Accès rapide :

Présentation des Philippines

Présentation

Données générales

Nom officiel : République des Philippines
Nature du régime : République, institutions inspirées du modèle américain de séparation des pouvoirs
Chef de l’Etat : Benigno Simeon "Noynoy" Aquino III, Président de la République

Données géographiques

Superficie : 300 000 km²
Capitale : Manille
Villes principales : L’agglomération de « Metro Manila » (11,9 millions d’habitants) regroupe 17 villes, dont Manille (1,7M), Caloocan (1,5M) et Makati, la plus grande étant Quezon City (2,8M), Davao, Cebu.
Langues officielles : philippin (tagalog), anglais.
Langues vernaculaires : cebuano, tagalog, ilocano.
Monnaie : peso philippin (taux de change au 18 septembre 2015 : 1 euro = 52,98 pesos)
Fête nationale : 12 juin

Données démographiques

Population : 99,4 millions d’habitants(1)
Densité : 316 habitants/km²
Répartition : Luçon 46M, Visayas 11,2M Mindanao 21.6M
Croissance démographique : 1.7 %
Espérance de vie (2013) : 69 ans(1)
Taux d’alphabétisation : 95.4 %(1)
Religions : catholiques (84%), musulmans (7%), protestants évangéliques (4%), bouddhistes (1.5%), nombreuses églises chrétiennes : Iglesia ni Christo, El Shaddai, Aglipayan
Indice de développement humain 2012 : 0.654 (développement humain moyen, 114e rang mondial)(1)

Données économiques (3)

PIB (2014) : 289,7 Milliards USD
PIB par habitant (2014) : 2865 USD
PIB par habitant (en PPA) : 4119 USD 4
Taux de croissance du PIB (2014) : 6.2 % (6,5% en 2013)
Taux de chômage (au sens du BIT, janvier 2014) : 6,8%5
Taux d’inflation (moyenne 2014) : 4,2 %
Solde budgétaire (2013) : - 2%
Balance commerciale (2014) : + 12,6 Milliards USD
Principaux clients (2013) : Japon (21,2%), Etats-Unis (14.5%), Chine (12,2%), Hongkong (9.2%), Singapour (9.4%)
Principaux fournisseurs (2013) : Chine (13 %), Etats-Unis (10.8 %), Japon (10.4 %), Taiwan (7.8 %) Corée (7.3 %), Singapour (7.1 %)
Part des principaux secteurs d’activités dans le PIB :

  • agriculture : 12.8 % (6)
  • industrie : 31.5 %
  • services : 55.7 %

Exportations de la France vers les Philippines (2014) : 1,895 Md € (1,459 Md EUR en 2013)

Importations françaises depuis les Philippines (2014) : 439 M € (429 M EUR en 2013)

Sources : 1 : Rapport sur le développement humain 2013 ; 2 : Banque mondiale ; 3 : Direction générale du Trésor ; 4 : Banque mondiale ; 5 : National Statistics Office of the Philippines ; 6 : Banque asiatique de développement

Voir également les sites :

Consulats de France : section consulaire à Manille, consulat honoraire à Cebu
Communauté française aux Philippines (au 1er août 2015) : 2 781 personnes
Communauté philippine en France : évaluée par l’administration philippine à 50 000 personnes

Politique intérieure

Après trois siècles de domination espagnole et près d’un demi-siècle de mise sous tutelle américaine, les Philippines ont accédé à l’indépendance en 1946, au lendemain de la seconde guerre mondiale durant laquelle elles furent le théâtre de batailles majeures (Manille a été détruite).

Les institutions politiques actuelles, largement inspirées du système américain, sont régies par la constitution de 1987. Le président de la République est élu pour un mandat unique de six ans (prochaines élections en mai 2016). Il est assisté par un vice-président, élu séparément et pour la même période. Le parlement comprend un Sénat de 24 membres, élus sur l’ensemble du territoire pour six ans, et une Chambre des Représentants (281 membres élus pour trois ans). Les deux chambres votent la loi à égalité et ont le pouvoir de mettre en accusation le Président de la République. Le pays est divisé en 17 régions et trois régions autonomes, elles-mêmes découpées en provinces et municipalités.

Les élections présidentielles du 10 mai 2010 ont vu la victoire de Benigno « Noynoy » Aquino III, fils de l’ancienne présidente Cory Aquino (1986-1992) qui avait été le symbole du retour à la démocratie après la dictature de Ferdinand Marcos. Le président Aquino a fait des questions de gouvernance, en particulier la lutte contre la corruption, une priorité de son gouvernement (arrestation pour corruption de la Présidente précédente, Mme Gloria Macapagal Arroyo, destitution en 2012 du Président de la cour suprême, arrestation de trois sénateurs en juillet 2014 pour détournement de fonds publics). Des élections de mi-mandat se sont tenues le 13 mai 2013, qui ont donné au Président Aquino une majorité favorable dans les deux Chambres.

En vue de l’élection présidentielle de mai 2016, le Président Aquino (qui ne peut pas se représenter) soutient la candidature de son actuel Ministre de l’Intérieur, M. Mar Roxas. Face à lui, le Vice-Président Jejomar Binay et la sénatrice Grace Poe, fille adoptive de l’acteur et homme politique Fernando Poe, ont également annoncé leur candidature. Les élections générales de mai 2016 concerneront également les Sénateurs, les Représentants et les principaux élus locaux (gouverneurs, maires).

La région de Mindanao, au sud de l’archipel, a toujours été le théâtre d’affrontements entre populations musulmanes, catholiques et groupes indigènes pour la possession de la terre. Ces rivalités se sont accentuées depuis le début du XXème siècle, en raison notamment d’un phénomène de migration de populations chrétiennes du nord et du centre de l’archipel vers Mindanao. Les premiers affrontements entre le gouvernement philippin et des groupes indépendantistes musulmans, notamment le Front national de libération moro (MNLF) crée en 1969, ont débuté dans les années soixante-dix, faisant plus de 60 000 victimes entre 1970 et 1976. Les mouvements nationalistes musulmans se sont divisés avec la création en 1977 du Front islamique de libération Moro (MILF) à partir d’une scission du MNLF. Le MNLF a conclu un accord pour la création d’une région autonome musulmane de Mindanao (ARMM) en 1996, dont les compétences théoriques n’ont cependant jamais été totalement dévolues. Les combats se sont poursuivis de manière sporadique entre le MILF et l’armée philippine. Le gouvernement de Mme Macapagal-Arroyo a conclu un accord avec le MILF en août 2008, prévoyant la création d’une région musulmane élargie, disposant de compétences économiques. Cet accord a cependant été annulé en octobre 2008 par la Cour suprême philippine qui l’avait jugé inconstitutionnel.

Le président Aquino a annoncé dès son investiture en 2010 que la conclusion d’un nouvel accord avec le MILF constituait l’une de ses priorités. Ce processus, initié en 2011, a abouti à la signature en mars 2014 d’un accord de paix qui prévoit la création d’une province autonome dans l’ouest de Mindanao (le Bangsamoro), ayant vocation à se substituer à l’ARMM. Cet accord doit encore être entériné par le Congrès philippin, où plusieurs parlementaires se sont toutefois montrés hostiles à l’octroi d’un statut d’autonomie trop important.

Le processus en cours doit également surmonter d’autres écueils, notamment l’opposition de groupes rivaux : attaque de la ville de Zamboanga par le MNLF en septembre 2013 ; refus de l’accord de paix par les extrémistes du BIFF (Bangsamoro Islamic Freedom Fighters) ; affrontements entre policiers et différentes guérillas musulmanes dans la province de Maguindanao en janvier 2015. L’attaque de l’Etat du Sabah malaisien en février 2013 par des hommes se revendiquant du sultanat de Sulu peut également s’inscrire dans ce cadre.

Situation économique

L’économie philippine repose sur des fondamentaux solides : forte croissance (6,1 % en 2014), inflation maîtrisée (3,3 %), faible déficit budgétaire (moins de 3 % du PIB), endettement réduit, réserves en devises de plus de 80 Mds USD, population largement anglophone et d’un bon niveau d’éducation. Cependant, le maintien d’un taux élevé de croissance est impératif, en raison de l’accroissement rapide de la population (1,7 % par an) et de la nécessité de réduire les disparités sociales. L’action gouvernementale, fondée sur une saine gestion et la diversification de l’économie, conjuguée au fort potentiel du pays, amène des résultats prometteurs et se traduit actuellement par un accroissement des investissements.

En 2013, le FMI a désigné les Philippines comme « le nouveau tigre asiatique ». Après avoir remboursé par anticipation leur dette au FMI (2007), elles sont devenues créditeur du Fonds. Les points forts de l’économie sont les composants électroniques (50% des exportations, pour plus de 20 Mds USD), les transferts des émigrés (20 Mds USD), les services délocalisés aux entreprises, 10 Mds USD).

Politique extérieure

Les Philippines entretiennent des relations privilégiées avec les Etats-Unis, où réside la plus importante communauté philippine expatriée (près de trois millions de personnes). 400 000 ressortissants américains, dont une majorité de binationaux, résident dans l’archipel. Les deux pays sont liés par un accord de défense mutuelle en cas d’agression militaire, signé en 1951. Les Etats-Unis disposaient jusqu’en 1991 de deux bases, à Clark et Subic Bay. Aujourd’hui, les Etats-Unis entretiennent des forces militaires dans l’enceinte de bases philippines, afin de lutter contre le groupe terroriste Abu Sayyaf, dans le cadre d’un « Visiting Forces Agreement » signé en 1999. La visite de Barack Obama aux Philippines en avril 2014 a été marquée par la signature d’un « Enhanced Defense Cooperation Agreement », permettant d’augmenter les rotations de troupes, de navires et d’avions américains dans des bases philippines. L’aide publique américaine est en très forte hausse depuis quelques années, qu’il s’agisse de l’aide militaire ou de programmes de bonne gouvernance et de renforcement des capacités de l’Etat.

L’autre axe de la politique étrangère du pays est le renforcement des liens avec les partenaires asiatiques (Japon, Corée du Sud, Chine, ASEAN). Le Japon est le second partenaire privilégié des Philippines après les Etats-Unis. Il est à la fois premier investisseur, premier fournisseur et premier client. Les échanges commerciaux résultent notamment des opérations des sociétés d’électronique japonaises qui expédient aux Philippines des composants et importent au Japon des produits assemblés. Le Japon est également le premier pourvoyeur d’aide publique au développement.

La Corée du Sud est le troisième partenaire régional, assurant le tiers des investissements et le premier contingent touristique.

Les relations avec Pékin sont contrastées. La Chine est le troisième partenaire commercial , mais plusieurs incidents ont opposé les deux pays en mer de Chine du Sud depuis 2012 (Scarborough Shoal, îles Spratleys). Début 2013, les Philippines ont introduit une procédure arbitrale contre la Chine conformément à la Convention des Nations unies sur le Droit de la Mer (CNUDM), afin de statuer sur leur droit à disposer d’une ZEE en mer de Chine du Sud.

L’Union européenne est également un partenaire économique important (5e exportateur vers Manille et 1er récipiendaire des exportations philippines) mais un interlocuteur politique à faible visibilité.

La présence de 10 millions de travailleurs expatriés à travers le monde conditionne le déploiement du réseau diplomatique philippin, notamment dans les pays du golfe arabo-persique.

Mise à jour : 18.09.15

Informations complémentaires

PLAN DU SITE



MENTIONS LÉGALES & INFOS PRATIQUES

Tous droits réservés - Ministère des Affaires étrangères et du Développement international - 2016