Présentation de Fidji

Présentation

Données générales

Nom officiel : République des Fidji
Nature du régime : République parlementaire
Chef de l’Etat : M. Jioji Konusi KONROTE, Président de la République
Chef du gouvernement : M. Josaia Voreqe BAINIMARAMA, Premier ministre

Données géographiques

Superficie : 18 333 km2
Capitale : Suva et sa banlieue (203 000 habitants)
Villes principales : Lautoka, Nadi, Ba, Labasa
Langues officielles : anglais, fidjien, hindi
Langues courantes : anglais, fidjien, hindi
Monnaie : dollar fidjien (un dollar fidjien = 0, 458 euro, taux de chancellerie au01/01/2017)
Fête nationale : 10 octobre (fête de l’indépendance)

Données démographiques

Population : 892 145 ( (Banque mondiale, 2015)
Densité : 48 hab/km²
Croissance démographique : 0,6 % (Banque mondiale, 2015)
Espérance de vie : 70 ans( (Banque mondiale, 2015)
Taux d’alphabétisation : 93,7% de la population (estimation 2003)
Religion (s) : chrétiens (64,5%) ; hindous (27,9%) ; musulmans (6,3%) ; sikhs (0,3%) , autres :0,6% (2007)
Indice de développement humain (classement PNUD 2015) : 0,727 (rang 90)

Données économiques

PIB : 4,426 milliards USD (Banque mondiale, 2015)
PIB par habitant : 4 870 USD (Banque mondiale, 2014)
Taux de croissance : + 4,3% (Direction Générale du Trésor2015)
Taux de chômage (au sens du BIT) : 8,1% (Banque mondiale, 2013)
Taux d’inflation : 1,4% (Banque Asiatique de Développement 2015)
Principales exportations : Union européenne (61 M€ - Trade.ec.europa.eu 2016) Etats-Unis (8,78 M€), Australie (5,06 M€), Nouvelle-Zélande (2,62 M€) (Fiji Bureau of statistics 2016)

Principales importations : Union européenne (64 M€ - trade.ec.europa.eu 2016) Chine (28,6 M€) , Singapour (24,84 M€), Japon (19,91 MUSD), Nouvelle-Zélande (19,82 M€), Australie (15,04 M€) – (Fiji Bureau of statistics 2016)

Part des principaux secteurs d’activités dans le PIB (Banque mondiale, 2014)
Agriculture (11,2%)
Industrie (18,7%)
Services (70,1%)

Exportations de la France métropolitaine vers Fidji : 130 M€ (2015)
Importations françaises depuis Fidji : 0,8 M€ (2015)
Exportations des collectivités du Pacifique vers Fidji : 153 000 € (2011)
Importations depuis Fidji vers la Polynésie française et la Nouvelle-Calédonie : 26,5 millions € (2011)

Communauté française à Fidji : 278 Français enregistrés au 16/05/2016.

Politique intérieure

Les Fidji, ont connu quatre coups d’Etat (deux en 1987 puis à nouveau en 2000 et 2006)

Les élections promises pour 2009 peu après le coup d’Etat de 2006 ayant été reportées, les réactions dans la communauté internationale se font plus vives. Le Commonwealth et le Forum des Iles du Pacifique (à l’initiative de l’Australie et la Nouvelle-Zélande en particulier) suspendent la participation des Fidji en 2009 et l’Union européenne décide d’une suspension de son aide au développement.

Une nouvelle Constitution est adoptée en septembre 2013. Celle-ci met en place une république parlementaire comportant 50 membres élus pour 4 ans. Elle octroie des compétences élargies au Premier ministre, poste qui reviendra automatiquement au chef du parti politique ayant recueilli plus de 50% des voix aux élections. Le Président de la République conserve un rôle honorifique et de chef des armées.

Les élections législatives se tiennent le 17 septembre 2014, sous la surveillance d’un groupe multinational d’observateurs auquel participe l’Union européenne. Sept partis politiques sont en lice, dont Fiji First, le parti de M. Voreqe Bainimarama.
Les élections sont marquées par une forte mobilisation des électeurs (près de 80% de participation). Elles sont remportées par Fiji First, qui recueillent près de 60% des voix (32 élus sur 50).
Dix jours après la tenue des élections, le Commonwealth, annonce la réadmission des Fidji en tant que membre de plein droit, suivi le 24 octobre par le Forum des îles du Pacifique. L’Union européenne décide également de reprendre son aide en 2015.

Depuis lors, les Fidji font preuve d’une remarquable stabilité. Le dernier remaniement ministériel en date intervient le 10 septembre 2016. Ratu Inoke Kubuabola, ministre des Affaires étrangères depuis 2009 est nommé à la Défense, le Premier ministre repend le portefeuille des affaires étrangères, en plus de ceux du sucre et des affaires coutumières. Jusqu’alors ministre du travail, M. Semi Koroilavesau, devient ministre des pêches.

Les prochaines élections interviendront au plus tard à l’automne 2018.

Situation économique

Les fondements de l’économie fidjienne sont globalement solides. Les Fidji affichent l’un des PIB (4,5 Mds USD) et des PIB/habitant (5 112 USD) les plus élevés parmi les Etats insulaires du Pacifique Sud. L’économie se caractérise par l’abondance de ses ressources naturelles - dont le bois, l’or, le cuivre, les ressources marines - l’expansion de son industrie du tourisme (en augmentation de plus de 5% par rapport au record enregistré en 2015 avec plus de 792.000 touristes accueillis en 2016 - Fiji Bureau of Statistics) et le renforcement de son positionnement au carrefour des échanges dans la région du Pacifique Sud.

Le pays se maintient aujourd’hui dans une dynamique de croissance soutenue, enregistrant sa septième année consécutive de croissance positive. Les dégâts occasionnés par le cyclone Winston en février 2016 (évalués à F$ 2,85 Mds, soit 30% du PIB), couplés à l’incidence d’autres phénomènes climatiques (inondations en avril), ont néanmoins entraîné un ralentissement de la croissance qui devrait s’élever à 2% en 2016, contre 4,3% en 2015.

Le retour du pays à la stabilité politique et macroéconomique suite à la tenue des élections générales en septembre 2014 a permis un retour de la confiance des entreprises, qui s’est depuis maintenue. Cela a contribué à une reprise de l’investissement intérieur privé et à une croissance de l’activité, notamment dans les secteurs du transport, de la construction, de la finance et de la sylviculture. Ces élections ont également permis au pays de renouer avec ses principaux partenaires et bailleurs étrangers après la période d’isolement suite au coup d’Etat militaire de 2006. En mai 2015, Standard & Poor’s a tenu compte de cette nouvelle situation et rehaussé la note de crédit souverain à long terme du pays de B à B+

Les Fidji tentent à présent d’accélérer la dynamique de diversification des pays cibles de leurs exportations, en vue de la suppression en 2017 de l’accès préférentiel au marché de l’Union européenne du sucre en provenance des pays ACP, dont bénéficie actuellement les Fidji.

Politique extérieure

En réponse aux sanctions prises par l’Australie et la Nouvelle-Zélande à la suite du coup d’Etat de 2006, le Premier ministre Bainimarama a mis en œuvre un concept élaboré par ses prédécesseurs et qualifié de « Look North Policy », multipliant les relations avec tous les pays qui le souhaitaient, à l’exception de ses grands voisins.

Cette autonomisation de la politique extérieure fidjienne s’est traduite par le développement de relations avec des partenaires nouveaux, choisi en priorité parmi les pays du sud, à commencer par la Chine qui a fortement bénéficié de cette ouverture, mais également le Moyen-Orient (pays du Golfe) avec lesquels les Fidji, qui contribuent aux missions de maintien de la paix dans la région depuis 1978, a une histoire.

Par souci d’équilibre avec la Chine, mais également en raison de la forte minorité de fidjiens d’origine indienne (40% de la population), Suva a développé des relations fortes avec New-Delhi (visite du Premier ministre Modi en novembre 2014, quelques jours avant celle du Président chinois Xi). La Russie fait également partie des nouveaux partenaires, même si son influence est plus limitée en raison du souci de Suva de ne pas s’isoler sur la scène internationale (refus de reconnaitre l’Ossétie du sud et l’Abkhazie par exemple).

Les Fidji ont également accru l’utilisation des enceintes multilatérales et notamment de l’Organisation des Nations Unies - où la contribution des militaires fidjiens aux opérations de maintien de la paix est appréciée (environ 1000 hommes déployés depuis la fin des années 1978). Les Fidji ont ainsi été désignés pour présider le groupe des 77 en 2013, le Comité exécutif du FNUAP du PNUD et de l’UNOPS en 2014, l’Assemblée générale en 2016, la COP23 et le Sommet sur les océans (co-présidence) en 2017.

La politique extérieure des Fidji se traduit aussi par un leadership affirmé dans la région, notamment au sein des petits Etats insulaires en développement. A la suite de leur éviction du Forum des îles du Pacifique (FIP), les Fidji ont créé le Forum pour le développement des îles du Pacifique (FDIP, qui exclut l’Australie et la Nouvelle-Zélande). Le FIP a depuis levé la suspension des Fidji qui, jusqu’à ce jour, ont fait le choix d’être seulement représentés par leur ministre des Affaires étrangères. Suva a également accueilli du 15 au 19 janvier 2017 la 25e réunion annuelle du Forum parlementaire d’Asie-Pacifique réunissant les délégations de 21 Etats, dont les discussions ont été centrées sur la paix et la sécurité dans la région, ainsi que sur les objectifs de développement durable.

Dans le cadre de sa politique de « Look North Policy », qui vise notamment à diversifier ses partenaires, Fidji a fait le choix, le 14 janvier 2016, d’acheter des équipements militaires russes (armes légères, véhicules-atelier de mécanique mobilisables en cas de catastrophes naturelles) destinées aux militaires fidjiens participant aux opérations de maintien de la paix.Les australiens et les néo-zélandais continuent de déployer une diplomatie active pour renouer avec les Fidji. Ces efforts commencent à porter leurs fruits et les relations se normalisent progressivement : le Premier ministre Bainimarama a commencé le 13 octobre 2016 à Sydney une visite en Australie dont la tonalité était largement économique et commerciale. Il s’est ensuite rendu en visite officielle à Auckland, du 19 au 24 octobre 2016

L’Union européenne et Fidji

Dès le mois de juin 2011, compte tenu du risque de dégradation de la situation économique et sociale, l’Union européenne a décidé une reprise ciblée de l’aide en faveur des Fidji, qui avait été suspendue à la suite du coup d’état de 2006, notamment par des mesures de soutien à l’adaptation de la filière sucre. Suite aux élections de septembre 2014 et à la levée des restrictions prises en vertu de l’article 96 des accords de Cotonou, les Fidji bénéficient du XIe FED (2014-2020) pour un montant de 28,5 millions d’euros. Le Premier ministre fidjien et le commissaire européen pour le développement ont conclu un partenariat le 16 juin 2015, articulé autour de l’agriculture et l’industrie sucrière d’une part (domaine d’intervention prioritaire bénéficiant de 20 millions d’euros) et de l’accès à la justice d’autre part 7,5 millions d’euros).

Par ailleurs, l’Union européenne a réorganisé en 2016 ses services en Océanie. Après la fermeture de sa délégation de Port-Vila, elle a fermé à l’automne son antenne aux Samoa et déchargé son bureau des Salomon des questions de coopération. La délégation régionale de Suva a réintègré ces effectifs et pilotera désormais les programmes européens d’aide au développement pour l’ensemble du Pacifique. C’est également depuis Suva que sera piloté le programme PTOM-Pacifique (dont les trois collectivités françaises d’Océanie sont bénéficiaires, avec Pitcairn).

Prenant acte de l’impasse dans laquelle se trouvent les négociations commerciales pour un accord régional UE-îles du Pacifique, les Fidji ont rejoint la Papouasie-Nouvelle-Guinée pour signer un accord de partenariat économique intérimaire, respectivement le 30 juillet 2009 et le 11 décembre 2009. Concernant les Fidji, l’APE intérimaire est appliqué provisoirement depuis le 28 juillet 2014. Les APE intérimaires couvrent uniquement l’accès au marché des biens et présentent la particularité de déroger aux règles d’origine pour les produits issus de la pêche.

Mise à jour : 21.02.17

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