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Présentation du Kenya

Présentation

Données générales

Nom officiel : République du Kenya
Nature du régime : République
Chef de l’Etat et/ou du Gouvernement : M. Uhuru Kenyatta

Données géographiques

Superficie : 580 367 km²
Capitale : Nairobi
Villes principales : Nairobi, Mombasa, Kisumu, Eldoret, Nyeri, Meru, Embu
Langue (s) officielle (s) : anglais, swahili
Langue (s) courante (s) : anglais, swahili, plus de 40 autres langues
Monnaie : Shilling kenyan ; 1€ = 118 KES (janvier 2014)
Fête nationale : 12 décembre (our de l’Indépendance)

Données démographiques

Population : 44 millions (2013)
Densité : 75,8 habitants/km² (2013)
Croissance démographique : 2,3% (2013)
Espérance de vie : 61,8 ans pour les hommes ; 64,8 ans pour les femmes (2013)
Taux d’alphabétisation : 87.4% (2014)
Indice de développement humain : 145ème sur 187 (2014)
Religions : Protestants 45% ; Catholiques 33% ; Musulmans 10% ; Animistes 10% ; autres 2%

Données économiques

PIB : 62Mds USD (2014)
PIB par habitant : 1320USD/habitant (2014)
Taux de croissance : 5.4% (2014)
Taux d’inflation : 6.6% (2014)
Taux de chômage (au sens du BIT) :
Déficit public : 6.2% du PIB (2012-2014)
Dette publique : 43.1% du PIB (2013)
Balance commerciale : -9 Mds USD (2014))
Principaux clients : Ouganda 13% ; Tanzanie 8.9% ; Pays-Bas 7,1% ;
Principaux fournisseurs : Chine 23%% Inde 21% ; ; Emirats Arabes Unis 6%Part des principaux secteurs d’activités dans le PIB (2013) :

  • Agriculture : 29%
  • Industrie : 17%
  • Services : 53%

Exportations de la France vers le Kenya : 148 M€ (2014)
Importations françaises depuis le Kenya : 74 M€ (2014)

Autres

Ambassade de France : Nairobi
Consulats de France : Nairobi (section consulaire de l’Ambassade), Mombasa (consulat honoraire)
Communauté française au Kenya : 1 440 Français inscrits au registre des Français établis hors de France (2012)
Communauté kenyane en France : 803 (2014)

Politique intérieure

Le Kenya, indépendant depuis 1963, fait figure d’exemple en matière de stabilité politique et de transition démocratique. Au pouvoir depuis 1978 le président Moi introduit le multipartisme en 1992. Le Kenya connait sa première alternance démocratique en 2002 avec l’élection de Mwai Kibaki à la présidence.

En 2007 le Kenya connait cependant une grave crise politique. Les résultats des présidentielle sont contestés par l’opposition en raison de la lenteur du processus de dépouillement et des soupçons de fraude. Des violences éclatent dans l’ensemble du pays, menant le pays au bord de la guerre civile et faisant plus de 1 330 morts et 600 000 déplacés.

Une médiation confiée à Kofi Annan aboutit en février 2008 à un partage du pouvoir et à la mise en place d’un gouvernement de coalition dirigé par Mwai Kibaki , en qualité de président, et Raila Odinga, en qualité de premier ministre.

L’adoption par référendum d’une nouvelle constitution en août 2010 constitue une avancée majeure pour le pays. Des réformes sont lancées pour œuvrer à la réconciliation nationale et garantir la transparence des élections générales de mars 2013 :

  • Une réforme institutionnelle pour rééquilibrer les pouvoirs : création d’un Sénat aux côtés de l’Assemblée nationale ; processus de décentralisation avec la création de 47 comtés (« counties ») dotés d’un gouverneur et d’une assemblée ; suppression du poste de Premier ministre ; meilleure prise en compte des droits politiques et sociaux.
  • Une réforme électorale pour garantir un processus électoral transparent et prévenir tout risque d’instabilité à l’approche des élections : création d’une Commission électorale indépendante (Independent Electoral and Boundaries Commission) ; loi sur les partis ; loi sur les sondages.
  • Réforme de la justice pour lutter contre la corruption.
  • Réforme de la police.

Les élections générales se déroulent en mars 2013 sans heurt majeur. Six scrutins ont lieu simultanément : élection présidentielle ; Assemblée nationale ; Sénat ; gouverneurs de comtés ; assemblées des comtés ; représentantes des femmes. Uhuru Kenyatta (The National Alliance, TNA), leader de la coalition « Jubilee » et fils du père de l’indépendance, Jomo Kenyatta, est élu Président de la République dès le premier tour avec 50,07% des voix. William Ruto (United Republican Party, URP) devient Vice-président.. Après un recours de Raila Odinga devant la Cour suprême, les résultats sont définitivement validés le 30 mars 2013.

L’Assemblée nationale comprend 350 membres, dont 290 élus, 47 sièges dédiés aux représentantes des femmes et 12 sièges laissés à la discrétion des partis politiques. Le Sénat comprend 68 membres, dont 47 élus représentant chacun un comté. Au plan local, 47 gouverneurs de comtés sont élus ainsi que 1 450 membres des assemblées locales.

Uhuru Kenyatta est investi le 9 avril 2013. Il se fixe neuf objectifs pour son mandat : poursuite de la mise en œuvre de la constitution de 2010 ; protection des droits et libertés civils ; lutte contre la corruption ; amélioration de la gouvernance ; qualité du service public ; achèvement de la réforme de la décentralisation ; généralisation de l’accès à l’eau ; généralisation de l’accès à l’électricité ; création d’emplois.

En 2010, le Procureur de la cour pénale internationale lance des poursuites contre MM. Uhuru Kenyatta et William Ruto, pour des crimes contre l’humanité commis lors des violences qui ont suivi les élections présidentielles de 2007. En décembre 2014, le Procureur abandonne les charges, faute d’éléments à charge suffisants, contre Uhuru Kenyatta. Le procès de William Ruto débute le 10 septembre 2013 à La Haye.

Situation économique

Le Kenya est la première économie d’Afrique de l’Est

En 2013 le Kenya est devenu un pays à revenu intermédiaire, de la tranche inférieure, avec un PIB par habitant de 1320 USD en 2014, contre 620 USD il y a dix ans.Il est depuis 2014 la quatrième économie du continent africain avec un PIB estimé à 62 Mds USD.

Le pays connait une croissance économique soutenue dans un cadre macro-économique stabilisé. Son taux de croissance s’élève à 6,2% en moyenne sur la période 2010-2013. Il devrait dépasser 6% en 2015, et atteindre près de 7% dans les années à venir.

20 % de la population appartiennent à la classe moyenne. Celle-cie contribue au maintien d’une demande intérieure soutenue. 40 % des kenyans vivent toutefois sous le seuil de pauvreté.

Le budget donne la priorité au développement des infrastructures, à la lutte contre la pauvreté et à la mise en place des réformes de structure (fiscalité et Constitution d’août 2010).

Le Kenya est devenu en 2011 le deuxième récipiendaire des investissements directs à l’étranger en Afrique Subsaharienne derrière l’Afrique du Sud, dépassant le Nigéria.

Le Kenya est l’un des principaux récipiendaires de l’aide publique au développement (3,5Mds USD pour l’année 2013). Les principaux bailleurs sont les États-Unis (820 M$), la Banque mondiale (380 M$), le Japon (270 M$), le Royaume-Uni (250 M$), l’UE (249 M$). Au titre du 11ème Fonds européen de développement, le Kenya bénéficie pour la période 2014-2020 d’un programme de 435 M€ centré sur trois secteurs : la sécurité alimentaire et la résilience, les infrastructures durables et la gouvernance et l’Etat de droit.

Politique extérieure

Intégration régionale

Le Kenya est membre fondateur de la Communauté d’Afrique de l’Est (EAC) avec la Tanzanie et l’Ouganda. Il a joué un rôle moteur dans les différentes étapes de l’intégration de cette organisation intergouvernementale : relance de l’organisation en 1999 ; union douanière en 2005 ; lancement d’un marché commun le 1er juillet 2010 ; projet d’union monétaire, lancement en juin 2015 de la zone de libre-échange tripartite réunissant les 26 pays l’EAC, la Comesa et la SADC.
Dans le cadre de l’EAC, le Kenya participe à la constitution d’une brigade est-africaine en attente pour le maintien de la paix. Le pays est également engagé au sein de l’East African Standby Force (EASF), brigade régionale de la Force africaine en attente de l’Union africaine.

Le Kenya est également membre de l’IGAD (Autorité Intergouvernementale pour le Développement).

Somalie

Le Kenya a dû faire face à plusieurs attaques contre des ressortissants européens dans la zone touristique de Lamu et dans le camp de réfugiés de Dadaab à la frontière avec la Somalie . Il a déployé des militaires dans le sud de la Somalie en 2011 pour protéger son territoire des incursions des terroristes d’Al-Shabab. Les troupes kenyanes ont été intégrées à la mission de l’Union africaine en Somalie (AMISOM) en 2012. En septembre 2012, les troupes kenyanes ont pris le port de Kismaayo, principale source d’approvisionnement de la milice d’Al Shabab.

La menace terroriste n’a toutefois pas été éradiquée sur le territoire kenyan. Depuis l’attaque du centre commercial du Westgate en septembre 2013 (67 morts, 200 blessés), le Kenya subit des attaques terroristes dans la banlieue de Nairobi, le nord-est du pays et, sur la côte. Depuis le début 2015, le terrorisme a fait plus de 500 morts sur le sol kenyan. En réponse à l’attaque contre l’université de Garrissa (147 morts) en avril 2015, le gouvernement a adapté sa législation en matière de lutte contre le terrorisme

Le Kenya accueille en 2015 650 000 réfugiés dont 460 000Ssomaliens, notamment dans le camp de Dadaab, plus grand camp de réfugiés au monde.

Soudan

Le Kenya s’est fortement investi sous l’égide de l’IGAD (Intergovernmental authority on development) dans les négociations et l’application de l’accord de paix (CPA) signé entre le Nord et le Sud à Nairobi en 2005.

Soudan du Sud

Avec le début, en décembre 2013, de la crise au Soudan du Sud, le Kenya s’est engagé dans la médiation conduite par l’IGAD. Le Kenya a déployé un contingent au sein de la Mission des Nations Unies au Soudan du Sud (MINUSS).

Burundi

Le Kenya participe à la médiation régionale initiée par l’EAC pour tenter de trouver un règlement consensuel à la crise politique au Burundi.

Mise à jour : 15.07.15

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