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Présentation de la Papouasie-Nouvelle-Guinée

Présentation

Données générales

Nom officiel : État Indépendant de Papouasie-Nouvelle-Guinée
Nature du régime : monarchie constitutionnelle avec un système parlementaire de type westminstérien.
Chef de l’Etat et/ou du Gouvernement : Le Gouverneur Général représente la Reine Elizabeth II, « Reine de Papouasie-Nouvelle-Guinée et autres territoires ». Sir Michael Ogio est gouverneur général depuis le 25 février 2011.

Données géographiques

Superficie : 462 840 km2
Capitale : Port Moresby (600 000 hab.)
Villes principales : Lae (150 000 hab.), Madang, Goroka, Mount Hagen
Langues officielles : anglais, pidgin et hiri motu
Langue (s) courante (s) : anglais, pidgin et environ 860 langues locales
Monnaie : kina (1 kina = 100 toea), 1 kina = 0,342 euro (taux de chancellerie 01/06/2015)
Fête nationale : 16 septembre (anniversaire de la proclamation de l’indépendance en 1975)

Données démographiques

Population : 8 millions hab.
Densité : 16 habitants/km² (2014 – Banque Mondiale)
Croissance démographique : 18,9‰ (2014 – Banque Mondiale)
Taux de natalité : 25,4‰ (2014 - Banque Mondiale)
Taux de mortalité : 6,5‰ (2014 - Banque Mondiale)
Mortalité infantile : 40,84/1000 naissances (2014 Banque Mondiale)
Espérance de vie (2014, Banque Mondiale) : 62 ans
Âge moyen (2014, Banque Mondiale) : 22 ans
Taux d’urbanisation : 15 % (2013, National Statistics Office)
Taux d’alphabétisation des adultes (2014) : 62,9 % (Banque Mondiale-FMI), 192ème rang mondial sur 215 pays)
Religion (s) : Catholiques (27%), Luthériens (19,5%)
Indice de développement humain (2014) : 0,505 (158ème rang mondial)

Données économiques

PIB (2015, FMI) : 20,04 Mds USD
RNB par habitant (2015, FMI) : 2596,82 USD courants
Taux de croissance : 5,5% (2013, BIRD) ;8,4% (. 2014,BPNG) ; 3,3% (2015 est. FMI)
Taux d’inflation : 5,8% (2015 – Banque Mondiale)
Balance des paiements (2015) : 2, 02 Mds USD
Population sous le seuil de pauvreté (2014 Banque Mondiale) : 37%
Principaux clients : Australie (31%), Japon (7%), Chine (6,1%), Philippines, Allemagne, Malaisie
Principaux fournisseurs : Australie (38%), Singapour (14%), Chine (7%), Malaisie (5%), Japon, Indonésie, Etats-Unis

Part des principaux secteurs d’activités dans le PIB :

  • agriculture : 30%
  • industrie et mines : 38 %
  • services : 32 %

Exportations de la France vers la PNG (2012) : 14,1 M euros
Importations françaises depuis la PNG (2011) : 15,9 M euros

Communauté française en PNG : inscrits au 1er janvier 2016

Politique intérieure

La Papouasie-Nouvelle-Guinée dispose d’un Parlement monocaméral de 111 représentants élus, dont 89 sont pourvus hors circonscription et 22 dans les circonscriptions provinciales. Les parlementaires sont élus au suffrage universel pour cinq ans. A la demande du gouverneur général, le parti ayant obtenu le plus d’élus présente un candidat au poste de Premier ministre. Afin de renforcer la stabilité gouvernementale, la constitution prévoit une période de dix-huit mois pendant lesquels le gouvernement ne peut pas faire l’objet d’une motion de censure.

La place des femmes dans la société et dans l’exercice du pouvoir est un sujet qui continue à diviser les Papouasiens. Seules cinq femmes siègent actuellement au Parlement, dont deux occupent un poste ministériel.

Alors que l’accès à l’indépendance s’est effectué sans violence, le pays a connu une crise grave à propos de la situation de l’île de Bougainville. L’accord de paix signé en 2001 dans la capitale de l’île, Arawa, a mis un terme à un conflit séparatiste long de douze ans, qui a fait près de 20 000 morts (10% de la population de la province). L’île de Bougainville dispose désormais d’un statut de région autonome au sein de la Papouasie-Nouvelle-Guinée. Joseph Kabui, ancien chef de l’Armée Révolutionnaire de Bougainville, en a été le premier Président jusqu’à son décès. M. James Tanis, ancien militant sécessionniste, lui a succédé en janvier 2009. Elu lors des élections de juin 2010, M. John Momis, un ancien prêtre qui a également occupé les fonctions d’ambassadeur de Papouasie-Nouvelle-Guinée en Chine, a été réélu en 2015. Un référendum d’autodétermination de la province autonome de Bougainville est prévu en 2019.

Situation économique

La Papouasie-Nouvelle-Guinée est la première économie du Pacifique insulaire. Elle représente environ 60% du PIB, 80% des exportations et 60% des importations de la région, hors Australie et Nouvelle-Zélande. Son potentiel économique est unique, du fait, de ses ressources non seulement minières (or, cuivre, nickel), pétrolières et gazières mais également agricoles, forestières et halieutiques. L’agriculture représente en effet environ 36 % du PIB et 20 % des exportations, principalement des exportations de bois. Le secteur minier et celui de l’énergie représentent 25 % du PIB, 76 % des recettes d’exportation du pays et 40 % des recettes du budget de l’Etat.

L’économie de la Papouasie-Nouvelle-Guinée demeure fortement dépendante du secteur primaire et reste vulnérable à la fluctuation des cours des matières premières. L’exploitation forestière et certaines productions agricoles et piscicoles, notamment le café, le cacao, l’huile de palme, le coprah et le thon contribuent de manière significative à l’excédent de la balance commerciale. Thai Union, la plus grande compagnie de transformation de poisson au monde, a ouvert en juin 2013 sa plus grande usine du Pacifique en Papouasie-Nouvelle-Guinée (38 MUSD).

Même si l’évolution du cours des matières premières est venue contrarier les prévisions, les perspectives de croissance restent favorables à moyen et long terme, fondées en premier lieu sur le développement sans précédent de projets gaziers et miniers et sur la demande du marché asiatique. Les débuts de l’exploitation des gisements de gaz naturel et son exportation sous forme liquéfiée (GNL) ont permis au pays d’atteindre un taux de croissance de 7,2% moyen depuis 2007.

Le premier projet d’exploitation de gaz naturel liquéfié, mené par ExxonMobil, a été signé en décembre 2009. Il prévoyait la construction d’un gazoduc de 700 km allant du gisement situé sur les hauts plateaux jusqu’à une usine de liquéfaction située à Port Moresby, pour un investissement estimé à plus de 22 Mds de dollars. La production de gaz a débuté en mai 2014 et l’exportation en mai 2015, en avance sur les prévisions. Confié à TOTAL, un deuxième projet d’exploitation de GNL, d’aussi grande ampleur, est en cours dans la province du Golfe. Un troisième projet de GNL a été confirmé dans l’ouest de la Papouasie-Nouvelle-Guinée, développé par Horizon Oil et Osaka Gaz.

Le secteur minier représente aujourd’hui un part essentielle des ressources du pays. La Papouasie-Nouvelle-Guinée figure parmi les quinze premiers producteurs mondiaux d’or et de cuivre. En dépit de crises récurrentes liées tant aux conflits avec les associations de propriétaires de la terre qu’aux problèmes d’environnement, le secteur connaît un fort développement : extension et intensification de l’extraction aurifère, diversification vers le nickel, le chrome, le cobalt et le molybdène, exploration maritime. L’exploitation de la première mine sous-marine – sulfures polymétalliques - par la société canadienne Nautilus est en cours. Une mine de nickel-cobalt à Ramu Nico, opérée par une compagnie chinoise, a débuté sa production en 2012. Au cours de ses vingt années d’exploitation prévues, 143 millions de tonnes de nickel devraient être extraites.
Malgré des indicateurs économiques encourageants – le taux de croissance en 2016 devrait être parmi les plus forts au monde – le pays demeure confronté à de nombreux défis sociaux et économiques. Il stagne depuis des années dans le groupe de queue pour le développement humain (158e IDH). Avec plus de 85 % de la population vivant en zone rurale et pratiquant une agriculture de subsistance, la PNG a été particulièrement éprouvée par la sécheresse en 2015. Son taux de natalité reste l’un des plus élevés de l’aire océanienne (4,6 enfants par femme) et son taux d’alphabétisation parmi les plus faibles de la région (60 %).

Politique étrangère

L’Australie, puissance coloniale jusqu’en 1975, est le principal partenaire politique, économique et commercial de la Papouasie-Nouvelle-Guinée. Elle est son premier fournisseur (38 % de ses importations) et son premier client (31 % de ses exportations) alors que la Papouasie-Nouvelle-Guinée est le quinzième partenaire de l’Australie (1 % de ses importations et 1,6 % de ses exportations). La communauté australienne en PNG est estimée à près de 100 000 personnes. La relation bilatérale se fonde sur un dialogue politique soutenu (Forum ministériel bilatéral, visites régulières de haut niveau), des échanges commerciaux et des investissements importants ainsi qu’une aide australienne considérable.

Les investissements australiens en PNG, avec près de 19 Mds de dollars australiens, sont en effet l’équivalent des investissements australiens en Chine et se concentrent traditionnellement dans le secteur des ressources naturelles, notamment les mines d’or, le pétrole et le gaz.

La PNG est le premier destinataire de l’aide au développement de l’Australie en faveur des Etats insulaires océaniens, avec 502,1 M AUD pour la période 2014-2015, principalement dans les domaines de la santé, de l’éducation, des infrastructures et des transports, de l’Etat de droit et de la justice.

La PNG n’en est pas moins très réservée à l’égard du projet d’accord de libre-échange régional patronné par l’Australie et la Nouvelle-Zélande dans le cadre du PACER Plus. Ses critiques rejoignent celles de Fidji, estimant que les intérêts des petits Etats insulaires n’y sont pas défendus et que les aspects de développement devraient y être mieux pris en compte.

A la demande et avec le financement des autorités australiennes, la PNG abrite, sur l’île de Manus, un centre de rétention, où sont accueillis les immigrants tentant de gagner illégalement l’Australie. Ce centre contenait au printemps 2015 un millier de personnes venues principalement du Proche et du Moyen-Orient ou du sous-continent indien, dont les demandes d’asile étaient traitées avec le concours de l’OIM.

Les intérêts des puissances asiatiques, Chine, Japon, Corée du Sud, mais également Indonésie et Malaisie s’accroissent en PNG, liés notamment à l’exploitation des richesses minérales, forestières et halieutiques. Parmi les Etats insulaires du Pacifique, la PNG est devenue le principal partenaire commercial de la Chine et la première destination de l’aide et des investissements chinois. La mine de nickel et de cobalt de Ramu Nico est l’investissement chinois le plus important en PNG (1,6 Md USD). Le Japon, important investisseur dans le domaine minier et gazier, puisqu’il a des intérêts dans le projet LNG, dont il achète une partie du gaz, et dans les infrastructures, puisqu’il finance le développement de l’aéroport de Lae, est également un des premiers pourvoyeurs d’assistance technique à la PNG.

Les relations avec l’Indonésie, seul pays avec lequel la PNG possède une frontière terrestre, longue de 800 km, se sont récemment renforcées, comme en ont attesté les visites du Premier ministre O’Neill à Jakarta en 2013 et du Président Jokowi à Port-Moresby en 2015. Elles sont gérées de façon pragmatique sans vraiment souffrir de l’impact des tensions séparatistes existant dans les provinces indonésiennes de Nouvelle-Guinée Occidentale, peuplées de Papous désormais minoritaires.

Avec les Etats-Unis, deuxième fournisseur de la PNG, les relations s’approfondissent rapidement. Lors de sa tournée en Asie du Sud-est et en Océanie en novembre 2010, Mme Hilary Clinton avait fait une courte visite à Port Moresby. Les Etats-Unis ont alors annoncé un renforcement de leur dispositif de coopération en PNG, où le bureau régional de l’agence de coopération américaine USAID pour le Pacifique a été inauguré à Port Moresby en octobre 2011.

La PNG est un acteur politique actif en Océanie, en particulier au sein du Forum des Iles du Pacifique (FIP), qui rassemble les 16 pays de la région et dont elle a assuré la présidence et accueilli le sommet en 2015. Par le passé, elle avait accueilli le sommet annuel du FIP en octobre 2005 et assumé la présidence de l’organisation jusqu’en octobre 2007 en raison du coup d’Etat intervenu aux Iles Fidji en décembre 2006. La PNG participe depuis 2003 à la mission d’assistance régionale de rétablissement de l’Etat de droit aux Iles Salomon (RAMSI), placée sous les auspices du FIP et pilotée par l’Australie.
Elle a accueilli avec succès la quinzième édition des Jeux du Pacifique en 2015 et doit accueillir le Sommet de l’APEC en 2018.
Membre fondateur du « Groupe Fer de Lance Mélanésien » (GFLM), créé en 1988 et doté de nouveaux statuts en 2007, la PNG y joue un rôle politiquement modérateur tant à l’égard de notre présence dans la région que de l’Indonésie, par exemple, et a notamment contribué à la réorientation vers le domaine économique de cette institution de coopération subrégionale de l’espace mélanésien, qui comprend également le Vanuatu, les Iles Fidji, les Iles Salomon et le mouvement FLNKS de Nouvelle-Calédonie.
Consciente de son poids démographique et économique et soucieuse d’affirmer son rôle de chef de file du monde mélanésien, la PNG se présente de plus en plus en rivale de Fidji, dont elle n’apprécie en particulier guère l’initiative de Forum de Développement Économique.
Le PNUD, l’OMS, l’UNICEF, le HCR, le BCAH, la Banque Mondiale et la Banque Asiatique de Développement sont représentés en Papouasie-Nouvelle-Guinée. La PNG est membre observateur de l’ASEAN, à laquelle elle aspire manifestement à appartenir un jour, et chef de file des Petits Etats insulaires en Développement (AOSIS).

Mise à jour : 04.08.16

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