Isabel Oneto
Secrétaire d’Etat à l’administration interne – M. Jorge Gomes
Ministre de l’Economie : M. Manuel Caldeira Cabral
Secrétaire d’Etat adjoint et au Commerce : M. Paulo Alexandre Ferreira
Secrétaire d’Etat à l’Industrie : M. João Vasconcelos
Secrétaire d’Etat au Tourisme : Mme Ana Mendes Godinho
Secrétaire d’Etat à l’Energie : M. Jorge Seguro Sanches

La liste complète est consultable sur : http://www.portugal.gov.pt/en/the-government.aspx

Présence française

Site internet de l’ambassade : http://www.ambafrance-pt.org
Communauté française : environ 30 000 personnes
Communauté portugaise en France : environ 1 720 000 personnes

Éléments d’actualité

Politique intérieure

Politique intérieure
Le gouvernement d’Antonio Costa, installé le 24 novembre 2015, voit son action confortée par le soutien de l’opinion publique, qui lui sait gré d’avoir engagé des réformes de "sortie de crise" au Portugal, tout en maintenant la stabilité politique du pays : son alliance pragmatique avec les partis de gauche tient bon, et le Portugal n’a pas connu aussi peu de mouvements sociaux depuis longtemps.

De fait, quelques mesures phares ont été adoptées : relèvement (très graduel) du salaire minimum, baisse des impôts directs, retour aux 35 heures dans la fonction publique. Néanmoins les ambitions du gouvernement Costa se sont très vite heurtées aux doutes de la Commission européenne, qui, considérant l’effort structurel portugais insuffisant, a engagé à l’encontre du Portugal une procédure pour déficit excessif prévoyant un gel éventuel des fonds structurels. La procédure a néanmoins été suspendue à l’automne dernier après analyse du projet de plan budgétaire pour 2017.

António Costa fait d’ores et déjà figure d’exception dans le paysage politique européen, rare dirigeant social-démocrate à mettre en œuvre un agenda réformiste de sortie de crise, sans être confronté au rejet de la population et à la montée de partis d’extrême-droite.

Situation économique

Alors qu’en 2015 le gouvernement avait manqué la cible de retour sous les 3%, Lisbonne a ramené son déficit public à 2,1% du PIB en 2016, dépassant ainsi l’objectif de 2,5% convenu avec la Commission européenne ; l’excédent primaire pour 2016 s’élève à 2,2% du PIB. Il s’agit du plus faible déficit enregistré au Portugal depuis l’instauration de la démocratie en 1974. Lisbonne compte poursuivre dans cette voie avec pour objectif un déficit réduit à 1,6% du PIB pour 2017. Le maintien du triple B dans la catégorie « investissements » par l’agence canadienne DBRS apporte une bouffée d’oxygène à l’économie portugaise. Cette décision permet à Lisbonne de continuer à bénéficier du programme de rachat d’actifs de la Banque centrale européenne (BCE).

Néanmoins, comme cela a été relevé par la Commission et le FMI à l’issue de leur cinquième mission post-programme, en dépit de ses résultats économiques encourageants, le Portugal reste confronté à défis importants, tels que le niveau élevé de sa dette publique, son faible potentiel de croissance, des pressions budgétaires persistantes et le niveau d’endettement élevé de ses entreprises. Lisbonne détient la troisième dette publique plus élevée de l’Union européenne après celles de la Grèce et de l’Italie ; l’endettement portugais atteint 130,6% du PIB en 2016. La remontée des taux de refinancement fait courir un risque d’insoutenabilité de la dette portugaise à moyen terme, selon la Commission européenne.

L’économie portugaise se porte bien, avec une augmentation du solde commercial des biens et services en 2016. La croissance portugaise est couplée à une décrue du chômage, une reprise de la consommation intérieure (qui pourrait d’ailleurs conduire à une dégradation de la balance commerciale des biens) et une bonne santé de l’industrie touristique.

Politique étrangère

Avec l’Afrique, le Portugal privilégie, d’une part, le multilatéralisme, notamment en matière de sécurité collective, et d’autre part, des relations bilatérales politiques et économiques au-delà de l’Afrique lusophone. Lisbonne accorde toujours beaucoup d’importance à ses anciennes colonies (Angola, Mozambique, Cap Vert, Guinée Bissau et Sao Tomé et Principe). Le Président actuel espère notamment exploiter son lien privilégié avec le Mozambique, dont il est natif, pour jouer un rôle décisif dans le dénouement des conflits armés que le pays traverse.

Le Brésil est naturellement un partenaire privilégié du Portugal. La tenue du premier sommet UE-Brésil a été l’une des grandes réussites diplomatiques portugaises des dernières années. Le Brésil représente 50% des échanges commerciaux portugais avec l’Amérique Latine. Le Portugal est le septième investisseur au Brésil avec près de 8 milliards d’euros de stock d’investissements directs à l’étranger. En outre, la plus importante communauté portugaise à l’étranger se trouve au Brésil (1,2 millions de personnes) tandis que les Brésiliens représentent une des premières communautés immigrées au Portugal (plus de 50 000 personnes).

Le Portugal a longtemps entretenu une relation privilégiée avec le Maroc, pour des raisons historiques et de proximité géographique. Un sommet bilatéral quasi-annuel existe depuis 1994. Toutefois, les liens entretenus avec Rabat sont moins exclusifs depuis l’instauration de sommets bilatéraux avec l’Algérie et la Tunisie en 2007. Le pays s’approvisionne essentiellement en gaz auprès de l’Algérie. Le Portugal est, par ailleurs, partisan d’une action européenne ambitieuse au Proche-Orient. Au Liban, 140 soldats portugais font partie de la FINUL.

La politique étrangère portugaise menée ces dernières années s’est attachée au maintien des bonnes relations avec les BRIC et avec la Chine en particulier, qui a réalisé des investissements importants au Portugal au cours des dernières années. Encore globalement limitée mais déjà bien visible dans le secteur de l’énergie, la présence chinoise française au Portugal pourrait s’accroître dans le secteur bancaire. Après le rachat en 2015 de BES Investimento par Haitong Securities, en 2016, Banif Investimento a été vendu à Bison Capital et Fosun a manifesté son intérêt pour l’achat de 30% de BCP. L’immobilier et le tourisme sont également ciblés par les investissements chinois et le groupe HNA concrétise indirectement son entrée au capital de la compagnie aérienne TAP à hauteur de 40%.

Mise à jour : 27.04.17

Informations complémentaires

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