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Présentation

Données générales

Nom officiel : Royaume du Lesotho
Nature du régime : monarchie constitutionnelle
Chef de l’Etat : Roi LETSIE III (depuis le 7 février 1996)
Chef du Gouvernement : M. Pakalitha MOSISILI

Données géographiques

Superficie : 30.355 km2
Capitale : Maseru (environ 250.000 habitants)
Villes principales : Maseru, Teyateyaneng, Mafeteng et Hlotse.
Langues officielles : Anglais et Sesotho
Monnaie : Loti (LSL) à parité avec le rand sud-africain, 1.euro = 16,78 LSL au 25 février 2016
Fête nationale : 4 octobre (indépendance du Royaume Uni en 1966)

Données démographiques (source : Banque mondiale, PNUD 2015)

Population : 2 135 000
Densité : 70,3 hab./km2
Croissance démographique : 1,2 %
Espérance de vie : 49,7 ans (2013)
Taux de prévalence du VIH de 23,1 %
Taux d’alphabétisation : 75,8%
Religions : Chrétiens (90 %, dont environ 45% de catholiques et 45% de protestants et anglicans), Animistes et autres religions (10 %)
Indice de développement humain : 0,497 – 161e pays sur 188

Données économiques (sources : Banque mondiale, Trésor)

PIB : 2,8 Mds USD
PIB par habitant : 1330 USD
Taux de croissance (2014) : 3,6%
Taux de chômage (au sens du BIT) : environ 25%
Taux d’inflation : 4,8% en 2015
Part des principaux secteurs d’activités dans le PIB :

  • agriculture : 8,0% ;
  • industrie : 31,9 % ;
  • services : 60,1%.

Budget : déficit de 3,2 % en 2015/16, 9,2 % du PIB attendus en 2016/17, portant la dette publique à 55,8 % du PIB (FMI),
Balance commerciale (2015) : - 1,3 Mds USD
Principaux clients : Etats-Unis (59,7%), SACU (Union douanière d’Afrique australe, y compris Afrique du Sud, 19%), Belgique (17 %)
Principaux fournisseurs : SACU (85 %, essentiellement Afrique du Sud), 85 % Chine (6,8 %), Taiwan (4,9 %)

Exportations de la France vers le Lesotho : 241 580 € en 2015
Importations françaises depuis le Lesotho : 76790 € en 2015

Politique intérieure

Après des élections contestées en 2007, un accord entre majorité et opposition a été trouvé pour une révision de la loi électorale. Les élections de mai 2012 ont entraîné la première alternance démocratique et pacifique de l’histoire du pays, M. Thomas Thabane, chef de la All Basotho Covention (ABC), succédant à M. Pakalitha Mosisili, chef du gouvernement depuis 1998 et dirigeant du Democratic Congress (DC). M. Thabane a dirigé une coalition avec quatre autres formations, notamment le Lesotho Congress for Democracy (LCD) et le Basotho National Party (BNP). Néanmoins, les tensions entre la ABC du Premier ministre et le LCD du Vice-Premier Ministre Mestsing ont conduit le chef du gouvernement à suspendre le Parlement le 10 juin 2014.

La crise s’est aggravée le 30 août 2014 avec le désarmement de la police par l’armée, proche du vice-Premier Ministre, et la fuite du Premier Ministre Thabane en Afrique du Sud. Ce dernier a pu regagner le Lesotho, dans le cadre d’une feuille de route négociée entre les partis de la coalition au pouvoir sous l’égide de la SADC, qui prévoit la réouverture du Parlement.

Conformément à l’accord de la SADC, des élections législatives anticipées se sont tenues le 28 février 2015. Elles ont porté au pouvoir un nouveau gouvernement de coalition de sept partis, avec à sa tête Pakalitha Mosisili, leader du Democratic Congress (DC) et ancien Premier ministre du pays de 1998 à 2012.Le retour du lieutenant-général Tlali Kamoli, principal protagoniste de la tentative de coup d’Etat du 30 août 2014, à la tête des forces armées lesothanes, en mai 2015, a ravivé les tensions. L’assassinat du général Mahao, ancien chef d’Etat-major des armées et proche de l’ancien Premier ministre Thabane, dans des circonstances troubles le 25 juin2015, a ouvert une nouvelle crise politique. Afin de trouver une issue durable à la crise politique au Lesotho, la SADC a émis un rapport proposant des réformes de gouvernance (fonctionnement du Parlement, indépendance de la justice, liberté de la presse). Un dialogue est engagé entre autorités basotho et représentants de la SADC pour la mise en œuvre de ces recommandations.

Le Premier Ministre Mosisili a annoncé le 8 novembre 2016 un important remaniement ministériel, avec 10 ministres changeant de portefeuille et 4 ministres écartés du gouvernement. Ce remaniement est intervenu dans le contexte de désaccords politiques entre le Premier Ministre et le Ministre de la Police et vice-président du DC, M. Monyane Moleleki. Le premier ministre a également annoncé le départ à la retraite du Général Kamoli, chef d’Etat Major des Armées, à compter du 1er décembre 2016.

Situation économique

(Source : DG Trésor)

Net ralentissement de la croissance, celle-ci restant trop peu inclusive pour réduire le taux de pauvreté

Reflet de sa faible insertion dans le commerce mondial, le pays a été peu impacté par la crise de 2008/09, durant laquelle la croissance n’a que légèrement ralenti, passant de 5,1 % en 2008 à 4,5 % en 2009. Si la croissance s’est élevée en moyenne à 4,6 % entre 2010 et 2014, l’activité a sensiblement décéléré dans la période récente avec une croissance de 2,5 % en 2015 selon le FMI, du fait notamment de la faiblesse de l’activité en Afrique du Sud qui pénalise le commerce régional et limite les transferts douaniers de la SACU, de l’impact de la sécheresse actuelle, ainsi que des difficultés rencontrées dans les secteurs du textile et de la construction.
Cette année, la croissance ne progresserait que de 2,6 %, ce modeste rebond reflétant le début des opérations de l’entreprise minière Storm Mountain Diamonds prévu fin 2016 et la reprise des activités dans le secteur de la construction alors que les contraintes régionales devraient persister (baisse des transferts douaniers de la SACU, faiblesse de l’activité en Afrique du Sud).

Malgré la chute des prix du pétrole, le taux d’inflation a augmenté en 2015 (à +4,8 % en g.a après +4 % en 2014), les pressions inflationnistes s’accentuant en fin d’année en raison de la forte dépréciation du loti qui favorise l’inflation importée (-24 % face au dollar US l’an passé) et de l’impact de la sécheresse sur les prix alimentaires.
Sur le plan externe, la balance commerciale connaît structurellement des déficits considérables (47 % du PIB en moyenne sur 2012/16) du fait de la faiblesse de la production nationale et de la dépendance de fait à l’égard de l’Afrique du Sud.
Le déficit courant est généralement couvert par les transferts de la SACU -qui ont représenté 29 % du PIB en moyenne sur 2012/15- et les revenus des travailleurs migrants. Par conséquent, le déficit, estimé à -2,6 % du PIB en 2015 par le FMI, devrait se creuser davantage pour atteindre -13,9 % en 2016 compte tenu de la nette réduction des recettes de la SACU qui ne représenteraient plus que 15,5 % du PIB en 2016/17 contre près du double en 2014/15. Fin février, les réserves de change représentaient 6,1 mois de couverture des importations.

Politique économique : une très forte dépendance à l’égard des transferts de la SACU

Les finances publiques restent très dépendantes des transferts douaniers de la SACU (46 % des recettes publiques sur la période 2012/15), pro-cycliques et hautement volatils, comme l’atteste le déficit record (-10,6 % du PIB) enregistré en 2011/12. Après avoir été en équilibre en 2015 (+0,1 % du PIB), le solde budgétaire devrait être fortement déficitaire cette année à -8,1 % , en raison avant tout de la forte baisse des revenus issus de la SACU liée au net ralentissement de l’activité en Afrique du Sud et de la hausse des dépenses courantes.

A moyen terme, la poursuite du processus de libéralisation engagé dans la région devrait aussi affecter la soutenabilité des finances publiques. Face au creusement du déficit et pour conserver leur crédibilité aux yeux des partenaires, le Ministre des Finances a présenté récemment plusieurs mesures de consolidation, dont la réduction des déplacements à l’étranger pour le gouvernent et la limitation des hausses des salaires au taux d’inflation annuel de façon à contenir l’enveloppe dévolue aux agents publics, cette dernière atteignant 23 % du PIB, soit le taux le plus élevé d’Afrique subsaharienne.
En hausse de +10 points de pourcentage depuis 20114, la dette publique aurait atteint 60 % du PIB en 2015. Si elle reste globalement soutenable au regard de la détention majoritaire de la dette par la Banque Mondiale et la BAfD, la persistance d’une conjoncture adverse et l’insuffisance de mesures de resserrement budgétaire pourraient en menacer sa stabilité.

Au plan monétaire, le Lesotho s’est doté pour la 1ère fois en décembre 2015 d’un taux directeur, fixé à 6,25 %, depuis relevé de +75 pdb en cumulé, désormais à 7 % fin mars 2016 de façon à l’aligner sur le taux directeur sud-africain, Cet outil vient compléter l’outil traditionnel de pilotage de la Banque centrale consistant à fixer un seuil minimal des réserves de change, revu à la baisse en février de 635 M USD à 600 M USD, en réponse à l’augmentation continue des pressions inflationnistes et à la dépréciation du loti. Membre de la zone monétaire commune, le pays conserve sa devise, le loti, ancrée au rand à parité égale, ce dernier ayant cours légal.

Politique extérieure, relations avec l’Union européenne

Le royaume entretient avec l’Union européenne un dialogue politique au titre de l’article 8 de l’accord de Cotonou. Il bénéficie du Fonds européen de développement (FED) et des prêts de la Banque européenne d’investissement (BEI). Le Lesotho a signé un accord de partenariat économique intérimaire en juin 2009, à l’instar du Bostwana, du Mozambique et du Swaziland.
La politique extérieure du royaume reste dominée par les relations avec la République d’Afrique du Sud. Ces rapports se caractérisent notamment par une forte dépendance économique du Lesotho, liée à l’enclavement géographique du pays, à son appartenance à la SACU, à la présence de 40 000 mineurs basothos dans les mines sud-africaines.

Le Lesotho a adhéré au Fonds américain de développement (Millenium Challenge Account - MCA) en 2007, et bénéficie depuis 2000 d’un régime préférentiel d’accès au marché américain dans le cadre de la « loi sur la croissance et les opportunités en Afrique » (AGOA). Le pays entretient d’autre part de bonnes relations avec la Chine qui y dispose, comme les Etats-Unis, d’une ambassade et s’est engagé à apporter une aide alimentaire au Lesotho pour l’année 2016.

Mise à jour : 05.12.16


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