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Présentation du Nigeria

Présentation

Données générales

Nom officiel : République fédérale du Nigéria
Nature du régime : république fédérale
Chef de l’Etat et/ou du Gouvernement : Goodluck Ebele Jonathan


Données géographiques

Superficie : 923.773 km²
Capitale : Abuja
Villes principales : Lagos, Ibadan, Benin City, Kano, Port Harcourt
Langue (s) officielle (s) : anglais
Langue (s) courante (s) : haoussa, yorouba, igbo
Monnaie : Naira
Fête nationale : 1er octobre


Données démographiques

Population : 166 millions d’habitants (PNUD 2012)
Densité moyenne : 188 hab./km2 (INSEE 2013)
Croissance démographique : 2,8% (Banque Mondiale 2012)
Espérance de vie : 52 ans (PNUD 2013)
Taux d’alphabétisation : 61,3% (PNUD 2012)
Religion (s) : islam, christianisme, religions traditionnelles
Indice de développement humain : 153ème sur 186 (PNUD 2013)


Données économiques

PIB : 510 Mds$ (estimation FMI 2013) (PIB rebasé le 6 avril 2014)
PIB par habitant : 2 688USD (FMI 2014)- 121ème position dans le classement mondial
Taux de croissance : 6,4 % (FMI 2013)
Taux de chômage (au sens du BIT) : 23,9 % (FMI 2011) - La Banque mondiale estime que le chômage affecte 38% des jeunes.
Taux d’inflation : 8% (estimation FMI 2013)


Autres données

Indice Mo Ibrahim de la gouvernance africaine : 41ème sur 52
Classement Doing Business 2014 : 147ème sur 189
Initiative pour la Transparence des Industries extractives : le Nigéria a été déclaré conforme le 1er mars 2011. Echéance de la prochaine validation : 26 février 2016
Transparency International : 144ème sur 177
Balance commerciale : excédentaire à 63 Mds$ (OMC 2012)

Principaux clients : Etats-Unis (34,2%), Brésil (10%), Inde (9,5%) Espagne (7%), (2010, EIU)
Principaux fournisseurs : Chine (15%), Etats-Unis (8,6%), Pays Bas (7,9%), Corée du Sud (5,7%) (2010, EIU)

Part des principaux secteurs d’activités dans le PIB :

  • Services (incluant notamment les services financiers et assurances, le logement, le commerce) : 52%,
  • Industrie (pétrole et gaz) : 14,425,7%,
  • Agriculture : 22%,
  • Télécommunications : 8,69%,
  • Autres ilndustries de transformation : 11,683% (dont, Iindustrie cinématographique et musicale à hauteur de : 1,42%).

Exportations de la France vers le Nigéria : 1, 52 Mds€ (DGT 2013)
Importations françaises depuis le Nigéria : 3,8Mds€ (DGT 2013)

http://www.tresor.economie.gouv.fr/…

Consulat (s) de France : Lagos
Communauté française au Nigéria : 1 851 ressortissants français inscrits au registre des français établis hors de France au 31 décembre 2012 (dont 376 binationaux)
Communauté nigériane en France : 2 400 personnes environ


Politique intérieure

Le président sortant Goodluck Jonathan doit aujourd’hui faire face à une grave crise au nord et dans la middle belt qui, depuis janvier 2010, sont le théâtre d’un nouveau cycle de violences perpétrées par la secte islamiste Boko Haram, dont l’instauration de la charia sur l’ensemble du territoire Nigérian est la principale revendication.

Pour lutter contre la secte, le Chef de l’Etat a déclaré l’état d’urgence le 14 mai 2013 dans trois Etats du nord-est du pays (Yobé, Borno, Adamawa) afin d’empêcher Boko Haram de sanctuariser une partie du territoire. Certaines ONG (HRW, Amnesty International), dénoncent une violence croissante ainsi que les exactions commises par la secte et les forces armées nigérianes.

Dans la région du delta du Niger, les autorités sont confrontées à l’insécurité maritime, à de multiples prises d’otages et actes de sabotage contre les installations pétrolières. Les revendications des communautés locales (demande d’une meilleure redistribution des richesses issues de leur sous-sol) s’accompagnent de la montée en puissance de groupes criminels.

Cette insécurité se concentre à terre et près des côtes, même si certains « militants » sont en mesure d’opérer à plus de 100 km au large. Un programme d’amnistie proposé aux militants en 2009 a permis de ramener temporairement le calme dans cette région, mais il devrait s’achever en 2015. Les actes de sabotage, enlèvements et attentats ont repris.

Les élections générales (présidentielle, parlementaire et des gouverneurs) se tiendront en février 2015. Le paysage politique évolue avec la fusion des partis d’opposition au sein d’un nouveau parti, le All Progressive’s Congress (APC) auquel se sont ralliés les forces issues de la scission du Parti Démocratique du Peuple (PDP) au pouvoir. Cette alliance détient la majorité au sein de la chambre basse du Parlement.


Situation économique

La répartition des secteurs dans le PIB réévalué est la suivante : services (incluant notamment les services financiers et assurances, le logement, le commerce) pour 52%, l’industrie pour 25,7%, l’agriculture pour 22%, les télécommunications pour 8,69%, l’industrie de transformation pour 6,83%, l’industrie cinématographique et musicale pour 1,42% . Cette nouvelle répartition souligne l’évolution de la structure de l’économie nigériane, historiquement dominée par le secteur des hydrocarbures, mais où les services prennent désormais la première place devant l’industrie, et où le poids de l’agriculture s’accroît.

La croissance estimée pour 2013 atteindrait 6,4%, en ligne avec les années précédentes. L’inflation, estimée à 8%, demeure sur un rythme favorable de baisse. En fin d’année 2013, les réserves de change sont d’environ 45 MdsUSD, soit environ 6 mois d’importation. Le solde budgétaire global diminuerait de 3% du PIB à 1,8%.

Les inquiétudes portent sur la diminution de la production pétrolière en lien avec les vols récurrents et importants de pétrole, et le coût que représente la situation d’état d’urgence dans le Nord Est du pays (notamment en termes de diminution du commerce frontalier et de dépenses militaires).

S’agissant de l’impact de la croissance sur la réduction de la pauvreté, quatre facteurs apparaissent déterminants :

  • La disponibilité de l’électricité. 70% de la population dépend encore du bois pour son énergie, la capacité de production électrique du pays est inférieure à 4 000 MW (par comparaison, l’Afrique du Sud avec une population de 48 millions d’habitants a une capacité de production supérieure, 36 000 MW) et les gaz issus de l’exploitation pétrolière sont mal valorisés. Le processus de privatisation de la production et de la distribution, en cours va dans le sens de l’accroissement des capacités du pays. Le secteur de l’énergie devrait se structurer autour des pôles que constituent la libéralisation, la diversification et la conservation.
  • L’agriculture. Ce secteur demeure le plus important pourvoyeur d’emplois. Cette croissance demeurera insuffisante pour permettre l’amélioration des conditions de vie du plus grand nombre, qui reste pénalisé par la faiblesse de la distribution d’électricité.
  • L’accès des PME au crédit bancaire.
  • L’importance de la protection sociale, compte tenu du niveau du chômage et de la pauvreté.


Politique extérieure

Le Nigéria s’est imposé comme un acteur diplomatique de premier plan en Afrique de l’Ouest et au sein de l’Union africaine.

Il contribue à promouvoir la CEDEAO, dont le siège est à Abuja et qui constitue un instrument fondamental de l’influence du Nigéria en Afrique et dans sa relation avec l’UE. En 2007, le Nigéria a pesé de tout son poids au sein de cette organisation pour que celle-ci refuse de signer dans les délais impartis un Accord de Partenariat Economique (APE) avec l’Union européenne.

Engagé en faveur du maintien de la paix depuis les années 1960, le Nigéria est actuellement le 5ème contributeur mondial (et le second du continent africain après l’Ethiopie) aux opérations de maintien de la paix (OMP) des Nations Unies avec un total de 4 800 casques bleus. Entre janvier 2005 et janvier 2013 il s’est systématiquement positionné parmi les 10 plus importants contributeurs en termes de troupes.

Le pays participe actuellement à 10 des 15 OMP en cours. Ses contributions majeures sont déployées au sein de la MINUAD au Darfour (2 543 hommes soit 17,6% de l’effectif total) et de la MINUL au Libéria (où le Nigéria est par ailleurs engagé sous l’égide de la CEDEAO – ECOMOG).

En 2013, le Nigéria a été parmi les premiers Etats africains à déployer des troupes au Mali au profit de la Misma (1 200 hommes), dont il avait le commandement, puis de la Minusma. Un retrait de ce contingent a été effectué en juillet 2013 (seuls 261 personnels ont été maintenus)..

Le litige opposant le Nigéria et Cameroun, relatif à la souveraineté de la presqu’île de Bakassi, a été tranché par un arrêt de la Cour internationale de Justice du 10 octobre 2002, mais il a fallu attendre 2006 et l’accord de Greentree pour que le Nigéria s’y conforme. La République du Cameroun exerce sa souveraineté, depuis octobre 2013, sur la totalité de la presqu’île. Un programme des Nations Unies approuvé par les autorités nigérianes et camerounaise a vocation, dans cette région frontalière, à promouvoir des micro-projets sociaux-économiques au bénéfice des populations concernées par l’arrêt de la Cour.

Enfin, le Nigéria exerce une influence importante sur son environnement régional grâce à son poids démographique et l’importance de sa diaspora, sans oublier la puissance financière de ses banques et le rayonnement de sa production audiovisuelle (troisième producteur de films au monde).


Mise à jour : 11.07.14

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