Présentation de la Jamaïque

Données générales

Présentation du pays

Nom officiel : La Jamaïque
Nature du régime : parlementaire de type britannique
Chef de l’Etat : la Reine Elizabeth II, représentée par un Gouverneur général

Données géographiques

Superficie : 10 830 km² (Banque mondiale 2016)
Capitale : Kingston, 579 137 habitants avec son agglomération
Villes principales : Portmore (182 000 hab), Spanish Town (147 000 hab), Montego Bay (110 000 hab)
Langue officielle : anglais
Langues courantes : anglais, créole anglais
Monnaie : dollar jamaïcain. 1 JMD = 0,007 € au 1er décembre 2016 (taux de chancellerie)
Fête nationale : 6 août (fête de l’Indépendance, 1962)

Données démographiques

Population (Banque mondiale 2015) : 2,730 millions d’habitants (outre une diaspora d’environ 3 millions de personnes installée essentiellement aux Etats-Unis, au Canada et en Grande-Bretagne)
Densité : 252 habitants par km2
Taux de fécondité : 2,02 (Banque mondiale, 2015)
Taux d’alphabétisation : 87,48 % (PNUD, 2005-2013)
Religions : églises chrétiennes (anglicane, catholique, méthodiste, pentecôtistes et adventistes du 7ème jour), cultes spiritistes et rastafarisme (né sur l’île, pratiqué parallèlement à une autre religion par une partie importante de la population)
Espérance de vie à la naissance : 75,70 ans (PNUD, 2014)
IDH : 0,72 soit 99ème rang mondial (PNUD, 2014)

Données économiques

PIB : 13,78 Mds US$ (FMI, 2016)
PIB par habitant : 4870 US$ (FMI, 2016)
Taux de croissance du PIB : 1,5 % (FMI 2016)
Dette publique : 118,9 % du PIB (FMI 2016)
Taux de chômage : 13,3 % (FMI, 2016)
Taux d’inflation : 4,4 % (FMI 2016)
Balance commerciale (2013/2014) : - 4 Mds US$, soit 27 % du PIB
Principaux clients : Etats-Unis (39,49 %, Banque mondiale 2014), Canada (15,26 %, Banque mondiale 2014), Pays-Bas (5,67% Banque mondiale, 2014), Royaume-Uni (5,23%, Banque mondiale 2014),Russie (5,11%, Banque mondiale 2014).
Principaux fournisseurs : Etats-Unis (39,17%, Banque mondiale 2014), Vénézuéla (11,47 %, Banque mondiale 2014), Trinité-et-Tobago (10,22 %, Banque mondiale 2014), Chine (6,75 %, Banque mondiale 2014), Mexique (3,33%, Banque mondiale 2014).
Exportations françaises :,22,3 M€ en 2016 (DGT)
Importations françaises : 11,4 M€ en 2016 (DGT)
Solde commercial avec la France : 12,199 M€
Part des principaux secteurs d’activités dans le PIB (Banque mondiale, 2016) :
Agriculture : 18,2%
Industrie :15,2%
Services : 66,5%

Cf. : http//www.tresor.economie.gouv.fr/se/jamaique

Composition du gouvernement (3 mars 2016)

M. Andrew Holness - Premier ministre, ministre de la Défense, de la Croissance économique et de la Création d’emploi,
M. Audley Shaw – ministre des Finances et de la Fonction publique,
Mme Kamina Johnson Smith - ministre des Affaires étrangères,
M. Karl Samuda – ministre de l’Industrie, du Commerce et de l’Agriculture,
M. Robert Montague – ministre de la Sécurité nationale,
M. Delroy Chuck – ministre de la Justice,
M. Ruel Reid – ministre de l’Education, de la Jeunesse et de l’Information,
M. Andrew Wheatley – ministre de l’Energie, des Sciences et de la Technologie,
M. Desmond McKenzie – ministre des Collectivités locales,
M. Mike Henry – ministre du Transport et des Mines,
M. Edmund Bartlett – ministre du Tourisme
M. Christopher Tufton – ministre de la Santé,
Mme. Shahine Robinson - ministre du Travail et de la Sécurité sociale
Mme Olivia « Babsy » Grange - ministre des Loisirs, du Sport, de la Culture et du Genre
Mme Marlene Malahoo Forte – Procureure générale

Présence française
www.ambafrance-jm-bm.org

Communauté française en Jamaïque (2016) : 184 enregistrés

Éléments d’actualité

Politique intérieure

Chef de l’Etat : La reine Elizabeth II, représentée par un Gouverneur général, M. Patrick Allen, 57 ans, qui a pris ses fonctions le 26 février 2009.
Chef du Gouvernement : M. Andrew Holness, qui a remporté les élections législatives anticipées du 25 février 2016.
Parti majoritaire : le Jamaica labour party (JLP) a remporté 32 des 63 sièges de l’assemblée législative (+ 11 par rapport à 2011).
Autres partis représentés : le People national party, PNP, 31 sièges sur 63 (- 11).

Depuis l’indépendance en 1962, la vie politique est marquée par le bipartisme entre le PNP et le JLP, qui alternent au pouvor. Aux élections de septembre 2007, le JLP avait obtenu 32 sièges contre 28 pour le PNP ; M. Bruce Golding, leader du JLP, était alors devenu Premier ministre. La réticence à extrader un narco-trafiquant réclamé par les Etats-Unis, le recours à la force armée pour libérer d’un gang le territoire de sa propre circonscription en mai 2010, ainsi que le scandale lié au recrutement d’un cabinet de lobbying pour améliorer l’image de la Jamaïque auprès de l’administration américaine avaient amené M. Golding à démissionner. Le jeune ministre de l’Education, Andrew Holness, lui avait succédé en octobre 2011, mais avait perdu le pouvoir en janvier 2012 : l’élection anticipée organisée pour tenter de profiter de « l’état de grâce » du jeune Premier ministre avait, en fait, entraîné la victoire du PNP. L’alternance a joué de nouveau en 2016, le JLP remportant les élections législatives anticipées du 25 février 2016. M. Holness, chef du JLP, a été investi comme Premier ministre le 3 mars 2016. Le JLP a également été le vainqueur des élections locales de décembre 2016, remportant 9 des 14 conseils, plus les villes de Kingston et Montego Bay.

Situation économique

Le défi de la dette hypothèque fortement le développement de la Jamaïque. Son service obère environ la moitié du budget. Cette situation a contraint le gouvernement à restructurer sa dette avec l’appui des institutions financières multilatérales. De même, afin de réduire le déficit budgétaire, il a engagé la privatisation d’entreprises publiques. En mai 2013, un nouvel accord a été conclu avec le FMI. 932 MUS ont été débloqués sur quatre ans. Suite à cet accord, la Banque mondiale et la Banque interaméricaine de développement ont alloué 1 milliard US$ en crédit supplémentaire. Une autre condition de l’accord avec le FMI a été de mener à bien une opération d’échange de dette, qui devait économiser environ 3 points de PIB en réduisant des deux-tiers la dette déjà arrivée à maturité. L’opération a permis de réduire le taux d’intérêt de 17 à 10 % pour la dette en dollars jamaïcains, et de 9 à 7 % pour celle en dollars américains. Un nouvel accord a été signé avec le FMI en octobre 2016 pour un programme de 1,7 Md US$ sur 3 ans qui vient remplacer la Facilité élargie, qui est arrivée à terme en mars 2017. Ce financement est ouvert à titre de précaution.

Un Fonds de stabilisation du secteur financier (FSSF) a été mis en place de façon à assurer la liquidité des opérateurs financiers exposés aux titres de la dette, avec 950 M US$, dont 450 M US$ tirés du premier décaissement du FMI, la Banque mondiale, la BID et la Caribbean Development Bank (CDB) apportant le reste.

Les « remittances », envois de fonds des émigrés, installés essentiellement aux Etats-Unis (1 800 000 résidents légaux en 2014 ; dans le seul Etat de Floride ils seraient aujourd’hui plus de 400 000), au Canada (environ 300 000) et en Grande-Bretagne (650 000 en 2014), représentaient entre 17 % et 19,4 % du PIB selon les estimations. Enfin le tourisme, dont les rentrées de devises équivalent à 15 % du PIB, fait de la Jamaïque la 3ème destination de la région, derrière la République dominicaine et Cuba. Les pays d’origine sont les Etats-Unis (65 %), le Canada (15 %) et la Grande-Bretagne (10 %). L’expansion touristique de ces dernières années a attiré les investissements étrangers, en particulier espagnols depuis 2001, et chinois tout récemment.

Politique étrangère

Principales organisations dont la Jamaïque est membre : ONU, OEA, AEC, CARICOM, Commonwealth, OMC, G-77, Groupe de Rio et CELAC. Elle est également membre de la Corporación Andina de Fomento (CAF), banque latino-américaine de développement.

La Jamaïque a exercé dans les années 1960 et 1970 une réelle influence internationale à travers le Mouvement des non alignés (NOAL). Elle s’intéresse particulièrement aux questions régionales, en s’appuyant sur la CARICOM. La Jamaïque fait partie des six pays fondateurs du marché unique de la Caraïbe (Common Single Market & Economy, CSME), mis en place après l’adoption du traité révisé de Chaguaramas.

La Jamaïque a milité en faveur de l’Accord de Partenariat Economique (APE) UE-CARIFORUM, signé à la Barbade le 15 octobre 2008. Par ailleurs, la Jamaïque a été l’un des principaux initiateurs de l’Association des Etats de la Caraïbe (AEC). Elle entend marquer, avec les autres membres de la CARICOM, son indépendance vis-à vis des Etats-Unis, qui demeurent cependant des interlocuteurs incontournables, notamment du fait de la diaspora, du tourisme et des échanges commerciaux.

La Jamaïque a établi des relations diplomatiques avec la Russie en 1975 et avec la Chine en 1972. Après des années de relations bilatérales de haut niveau très denses, la visite officielle de la Première ministre jamaïcaine à Pékin en août 2013 a consacré la place de la Chine comme partenaire de premier plan.

La coopération avec Cuba se développe, notamment dans le secteur de la santé, avec environ 500 professionnels exerçant en Jamaïque.

Parmi les pays européens, l’Espagne fait une percée remarquée, avec d’importants investissements hôteliers sur la côte nord de l’île, estimés à environ 1 milliard d’US$ depuis 2001, environ 5000 chambres, et la gestion de l’aéroport international de Montego Bay (le plus grand du pays).

Mise à jour : 04.05.17

Informations complémentaires

PLAN DU SITE