Présentation de la Malaisie

Présentation

Données générales

Nom officiel : Fédération de Malaisie
Nature du régime : monarchie constitutionnelle (avec un roi élu tous les 5 ans parmi les 9 souverains de la Fédération)
Chef de l’Etat : Le Yang di Pertuan Agong XV Sultan Muhammad V (Sultan de Kelantan) (2016- 2021).
Chef du gouvernement : Najib Tun Abdul Razak, Premier ministre (depuis avril 2009)

Données géographiques

Superficie : 330 803 km2
Capitale : Kuala Lumpur (capitale administrative : Putrajaya)
Villes principales : Kuala Lumpur (1,6 M d’habitants), Ipoh, Kuching, Johor Bahru, Klang, Kota Kinabalu, Georgetown, Penang
Langue officielle : malais
Langues courantes : malais, anglais, chinois (dialectes), tamoul
Monnaie : Ringgit malaisien (MYR) : 4,72 pour un euro (20/03/2017)
Fête nationale : 31 août (anniversaire de l’indépendance en 1957)

Données démographiques

Population : 31,7 millions d’habitants
Densité : 94 h/km²
Croissance démographique : 1,4% (2015)
Taux d’urbanisation : 75% (2015)
Espérance de vie : 75 ans à la naissance (OMS 2015)
Taux d’alphabétisation : 93,1 %
Religion (s) : Islam (religion officielle de la Fédération) : 62 %, Bouddhisme (20%), Hindouisme (6,3%), Christianisme (9,2%), Taoïsme.
Indice de développement humain : 0,779 (62e rang mondial, PNUD 2014)

Données économiques 2015

PIB : 296 milliards USD
PIB par habitant : 9557 USD/hab.
Taux de croissance : 5% (2016)
Taux de chômage : 3 ,5%
Taux d’inflation : 1,8 % (2016)
Solde public : déficit de 3,1 % du PIB en 2016
Dette de l’Etat : 55% du PIB
Balance commerciale : excédent de 19,5 Mds USD

Principaux clients : Singapour (14.6%), Chine (13%), Etats-Unis (10,2%), Japon
(8%)
Principaux fournisseurs : Chine (20,4%), Singapour (10,4%), UE (9,9%), Japon (8,2%), Etats-Unis (8%)

La Malaisie est classée parmi les principaux producteurs mondiaux d’huile de palme, de bois tropical, de cacao et de caoutchouc. L’industrie emploie 28% de la population (exportation de dispositifs semi-conducteurs, d’articles et appareils électriques, et de logiciels. Le secteur tertiaire emploie la majorité des Malaisiens (plus de 60%) et représente près de la moitié du PIB grâce, notamment, au secteur du tourisme.

Part des principaux secteurs d’activité dans le PIB :

  • services : 53,5 %
  • industrie : 23 %
  • activités minières et énergie : 9 %
  • agriculture : 8,9%
  • construction : 4,5%

Chiffres commerce bilatéral 2016
Exportations de la France vers la Malaisie : 1,53 Md EUR
Importations françaises depuis la Malaisie : 2,2 Mds EUR
Excédent commercial : -628 M EUR
Part de marché de la France en Malaisie : 1,5 % (juin 2015)

Voir également les sites

Section consulaire : Kuala Lumpur
Communauté française en Malaisie (2016) : 3 411 inscrits au registre consulaire.

(Sources : DGTrésor - Banque mondiale)

Politique intérieure

La Malaisie est dirigée depuis son indépendance en 1957 par la même coalition, le Barisan Nasional (BN), dominée par l’UMNO (United Malays National Organisation) et composée actuellement de treize petits partis communautaires, dont quatre nationaux (outre l’UMNO, la Malaysian Chinese Association-MCA ; le Malaysian Indian Congress-MIC ; le Malaysian’s People Movement Party-Gerakan) et neuf partis représentant principalement des communautés ethniques du Sabah et du Sarawak.

Lors des dernières élections générales de mai 2013, le BN a acquis une majorité en recul mais encore confortable, avec 133 des 222 sièges du Parlement (contre 137 en 2008), et 47% des suffrages. Il a largement remporté les élections au Sarawak en mai 2016 (72 sièges sur 82).

La coalition d’opposition était constituée jusqu’en 2015 du People’s Justice Party (PKR), de l’ancien vice-Premier ministre Anwar Ibrahim, du Democratic Action Party (DAP), parti à majorité chinoise et du Parti islamique malais (PAS). Des dissensions internes ont provoqué le départ de ce parti conservateur et son remplacement par un nouveau parti, l’Amanah Negara. L’opposition est morcelée entre la nouvelle coalition (Pakatan Harapan, l’Alliance de l’Espoir), le nouveau parti créé en 2016 par l’ancien Premier ministre Mahatir (le Parti Pribumi Bersatu Malaysia) et le PAS, parti dissident.

Les prochaines élections générales sont prévues en 2018 mais elles pourraient être anticipées.

Le gouvernement malaisien est confronté au problème de l’équilibre entre communautés (ethniques et religieuses). La population malaisienne compte en effet environ 55 % de Malais musulmans, 10 % de populations « indigènes », qui forment avec les Malais la catégorie des Bumiputra (« fils du sol »), 26 % de Chinois (pour la plupart bouddhistes et chrétiens) et près de 8 % d’Indiens (en grande partie hindouistes). Depuis les émeutes anti-chinoises de mai 1969, les Malais sont les bénéficiaires d’une politique de discrimination positive, inscrite dans la « Nouvelle politique économique » (NEP). Un débat a été ouvert sur l’opportunité de remettre progressivement en cause cette politique, considérée notamment comme un frein aux investissements étrangers et favorisant l’émigration des cadres d’origine chinoise. Le Premier ministre a lancé lors de son accession au pouvoir le concept de « One Malaysia » destiné à rassurer les différentes communautés ethnico-religieuses non malaises (chinoise et indienne en particulier) et à encourager une dynamique d’unité et d’identité nationale malaisienne.

Situation économique

Pays relativement petit à l’échelle de la zone avec environ 30 millions d’habitants, la Malaisie en constitue la troisième économie (PIB de 396 Mds USD, 13% du PIB total de l’ASEAN) et le troisième pays le plus développé après Singapour et Brunei (avec un PIB / habitant de presque 10000 USD). Son économie est dans l’ensemble diversifiée (base industrielle, agriculture, dynamisme du secteur des services- financiers notamment), même si elle repose encore largement sur les importantes ressources en hydrocarbures.

La Malaisie enregistre depuis la crise financière une croissance solide, portée par le dynamisme de la demande interne qui a fait contrepoids au ralentissement des exportations. Les analystes anticipent pour les années à venir une croissance dynamique, proche de 5% par an.

La Malaisie qui est le second plus important producteur de pétrole brut en Asie du Sud-Est (après l’Indonésie) et le second exportateur mondial de gaz naturel liquéfié (après le Qatar) a su diversifier son économie : le secteur Oil & Gas représente près de 12% de son PIB, 22% de ses exportations (en 2014), 15,4% de ses importations, et environ 30% des recettes du budget de l’Etat en 2014.

Le gouvernement doit faire face à de nombreux défis, dont l’affaiblissement de la monnaie malaisienne vis-à-vis du dollar américain, le ralentissement de la croissance chinoise (qui absorbe 13% des exportations malaisiennes) et la baisse des prix du pétrole (alors que les revenus pétroliers assurent 30% des recettes de l’Etat).

Cependant, la trajectoire de croissance de la Malaisie reste solide. La Malaisie peut en effet s’appuyer sur un pilotage macroéconomique générateur de stabilité et sur une politique publique cohérente et coordonnée. Ainsi, le 11ème plan quinquennal (2016-2020) se concentre sur le développement de la classe moyenne (meilleur accès au logement, promotion des nouvelles technologies), des transports publics, du capital humain ainsi que de la productivité et de l’innovation. Ce plan est la poursuite du « New economic Model » présenté en 2010 qui visait à doubler le revenu par habitant d’ici à 2020 pour le porter à 15000 USD par tête.

La Malaisie propose par ailleurs un modèle de développement ouvert aux investissements directs étrangers (IDE), dispose de coûts de main d’œuvre compétitifs, d’un niveau d’éducation élevé et se classe parmi les meilleurs pays émergents en matière de climat des affaires. Elle est enfin un marché leader de la finance islamique (10% du montant total des actifs bancaires conformes à la sharia dans le monde).

Plus d’analyses et de statistiques sur www.tresor.economie.gouv.fr/se/malaisie/

Politique extérieure

Sur le plan régional, la Malaisie ne se démarque pas de ses partenaires de l’ASEAN dont elle est membre fondateur et pousse à la mise en place ou au renforcement des structures de coopération régionale, notamment en matière de sécurité. Les difficultés existant avec Singapour (exclue de la Fédération en 1965) et l’Indonésie sur le statut du Sabah et du Sarawak (période de la Konfrontasi) ont été surmontées. Ces deux pays comptent désormais parmi les principaux partenaires commerciaux de la Malaisie.

La Malaisie a présidé l’ASEAN en 2015 et a fait adopter la déclaration de Langkawi pour un « mouvement global des modérés » de promotion de la paix et de la sécurité. Elle a été membre non permanent du Conseil de sécurité des Nations unies pour le biennium 2015-2016. Elle est membre-fondateur de l’Organisation de la coopération islamique (OCI).

Mise à jour : 20.03.17

Informations complémentaires

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