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Présentation de la Malaisie

Présentation

Données générales

Nom officiel : Fédération de Malaisie
Nature du régime : monarchie constitutionnelle (avec un roi élu tous les 5 ans)
Chef de l’Etat : le Yang di Pertuan Agong Abdul Halim Mu’adzam Shah, Sultan de Kedah (depuis le 13 décembre 2011)
Chef du gouvernement : Najib Tun Abdul Razak, Premier ministre (depuis avril 2009)

Données géographiques

Superficie : 330 803 km2
Capitale : Kuala Lumpur (capitale administrative : Putrajaya)
Villes principales : Kuala Lumpur, Ipoh, Kuching, Johor Bahru, Klang, Kota Kinabalu, Georgetown, Penang
Langue officielle : malais
Langues courantes : malais, anglais, chinois (dialectes), tamoul
Monnaie : Ringgit malaisien (MYR) : 4,54 pour un euro (20/03/2014)
Fête nationale : 31 août (anniversaire de l’indépendance en 1957)

Données démographiques

Population (2012) : 29,5 millions d’habitants
Densité : 90 h/km²
Croissance démographique :1,58% (2012)

Espérance de vie : 74,5 ans à la naissance (PNUD 2013)
Taux d’alphabétisation : 93,1 %
Religion (s) : Islam (religion officielle de la Fédération) : 62 %, Bouddhisme (20%), Hindouisme (6,3%), Christianisme (9,2%), Taoïsme.
Indice de développement humain : 0,769 (64e rang mondial source PNUD 2013)

Données économiques 2012

PIB : 304 milliards USD
PIB par habitant : 10 482 USD/hab.
Taux de croissance : 5,6%
Taux de chômage : 3 %
Taux d’inflation : 1,6 %
Solde budgétaire : déficit de 4,3 % du PIB en 2012 ; objectif fixé à -3 % en 2015
Balance commerciale : 70,6 Mds RM (soit 7,2% du PIB)

Principaux clients : Singapour (14%), Chine (13,5%), Japon (11,1%), Etats-Unis
(8,1%), Thaïlande, Indonésie.
Principaux fournisseurs : Chine (16,4 %), Singapour (12,4%), Japon (8,7 %), États-Unis
(7,9 %), Thaïlande (6%), Taiwan (4,9%), Corée du Sud (4,7%).

Part des principaux secteurs d’activité dans le PIB :

  • agriculture et mines : 20,5 %
  • industrie et construction : 28 %
  • services : 50,4 %

Chiffres commerce bilatéral 2013 :
Exportations de la France vers la Malaisie : 2,59 Mds EUR
Importations françaises depuis la Malaisie : 1,94 Mds EUR
Excédent commercial : 647 M EUR, la Malaisie constitue notre 16ème excédent commercial dans le monde

Voir également les sites :

Consulat de France : Kuala Lumpur
Communauté française en Malaisie (décembre 2013) : 3 131 inscrits au registre consulaire.

(Sources : DGTrésor - Banque mondiale)


Politique intérieure

La Malaisie est dirigée depuis son indépendance en 1957 par la même coalition, le Barisan Nasional (BN), dominée par l’UMNO (United Malays National Organisation) et composée actuellement de treize petits partis communautaires, dont quatre nationaux (outre l’UMNO, la Malaysian Chinese Association-MCA ; le Malaysian Indian Congress-MIC ; le Malaysian’s People Movement Party-Gerakan) et neuf partis représentant principalement des communautés ethniques du Sabah et du Sarawak.

Les dernières élections générales (législatives et provinciales), le 5 mai 2013, ont confirmé la montée en puissance de l’opposition, amorcée lors des élections de 2008. Le BN a remporté une majorité en recul mais encore confortable, avec 133 des 222 sièges du Parlement (contre 137 en 2008), alors qu’il n’a recueilli que 47% des suffrages.

La coalition d’opposition, le Pakatan Rakyat (PR), qui détient aujourd’hui 89 sièges (contre 75 en 2008), regroupe le People’s Justice Party (PKR), de l’ancien vice-Premier ministre Anwar Ibrahim, le Democratic Action Party (DAP), devenu première formation de l’opposition, et l’Islamic Party of Malaysia (PAS).

Le gouvernement malaisien jouit d’une grande continuité mais est confronté au problème de l’équilibre entre communautés (ethniques et religieuses). La population malaisienne compte en effet environ 55 % de Malais musulmans, 10 % de populations « indigènes », qui forment avec les Malais la catégorie des Bumiputra (« fils du sol »), 26 % de Chinois (pour la plupart bouddhistes et chrétiens) et près de 8 % d’Indiens (en grande partie hindouistes).

Depuis les émeutes anti-chinoises de mai 1969, les Malais sont les bénéficiaires d’une politique de discrimination positive, inscrite dans la « Nouvelle politique économique » (NEP). Un débat a été ouvert sur l’opportunité de remettre progressivement en cause cette politique, considérée notamment comme un frein aux investissements étrangers.

Le Premier ministre a lancé lors de son accession au pouvoir le concept de « One Malaysia » destiné à rassurer les différentes communautés ethnico-religieuses non malaises (chinois et indien en particulier) et à encourager une dynamique d’unité et d’identité nationale malaisienne.

D’autres informations et études sur www.irasec.com


Situation économique

La Malaisie a connu depuis les années 1980 une croissance soutenue de son économie (jusqu’en 2008 autour de 6 % en moyenne par an) mais aussi de sa population (+ 2,6 %/an en moyenne, soit plus du triplement depuis 1960). L’impact de la crise asiatique de 1997 sur le PIB a été effacé dès 2003. En 2012, soutenue par la consommation privée et un taux d’investissement record en 2012 (+24,8% par rapport à 2011) pour atteindre 139,5 Mds RM soit 14,9% du PIB, la Malaisie a afficheé une croissance remarquable en 2012, de 5,6 %.

L’économie malaisienne est fortement marquée par son intégration dans le commerce international, ce qui a récemment eu pour effet de dégrader son solde du commerce extérieur. L’excédent du compte courant s’est réduit, de 11% du PIB en 2011, à 6,4 % en 2012.

Le Premier ministre a lancé un ambitieux programme de réformes, le « New Economic Model », qui a été décliné dans le 10e plan et précisé dans le « programme de transformation économique » présenté en septembre 2010. Reposant sur la création de niches de croissance (National Key Economic Areas), ce dernier vise à doubler le revenu par habitant d’ici à 2020 pour le porter à 15 000 USD par tête, en passant à une économie de la connaissance, fondée sur les hautes technologies et les services. Le 10e plan quinquennal, novateur sur le plan du développement socio-économique, est entré en vigueur le 1er janvier 2011.

Plus d’analyses et de statistiques sur www.tresor.economie.gouv.fr/…


Politique extérieure

La politique étrangère de Najib Razak est fondée sur « l’ambition, le pragmatisme et l’action ». Le Premier ministre souhaite que son pays et l’ASEAN jouent un rôle plus actif sur les scènes régionale et internationale, par des gestes concrets et constructifs. C’est à ses yeux le meilleur moyen de poursuivre la "diplomatie économique" chère à la Malaisie.

Sur le plan régional, la Malaisie ne se démarque pas de ses partenaires de l’ASEAN dont elle est membre fondateur (soutien à l’évolution du régime birman ou maintien d’une approche régionale coordonnée face aux prétentions de Pékin en mer de Chine du sud) et pousse à la mise en place ou au renforcement des structures de coopération régionale, notamment en matière de sécurité : Asean Defence Ministers Meeting+ ou encore « Eyes in the Sky » pour la surveillance du détroit de Malacca.


Mise à jour : 14.04.14

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