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Présentation du Pakistan

Présentation

Données générales

Nom officiel : République islamique du Pakistan
Nature du régime : République fédérale
Chef de l’Etat : Mamnoon Hussain (depuis le 9 septembre 2013)
Chef du Gouvernement : Nawaz Sharif (depuis le 5 juin 2013)

Données géographiques

Superficie : 796 095 km²
Capitale : Islamabad
Villes principales : Karachi, Lahore, Rawalpindi, Faisalabad, Peshawar
Langue (s) officielle (s) : ourdou, anglais
Langue (s) courante (s) : ourdou (langue nationale), pendjabi (48%), pachtou (13%), sindhi (12%), cachemiri, baloutche
Monnaie : Roupie pakistanaise
Fête nationale : 23 mars (jour de la République)

Données démographiques

Population : 187 300 000 habitants
Densité : 235 habitants au km²
Croissance démographique : 2,5%
Espérance de vie : 62 ans (hommes), 64 ans (femmes)
Taux d’alphabétisation : 58% (hommes), 29% (femmes)
Religion (s) : Islam (religion d’Etat, 97%), hindouisme (1,5%), christianisme (1,5%)
Indice de développement humain : 0,534 (146e sur 186)

Données économiques

PIB (2013) : 236,6 Mds USD
PIB par habitant (2013) : 1299 USD

Taux de croissance (année fiscale 2013) : 3,5 %
Taux de chômage (au sens du BIT) (2012) : 6,5 %
Taux d’inflation (2013) : 8 %

Solde budgétaire (2012) : - 6% du PIB
Balance commerciale (année fiscale 2013) : - 15 Mds USD

Principaux clients (2012) : UE (18,4%), Etats-Unis (13,6%), Chine (11,2%), Emirats Arabes Unis (8,5%), Afghanistan (7,9%)
Principaux fournisseurs : Chine (19,7%), Arabie Saoudite (12,2%), Emirats Arabes Unis (12,1%), UE (10,4%), Koweït (6,3%)

Part des principaux secteurs d’activités dans le PIB :

  • agriculture : 20 % ;
  • industrie : 26 % ;
  • services : 54 %

Exportations de la France vers le Pakistan (2013) : 389 M EUR
Importations françaises depuis le Pakistan (2013) : 602 M EUR

http://www.tresor.economie.gouv.fr/…

Consulat général de France : Karachi
Communauté française au Pakistan (2010) : 598
Communauté pakistanais en France : environ 30 000


Politique intérieure

Les élections législatives du 16 février 2008, suivies du départ du président Musharraf, ont marqué le début du retour de la démocratie au Pakistan. Quatre ans plus tard, la consolidation de ce processus reste fragile. Le pays est marqué par l’instabilité politique et doit faire face à des crises multiformes : crise institutionnelle avec un affaiblissement du pouvoir exécutif face à l’armée et à la Cour suprême, crise économique et énergétique, crise sociétale avec la montée en puissance de l’extrémisme religieux, crise humanitaire après les inondations catastrophiques des étés 2010 et 2011, crise sécuritaire.

A la suite de la réforme constitutionnelle de 2010, le Premier ministre est redevenu le principal détenteur du pouvoir exécutif. Il dispose du droit de dissoudre l’Assemblée nationale, d’organiser un référendum et de nommer les gouverneurs des provinces, les hauts dignitaires de l’armée et les hauts fonctionnaires. Les provinces ont également gagné de nouvelles compétences et le déclenchement de l’état d’urgence n’y est possible qu’avec l’accord des assemblées provinciales ou du Parlement. La procédure de nomination des juges a aussi été révisée.

Au terme d’une campagne électorale, marquée par des attaques terroristes du mouvement des Taleban pakistanais (TTP) principalement à l’encontre des partis séculiers (PPP, MQM, ANP), le scrutin du 11 mai 2013 débouche sur la victoire de la PML-N et le retour aux affaires de Nawaz Sharif. Derrière un PPP affaibli, Imran Khan et son parti (PTI) s’imposent comme la troisième force politique en nombre de sièges, la deuxième en nombre de voix.


Situation économique

Le Premier ministre Nawaz Sharif a fait de la relance de la croissance économique la priorité de son gouvernement. Les réformes mises en place par celui-ci ont permis le décaissement des trois premières tranches du prêt accordé par le FMI en septembre 2013 (6,67 Mds USD). Néanmoins, le taux de croissance de l’année 2013, qui s’établit autour de 3,5%, demeure encore insuffisant pour assurer le développement économique du pays, notamment pour absorber l’expansion démographique estimée à 2,5% par an.

La croissance pakistanaise reste confrontée des problèmes structurels bien connus : déficit énergétique persistant qui coûte chaque année 2 à 3 points de croissance et obère la production industrielle ; recettes fiscales insuffisantes (10,1% du PIB) ; infrastructures défaillantes ; mauvaise gouvernance et corruption. Dans ces conditions, le déficit du budget pour l’année 2013 s’est établi à 8,5% du PIB.

Héritant d’un pays au bord de la crise de la balance des paiements, le gouvernement Sharif est parvenu à desserrer la contrainte externe en relevant les réserves de change à 8,6 Mds USD. Le Pakistan continue de bénéficier des transferts financiers de la diaspora pakistanaise, environ 15 Mds USD.


Politique extérieure

L’amélioration de la relation Inde-Pakistan a connu un coup d’arrêt avec les attentats de Bombay de novembre 2008 (plus de 160 morts).
Après une reprise des rencontres bilatérales de haut niveau, qui ont culminé avec l’entretien entre les deux Premiers ministres en février 2011 en marge du sommet de la SAARC à Thimpu (Népal), des tensions sont apparues en 2013 (incidents de part et d’autre de la Ligne de contrôle en 2013). Vainqueur des élections législatives indiennes en mai 2014, Narendra Modi a invité son homologue pakistanais à sa cérémonie d’investiture. L’annonce par le gouvernement pakistanais, le 2 novembre 2011, de l’octroi du statut de nation la plus favorisée à l’Inde, décision qui doit encore être effectivement mise en œuvre, permet d’espérer des avancées dans un secteur moins sensible que celui des litiges frontaliers.

Le Pakistan entretient historiquement des relations difficiles avec l’Afghanistan, qui l’accuse de servir de base principale de retrait, de ravitaillement, de recrutement et d’entraînement à des groupes armés. Un différend frontalier oppose par ailleurs les deux pays (ligne Durand).

Dans le même temps, les deux pays ont de solides intérêts croisés, en particulier dans le domaine économique.

S’agissant de la sortie de crise en Afghanistan, le Pakistan affirme son plein soutien au processus électoral afghan et à la réconciliation politique inter-afghane.

L’année 2011 a été extrêmement difficile pour les relations américano-pakistanaises. Du raid d’Abbottabad aboutissant à l’élimination d’Oussama Ben Laden à l’incident frontalier du 26 novembre qui a coûté la vie à 24 soldats pakistanais, en passant par l’affaire Raymond Davis, les incidents se sont multipliés au point d’amener Islamabad à annoncer une revue complète de sa relation avec Washington. En retour d’excuses américaines pour l’incident du 26 novembre, le Pakistan a décidé, le 4 juillet 2012, de rouvrir les voies terrestres d’approvisionnement depuis et vers l’Afghanistan. Depuis, la relation bilatérale reprend progressivement un cours normal (visite de Nawaz Sharif à Washington en octobre 2013), bien que la question des frappes américaines de drones constitue un sujet de tension récurrent.

Avec la Chine, alliée stratégique, de nombreux accords de coopération et d’équipement ont été signés tout particulièrement en matière énergétique et de défense. La Turquie, l’Arabie saoudite, l’Iran et les pays du Golfe sont les autres grands partenaires régionaux du Pakistan.


L’Union européenne et le Pakistan

L’Union européenne entretient un dialogue politique régulier avec le Pakistan. Le deuxième Sommet ad hoc UE-Pakistan s’est tenu en juin 2010 à Bruxelles, en présence du Premier ministre Gilani. L’entrée en vigueur, en 2012, d’un plan d’engagement à 5 ans entre l’Union européenne et le Pakistan, ainsi que le lancement du dialogue stratégique, doivent permettre de renforcer les relations politiques et économiques. L’UE est le premier partenaire commercial du Pakistan, qui est l’un des principaux bénéficiaires de l’aide communautaire en Asie. Depuis le 1er janvier 2014, le Pakistan bénéficie d’un accès élargi au marché européen (SPG+).


Les Nations unies et le Pakistan

Membre non-permanent du Conseil de sécurité pour le biennum 2012-2013, le Pakistan est par ailleurs le premier pays contributeur, en termes d’effectifs, aux contingents de « casques bleus ».


Mise à jour : 14.07.14

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