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Présentation

Données générales

Nom officiel : République du Mali
Nature du régime : République
Chef de l’Etat : M. Ibrahim Boubacar Keïta
Chef du Gouvernement : M. Modibo Keïta

Données géographiques

Superficie : 1 241 231 km² (France : 675 417 km²)
Capitale : Bamako (1 810 366 habitants)
Villes principales : Sikasso, Koutiala, Ségou, Kayes, Mopti, Gao
Langue officielle : Français
Langues courantes : mandingue (bambara, malinké, dioula), tamasheq, poular, senoufo, bobo, songhaï etc.
Monnaie : Franc CFA
Fête nationale : 22 septembre (indépendance, en 1960)

Données démographiques

Population : 17 086 022 d’habitants (Banque mondiale, 2014)
Croissance démographique annuelle : 2,9% (Banque mondiale, 2014)
Espérance de vie : 58 ans (à la naissance, Banque mondiale, 2014)
Taux d’alphabétisation : 33,4% (15 ans et plus, UNICEF, 2012)
Religions : Islam 94,8%, christianisme 2,4%, animisme 2% (recensement de 2009)
Indice de développement humain : 0,419 179ème sur 187 pays (PNUD, 2014)

Données économiques

PIB : 12,07 milliards de dollars US (Banque mondiale, 2014)
RNB par habitant : 660 dollars US (Banque mondiale, 2014)
Taux de croissance : 7,2% (FMI, 2014)

Taux d’inflation : 1,4% (Banque mondiale, 2015)
Principaux clients : Afrique du Sud, Suisse, Chine, Malaisie, Union européenne (OMC, 2014)
Principaux fournisseurs : Sénégal, Union européenne, Chine, Côte d’Ivoire, Bénin (OMC, 2014)

Part des principaux secteurs d’activités dans le PIB :

  • agriculture : 38,5%
  • industrie : 24,4%
  • services : 37%

Exportations de la France vers le Mali (2014) : 349 460 893 euros
Importations françaises depuis le Mali (2014) : 9 601 239 euros
(direction générale des douanes et droits indirects)

Consulat général de France : Bamako
Communauté française au Mali : 7 092 Français enregistrés (octobre 2015)
Communauté malienne en France : environ 120 000 personnes selon des estimations de l’ambassade du Mali en France

Politique intérieure

À l’issue de l’élection présidentielle des 28 juillet et 11 août 2013, Ibrahim Boubacar Keïta, candidat du Rassemblement pour le Mali (RPM), est élu président de la République avec 77,6% des voix. La participation atteint le taux record de 49% au premier tour et 45,7% au second.

Les élections législatives mobilisent 38,6% des électeurs pour le premier tour le 24 novembre et 37,2% pour le second tour le 15 décembre. Le RPM arrive en tête avec 70 députés sur 147. Il est suivi de l’ADEMA, principal parti du Mali depuis les années 1990, et de l’Union pour la République et la Démocratie (URD), de Soumaïla Cissé, qui affrontait Ibrahim Boubacar Keïta lors du second tour de l’élection présidentielle. Le groupe Vigilance démocratique et républicaine se constitue comme principal groupe d’opposition à l’assemblée. Il regroupe 22 députés, dont 17 de l’URD. Soumaïla Cissé est désigné chef de l’opposition.

Trois Premiers ministres se sont succédé depuis septembre 2013 : Oumar Tatam Ly, Moussa Mara puis Modibo Keïta, désigné le 8 janvier 2015. Il avait déjà occupé cette fonction en 2002.

La Primature a présenté un programme d’action 2013-2018 qui constitue la feuille de route du nouvel exécutif pour le quinquennat en cours. Un programme de développement accéléré des régions du Nord a également été élaboré.

Le gouvernement a, par ailleurs, engagé un processus de réconciliation nationale, visant à instaurer une paix durable dans l’ensemble du Mali. Un accord de paix avec les groupes armés du Nord a été trouvé à l’issue des négociations menées par l’Algérie. Ce texte, dit « accord pour la paix et la réconciliation au Mali, issu du processus d’Alger » a été signé par le gouvernement et l’ensemble des groupes, en deux temps. Une cérémonie de signature a d’abord eu lieu, à Bamako, le 15 mai 2015, en présence de nombreux chefs d’État africains. La Secrétaire d’État au Développement et à la Francophonie, Annick Girardin, a représenté la France à cet événement. Le gouvernement et certains groupes (la « Plateforme ») ont alors signé le texte. L’accord a ensuite été signé, le 20 juin 2015, par les autres groupes (la « Coordination des mouvements de l’Azawad », qui regroupe notamment le MNLA et le HCUA). Un comité de suivi, présidé par l’Algérie, regroupe les parties et l’équipe de médiation internationale. Ce comité est chargé d’accompagner la mise en œuvre de l’accord et permettra à la communauté internationale de continuer à soutenir le Mali dans cette nouvelle étape.

Situation économique

L’économie malienne a souffert de la crise mais les prévisions de croissance, la poursuite du soutien financier de la communauté internationale et les mesures envisagées par le ministre des Finances permettent d’espérer que le pays retrouve son sentier de croissance des années 2000-2010. Durant cette décennie, le PIB a cru au taux annuel moyen de 5,7 %. Le PIB malien a enregistré en 2012 un recul de 0,4%, après une année 2011 dont la croissance avait déjà été assez faible (2,7%). Mais la croissance a rebondi en 2013 avec 1,8 % puis a été de 7,2% en 2014. En 2015, le taux de croissance est estimé à 5,5%.

L‘économie malienne reste très dépendante du secteur minier et des résultats des campagnes agricoles. L’agriculture, en effet, a contribué, en moyenne, à 39% du PIB sur la période 2006-2010. La base des exportations maliennes est composée aux deux tiers d’or (51 T en 2013), et dans une moindre mesure de coton (13%) et d’engrais (5%). Ces productions sont soumises aux variations des cours mondiaux et de la pluviométrie. Le secteur manufacturier reste très peu développé. Le pays doit, par ailleurs, affronter le défi d’une forte croissance démographique qui absorbe une part importante de la richesse. La population croît de 3,1% par an, ce qui ne permet pas d’envisager un doublement du revenu par habitant (660 dollars actuellement) avant trente-cinq ans.

Politique extérieure

Entouré de sept voisins, le Mali a développé une diplomatie favorisant l’intégration régionale et continentale. Membre fondateur de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA) et de la Communauté économique des États d’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), il a été le premier pays à ratifier l‘Acte constitutif de l’Union africaine en 2000. Il est également membre du comité de mise en œuvre du Nouveau partenariat pour le développement de l’Afrique (NEPAD), de la Communauté des Etats sahélo-sahariens (CEN-SAD) et du G5 Sahel.

Des personnalités maliennes de premier plan ont exercé, ou exercent, un rôle important à la tête d’organisations clés : l’ancien chef de l’Etat Konaré à la présidence de la Commission de l’Union africaine (2003-2008), Soumaïla Cissé à la tête de la Commission de l’UEMOA (2004-2011), Michel Sidibé comme directeur exécutif d’ONUSIDA (depuis 2008), Adama Ouane comme administrateur de l’Organisation internationale de la Francophonie (nommé en 2015) et Modibo Ibrahima Touré comme Représentant spécial et Chef du bureau intégré des Nations Unies en Guinée Bissau (nommé en mai 2016).

Depuis le milieu des années 2000, les questions de la stabilisation du pays et de sécurité, telles que les trafics et le terrorisme, sont un enjeu majeur dans les relations entre le Mali et ses voisins. En février 2014, les chefs d’État du Mali, du Niger, de la Mauritanie, du Burkina Faso et du Niger ont ainsi créé le G5 Sahel, organisation internationale visant à favoriser la coordination entre ces pays sur les questions de sécurité et de développement.

Le Mali est un membre actif de la Francophonie, qu’il considère comme un instrument important de sa diplomatie. Bamako a réintégré les instances de l’Organisation internationale de la francophonie le 6 novembre 2013, dont il avait été suspendu à la suite du coup d’État de 2012.

Depuis son élection, le président Keïta effectue de nombreux déplacements à l’étranger, notamment à New York à l’occasion des Assemblées générales des Nations unies. Il se rend régulièrement en Europe et dans les pays de la zone saharo-sahélienne. Il est venu plusieurs fois en France depuis son investiture (voir infra).

Mise à jour : 18.05.16


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