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Présentation du Niger

Présentation

Données générales

Nom officiel : République du Niger
Nature du régime : République
Chef de l’Etat : Mahamadou Issoufou
Premier ministre : Brigi Rafini

Fête nationale : 18 décembre, proclamation de la République.
Monnaie : franc CFA, 1 EUR = 656 XOF.
Langue officielle : français.
Langues nationales : arabe, buduma, gourma, haoussa, kanouri, peul, tasawaq, teda, touareg, zarma.

Données géographiques

Superficie : 1 267 000 km²
Capitale : Niamey
Villes principales : Zinder, Maradi, Tahoua, Agadez

Données démographiques

Population : 19,1 millions d’habitants (Banque mondiale, 2014).
Densité : 15 habitants au kilomètre carré (Banque mondiale, 2014).
Taux de croissance démographique : 4 % (Banque mondiale, 2014).

Espérance de vie à la naissance : 61 ans (PNUD, 2014).
Taux d’alphabétisation : 29 % (PNUD, 2014).
Indice de développement humain : 0,348, 188e sur 188 (PNUD, 2015).

Données économiques

Produit intérieur brut : 8,2 milliards de dollars (Banque mondiale, 2014).
Produit intérieur brut par habitant : 441 dollars (Banque mondiale, 2014).
Taux de croissance du produit intérieur brut : 7 % (Banque mondiale, 2014).
Taux de chômage : 5 % (Banque mondiale, 2014).
Taux d’inflation : -0,5 % (Banque mondiale, 2014).

Dépenses publiques : 2,1 milliards de dollars (FMI, 2013).
Dette publique : 44 % du produit intérieur brut (FMI, 2015).
Solde budgétaire : - 8 % du produit intérieur brut (FMI, 2015).

Balance commerciale : - 550 millions de dollars (OMC, 2013).
Principaux clients : Union européenne, Burkina Faso, Nigéria, États-Unis, Chine (OMC, 2014).
Principaux fournisseurs : Union européenne, Chine, États-Unis, Thaïlande, Japon (OMC, 2014).
Part des secteurs d’activité dans le produit intérieur brut : agriculture 37 %, industrie 20 %, services 44 % (Banque mondiale, 2014).
Exportations de la France vers le Niger : 179 millions d’euros (DGDDI, 2015).
Importations françaises depuis le Niger : 495 millions d’euros (DGDDI, 2015).

Aide publique au développement française décaissée en 2014 : 36 millions d’euros.

Données consulaires

Consulat de France au Niger : Niamey.
Communauté française au Niger : 1 468 Français inscrits au registre en avril 2016.
Consulat du Niger en France : Paris.
Communauté nigérienne de France : 1 974 Nigériens disposant d’un titre ou d’une autorisation de séjour valide en décembre 2015.

Géographie du Niger

Le Niger s’étend sur plus d’un million de kilomètres carrés. Le pays est enclavé. Il partage plus de huit cent kilomètres de frontière avec le Mali à l’ouest, près de mille avec l’Algérie au nord, trois cent cinquante avec la Libye au nord-est, près de mille deux cents avec le Tchad à l’est, mille cinq cents avec le Nigéria au sud, plus de deux cent cinquante avec le Bénin et plus de six cents avec le Burkina Faso au sud-ouest. La majorité du territoire est située dans les zones aride et semi-aride que sont le Sahara et le Sahel. Les régions méridionales, dans la vallée du fleuve Niger et à la frontière avec le Nigéria, bénéficient d’un climat plus humide.

La frontière libyenne est marquée par les plateaux du Manguéni, du Tchigaï et du Djado, qui surplombent au sud le désert du Ténéré. Celui-ci occupe la partie orientale du Niger. Il est borné à l’ouest par le massif de l’Aïr, où se trouve le point culminant du pays, le mont Indoukat-n-Taglès, qui s’élève à deux mille vingt mètres d’altitude. Au sud-est, à la frontière avec le Nigéria et le Tchad, se trouve le lac Tchad. Le sud-ouest, enfin, est occupé par le bassin du fleuve Niger.

Histoire contemporaine et politique intérieure

Hamani Diori (1960 – 1974)

Le Niger accède à l’indépendance en août 1960. Hamani Diori, Premier ministre depuis décembre 1958, est élu président de la République en novembre 1960, tandis que son Parti progressiste nigérien devient parti unique. Son rival Djibo Bakary, dont le parti Sawaba est dissous, s’exile et cherche à lancer une insurrection armée, sans succès. Hamani Diori est réélu en septembre 1965 et octobre 1970.

Hamani Diori est, avec Léopold Sédar Senghor, Habib Bourguiba et Norodom Sihanouk, l’un des pères fondateurs de la Francophonie. C’est à Niamey qu’est créée en mars 1970 l’Agence de coopération culturelle et technique, dont l’Organisation internationale de la francophonie est l’héritière.

Seyni Kountché (1974-1987)

En avril 1974, dans un contexte de crise alimentaire lié à des sécheresses à répétition, Hamani Diori est renversé par l’armée qui constitue un conseil militaire suprême dirigé par le lieutenant-colonel Seyni Kountché. Dénonçant notamment la corruption du pouvoir précédent, celui-ci suspend la constitution. L’opposition est interdite et réprimée.

Malgré les promesses de redressement économique, la hausse des prix de l’uranium ne suffit pas à compenser les effets de la baisse des cours de l’arachide et de nouvelles périodes de sécheresse, conduisant le pays à se soumettre à un programme d’ajustement structurel. Le régime doit également faire face à la montée des tensions chez les touaregs. Des affrontements ponctuels ont lieu en mai 1985 à Tchintabaraden.

Seyni Kountché ouvre progressivement la voie à un abandon du régime d’exception. En janvier 1983, il nomme un civil, Mamane Oumarou, au poste de Premier ministre. En août 1983, il met en place un conseil national de transition. En juin 1987, une charte nationale est adoptée par référendum.

Ali Saïbou (1987-1993)

Seyni Kountché meurt en novembre 1987. Il est remplacé par le colonel Ali Saïbou. Celui-ci crée en août 1988 un parti unique, le Mouvement national pour la société de développement. La constitution de septembre 1989, adoptée par référendum, consacre le monopartisme, et Ali Saïbou est élu président de la République en décembre suivant.

Il doit rapidement faire face à la rébellion touarègue qui éclate en mai 1990. Trouvant sa source dans le retour de dizaines de milliers de touaregs d’Algérie et de Libye, attirés par la politique dite de décrispation d’Ali Saïbou, elle est déclenchée par la répression violente d’une émeute à Tchintabaraden. Elle est d’abord conduite par un mouvement unifié, le Front de libération de l’Aïr de et de l’Azawak, qui réclame la création d’un État fédéral et l’autonomie des régions du Nord, avant d’éclater en plusieurs mouvements, dont des groupes toubou, et de s’éteindre à la faveur des accords de Ouagadougou d’avril 1995, d’Alger de novembre 1997 et de Ndjamena d’août 1998.

Parallèlement, Ali Saïbou est confronté à des demandes de démocratisation à partir de février 1990. Après une phase de répression, il autorise le multipartisme en novembre 1990 et accepte la tenue, de juillet à novembre 1991, d’une conférence nationale. Celle-ci réduit les prérogatives du président de la République, désigne un Premier ministre de transition, Amadou Cheiffou, et un Haut Conseil de la République sous la direction d’André Salifou. En janvier 1993, une nouvelle constitution est adoptée qui institue un régime semi-présidentiel.

Mahamane Ousmane et Ibrahim Baré Maïnassara (1993-1999)

Les élections qui s’ensuivent portent à la présidence Mahamane Ousmane, dont le parti, la Convention démocratique et sociale, ne réunit pas la majorité à lui seul. Il doit partager le pouvoir avec Mahamadou Issoufou du Parti nigérien pour la démocratie et le socialisme, qui devient Premier ministre, et Moumouni Djermakoye de l’Alliance nigérienne pour la démocratie et le progrès, élu président de l’Assemblée nationale. Mais la coalition ne tient pas et Mahamadou Issoufou s’allie en septembre 1994 à l’ancien parti unique. Refusant de nommer un Premier ministre issu de la nouvelle majorité, Mahamane Ousmane provoque des élections législatives qu’il perd en janvier 1995.

Hama Amadou, secrétaire général du Mouvement nigérien pour la société de développement, devient donc Premier ministre, et Mahamadou Issoufou président de l’Assemblée nationale. La cohabitation conflictuelle qui s’ensuit provoque une nouvelle intervention de l’armée en janvier 1996. Le colonel Ibrahim Baré Maïnassara prend la tête d’un conseil de salut national et promet le retour du pouvoir aux civils. Une nouvelle constitution est adoptée en mai 1996.

Ibrahim Baré Maïnassara est élu président à l’issue d’une élection manipulée. Dans un climat politique tendu, il est assassiné en avril 1999 par la garde présidentielle. Son commandant, Daouda Malam Wanké, conduit un processus de transition. Une nouvelle constitution est adoptée en juillet 1999, suivie d’élections présidentielle et législatives en octobre et novembre 1999.

Mamadou Tandja et Salou Djibo (1999 – 2011)

Mamadou Tandja, le candidat du Mouvement national pour la société de développement, est élu président de la République, et son parti remporte les élections. Reconduit en novembre 2004, il doit faire face à une contestation sociale récurrente et à la résurgence de la rébellion touarègue. En février 2007, un Mouvement des Nigériens pour la justice revendique plusieurs actions armées. Mais les troubles prennent fin en avril 2009, à la suite de la répression menée par l’armée nigérienne et de la médiation de Mouammar Kadhafi.

Après avoir dissout l’Assemblée nationale et s’être arrogé les pleins pouvoirs, Mamadou Tandja organise en août 2009 un référendum constitutionnel, qu’il remporte, afin de prolonger de trois ans son mandat et de supprimer la limite existante de deux mandats. L’opposition dénonce un coup d’État constitutionnel, et refuse de participer aux élections législatives d’octobre 2009. L’Union européenne interrompt sa coopération et la Communauté économique des États d’Afrique de l’Ouest suspend le Niger. En février 2010, l’armée intervient et constitue un conseil suprême pour la restauration de la démocratie, dirigé par le chef d’escadron Salou Djibo. Une nouvelle constitution est adoptée par référendum en octobre 2010.

Mahamadou Issoufou (depuis 2011)

En janvier 2011, les élections législatives donnent une majorité relative au Parti nigérien pour la démocratie et le socialisme, et en mars 2011 Mahamadou Issoufou est élu président de la République avec 58 % des voix contre 42 % à Seyni Oumarou, du Mouvement nigérien pour la société de développement.

Pour gouverner, Mahamadou Issoufou s’allie à Hama Amadou, désormais à la tête de son propre parti, le Mouvement démocratique nigérien, qui devient président de l’Assemblée nationale. Mahamadou Issoufou nomme à la tête du gouvernement Brigi Rafini, chargé de mettre en œuvre le programme de la renaissance présidentiel, qui se traduit notamment par l’élaboration d’un plan de développement économique et social.

La coalition gouvernementale éclate à la faveur d’un remaniement gouvernemental en août 2013 et Hama Amadou, qui s’exile en France à la suite d’une affaire judiciaire, est remplacé en décembre 2013 par Amadou Salifou. L’opposition est représentée par le Mouvement démocratique nigérien, le Mouvement national pour la société de développement et la Convention démocratique et sociale. Les prochaines élections présidentielles et législatives auront lieu en février et mars 2016.

En janvier 2015, la publication de nouvelles caricatures de Mahomet dans l’hebdomadaire Charlie Hebdo, à la suite de l’attentat dont celui-ci a été victime, provoque des manifestations violentes dans plusieurs villes du Niger, notamment Niamey et Zinder. Le bilan est de dix morts, une cinquantaine de lieux de cultes chrétiens sont incendiés et des débits de boisson pillés. Le centre culturel franco-nigérien de Zinder est partiellement détruit par les flammes.

En février 2015, Mahamadou Issoufou arrive en tête du premier tour de l’élection présidentielle, avec 48 % des voix, contre 18 % à Hama Amadou, emprisonné depuis son retour au Niger en novembre 2014, et 12 % à Seyni Oumarou. Le Parti nigérien pour la démocratie et le socialisme remporte les élections législatives, obtenant 75 sièges sur 171. Avec ses alliés, il dispose d’une majorité absolue. L’opposition appelle au boycott du second tour, et, en mars, Mahamadou Issoufou est réélu pour un nouveau mandat avec 92 % des voix, contre 8 % à Hama Amadou.

Situation sécuritaire

Le Niger est confronté doublement à la menace terroriste. Au Sahel, al-Qaida au Maghreb islamique et al-Mourabitoune ont commis de nombreux attentats sur le sol nigérien. Ces groupes prennent également pour cible les intérêts français dans la région, comme en témoigne l’enlèvement de deux ressortissants français à Niamey en janvier 2011 et l’attentat suicide contre le site de la Société des mines de l’Aïr, partiellement détenue par Areva, en mai 2013.

Dans la région du lac Tchad, Boko Haram s’attaque également au Niger. Son chef, Abubakar Shekau, s’en est pris ouvertement au président Mahamadou Issoufou, ainsi qu’à la France, dans plusieurs vidéos. Le groupe a attaqué en février 2015 les villes de Bosso et Diffa, frontalières du Nigéria.

Situation économique

Les perspectives de croissance économique au Niger sont favorables, mais limitées par la croissance démographique. Malgré une croissance économique de 5,6 % en moyenne annuelle de 2005 à 2014, le pays se situe aujourd’hui à la dernière place du classement par l’indice de développement humain. Dans les années à venir, sa trajectoire économique dépendra notamment de l’évolution des prix du pétrole, deuxième produit d’exportation du Niger derrière l’uranium.

Les finances publiques sont caractérisées par la difficulté de recouvrer les recettes votées et la sous-exécution des dépenses. L’endettement public est modéré mais augmente rapidement, étant passé de 23 % du produit intérieur brut en 2013 à 33 % en 2014. Le Niger bénéficie d’une facilité élargie de crédit du Fonds monétaire international pour la période de 2012 à 2015.

Le Niger est placé en 168e position du classement sur la facilité de faire des affaires en 2015, en progression de cinq places en cinq ans. Il a été désigné pays conforme par l’initiative pour la transparence des industries extractives en mars 2011.

Politique extérieure

Pays enclavé, le Niger entretient de bonnes relations avec ses voisins, dont il dépend pour ses échanges et sa sécurité. Il fait partie d’un nombre important d’organisations régionales et sous régionales, dont l’Union africaine, la Communauté économique des États d’Afrique de l’Ouest, le G5 Sahel, la Communauté des États sahélo-sahariens, le Comité permanent inter-États de lutte contre la sécheresse dans le Sahel ou encore l’Autorité du bassin du Niger, dont le siège est situé à Niamey.

Le Niger doit faire face aux menaces liées à la déstabilisation de ses voisins. L’insurrection armée de Boko Haram au nord-est du Nigéria a poussé environ 160 000 personnes à fuir dans la région nigérienne de Diffa. Le groupe islamiste a également mené plusieurs attaques en territoire nigérien à partir de février 2015.

Depuis mars 2015, les forces armées nigériennes, avec l’armée tchadienne, opèrent en territoire nigérian contre Boko Haram. Elles ont notamment participé à la reprise de Damasak. Leur intervention a vocation à s’inscrire dans une force multinationale mixte également constituée d’éléments nigérians, tchadiens, camerounais et béninois. Avec les autres États concernés, le Niger a joué un rôle moteur dans la mobilisation de l’Union africaine et de la communauté internationale contre Boko Haram.

En Libye, la crise politique qui a suivi la chute de Mouammar Kadhafi a favorisé l’implantation dans ce pays de groupes terroristes, al-Qaida au Maghreb islamique et al-Mourabitoune, qui agissent dans l’ensemble du Sahel.

Le Niger joue, enfin, un rôle important en faveur de la stabilisation du Mali. Membre de la médiation internationale menée par l’Algérie qui a facilité le processus de négociation entre le gouvernement malien et les groupes armés du nord du pays, il déploie également près de 900 hommes au sein de la mission des Nations Unies pour la stabilisation au Mali.

Outre la France, le Niger entretient de bonnes relations avec les États-Unis et l’Union européenne, ainsi qu’avec de nouveaux partenaires comme la Turquie et la Chine. Celle-ci est présente dans les secteurs de l’uranium, du pétrole et des infrastructures, tandis que les relations avec États-Unis sont axées sur les questions de sécurité.

Mise à jour : 12.04.16

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