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Présentation de la Malaisie

Présentation

Données générales

Nom officiel : Fédération de Malaisie
Nature du régime : monarchie constitutionnelle (avec un roi élu tous les 5 ans parmi les 9 souverains de la Fédération)
Chef de l’Etat : le Yang di Pertuan Agong Abdul Halim Mu’adzam Shah, Sultan de Kedah depuis le 13 décembre 2011et jusqu’en décembre 2016). Il sera alors remplacé par le Sultan de Kelantan pour cinq ans jusqu’en 2021.
Chef du gouvernement : Najib Tun Abdul Razak, Premier ministre (depuis avril 2009)

Données géographiques

Superficie : 330 803 km2
Capitale : Kuala Lumpur (capitale administrative : Putrajaya)
Villes principales : Kuala Lumpur (1,6 M d’habitants), Ipoh, Kuching, Johor Bahru, Klang, Kota Kinabalu, Georgetown, Penang
Langue officielle : malais
Langues courantes : malais, anglais, chinois (dialectes), tamoul
Monnaie : Ringgit malaisien (MYR) : 4,62 pour un euro (20/08/2016)
Fête nationale : 31 août (anniversaire de l’indépendance en 1957)

Données démographiques

Population : 31,7 millions d’habitants
Densité : 94 h/km²
Croissance démographique : 1,5% (2014)
Espérance de vie : 75 ans à la naissance (OMS 2015)
Taux d’alphabétisation : 93,1 %
Religion (s) : Islam (religion officielle de la Fédération) : 62 %, Bouddhisme (20%), Hindouisme (6,3%), Christianisme (9,2%), Taoïsme.
Indice de développement humain : 0,779 (62e rang mondial, PNUD 2014)

Données économiques 2015

PIB : 313 milliards USD
PIB par habitant : 10073 USD/hab.
Taux de croissance : 4%
Taux de chômage : 3,4%
Taux d’inflation : 2% en mai 2016
Solde budgétaire : déficit de 3,2 % du PIB ; objectif fixé à -3,1 % en 2016
Dette de l’Etat : 55% du PIB
Balance commerciale : excédentaire de 9,24% du PIB

Principaux clients : Singapour (14.2%), Chine (12,1%), Japon
(10,8%), UE (9,5%), Etats-Unis (8,4%),
Principaux fournisseurs : Chine (16,9%), Singapour (12,5%), UE (10,4%), Japon (8,0%), Etats-Unis (7,7%)

La Malaisie est classée parmi les principaux producteurs mondiaux d’huile de palme, de bois tropical, de cacao et de caoutchouc. L’industrie emploie 28% de la population (exportation de dispositifs semi-conducteurs, d’articles et appareils électriques, et de logiciels). Le secteur tertiaire emploie la majorité des Malaisiens (plus de 60%) et représente près de la moitié du PIB grâce, notamment, au secteur du tourisme.

Part des principaux secteurs d’activité dans le PIB :

  • services : 55 %
  • industrie : 28 %
  • activités minières et énergie : 10 %
  • agriculture : 9%
  • construction : 4,5%

Chiffres commerce bilatéral 2015
Exportations de la France vers la Malaisie : 1,4 Mds EUR
Importations françaises depuis la Malaisie : 2,0 Mds EUR
Excédent commercial : -600 M EUR
Part de marché de la France en Malaisie : 1,5 % (juin 2015)

Voir également les sites

Section consulaire : Kuala Lumpur
Communauté française en Malaisie (2015) : 3 600 inscrits au registre consulaire.

(Sources : DGTrésor - Banque mondiale)

Politique intérieure

La Malaisie est dirigée depuis son indépendance en 1957 par la même coalition, le Barisan Nasional (BN), dominée par l’UMNO (United Malays National Organisation) et composée actuellement de treize petits partis communautaires, dont quatre nationaux (outre l’UMNO, la Malaysian Chinese Association-MCA ; le Malaysian Indian Congress-MIC ; le Malaysian’s People Movement Party-Gerakan) et neuf partis représentant principalement des communautés ethniques du Sabah et du Sarawak.

Lors des dernières élections générales de mai 2013, le BN a acquis une majorité en recul mais encore confortable, avec 133 des 222 sièges du Parlement (contre 137 en 2008), alors qu’il n’a recueilli que 47% des suffrages. Il a largement remporté les élections au Sarawak en mai 2016 (72 sièges sur 82).

La coalition d’opposition, le Pakatan Rakyat (PR), qui détenait 89 sièges (contre 75 en 2008), regroupait le People’s Justice Party (PKR), de l’ancien vice-Premier ministre Anwar Ibrahim, le Democratic Action Party (DAP), parti à majorité chinoise, devenu première formation de l’opposition, et l’Islamic Party of Malaysia (PAS). Cependant, malgré ses succès électoraux, le Pakatan Rakyat s’est dissout le 16 juin 2015 du fait de ses dissensions internes, notamment en raison de la victoire massive du courant conservateur (« oulémas ») du parti islamique malais (PAS) qui souhaite imposer le « hudud » (partie de la Charia relative aux crimes, blasphème, adultère, tenue vestimentaire) dans le Kelantan, Etat dont il assure la direction. Une branche plus modérée du PAS a recréé un nouveau parti, l’Amanah Negara qui a permis la création, fin septembre 2015, d’une nouvelle coalition, encore fragile, le Pakatan Harapan (Alliance de l’Espoir) avec le PKR et le DAP. En outre, le principal dirigeant de l’opposition, Anwar Ibrahim, innocenté par la Haute Cour en 2012 dans un procès pour sodomie, a été condamné à 5 ans de prison en appel en février 2015. Les contours du nouveau paysage politique en Malaisie restent flous à ce stade.

Les prochaines élections générales malaisiennes se tiendront d’ici 2018.

Le gouvernement malaisien est confronté au problème de l’équilibre entre communautés (ethniques et religieuses). La population malaisienne compte en effet environ 55 % de Malais musulmans, 10 % de populations « indigènes », qui forment avec les Malais la catégorie des Bumiputra (« fils du sol »), 26 % de Chinois (pour la plupart bouddhistes et chrétiens) et près de 8 % d’Indiens (en grande partie hindouistes). Depuis les émeutes anti-chinoises de mai 1969, les Malais sont les bénéficiaires d’une politique de discrimination positive, inscrite dans la « Nouvelle politique économique » (NEP). Un débat a été ouvert sur l’opportunité de remettre progressivement en cause cette politique, considérée notamment comme un frein aux investissements étrangers et favorisant l’émigration des cadres d’origine chinoise. Le Premier ministre a lancé lors de son accession au pouvoir le concept de « One Malaysia » destiné à rassurer les différentes communautés ethnico-religieuses non malaises (chinoise et indienne en particulier) et à encourager une dynamique d’unité et d’identité nationale malaisienne.

Situation économique

Pays relativement petit à l’échelle de la zone avec environ 30 millions d’habitants, la Malaisie en constitue la troisième économie (PIB de 327 Mds USD, 13% du PIB total de l’ASEAN) et le troisième pays le plus développé après Singapour et Brunei (avec un PIB / habitant de 10073 USD). Son économie est dans l’ensemble diversifiée (base industrielle, agriculture, dynamisme du secteur des services- financiers notamment), même si elle repose encore largement sur les importantes ressources en hydrocarbures.

La Malaisie enregistre depuis la crise financière une croissance solide, portée par le dynamisme de la demande interne qui a fait contrepoids au ralentissement des exportations. Les analystes anticipent pour les années à venir une croissance dynamique, proche de 5% par an.

La Malaisie qui est le second plus important producteur de pétrole brut en Asie du Sud-Est (après l’Indonésie) et le second exportateur mondial de gaz naturel liquéfié (après le Qatar) a su diversifier son économie : le secteur Oil & Gas représente près de 12% de son PIB, 22% de ses exportations (en 2014), 15,4% de ses importations, et environ 30% des recettes du budget de l’Etat en 2014.

Pour relever le défi de la modernisation de son économie, la Malaisie peut s’appuyer sur un pilotage macroéconomique générateur de stabilité et sur une politique publique cohérente et coordonnée. Ainsi, le 11ème plan quinquennal (2016-2020) se concentre sur le développement de la classe moyenne (meilleur accès au logement, promotion des nouvelles technologies), des transports publics, du capital humain ainsi que de la productivité et de l’innovation. Ce plan est la poursuite du « New economic Model » présenté en 2010 qui visait à doubler le revenu par habitant d’ici à 2020 pour le porter à 15000 USD par tête.

Le gouvernement doit cependant faire face en 2016 à de nombreux défis, dont l’affaiblissement de la monnaie malaisienne vis-à-vis du dollar américain, le ralentissement de la croissance chinoise (qui absorbe 8% des exportations malaisiennes), la baisse des prix du pétrole (alors que les revenus pétroliers assurent 30% des recettes de l’Etat) et le scandale qui touche le Fonds souverain 1MDB.

Plus d’analyses et de statistiques sur www.tresor.economie.gouv.fr/se/malaisie/

Politique extérieure

Sur le plan régional, la Malaisie ne se démarque pas de ses partenaires de l’ASEAN dont elle est membre fondateur (soutien à l’évolution du régime birman, maintien d’une approche régionale coordonnée face aux prétentions de Pékin en mer de Chine du sud) et pousse à la mise en place ou au renforcement des structures de coopération régionale, notamment en matière de sécurité : Asean Defence Ministers Meeting+. Les difficultés existant avec Singapour (exclue de la Fédération en 1965) et l’Indonésie sur le statut du Sabah et du Sarawak (période de la Konfrontasi) ont été surmontées. Ces deux pays comptent désormais parmi les principaux partenaires commerciaux de la Malaisie.

Kuala Lumpur a par ailleurs joué un rôle de facilitateur pour favoriser la conclusion d’un accord entre le gouvernement de Manille et les rebelles du MILF à Mindanao. Elle tente de faire de même pour la rébellion du sud de la Thaïlande.

La Malaisie a été l’objet d’une tentative de déstabilisation de la part d’un groupe armé se revendiquant du Sultanat de Sulu qui a fait une opération dans le Sabah en 2013.

La Malaisie est membre non permanent du Conseil de sécurité des Nations unies pour le biennium 2015-2016. Elle a présidé l’ASEAN en 2015 et a fait adopter la déclaration de Langkawi pour un « mouvement global des modérés » de promotion de la paix et de la sécurité.

Mise à jour : 20.09.16

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