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Présentation du Laos

Présentation

Données générales

Nom officiel : République démocratique populaire lao
Nature du régime : Parti unique
Chef de l’Etat : M. Bougnang VORACHIT, président de la République depuis avril 2016
Premier ministre : M. Thoungloun SISOULITH, depuis avril 2016

Données géographiques

Superficie : 236 800 km²
Capitale : Vientiane (990 000 habitants)
Villes principales : Luang Prabang, Savannakhet, Paksé
Langue officielle : lao
Monnaie : kip
Fête nationale : 2 décembre

Données démographiques

Population : 6,7 millions d’habitants (2014, Banque mondiale)
Densité : 29 habitants/km2
Croissance démographique : 1,6% (2014, Banque mondiale)
Espérance de vie : 68 ans (2014, Banque mondiale)
Taux d’alphabétisation : 79,9% (2014, DG Trésor)
Religions : bouddhisme (66%), animisme (20%), christianisme (2%)
Indice de développement humain : 139e rang (2014, PNUD)

Données économiques

PIB : 12 Mds USD (2014, Banque mondiale)
PIB par habitant : 1900 USD (2015)
Taux de croissance : 7% (2015, FMI)
Taux d’inflation : 4,1 % (2013, Banque mondiale)
Taux de chômage : 1,3 % (2015, FMI)
Taux de pauvreté : 23,2% (2014, BM)
Déficit public : 3,8 % (2015, DG Trésor)
Balance commerciale : - 1, 6 milliards USD (2013, Banque mondiale)
Principaux clients : Chine (46,1%), Thaïlande (36,7%), Japon (3%) (2014, DG Trésor)
Principaux fournisseurs : Thaïlande (59,8%), Chine (19,4%), Japon (1,8%) (2015, DG Trésor)
Part des principaux secteurs d’activités dans le PIB (2014, Banque mondiale) :

  • agriculture : 28 %
  • industrie : 31 %
  • services : 41 %

Exportations de la France vers le Laos : 10,6 millions € (2015, DG Trésor)
Importations françaises depuis le Laos : 18,4 millions € (2015, DG Trésor)
Part de marché française au Laos : 0,2 % (2015, DG Trésor)

Pour plus de renseignements :
http://www.tresor.economie.gouv.fr/Pays/laos

Section consulaire de l’Ambassade de France : Vientiane
Communauté française au Laos : 2069 inscrits au registre consulaire (au 31/12/2015)
Français d’origine laotienne en France : estimée entre 100 et 200 000 personnes

Politique intérieure

Après le renversement de la monarchie en 1975, la République démocratique populaire lao s’est efforcée de bâtir un Etat centralisé autour d’une idéologie d’inspiration communiste, incarnée par un parti unique : le Parti populaire révolutionnaire lao (PPRL).

Le Parti se réunit en Congrès tous les cinq ans. Le Xème Congrès du PPRL, s’est tenu du 18 au 22 janvier 2016 a acté le renouvellement du Comité central (69 membres) et de ses 11 membres siégeant au Bureau politique. Le Secrétaire général du Parti et Président de la République, le Premier ministre ainsi que les vice Premiers ministres ont été désignés fin avril 2016, après l’élection de l’Assemblée nationale en mars. Le Congrès a adopté le 8e plan-national de développement socio-économique et a mis l’accent sur le maintien de la stabilité politique, la poursuite de la croissance économique, la lutte contre la corruption, la réduction de la pauvreté et l’amélioration de l’accès à l’éducation et aux soins à l’ensemble de la population.

Le Laos dispose d’une assemblée nationale élue tous les cinq ans au suffrage universel et un exécutif dirigé par le président de la république. L’administration locale se décompose en trois échelons : la province, le district et le village. La province, disposant de ressources humaines et financières relativement importantes, constitue le maillon fort de ce dispositif.

La société civile peine à émerger tandis que la liberté d’expression continue de faire l’objet de restrictions importantes. Il n’existe pas d’opposition politique organisée et les syndicats et la presse sont étroitement contrôlés par le Parti. Le cadre législatif tend également à surveiller davantage le travail des ONG locales et à encadrer de plus en plus rigoureusement la liberté d’expression sur internet. La disparition en décembre 2012 à Vientiane de M. Sombath Somphone, figure emblématique de la société civile laotienne, constitue un sujet important de préoccupation. Malgré les pressions internationales, les autorités ont jusqu’à présent refusé de mener une enquête indépendante et crédible sur cette disparition.

Situation économique

Entouré de puissants voisins (Chine, Thaïlande et Vietnam), le Laos profite du dynamisme régional et attire les investissements étrangers dans les secteurs clés de l’énergie et des mines. Son taux de croissance s’est élevé à 6,4 % en 2015 (7,4% en 2014). Cette performance le place au rang d’économie la plus dynamique de l’ASEAN depuis la crise financière de 2007-2008, notamment grâce à l’essor des services et de la construction d’infrastructures. On estime que 71% des échanges commerciaux du Laos sont intra-ASEAN (soit 3,7 milliards de dollars) : 48% de ses exportations sont destinées à l’ASEAN, et 76% de ses importations en proviennent -principalement de la Thaïlande et du Vietnam. Malgré la réduction du déficit public (3,8% en 2014), la croissance économique connait toutefois un léger ralentissement depuis 2013 en raison de la diminution des revenus miniers et de la demande intérieure, conjuguée à une baisse des investissements publics.

Avec l’aide internationale des bailleurs de fonds multi et bilatéraux (795 M€ en 2014, soit 7% du PIB), le Laos développe les infrastructures de transports (routes, chemins de fer, aéroports) indispensables à son développement économique. Il met tout en œuvre afin de sortir du statut de PMA à l’horizon 2020. Le PIB par habitant a doublé en cinq ans, passant de 890 USD à près de 1700 USD en 2014. Peu industrialisé, le Laos exporte de l’électricité vers les pays voisins et espère tirer profit de son potentiel hydroélectrique, estimé à 23 000 MW. Le secteur minier (cuivre, or, étain), première source de devise étrangère joue également un rôle déterminant, tout comme l’agriculture qui représente encore 70% des emplois. Les services (banque, télécommunications, tourisme) connaissent un taux de croissance rapide tiré par le tourisme. L’économie laotienne est très concentrée autour du secteur public avec un nombre élevé de société d’état ou mixtes ; l’essor du secteur privé reste entravé par le manque de main d’œuvre (qualifiée et non-qualifiée) et le sous-développement du marché financier. Le principal enjeu du pays consiste à éviter une dépendance trop marquée de l’économie envers ses ressources naturelles et hydrauliques, en développant les infrastructures de qualité et l’industrie du tourisme ainsi que les zones économiques spéciales (il en existe 10 dans le pays), afin d’attirer les investisseurs étrangers.

Le pays reste pénalisé par une gouvernance économique limitée une corruption généralisée et figure au 148e rang mondial de l’indicateur Doing Business de la Banque Mondiale et au 145e rang (sur 175) du classement établi par Transparency International en 2014.

Le Laos a accédé à l’OMC en février 2013. L’ouverture de la bourse de Vientiane en 2010 avait entériné le passage à une économie basée sur le libre échange même si le régime est toujours officiellement communiste.

Politique extérieure

Le Laos cherche à approfondir son intégration régionale au sein de l’ASEAN (qu’il a intégré en 1997), tout en consolidant ses liens avec ses voisins (Vietnam, Chine et Thaïlande). Le pays apparaît en retrait et semble peu désireux d’utiliser l’association comme une plateforme sur la scène internationale. Le Laos a par ailleurs accueilli le sommet des chefs d’Etat Europe-Asie (ASEM) en novembre 2012, auquel a participé le Président de la République. Le Laos a pris la présidence tournante de l’ASEAN en 2016 accueillera en septembre prochain le sommet de l’ASEAN.

Le Laos est lié avec le Vietnam par un Traité spécial d’amitié et de coopération signé en 1977 (Hanoï assure la formation de la plupart des cadres du Parti populaire révolutionnaire lao).

La Thaïlande est le principal partenaire économique, du Laos avec qui il réalise plus de 50% de ses échanges commerciaux avec plus de 4 Mds USD d’importations et 1,4 Mds USD d’exportations vers la Thaïlande.

La Chine est le premier investisseur au Laos, avec un stock de 4 Mds USD ; principalement dans les secteurs minier, forestier, de l’hydro-électricité et des infrastructures et une part de marché de 27% et s’affirme de plus en plus comme le principal partenaire commercial avec 3,6 Mds d’échanges commerciaux en 2014. La Chine est le 2e exportateur vers le Laos (1,4 Md € en 2013, surtout matériaux de construction, biens d’équipement, textile) et le 2e importateur de produits laotiens (709 M€, surtout cuivre, textile, bois, agriculture) après la Thaïlande. La Chine a entamé la construction d’une ligne de chemin de fer à grande vitesse qui doit relier Kunming à Vientiane (pour un montant de 7 Mds USD). Le Laos soutient la position de Pékin dans le contentieux en Mer de Chine du Sud.

Les relations avec le Japon sont marquées par l’aide au développement accordée par Tokyo premier pourvoyeur d’aide au développement (28,5 M€ pour l’année 2015). Les échanges politiques et économiques restant modestes, le Japon se situe au 9e rang des investisseurs étrangers et constitue le 6e client et fournisseur du Laos. Ces relations tendent cependant à se développer, le Laos constituant un maillon de la stratégie Sud-est asiatique du Japon, qui entend restaurer sa capacité de leadership dans la région.

Le Laos et la Corée ont élevé leurs relations au rang de partenariat stratégique en 2010 et ont tenu en décembre 2012 à Vientiane un Forum de coopération pour le développement afin d’attirer les investisseurs coréens (4e investisseur au Laos). La Corée est également l’un des principaux partenaires du développement au Laos (6e donateur bilatéral) et les deux pays ont signé, en juillet 2015, un nouvel accord pour l’aide au développement, comprenant cinq projets pour un montant total de 26,5 M€.

Au-delà de son environnement proche, le Laos cherche à s’intégrer davantage dans la communauté internationale. Il a ainsi adhéré à l’Organisation internationale de la Francophonie en 1991 (il a hébergé en novembre 2007 la conférence ministérielle de la Francophonie). Il est par ailleurs l’un des tout premiers Etats à avoir ratifié la convention d’Oslo sur les armes à sous-munitions (il a accueilli en novembre 2010 la première conférence des Etats-parties à cette convention).

Mise à jour : 10.05.16

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