Présentation de la Guinée-Bissao

Données générales

Présentation du pays

Nom officiel : République de Guinée-Bissao
Nature du régime : Régime parlementaire
Chef de l’Etat : M. José Mario Vaz (depuis le 23 juin 2014)

Données géographiques

Superficie : 36 125 km²
Capitale : Bissao
Villes principales : Bafata, Gabu, Cacheu
Langue (s) officielle (s) : Portugais
Langue (s) courante (s) : Krio, français, balante
Monnaie : Franc CFA
Fête nationale : 24 septembre

Données démographiques

Population (2015) : 1,844 millions d’habitants (Banque mondiale)
Densité : 49 h/km²
Croissance démographique : 2,4 %
Espérance de vie (2015) : 55,4 ans
Taux d’alphabétisation : 54 %
Religion (s) : Musulmans (50%), chrétiens (10%), animistes (40%)
Indice de développement humain (2015) : 0,42 soit au 178ème rang sur 188 pays (PNUD)

Données économiques

PIB (2015) : 1,057 milliard $ ( Banque mondiale)
PIB par habitant 2015) : 573 $ (Banque mondiale)
Croissance (2015) : 4,8 % (Banque Mondiale)
Chômage (2014) : 6,9 % (Banque mondiale)
Inflation (2015) : 2,5 % (FMI)
Solde budgétaire (2015) : - 2,2 % du PIB (Banque africaine de développement)
Balance commerciale (2014) : -72 M$ (Banque mondiale)

Principaux clients : Inde, Nigéria, Chine, Togo
Principaux fournisseurs : Portugal, Sénégal, Royaume-Uni, Espagne

Part des principaux secteurs d’activités dans le PIB (2015) :

  • agriculture : 44 %
  • industrie : 14%
  • services : 43 %

Exportations de la France vers la Guinée-Bissao (2016) : 4,93 M€ (DGT)
Importations françaises depuis la Guinée-Bissao (2016) : 22 000 € (DGT)

Composition du gouvernement
(Décret du 12 décembre 2016)

Premier ministre : M. Umaro Sissoco EMBALO (Décret présidentiel du 18 novembre 2016)

  • Florentino MENDES PEREIRA, ministre d’Etat, ministre de l’Energie et de l’industrie,
  • Botché CANDE, ministre d’Etat, ministre de l’Intérieur,
  • Aristides OCANTE DA SILVA, ministre d’Etat, ministre des Combattants de la liberté de la Patrie et de la réinsertion sociale,
  • Malal SANE, ministre d’Etat, ministre de la Présidence du Conseil des ministres et des questions parlementaires,
  • João Alage Mamadu FADIA, ministre d’Etat, ministre de l’Economie et des Finances
  • Jorge MALU, ministre des Affaires étrangères, de la Coopération internationale et des Communautés,
  • Eduardo COSTA SANHA, ministre de la Défense nationale,
  • Rui SANHA, ministre de la Justice
  • Victor Luis Pinto FERNANDES MANDINGA, ministre du Commerce et de la promotion de l’entreprise,
  • Marciano Silva BARBEIRO, ministre des Travaux publics, de l’habitat et de l’urbanisme,
  • Sola NQUILIM NABITCHITA, ministre de l’Administration territoriale,
  • Barros Bacar BANJAI, ministre des Ressources naturelles
  • Fernando VAZ, ministre du Tourisme et de l’Artisanat
  • Tumane BALDE, ministre de la fonction publique, de la réforme administrative et du travail,
  • Victor GOMES PEREIRA, ministre de la Communication sociale,
  • Sandji FATI, ministre de l’Education et de l’enseignement supérieur
  • Carlitos BARAI, ministre de la Santé publique,
  • Nicolas DOS SANTOS, ministre de l’Agriculture, de la Forêt et de l’Elevage
  • Fidelis FORBS, ministre des Transports et des Communications,
  • Orlando VIEGAS, ministre de la Pêche,
  • Carlos Alberto KENEDY DE BARROS, ministre de la Femme, de la famille et de la solidarité sociale
  • Tomas GOMES BARBOSA, ministre de la Culture et des Sports,
  • Doménico Oliveira SANCA, ministre de la Jeunesse et du Travail,
  • Antonio Sirifo EMBALO, ministre de l’Environnement et du développement durable

Présence française

Site internet de l’ambassade : https://gw.ambafrance.org/
Communauté française : 100 Français inscrits au registre (mai 2017)
Communauté bissao-guinéenne en France : 10.000

Éléments d’actualité

Politique intérieure

La destitution, le 12 août 2015, du Premier ministre Pereira par le président Vaz est à l’origine d’une crise politique. Les deux hommes s’opposaient depuis plusieurs mois sur la manière de conduire les affaires du pays.

Cinq gouvernements se sont succédé depuis le déclenchement de la crise. L’Accord de Conakry, scellé le 14 octobre 2016 sous l’égide de la CEDEAO, prévoyait le choix d’un Premier ministre par voie consensuelle et la formation d’un gouvernement inclusif. La nomination d’Umaro Sissoko Embalo au poste de Premier ministre le 18 novembre 2016 n’a pas toutefois recueilli l’approbation du PAIGC (parti vainqueur des élections législatives). L’Assemblée nationale refuse de voter le budget qui lui a été soumis par le Premier ministre en février 2017 et le blocage institutionnel perdure.

La CEDEAO, qui a dépêché une mission de haut niveau à Bissao du 23 au 25 avril 2017, a enjoint au Président Vaz de respecter l’Accord de Conakry et de nommer un Premier ministre de consensus. Elle a agité, pour la première fois, la menace de sanctions à l’encontre de ceux qui entraveraient sa mise en œuvre. La CEDEAO, après avoir annoncé le retrait progressif de l’ECOMIB (force militaire de la sous-région qui protège les institutions et garantit la sécurité du pays) a décidé de proroger son mandat pour 3 mois lors de son sommet à Monrovia le 4 juin 2017.

Situation économique

L’économie de la Guinée-Bissao se structure essentiellement autour de l’agriculture (44 % du PIB), qui occupe entre 75 et 80% de la population active. La culture de la noix de cajou, peu mise ne valeur, est la principale source d’exportation et de revenus du pays (environ 100 M$ par an, 95% des exportations du pays et 17% des recettes de l’Etat).

L’activité économique reste fortement pénalisée par l’état très dégradé des infrastructures, notamment dans le secteur énergétique. Le pays est quasiment privé de production d’électricité sauf dans la capitale. Le réseau routier est peu développé et ne permet pas le désenclavement de certaines régions présentant un potentiel agricole. Compte-tenu des faiblesses structurelles de l’économie et dans un contexte politique instable, la croissance a été relativement faible depuis le début des années 2000, avec une moyenne d’à peine 1%.

Toutefois, la bonne tenue des cours et de la production de noix de cajou a porté l’économie bissao-guinéenne et maintenu la croissance à près de 5 % en 2015 et 2016.

Le FMI a annoncé en mai 2015 son intention d’accorder à la Guinée-Bissao un prêt de 21 millions d’euros sur trois ans, dans le cadre de la facilité élargie de crédit (FEC). Suspendue en juin 2016 en raison de l’instabilité politique dans le pays, la mise en œuvre de la FEC a repris après l’approbation des première et deuxième revues du programme par le Conseil d’administration du FMI le 2 décembre 2016.

Politique étrangère

Indépendante depuis le 24 septembre 1973, la Guinée-Bissao est longtemps restée isolée en raison de son alignement sur l’URSS. Elle fut néanmoins membre fondateur de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) en 1975 et de l’Union africaine en 2000, et a adhéré au traité UEMOA en 1997. La CEDEAO a accru son rôle à la faveur de la transition de 2012-2014, avec la mise en place de l’ECOMIB. La Guinée-Bissao est également membre de la Communauté des Etats sahélo-sahariens (Cen-Sad), de l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF) et de la Communauté des pays de langue portugaise (CPLP).

La politique étrangère de Bissao est avant tout orientée vers la recherche de partenariats extérieurs (Chine, Brésil).

L’Angola est rapidement devenu un partenaire de premier rang par l’investissement de capitaux et le lancement d’un programme de coopération technico-militaire important, ayant subi un coup d’arrêt avec le coup d’Etat de 2012.

La Guinée-Bissao entretient des relations étroites avec le Sénégal, qui ne sont pas toujours exemptes de tensions, notamment sur le dossier de la Casamance.

Le PNUD et l’Union européenne ont organisé le 25 mars 2015 à Bruxelles une conférence internationale des bailleurs en faveur de la Guinée-Bissao. Le gouvernement de Guinée-Bissao a obtenu près de 1,4 Md € de promesses d’engagements (moitié dons, moitié prêts) en appui de son plan de développement, concentré sur la réforme de l’Etat, l’agriculture et les infrastructures.

Le Conseil de sécurité des Nations Unies a créé en 1999 un bureau d’appui pour la consolidation de la paix, devenu, le 1er janvier 2010, Bureau intégré des Nations Unies pour la consolidation de la paix en Guinée-Bissao ou BINUGBIS, avec trois priorités : la mise en œuvre de la réforme du secteur de la sécurité, la lutte contre l’impunité et contre le trafic de drogue. Il assure également la coordination de la communauté internationale dans sa réponse à la crise politique que traverse le pays depuis août 2015. M. Modibo Ibrahim Touré (Mali) a succédé à M. Miguel Trovoada au poste de Représentant spécial du Secrétaire général des Nations Unies en Guinée-Bissao et chef du BINUGBIS le 5 mai 2016.

Le mandat du BINUGBIS a été prolongé en février 2017 jusqu’au 28 février 2018.

Mise à jour : 29.06.17

Informations complémentaires

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