Présentation de l’Ouganda

Données générales

Présentation du pays

Nom officiel : République d’Ouganda
Nature du régime : présidentiel
Chef de l’Etat et/ou du Gouvernement : M. Yoweri Museveni

Données géographiques

Superficie : 236 860 km²
Capitale : Kampala
Villes principales : Jinja, Entebbe, Mbarara, Mbale, Soroti, Masaka, Gulu
Langue (s) officielle (s) : anglais
Langue (s) courante (s) : anglais, luganda, swahili
Monnaie : shilling ougandais (1 eur = 4022 UGX)
Fête nationale : 9 octobre

Données démographiques

Population : 39,03 millions d’habitants (2015)
Densité : 194 hab/km²
Croissance démographique : 3,3%
Taux de fécondité : 5,7 naissances/femme
Espérance de vie : 55 ans
Taux d’alphabétisation : 73,2 %
Religion (s) : catholiques (41,9 %) protestants (42 %) musulmans (12 %), autres 3,2 %
Indice de développement humain : 163ème sur 187 (2015)
Classement transparency international : 151ème sur 176 (2016)

Données économiques

PIB : 27,5 mds US $ (2015)
PIB par habitant : 700 $ (2015)
Taux de croissance du PIB : 4,8 % (2015)
Taux d’inflation : 6,8 % (2016)
Dette publique : 25,5 % du PIB (2015)
Balance commerciale : -2,3 mds US $ (2015)

Principaux clients : Soudan du Sud (20 %), Kenya (11,8%), RDC (11,4%)
Principaux fournisseurs : Inde (14,7%), Kenya (11 %), Chine (8,9%)

Part des principaux secteurs d’activités dans le PIB (2015) :

  • agriculture : 26 %
  • industrie : 21 %
  • services : 53 %

Exportations de la France vers l’Ouganda : 52,5 M€ (2015)
Importations françaises depuis l’Ouganda : 17 M€ (2015)

Site de la Direction générale du Trésor : https://www.tresor.economie.gouv.fr/pays/ouganda

Composition du gouvernement
(Dernier remaniement ministériel :06 juin 2016)

Président de la RÉPUBLIQUE : M. Yoweri MUSEVENI

Vice-Président - KIWANUKA EDWARD SSEKANDI

Premier ministre - RUHAKANA RUGUNDA

  • 1er vice Premier ministre et ministre de la fonction publique – MOSES ALI
  • 2ème vice Premier ministre chargé des relations avec le Parlement – KIRUNDA KIVEJINJA

Les ministres

  • Ministre de l’éducation des Sports – JANET KATAAHA MUSEVENI
  • Ministre du service public – MURULI MUKASA
  • Ministre du commerce, de l’industrie et des coopératives - KYAMBADDE AMELIA ANNE
  • Ministre des affaires intérieures – JEJE ODONGO
  • Ministre de l’agriculture, de l’élevage et de la pêche – SSEMPIJJA VINCENT BAMULANGAKI
  • Ministre des finances et de la prévision économique – KASAIJA MATIA
  • Ministre des affaires étrangères - KUTESSA KAHAMBA SAM
  • Ministre de la santé – JANET RUTH ACENG
  • Ministre des travaux publics et des transports – NTEGE AZUBA
  • Ministre de la terre, du logement et de l’urbanisme – AMONGI BETTY
  • Ministre de l’eau et de l’environnement – CHEPTORIS SAM
  • Ministre de la justice et des affaires constitutionnelles – KAHINDA OTAFIIRE
  • Procureur général – BYARUHANGA WILLIAM
  • Ministre de la défense et des anciens combattants – MWESIGE ADOLF
  • Ministre des collectivités locales – BUTIME TOM
  • Ministre pour le Karamoja - BYABAGAMBI JOHN
  • Ministre de l’énergie et des minerais - MULONI IRENE
  • Ministre de l’Information, des TIC et de la communication – TUMWEBAZE FRANK
  • Ministre pour la science, la technologie et l’innovation – TUMWESIGYE ELIODA
  • Ministre en charge des affaires générales / bureau du Premier Ministre - BUSINGYE MARY KAROORO OKURUT
  • Ministre de la prévention des catastrophes et des réfugiés – ONEK HILARY
  • Ministre du tourisme, de la faune et des antiquités – KAMUNTU EPHRAIM Ministre de la Présidence – MBAYO ESTHER MBULAKUBUZA
  • Ministre de la sécurité – TUMUKUNDE HENRY
  • Ministre sans portefeuille - HAJJI NADDULI
  • Ministre de l’autorité urbaine de Kampala – KAMYA BETTY
  • Chef de fil (Chief Whip) du NRM - NANKABIRWA SENTAMU RUTH
  • Ministre du genre, du travail et des affaires sociales – MUKWAYA JANAT
  • Ministre d’Etat pour la veille économique - KASIRIVU BALTAZAH ATWOKI
  • Ministre d’Etat pour l’éthique et l’intégrité – LOKODO SIMON

Présence française

Ambassade de France : Kampala
Communauté française en Ouganda : 380 immatriculés (DFAE, 2015)
Communauté ougandaise en France : 315 résidants autorisés à séjourner en France ( 2016)
Site de l’ambassade de France : http://ambafrance-ug.org/

Politique intérieure

Yoweri Museveni prend le pouvoir en 1986, mettant un terme à quinze années de guerre civile. Il instaure un régime de « démocratie sans parti », avec pour objectif de canaliser les tensions politiques et confessionnelles à l’origine des années de guerre civile. Après sa réélection en 1996 et 2001, le Président Museveni obtient en 2005, en contrepartie de l’ouverture de son pays au multipartisme, une modification de la Constitution supprimant la limitation des mandats.

Face au parti présidentiel National Resistence Movement (NRM), l’opposition politique s’est progressivement fédérée autour du principal parti d’opposition, le Forum for Democratic Change (FDC). Elle n’est toutefois pas en mesure pour l’heure de contrer l’hégémonie du NRM. 

Les élections générales (présidentielles, parlementaires et locales) se sont tenues en février et mars 2016, sous le regard des observateurs internationaux (UE,Commonwealth, EAC, UA…) et dans un contexte de vives tensions entre autorités et opposition. Les médias et réseaux sociaux ont fait l’objet d’un blocage par les autorités, principalement le jour du scrutin. Au pouvoir depuis 30 ans, le Président Museveni a été réélu au premier tour avec 60,75% des voix pour un cinquième mandat. Trois candidats dont les deux principaux opposants au Président n’ont pas reconnu les résultats de ce scrutin. Si ces élections se sont déroulées d’une manière globalement pacifique et ont bénéficié d’un taux de participation élevé, un certain nombre d’observateurs internationaux ont toutefois jugé qu’elles ne correspondaient pas aux normes d’un processus électoral démocratique.

Sur le plan social, la loi de 2014 renforçant la pénalisation de l’homosexualité, contraire aux traités internationaux relatifs aux droits de l’Homme librement ratifiés par l’Ouganda, avait été abandonnée six mois après son entrée en vigueur, suite à l’invalidation de la Cour Constitutionnelle ougandaise.

Situation économique

La croissance économique de l’Ouganda depuis 2000 est élevée (7,7% par an en moyenne). Toutefois, la réduction des inégalités ne progresse pas aussi rapidement, principalement du fait de l’une des croissances démographiques les plus élevées du monde (3,3% par an).

L’économie ougandaise doit faire face à plusieurs défis majeurs, dont notamment le développement et la modernisation des infrastructures, l’accroissement de la productivité du secteur agricole et la promotion du développement du secteur privé (étroitesse des marchés financiers en particulier).

Les perspectives à court terme sont favorablement orientées, notamment grâce à la mise en œuvre d’importants projets d’infrastructures hydroélectriques et de transports (qui soutiendront le secteur de la construction), à l’activité des services (50% du PIB) portée par la demande interne et à la poursuite de la politique de soutien public à l’activité. La croissance devrait également bénéficier du lancement, prévu en 2017, de la réalisation du pipeline vers la Tanzanie, pour l’acheminement du pétrole extrait de la région du lac Albert à partir de 2020. De meilleures récoltes (amélioration du rendement des caféiers) et une relative stabilité du shilling devraient limiter la hausse des prix mais le dynamisme de la demande intérieure et la facture pétrolière pourraient contribuer à la poursuite de tensions inflationnistes.

Si le niveau de la dette publique ougandaise, qui devrait s’établir à 38 % du PIB pour 2017 reste soutenable, la tendance demeure à la hausse. Le déficit continuera à être financé par des crédits majoritairement concessionnels.

Politique étrangère

L’Ouganda et la LRA

Si la LRA (l’Armée de Résistance du Seigneur – guérilla née de la fédération de groupes rebelles en 1988 suite à la prise de pouvoir de Museveni - ayant sévi d’abord en Ouganda puis au nord-est de la RDC, au Soudan du Sud puis au nord-est de la RCA) reste une menace pour les civils, le groupe est désormais très affaibli. Bien que son leader, Joseph Kony, soit toujours en liberté, quatre de ses cinq principaux commandants ont été appréhendés (dont Dominic Ongwen dont le jugement se poursuit devant la CPI), et le groupe a subi des désertions en nombre (avec environ 120 combattants estimés aujourd’hui). Selon les autorités ougandaises, la LRA aurait été « neutralisée avec succès ». L’Ouganda et les Etats-unis viennent d’entamer le retrait de leurs troupes de la lutte contre la LRA en RCA.

L’Ouganda et les Grands Lacs

L’Ouganda est intervenu à plusieurs reprises dans la région des Grands Lacs (soutien au Front Patriotique Rwandais en 1990-94 puis à Laurent-Désiré Kabila en 1996-1997, occupation de l’Ituri de 1998 à 2003).

Les relations entre Kigali et Kampala ont longtemps été fluctuantes mais se sont normalisées à partir de 2011 (visite du président Yoweri Museveni à Kigali en juillet 2011 ; déplacement du président Paul Kagame en février 2012). Soucieux de dépasser les obstacles à leur développement économique, notamment en matière énergétique, les deux pays cherchent à développer leurs liens commerciaux.

Depuis 2007, l’Ouganda et la RDC ont montré une réelle volonté de régler leurs différends par le dialogue en dépit des contentieux passés (intervention de Kampala à l’Est de la RDC durant les guerres congolaises). Les relations entre les deux pays se sont à nouveau refroidies en 2012 à la suite de la publication du rapport du groupe d’experts du Comité de sanctions pour la RDC des Nations Unies accusant l’Ouganda de soutenir la rébellion du M23 qui a déstabilisé l’Est de la RDC jusqu’en 2013. Elles se sont à nouveau normalisées mais l’exploitation du pétrole du lac Albert reste un irritant.

L’Ouganda et le Soudan du Sud

L’Ouganda et le Soudan du Sud entretiennent des relations de confiance basées sur de solides liens commerciaux et des liens historiques. Kampala est le premier partenaire économique du Soudan du Sud, principale voie d’approvisionnement du pays et premier fournisseur. De nombreux ressortissants ougandais se sont installés en territoire sud-soudanais, où ils contrôlent une partie de l’économie. Kampala et Djouba partagent par ailleurs un intérêt dans l’exploitation pétrolière.

L’Ouganda et la Somalie

Avec actuellement 6 230 hommes, Kampala constitue aujourd’hui le plus gros contributeur de contingent en Somalie (où il est présent depuis 2007) dans le cadre de l’opération de l’Union africaine (AMISOM) contre le mouvement terroriste des Shabaab.

L’Ouganda et le Burundi

Ancien président de l’initiative régionale pour la négociation de l’Accord d’Arusha de 2000 (pierre angulaire de la réconciliation nationale burundaise), Y. Museveni a été désigné en 2015 par les Chefs d’Etat de la Communauté d’Afrique de l’est, comme médiateur dans la résolution de la crise burundaise avec l’appui de la facilitation de B. Mkapa. En l’absence d’ouverture de la part de Bujumbura, la médiation / facilitation n’a pas produit à ce jour d’avancée notable.

Mise à jour : 09.06.17

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