Présentation de la Hongrie

Données générales

Présentation du pays

Nom officiel : Hongrie
Nature du régime : république parlementaire monocamérale
Président de la République : M. János Áder (2012)
Premier ministre : M. Viktor Orbán (2010)

Données géographiques

Superficie : 93 030 km²
Capitale : Budapest
Villes principales : Debrecen, Miskolc, Szeged, Pécs, Győr
Langue officielle : hongrois
Monnaie : forint hongrois (HUF)
Fêtes nationales : 20 août (Saint Etienne) ; 15 mars (révolution de 1848) ; 23 octobre (soulèvement de 1956)

Données démographiques

Population (2016) : 9 830 485
Densité : 105,7 hab. / km²
Croissance démographique (2015) :-0,2 %
Espérance de vie (2015) : 71,6 ans (hommes) ; 78,8 ans (femmes)
Taux d’alphabétisation (2015) : 99 %
Religion : pas de religion officielle
Indice de développement humain (2015) : 0,836 (43e)

Données économiques

PIB (2016) : 112,39 milliards €
PIB par habitant (2016) : 11 433 €
Croissance (2016) : 2 %
Chômage (au sens du BIT) (2016) : 5,1 %
Inflation (2016) : 0,4 %
Solde budgétaire (2016) : -2 076,4 millions €
Balance commerciale (2015) : 11 798 millions USD
Principaux clients : Allemagne (27,3 %), Roumanie (9,2 %), Slovaquie (5 %)
Principaux fournisseurs : Allemagne (26 %), Autriche (6,6 %), Chine (5,7 %)
Part des principaux secteurs d’activités dans le PIB (2014) :

  • agriculture : 4,5 %
  • industrie : 31,2 %
  • services : 64,4 %

Exportations de la France vers la Hongrie (2016) : 3 169 859 000 €
Importations françaises depuis la Hongrie (2016) : 4 106 932 000 €

http://www.tresor.economie.gouv.fr/se/hongrie

Composition du gouvernement

Premier ministre : M. Viktor Orbán (Fidesz)
Vice-premier ministre : M. Zsolt Semjén (KDNP)
Ministre de la chancellerie du premier ministre : M. János Lázár (Fidesz)
Ministre en charge du cabinet du premier ministre : M. Antal Rogán (Fidesz)
Ministre sans portefeuille, chargé de l’extension de la centrale nucléaire de Paks : M. János Süli
Ministre de l’intérieur : M. Sándor Pintér
Ministre des ressources humaines (santé, éducation, culture, jeunesse) : M. Zoltán Balog (Fidesz)
Ministre de l’agriculture : M. Sándor Fazekas (Fidesz)
Ministre de la défense : M. István Simicskó (KDNP)
Ministre de la justice : M. László Trócsányi
Ministre des affaires étrangères et du commerce extérieur : M. Péter Szijjártó (Fidesz)
Ministre de l’économie nationale, M. Mihály Varga (Fidesz)
Ministre du développement national, M. Miklós Seszták (KDNP)

Secrétaire d’Etat aux affaires européennes (auprès du Premier ministre) : M. Szabolcs Takács
Vice-ministre, secrétaire d’Etat auprès du ministre des affaires étrangères : M. László Szabó
Secrétaire d’Etat auprès du ministre des affaires étrangères, chargé de l’administration publique : M. Csaba Balogh
Secrétaire d’Etat auprès du ministre des affaires étrangères, chargé de la diplomatie économique : M. Levente Magyar
Secrétaire d’Etat auprès du ministre des affaires étrangères, chargé de la politique de sécurité et de la coopération internationale : M. István Mikola
Secrétaire d’Etat auprès du ministre des affaires étrangères, chargé de la diplomatie culturelle et scientifique : M. István Íjgyártó

Présence française

Site internet de l’ambassade : https://hu.ambafrance.org/
Communauté française : 2 612 inscrits (mai 2017)
Communauté hongroise en France : environ 30 000 personnes

Éléments d’actualité

Politique intérieure

Le gouvernement hongrois est dirigé par le premier ministre, M. Viktor Orbán, revenu au pouvoir en 2010 après un premier mandat entre 1998 et 2002. Il est à la tête d’une coalition associant son parti, le Fidesz, au parti populaire chrétien-démocrate (KDNP). Cette coalition a été reconduite à la suite des élections législatives du 6 avril 2014, qui ont vu la montée du parti d’extrême-droite Jobbik, arrivé troisième avec 20% des suffrages. Outre le Jobbik, l’opposition est composée de divers partis de gauche et libéraux, dont le parti socialiste hongrois (MSZP), qui se sont coalisés en 2014 et ont emporté 25 % des suffrages. En 2016, la campagne contre la candidature de Budapest à l’organisation des Jeux Olympiques 2024 a vu l’émergence d’une organisation de la société civile, « Momentum », qui a par la suite annoncé sa transformation en parti politique et sa participation aux prochaines élections législatives en 2018.

Alors que le premier mandat de l’actuelle coalition (2010-2014) a été marquée par de nombreuses réformes, y compris constitutionnelles, perçues comme mettant en cause l’Etat de droit, la séparation des pouvoirs, la société civile et les libertés individuelles, ce deuxième mandat a vu un durcissement du discours et de la politique de Viktor Orbán sur les questions de société (références au concept de « démocratie illibérale », mise en cause des ONG « étrangères ») et sur l’immigration (opposition à l’instauration de quotas européens d’accueil de réfugiés, construction de clôtures aux zones frontalières, législation restrictive sur l’asile, etc.)

Le parlement hongrois est monocaméral et comprend 199 élus, renouvelés tous les quatre ans. La Diète hongroise est présidée depuis 2010 par M. László Kövér (Fidesz). La coalition Fidesz-KDNP dispose de 131 sièges, un scrutin législatif partiel le 12 avril 2015 lui ayant fait perdre sa majorité constitutionnelle (deux tiers des sièges). Le Président de la République est élu par le parlement et n’a pas de pouvoir exécutif. M. János Áder (Fidesz) a été élu en 2012 et reconduit le 13 mars 2017.

Situation économique

Après avoir subi de plein fouet la crise économique de 2008, la Hongrie a retrouvé le chemin de la croissance en 2013 et jouit désormais d’une situation économique assainie, avec 2 % de croissance en 2016 et un chômage limité à 5 %. Budapest a remboursé en 2016 la dernière tranche du prêt que le FMI lui avait consenti en 2008 et a réduit sa vulnérabilité externe. Ces résultats apparaissent comme la conséquence de la politique économique du gouvernement Orbán (« Orbánomics »), alliant recettes libérales (baisse de la fiscalité, assouplissement du droit du travail, etc.) et protectionnisme.

L’économie hongroise recèle cependant certaines faiblesses, qui expliquent notamment le tassement continu du taux de croissance depuis 2014. L’insuffisance des investissements privés nationaux et étrangers, la forte dépendance aux fonds européens (environ 4 % du PIB sur la période 2014-2020) et un manque structurel de main d’œuvre lié à une démographie très déprimée ne permettent ainsi pas de garantir des perspectives durables de croissance, même si les prévisions pour 2017 s’établissent à plus de 3 %.

Politique européenne

La Hongrie est entrée dans l’Union européenne le 1er mai 2004, et dans l’espace Schengen en 2007. Budapest a exercé la présidence du Conseil de l’Union européenne au 1er semestre 2011. Elle n’est pas membre de la zone euro.

Présence dans les institutions européennes : le commissaire hongrois au sein de la Commission Juncker est M. Tibor Navracsics, chargé de l’Education, de la Culture, de la Jeunesse et des Sports. La Hongrie dispose de 21 députés au Parlement européen.

Brexit : la priorité de la Hongrie dans les négociations est de maintenir des liens aussi étroits que possible, en particulier dans le domaine économique, entre l’Union à 27 et le Royaume-Uni, ainsi qu’en bilatéral, avec une attention particulière pour la situation des ressortissants hongrois au Royaume-Uni (estimée à 73 000 personnes).

Elargissement : la Hongrie est un fervent partisan de la poursuite de l’élargissement aux pays des Balkans occidentaux, particulièrement la Serbie, où vit une importante minorité magyare.

Migrants / réfugiés : la Hongrie a été, jusqu’à l’été 2015, le principal point d’entrée dans l’Union européenne des migrants empruntant la route des Balkans occidentaux. A la suite de la fermeture de sa « frontière verte » méridionale en septembre-octobre 2015 au moyen d’une clôture de barbelés, elle a cessé d’être directement affectée par la crise migratoire. Après avoir été le seul Etat-membre à refuser en juillet 2015 d’accueillir le moindre réfugié sur une base volontaire, elle s’est opposée la relocalisation de 120 000 réfugiés adoptée par le Conseil de l’Union européenne le 22 septembre 2015 et a introduit un recours en annulation devant la Cour de Justice de l’Union européenne contre cette décision. La Commission européenne a pour sa part ouvert en décembre 2015 une procédure d’infraction contre la Hongrie au sujet de sa législation en matière d’asile et une seconde en avril 2017 à la suite de la décision hongroise d’introduire une rétention systématique en zone frontalière des demandeurs d’asile en cas d’état d’urgence migratoire (en vigueur depuis l’automne 2015), et une troisième en juin 2017 pour son refus de mettre en œuvre la décision sur les relocalisations.

Politique régionale : la Hongrie est un bénéficiaire important des fonds structurels, avec une enveloppe de plus de 25 milliards € allouée pour la période 2014-2020.

Travailleurs détachés : la Hongrie fait partie des 11 États dont les Parlements nationaux ont transmis un avis motivé contre la proposition de la Commission européenne de révision de la directive de 1996 sur le détachement des travailleurs (procédure dit du « carton jaune »).

Climat : la Hongrie a été le premier pays d’Europe à ratifier, le 24 mai 2016, l’accord de Paris sur le climat.

Groupe de Visegrád : la Hongrie est membre, avec la République tchèque, la Pologne et la Slovaquie, du groupe de Visegrád (V4), enceinte de concertation informelle au sein de l’Union européenne. Elle en exercera la présidence tournante à partir 1er juillet 2017 et jusqu’au 30 juin 2018.

Politique étrangère

Dirigé depuis 2014 par M. Péter Szijjártó, le ministère des affaires étrangères et du commerce extérieur de Hongrie consacre une part importante de son activité à la diplomatie économique ainsi qu’aux relations avec certains émergents (politique d’ « ouverture vers l’Est »).

Russie : la Hongrie affiche une certaine proximité avec la Russie de Poutine, dont le dernier déplacement à Budapest date de février 2017. La coopération entre les deux pays est particulièrement développée dans le secteur énergétique, dans un contexte de dépendance aux hydrocarbures russes, ainsi qu’avec l’attribution à Rosatom du contrat d’extension de la centrale nucléaire de Paks.

Ukraine : la Hongrie est attachée à la stabilité et à la perspective européenne de l’Ukraine, notamment en raison de la présence d’une importante communauté magyare (150 000 personnes) en Ruthénie subcarpathique. Elle apporte à l’Ukraine une aide matérielle via le groupe de Visegrád et a figuré au nombre des pays les plus allants s’agissant de l’exemption de visas.

Etats-Unis : le premier ministre Orbán a soutenu la candidature de Donald Trump à la présidence des Etats-Unis. A la suite de son élection, la Hongrie compte sur un renforcement de ses relations politiques avec Washington.

Chine : la Hongrie appartient au format de coopération « 16 + 1 » entre la Chine et les pays d’Europe centrale et orientale. Les gouvernements chinois, serbe et hongrois ont signé un accord en décembre 2014 pour un projet de liaison ferroviaire entre Belgrade et Budapest avec des financements chinois. De nombreux Chinois ont bénéficié du programme hongrois d’obligations de résidence (« residency bonds », supprimé fin mars 2017) pour s’installer dans l’espace Schengen, en échange de 300 000 euros.

Défense : la Hongrie a adhéré en 1999 à l’OTAN, qu’elle considère comme la pierre angulaire de sa sécurité. Elle consacre actuellement 1 % de son PIB à la défense et poursuit l’objectif d’atteindre 2 % en 2022. Elle soutient l’adhésion à l’OTAN des pays des Balkans occidentaux.

Minorités hongroises dans les pays frontaliers : en conséquence du traité de Trianon de 1920 par lequel la Hongrie a perdu environ les deux tiers de son territoire à l’issue de la première guerre mondiale, d’importantes minorités hongroises (environ 2 millions de personnes) vivent dans certains pays frontaliers (Roumanie, Slovaquie, Serbie, Ukraine). Cette situation continue de constituer un irritant bilatéral avec certains voisins, particulièrement depuis qu’une révision constitutionnelle a disposé que la Hongrie était responsable du sort des « Hongrois d’outre-frontière. »

Mise à jour : 30.08.17

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