Présentation du Kenya

Données générales

Présentation du pays

Nom officiel : République du Kenya
Nature du régime : République
Chef de l’Etat : M. Uhuru Kenyatta

Données géographiques

Superficie : 580 367 km²
Capitale : Nairobi
Villes principales : Nairobi, Mombasa, Kisumu, Eldoret, Nyeri, Meru, Embu
Langue (s) officielle (s) : anglais, swahili
Langue (s) courante (s) : anglais, swahili, plus de 40 autres langues
Monnaie : Shilling kenyan ; 1€ = 130 KES (juin 2017)
Fête nationale : 12 décembre (’Indépendance)

Données démographiques

Population : 44,9 millions (2015)
Densité : 78,8 habitants/km² (2014)
Croissance démographique : 2,3% (2013)
Espérance de vie : 62 ans (2015)
Taux d’alphabétisation : 88% (2016)
Indice de développement humain : 0, 555 - 146ème sur 187 (2016)
Religions : Protestants 45% ; Catholiques 33% ; Musulmans 10% ; Animistes 10% ; autres 2%

Données économiques

PIB : 68,9 Mds $ (2016)
PIB par habitant : 1516,3 $/habitant (2016)
Taux de croissance : 6% (2016)
Taux d’inflation : 6, 7% (2016)
Taux de chômage (au sens du BIT) : nd
Déficit public : 7% du PIB (2016)
Dette publique : 54,4% du PIB (2016)
Balance commerciale : -9, 7 Mds USD (2015)
Principaux clients : Ouganda 13, 5% ; Tanzanie 8, 5% ; Royaume Uni 7, 7 % ;
Principaux fournisseurs : Chine 18, 2% Inde 12,9% ; Emirats Arabes Unis 8,4%
Part des principaux secteurs d’activités dans le PIB :

  • Agriculture : 30%
  • Industrie : 19%
  • Services : 50%

Exportations de la France vers le Kenya : 186M€ (2015)
Importations françaises depuis le Kenya : 93M€ (2015)

Composition du gouvernement

Président de la République : M. Uhuru KENYATTA
Président- adjoint : M. William RUTO

Coordinateur du travail gouvernemental auprès du Président : M. Lawrence N. LENAYAPA
Secrétaire général du Palais présidentiel : M. Francis KIMENIA

Gouvernement :

Ministre des Finances : M. Henry K. ROTICH
Ministre de la Santé : Dr. Cleopa MAILU
Ministre des Affaires étrangères : Mme Amina MOHAMED
Ministre de l’Industrie et des entreprises : M. Adan MOHAMMED
Ministre des Technologies de l’Information, de la communication et des nouvelles M. Joe MUCHERU
Ministre de la Décentralisation et du Plan : Mwangi KIUNJURI
Ministre de l’Energie M. Charles KETER
Ministre de la Défense : Mme Raychelle Awour OMAMO
Ministre des Transports et des Infrastructures : M. James MACHARIA
Ministre du Travail et des Affaires d’Afrique de l’Est : Phyllis Kandie
Ministre de l’Education : M. Fred MATIANG’I
Ministre de l’Agriculture M. Willy BETT
Ministre de l’Environnement : Mme Judy WAKHUNGU
Ministre de l’Eau et de l’Irrigation : M. Eugene WAMALWA
Ministre des Sports, de la Culture et des Arts : M. Hassan WARIO ARERO
Ministre du Tourisme : M. Najib BALALA
Ministre de l’Intérieur : M. Joseph Ole NKAISSERY
Ministre des Terres : M. Jacob KAIMENYI
Ministre de la Fonction publique, de la jeunesse et du Genre : Mme Cecily KARIUKI
Ministre des Mines : M. Dan KAZUNGU

Présence française

Ambassade de France : Nairobi
Consulats de France : Nairobi (section consulaire de l’Ambassade), Mombasa (consulat honoraire)
Communauté française au Kenya : 1561 Français inscrits au registre des Français établis hors de France (2016)
Touristes français au Kenya +/- 18 000 pour 2015
Communauté kenyane en France : 995

Éléments d’actualité

Politique intérieure

Le Kenya, indépendant depuis 1963, fait figure d’exemple en matière de stabilité politique et de transition démocratique en Afrique. Au pouvoir depuis 1978, le président Moi introduit le multipartisme en 1992. Le Kenya connait sa première alternance démocratique en 2002 avec l’élection de Mwai Kibaki à la présidence.

En 2007, le Kenya connait une grave crise politique. Les résultats des élections présidentielles sont contestés par l’opposition en raison de la lenteur du processus de dépouillement et des soupçons de fraude. Des violences éclatent dans l’ensemble du pays et mènent le pays au bord de la guerre civile, faisant plus de 1 330 morts et 600 000 déplacés.

Une médiation confiée à Kofi Annan aboutit en février 2008 à un partage du pouvoir et à la mise en place d’un gouvernement de coalition dirigé par Mwai Kibaki, en qualité de Président, et Raila Odinga, en qualité de Premier ministre.

L’adoption par référendum d’une nouvelle constitution en août 2010 constitue une avancée majeure pour le pays. Des réformes sont lancées pour œuvrer à la réconciliation nationale et garantir la transparence des élections générales de mars 2013 :

  • réforme institutionnelle pour rééquilibrer les pouvoirs : création d’un Sénat ; processus de décentralisation avec la création de 47 comtés (« counties ») dotés d’un gouverneur et d’une assemblée ; suppression du poste de Premier ministre ; meilleure prise en compte des droits politiques et sociaux ;
  • réforme électorale pour garantir un processus électoral transparent et prévenir tout risque d’instabilité à l’approche des élections : création d’une Commission électorale indépendante (Independent Electoral and Boundaries Commission) ; loi sur les partis ; loi sur les sondages ;
  • réforme de la justice pour lutter contre la corruption ;
  • réforme de la police.

Les élections générales se déroulent en mars 2013 sans heurt majeur. Six scrutins ont lieu simultanément : élection présidentielle ; Assemblée nationale ; Sénat ; gouverneurs de comtés ; assemblées des comtés ; représentantes des femmes. Uhuru Kenyatta (The National Alliance, TNA), leader de la coalition « Jubilee » et fils du père de l’indépendance, Jomo Kenyatta, est élu Président de la République dès le premier tour avec 50,07% des voix. William Ruto (United Republican Party, URP) devient Président-adjoint.

Uhuru Kenyatta s’est fixé neuf objectifs pour son mandat : poursuite de la mise en œuvre de la constitution de 2010 ; protection des droits et libertés civils ; lutte contre la corruption ; amélioration de la gouvernance ; qualité du service public ; achèvement de la réforme de la décentralisation ; généralisation de l’accès à l’eau ; généralisation de l’accès à l’électricité ; création d’emplois.

En 2010, le Procureur de la cour pénale internationale lance des poursuites contre MM. Uhuru Kenyatta et William Ruto, pour des crimes contre l’humanité commis lors des violences qui ont suivi les élections présidentielles de 2007. En décembre 2014, le Procureur abandonne les charges, faute d’éléments à charge suffisants, contre Uhuru Kenyatta. Le procès de William Ruto débute le 10 septembre 2013 à La Haye.

Le Kenya est devenu, depuis 2011, une cible constante de la milice terroriste et djihadiste shabab, qui sévit en Somalie et, très régulièrement, au Kenya. Les terroristes shabab ont tué plusieurs centaines de personnes sur le sol kenyan.
Le terrorisme au Kenya n’est cependant, plus le seul fait d’éléments somaliens comme l’a montré l’attaque de l’université de Garrissa (150 morts) menée par des assaillants de nationalité kenyane.
Le Kenya est également confronté à la radicalisation de citoyens kenyans de la communauté musulmane.

Les prochaines élections générales auront lieu au mois d’août 2017.

Situation économique

Le Kenya est la troisième économie d’Afrique de l’Est (après le Soudan et l’Ethiopie) avec un PIB de 69Mds $ en 2016.

Le Kenya a bénéficié d’une accélération marquée de sa croissance économique au cours de la dernière décennie (5,9 % en moyenne depuis 2010). Ces bonnes performances associées à la réévaluation du PIB à la hausse de 20% ont placé le Kenya, à partir de 2014, parmi les pays à revenu intermédiaire de la tranche inférieure.
La croissance économique kenyane devrait rester forte (5.7% anticipés pour la période 2017-2019).

Toutefois, le modèle économique kényan doit faire à un certain nombre de défis :

  • la répartition très inégale des revenus à travers le territoire (20 % de la population appartiennent à la classe moyenne mais 40 % vivent toutefois sous le seuil de pauvreté) ;
  • l’amélioration du climat des affaires (136e au classement Doing Business de la Banque mondiale). Plusieurs obstacles freinent la croissance : les facteurs de production sont souvent coûteux ; l’accès aux financements reste difficile pour les PME ; le secteur informel concurrence un secteur formel encore en développement. La lutte contre la corruption est également un enjeu majeur ;
  • la modernisation de l’agriculture (30 % du PIB, mais qui occupe les deux-tiers de la population active) et le développement du secteur industriel (20 % du PIB) ;
  • le rééquilibrage de la situation extérieure du pays. Le déficit commercial est chronique, important (8,5 % du PIB) et structurel (faible diversification des exportations – thé, café, fleurs- vs besoin d’importations de capital et d’équipements ;
  • l’amélioration de la gestion des finances publiques. Une politique budgétaire expansionniste a engendré des déficits budgétaires chroniques (7% PIB en 2016) et une hausse de la dette publique kényane (+10 points de PIB en cinq ans), notamment extérieure.

Le Kenya est le 6ème récipiendaire de l’aide internationale en Afrique (2,8 Mds$ en 2016 ; +/- 4% du PIB).
Au titre du 11ème Fonds européen de développement, le Kenya bénéficie pour la période 2014-2020 d’un programme de 435 M€, centré sur trois secteurs : la sécurité alimentaire et la résilience, les infrastructures durables et la gouvernance et l’Etat de droit.

Politique étrangère

La politique étrangère du Kenya est centrée en priorité sur son environnement régional direct et la promotion de ses intérêts économiques.

Somalie

La Somalie est en crise depuis 1991. En octobre 2011, craignant les incursions de la milice islamiste Al shabab (affiliée à al Qaeda) sur son territoire, le Kenya est intervenu militairement en Somalie, et a créé une zone tampon le long de sa frontière. Depuis février 2012, les forces kenyanes (4.000 hommes) sont intégrées au sein de la Mission de l’Union africaine en Somalie (AMISOM), déployée depuis 2007.
Le Kenya paie cher son engagement militaire en Somalie. Outre les attentats commis, en représailles, par le groupe terroriste sur le sol kenyan (centre commercial du Westgate en 2013, université de Garissa en 2015), ses bases en Somalie font l’objet d’attaques régulières.

Le Kenya accueille en 2015 650 000 réfugiés dont 460 000 Somaliens, notamment dans le camp de Dadaab, le plus grand camp de réfugiés au monde.

Intégration régionale

Le Kenya est membre fondateur de la Communauté d’Afrique de l’Est (EAC) avec la Tanzanie et l’Ouganda. Il a joué un rôle moteur dans les différentes étapes de l’intégration de cette organisation intergouvernementale : relance de l’organisation en 1999 ; union douanière en 2005 ; lancement d’un marché commun le 1er juillet 2010 ; projet d’union monétaire, lancement en juin 2015 de la zone de libre-échange tripartite réunissant les 26 pays de l’EAC, la Comesa et la SADC.

Dans le cadre de l’EAC, le Kenya participe à la constitution d’une brigade est-africaine en attente pour le maintien de la paix. Le pays est également engagé au sein de l’East African Standby Force (EASF), brigade régionale de la Force africaine en attente de l’Union africaine.

Le Kenya est également membre de l’IGAD (Autorité Intergouvernementale pour le Développement).

Mise à jour : 06.06.17

Informations complémentaires

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