Accès rapide :

Présentation de la Lettonie

Présentation

Données générales

Données géographiques

Nom officiel : République de Lettonie
Superficie : 64 600 km²
Capitale : Riga
Population : 2, 010 millions d’habitants (-0,99%)
Espérance de vie : 68,9 ans pour les hommes et 78,9 ans pour les femmes
Villes principales : Daugavpils, Liepaja, Jelgava, Jurmala
Langue officielle : letton
Monnaie : euro
Fête nationale : 18 novembre

Données économiques 2014

PIB : 23,8 Mds €
PIB par habitant : 12500 € (24ème rang de l’UE)
Salaire mensuel brut moyen : 768 € (France : 2870 €)
Salaire minimum : 360 € (France 1450 €)

Taux de croissance : 2,4% (la prévision pour 2015 est de 2,9%)
Taux de chômage : 11 %, prévision de 10,2% en 2015
Taux d’inflation : 0,6% (0 % en 2013) prévision de 0,9 % en 2015
Déficit public/PIB : - 1,4% prévision de -1,1% en 2015
Dette publique : 37,4 % du PIB

Principaux clients : Lituanie (17%), Estonie (12%), Russie (8,9%), Allemagne (7%)
Principaux fournisseurs : Lituanie (17,5%), Allemagne (11,3%), Pologne (11,2%), Russie (8,7%),
Investissements, stock d’IDE français :52 M€

Part des principaux secteurs d’activités dans le PIB :

  • agriculture : 4,1 %
  • industrie : 21,7 %
  • services : 73,7 %

Exportations de la France vers la Lettonie : 291 M €
Composées comme suit par secteurs :
- agro-alimentaire 3,9%
- équipements mécaniques, matériel électrique et électronique 30,3%
- produits cosmétiques et chimiques 11,6%

Importations françaises de Lettonie : 172 M €
Composées comme suit par secteurs :
- bois et produits dérivés 16,2%
- produits pétroliers et coke 56,2%
- équipements et machines 8,7%

Solde excédentaire de 0,59 M €

La Lettonie et l’UE

Contribution nationale au budget de l’UE en 2012 : 204 millions €

Fonds européens perçus en 2012 : 1179 millions € dont

  • 765M€ au titre de la politique de cohésion
  • 367M€ au titre de la PAC, pèche Bénéficiaire net en 2012 : 975M€ (2011 : 752M€)

L’enveloppe nationale de la Lettonie au titre de la politique de cohésion passera de 4,6 Mds€, sur la période 2007-2013, à 4,77Mds€ en 2014-2020.

PAC, en 2013 : le montant de l’aide est de 95 euros/ha. Il sera de 196 euros/ha en 2020, soit une augmentation de 986M€ (+135%), pour atteindre 1,7Md€.

Nombre de députés au Parlement européen : 9 / 736
Nombre de voix au Conseil de l’UE : 4 sur 345 soit 1,2 %
Nombre de voix au Conseil de l’UE après 2014 (en fonction de la population) : 0,46 %

Politique intérieure

Prochaines échéances électorales : présidentielle en juin 2015, municipales en 2017.

Lorsqu’elle a recouvré son indépendance en 1991, la Lettonie a largement repris la constitution de 1922 qui attribuait un rôle majeur à la Saeima, parlement monocaméral composé de cent membres élus pour quatre ans au scrutin proportionnel. Le président de la République est élu par les députés de la Saeima pour un mandat de quatre ans. Le vote se déroule à bulletin secret et à la majorité absolue (soit cinquante-et-une voix minimum sur cent). Son mandat est renouvelable une fois. Le président nomme le premier ministre, qui détient le pouvoir exécutif. Une Cour constitutionnelle est chargée depuis 1996 de contrôler la constitutionnalité des lois.

Andris Berzins a été élu le 2 juin 2011 à la présidence de la République. Il a battu son prédécesseur, Valdis Zatlers, qui sollicitait un second mandat. Dénonçant la corruption et l’influence des oligarques, ce dernier avait décidé, le 28 mai 2011, quelques jours avant le terme de son mandat, d’initier un processus de dissolution du parlement en réponse au refus de ses membres de lever l’immunité d’un député soupçonné de corruption. Les parlementaires, appelés à élire le nouveau président une semaine plus tard, ont écarté M. Zatlers.

Les élections législatives du 17 septembre 2011, organisées suite à la dissolution du parlement, ont vu la victoire du parti de centre-gauche, le « Centre de la Concorde », soutenu par la minorité russophone (29% de la population lettone). Toutefois, en dépit de longues négociations, il n’a pas été possible d’associer le Centre de la Concorde à la nouvelle équipe dirigeante. En effet, une majorité de Lettons conteste les positions du « parti des russophones » sur des sujets aussi sensibles que la langue, l’identité culturelle ou encore la mémoire.

Les élections législatives du 4 octobre 2014 ont conforté la position du parti pro-russe « Concorde » (centre-gauche) comme première force politique lettone (23% des votes). Toutefois, c’est une coalition de centre-droit composée des partis « Unité » (21,8%), « Alliance Nationale » (16%) et « Union des Verts et des Paysans » (19,5%) qui forme l’actuel gouvernement. Le prolongement du mandat de Mme Laimdota Straujuma, à la tête du gouvernement depuis janvier 2014, a fait l’objet d’un consensus général de la part des partenaires de la coalition, bien que cette dernière ait laissé entendre ne pas vouloir assurer l’intégralité de son mandat (4 ans). La plupart des anciens ministres ont été maintenus.

Le parti russophone du « Centre de la Concorde » cristallise en effet la problématique traditionnelle rencontrée dans les pays de l’ex-Union soviétique, où la communauté d’origine culturelle russe ravive, dans certaines franges de la population, la crainte du « cheval de Troie » de Moscou. Une minorité de députés de ce parti a échoué à faire adopter par référendum, le 18 février 2012, la reconnaissance du russe comme seconde langue officielle (participation au scrutin : 70,73%, oui au russe comme langue officielle : 24,8%, non : 74,8%). Ce référendum a donné lieu à une forte mobilisation et à un long débat, qui se poursuit sur le terrain des questions mémorielles et de la place de la Russie dans l’histoire de la Lettonie.

Les russophones représentent 30% de la population lettone (et 50% de celle de la capitale). A l’intention des membres de cette minorité qui résident de longue date en Lettonie sans posséder pour autant la nationalité lettone, Riga a mis en place une politique d’intégration (notamment par le biais de l’enseignement du letton) et de promotion de la naturalisation. Depuis l’entrée en vigueur de la loi lettone sur la nationalité en 1995, près de 130.000 personnes ont obtenu la nationalité lettone, ce qui a contribué à faire passer la part des « non citoyens » (ne détenant ni passeport letton, ni passeport russe) dans la population de 29% en 1995 à 10% en 2014 (180.000 personnes).

Résultats des élections du 4 octobre 2014

Centre de la Concorde : 24 sièges
Parti de centre-gauche pro-russe. Président : M. Jānis Urbanovičs

Unité : 23 sièges
Parti de centre-droit. Présidente : Mme Solvita Āboltiņa

L’Union des verts et des paysans : 21 sièges
Parti de droite. Président : Raimonds Vejonis

L’Alliance nationale : 17 sièges
Parti nationaliste d’extrême-droite. Président : M. Gaidis Bērziņš

Association lettone des régions : 8 sièges
Parti centriste. Président : M. Mārtiņš Bondars.

Du cœur pour la Lettonie  : 7 sièges
Parti de droite. Présidente : Mme Inguna Sudraba.

Autre parti n’ayant pas franchi la barrière de 5 %
PDHLU - Pour les droits de l’Homme en Lettonie unie
Parti russophone de gauche. Présidente : Mme Tatjana Ždanoka.

Questions économiques

Situation économique

Après trois années de récession (2008, 2009, 2010), l’économie lettone a affiché en 2011 un des meilleurs taux de croissance de la zone UE (5,5%, soit au-dessus des prévisions) et un taux de croissance élevé en 2012 (5%) et 2013 (4%), avant de revenir à un rythme plus mesuré (2,4% en 2014 et 2,9% prévu en 2015). L’ajustement interne drastique engagé dans le cadre du programme UE/FMI a permis à la Lettonie d’accroître ses parts sur ses principaux marchés d’exportations, les exportations lettones bénéficiant de l’amélioration de la compétitivité procurée par le fort ajustement à la baisse des salaires. Les exportations sont composées de produits agroalimentaires (20,2% des ventes à l’export,), la filière bois (16,1% des ventesles machines et équipements mécaniques, électriques et électroniques (15,5% des venteset les produits métallurgiques (10,8% des ventes).

L’acceptation sociale de ces sévères mesures d’ajustement économique puise son explication dans deux facteurs spécifiquement lettons. D’abord, la population a connu un système soviétique aux conditions de vie difficiles. Ensuite, la réactivité des autorités lettones à engager ces mesures énergiques, avant même la perte de confiance des acteurs économiques, a permis un redressement rapide. Ces deux éléments s’appuient sur une économie de taille réduite, avec effet quasi instantané des mesures (soutenues par les banques scandinaves), un faible endettement public extérieur au début de la crise, et même une économie grise qui accroît la flexibilité déjà considérable du marché du travail.

Sur le plan commercial, les premiers clients de la Lettonie sont la Lituanie, l’Estonie, la Russie et l’Allemagne. Ses premiers fournisseurs sont la Lituanie, l’Allemagne, la Pologne et la Russie. La France est le 13ème client et le 13ème fournisseur de la Lettonie. Les principaux investisseurs étrangers en Lettonie sont les pays nordiques, notamment la Suède, qui représentent environ un tiers des investissements directs étrangers, et l’Allemagne (10%).

Situation énergétique

Sur le plan énergétique, la part des énergies primaires dans la consommation finale se répartit en Lettonie de la manière suivante : produits pétroliers 30 % ; gaz naturel 27% ; bois de chauffage 27% ; énergie électrique 13% ; charbon 2%. Ce mix énergétique est fortement influencé par la période soviétique, durant laquelle la consommation était fondée exclusivement sur trois sources d’énergie : les produits pétroliers, le gaz naturel et le bois. L’existence d’un réseau pour le gaz domestique et de grands réservoirs naturels de gaz ont permis à cette énergie de garder ses positions. Dans le domaine des énergies renouvelables, la prédominance du bois et de l’électricité produite par de grands barrages hydroélectriques ont limité l’émergence de nouvelles sources concurrentes d’énergie.

La Lettonie présente ainsi une forte dépendance vis-à-vis de l’étranger (56%). En dépit d’un potentiel important dans le domaine de l’hydroélectricité et de la biomasse (bois), seulement 44% de la consommation d’énergie primaire proviennent des ressources énergétiques nationales.

La totalité du gaz consommé en Lettonie pour la production d’électricité ou le chauffage urbain est d’origine de la CEI. La compagnie nationale gazière Latvijas Gaze est détenue à hauteur de 34% par le groupe russe Gazprom. L’extension en cours de la capacité de la plus grande centrale électrique de cogénération repose sur l’utilisation du gaz russe.

Cette dépendance à l’égard du gaz naturel russe est quelque peu atténuée par l’activité de stockage, qui permet à la Lettonie de gérer à l’avance une année de consommation annuelle. En effet, Latvijas Gaze importe et distribue le gaz en Lettonie, mais aussi dans les pays limitrophes, à partir du réservoir géologique d’Incukalns au nord de Riga, d’une capacité de stockage de près de 5 Mds de m3. Elle maintient annuellement un stock alimenté en été à partir de la Russie et de la CEI, puis redistribué en hiver. A cet égard, la Lettonie, qui souhaite valoriser davantage sa grande capacité de stockage souterrain de gaz naturel, a récemment pris position pour la construction d’un terminal GNL, qui serait directement relié au réservoir d’Incukalns. Le terminal flottant de GNL « Independence », inauguré à Klaipeda (Lituanie) le 27 octobre 2014, opérant sous le régime du « third party access », donne accès au terminal à tout pays voisin ou partenaire intéressé à utiliser ses capacités pour son propre compte, et ce sur une base non-discriminatoire. Au besoin, le terminal pourrait à terme satisfaire jusqu’à 90% des besoins en gaz de la Lituanie, de la Lettonie et de l’Estonie. Si ce projet met fin à la dépendance vis-à-vis du gaz russe, il compromet la construction d’un terminal similaire en Lettonie.

L’importation des produits pétroliers provient pour plus de la moitié de la Russie ou de fournisseurs (Lituanie notamment) dont les approvisionnements proviennent également de la Russie.

L’essentiel de la production électrique provient de trois usines hydroélectriques installées sur le fleuve Daugava et de deux centrales de cogénération (à gaz) situées à Riga. La production hydroélectrique (50% de la production totale d’électricité) n’est pas pérenne, car elle est produite par des barrages tous situés sur le fleuve Daugava dont le débit peut être soumis à de fortes fluctuations. En conséquence, la Lettonie doit importer selon les années de 30 à 45% de l’énergie électrique consommée, en provenance d’Estonie, de Lituanie et de Russie (avant sa fermeture en 2009, un tiers des importations provenaient de la centrale nucléaire d’Ignalina en Lituanie) ou recourir à de fortes importations de gaz pour alimenter ses usines de cogénération.

Transports

La compagnie nationale de transport Air Baltic a mis à l’étude le renouvellement complet de sa flotte. L’avionneur canadien Bombardier a été préféré à Airbus pour l’achat de 20 avions CS300. Cependant, ce projet ambitieux se heurte aux difficultés financières sérieuses de la compagnie Air Baltic, dont les résultats d’exploitation pourraient rendre le financement de cet achat difficile. Airbus se dit toujours disponible.

Dans le domaine du rail, une liaison ferroviaire entre les trois pays Baltes est à l’étude. Ce projet baptisé Railbaltica TGV Nord-Sud serait largement financé par l’Union européenne. La Lettonie est également intéressée par une liaison Riga-Moscou Est-Ouest à grande vitesse, qui est pour elle plus rentable et importante économiquement, mais qui ne pourrait bénéficier de fonds européens.

Politique extérieure

La Lettonie est devenue membre de l’OTAN en mars 2004. En répondant au sentiment d’insécurité des Lettons face à une éventuelle menace russe, cette adhésion était pour Riga une priorité de politique étrangère depuis l’indépendance recouvrée en 1991. A ce titre, des efforts budgétaires importants ont été consentis en matière de défense, même si la grave crise financière de 2008 les a interrompus. L’objectif est aujourd’hui que les dépenses de défense atteignent 2% du PIB d’ici 2018.

Depuis leur accession à l’Alliance en avril 2004, les trois Etats baltes (Estonie, Lettonie et Lituanie) bénéficient d’une mission de « police du ciel » permanente fournie, sur une base volontaire, par les Alliés. La France, qui a participé à ces missions en 2007, 2010, 2011 et 2013 avec 4 Mirage, sera à nouveau engagée en 2016. L’occupation russe de la Crimée a amené les Alliés, dans leur ensemble, à renforcer leur présence dans ce cadre de « police du ciel » au-dessus des pays baltes.

Aux côtés des Français, la Lettonie est aussi engagée en Afrique : 7 soldats lettons se trouvent au Mali.

Les relations avec la Russie sont complexes en raison de l’existence en Lettonie d’une importante minorité russophone. Des trois Etats baltes, ce pays est celui dont la structure démographique a été la plus modifiée du fait de l’annexion soviétique. La réforme du système éducatif a notamment focalisé les critiques de la Russie : les écoles secondaires russophones ont dû porter à 60% la part de l’enseignement en letton, seule langue officielle du pays, alors que la minorité russophone demande au contraire que le russe soit reconnu comme seconde langue officielle. Riga considère en outre que Moscou cherche à exercer des pressions sur la politique intérieure lettone, notamment par le biais des médias russophones et de certaines ONG. A cet égard, la décision des autorités russes, prise en juin 2008, de dispenser de visa pour la Russie les « non citoyens » de Lettonie est de nature à ralentir le processus de naturalisation : en effet, si les « non citoyens » peuvent accéder à l’espace Schengen au même titre que les citoyens lettons, ces derniers ont en revanche besoin d’un visa pour se rendre en Russie.

Les Russes insistent par ailleurs sur l’octroi du droit de vote aux élections municipales aux « non-citoyens » (majoritairement des russes ethniques), rappelant qu’il s’agit là d’une recommandation faite régulièrement par le Conseil de l’Europe, et sur l’octroi de la citoyenneté lettonne aux enfants des « non-citoyens » nés en Lettonie après le 21 août 1991. Les Lettons laissent entrevoir une possible ouverture sur la deuxième proposition, sans douleur pour eux et politiquement symbolique. Ils écartent catégoriquement la première qui ferait progresser de façon substantielle le nombre de soutiens potentiels du parti russophone du « Centre de la concorde » bien au-delà des 28,5% (résultat obtenu aux élections législatives anticipées du 17 septembre 2011).

Bien que le statut de la minorité russophone en Lettonie constitue l’un des principaux obstacles à la normalisation totale des relations entre les deux pays, ces dernières ont néanmoins progressé jusqu’à un passé récent, guidées par des considérations pragmatiques, notamment en matière d’échanges commerciaux (la Russie reste le 3ème client et le 4ème fournisseur de la Lettonie, même si sa part de marché régresse). La signature en 2007 d’un traité frontalier a ainsi été une étape importante dans l’établissement de bonnes relations entre les deux pays. Par ailleurs, des efforts ont été entrepris sous les présidences Medvedev et Zatlers, afin de limiter les divergences d’appréciations portant sur l’histoire récente : pacte Ribbentrop-Molotov, rôle de la légion lettonne de la Waffen-SS (des rassemblements d’anciens combattants lettons sont organisés chaque 16 mars, date anniversaire des derniers combats « héroïques » en 1944 des légionnaires lettons de la Waffen SS en Courlande contre l’armée soviétique), signification du 9 mai 1945 (considéré comme le jour de la victoire par Moscou ou comme le premier jour de l’occupation soviétique par de nombreux Lettons). Les travaux de la commission bilatérale d’historiens, créée dans ce cadre pour contribuer à aplanir les divergences d’interprétation, ont toutefois été suspendus en septembre 2014.

La crise ukrainienne a en effet ravivé la tension russo-lettonne. La Lettonie soutient fermement l’intégrité territoriale de l’Ukraine. Elle s’inquiète également de la propagande russe et des provocations de certains hommes politiques russes, qui agitent de façon plus ou moins voilée la menace d’une intervention russe en Lettonie. Dans le cadre de sa présidence de l’UE, Riga organisera les 21 et 22 mai 2015 le prochain sommet du Partenariat oriental.

Mise à jour : 25.03.15

Informations complémentaires

PLAN DU SITE



MENTIONS LÉGALES & INFOS PRATIQUES

Tous droits réservés - Ministère des Affaires étrangères et du Développement international - 2015