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Présentation

Données générales

Nom officiel : République du Guatémala
Nature du régime : République unitaire dotée d’un régime de type présidentiel
Chef de l’Etat : M. Jimmy MORALES (depuis le 14 janvier 2016)

Données géographiques

Superficie : 108 890 km2
Capitale : Ciudad de Guatemala
Villes principales : Quetzaltenango, Escuintla, Retalhuleu, Mazatenango, Puerto Barrios
Langue officielle : espagnol
Langues courantes : espagnol et 23 langues autochtones (quiché, mam, cakchiquel, etc.)
Monnaie : le Quetzal
Fête nationale : 15 septembre

Données démographiques

Population : 17 millions d’habitants (FMI 2016)
Densité : 130 habitants/km2
Croissance démographique : 1,95 %
Espérance de vie : 71,8 ans (PNUD 2015)
Taux d’alphabétisation : 78 % (Banque mondiale 2012)
Religions : catholiques (47 %), protestants évangélistes (40 %)
Indice de développement humain : 0,627 (rang : 128) (PNUD 2014)

Données économiques

PIB (FMI 2016) : 61 Mds $
PIB par habitant (FMI 2015) : 4 060 $
Transfert d’argent des migrants : 11 % du PIB
Taux de croissance (FMI 2016) : 4,1 %
Taux de chômage (PNUD 2015) : 3 %
Taux d’inflation (FMI 2015) : 3 %
Déficit public (FMI 2015) : -2,3 % du PIB
Solde commercial : - 6,8 Mds USD (OMC 2015)
Principaux clients : Etats-Unis (35 %), pays du SIECA (31 %), UE (7,6 %)
Principaux fournisseurs : Etats-Unis (40 %), Mexique (11 %), Chine (9,8 %), UE (6,2 %),
Part des principaux secteurs d’activités dans le PIB (Banque mondiale 2014) :

  • agriculture : 11,5 %
  • industrie/mines : 29 %
  • services : 59,5 % Exportations de la France vers le Guatémala : 78,6 M € en 2015 (118,9 en 2014) Importations françaises depuis le Guatémala : 59,04 M € en 2015 (41,1 en 2014) http://www.tresor.economie.gouv.fr/se/guatemala/

Communauté française au Guatémala : 860 inscrits, dont 60 % de binationaux
Communauté guatémaltèque en France : 1088 personnes enregistrées

Politique intérieure

La violence est la préoccupation majeure des Guatémaltèques. Ses causes sont multiples : crime organisé, trafic de drogue, impunité, corruption, inégalités, pauvreté, ostracisation dont souffre la majorité indigène. Ce pays, fréquemment victime de catastrophes naturelles, est néanmoins riche en ressources touristiques, agricoles, hydriques et minières.

Les 6 septembre et 25 octobre 2015, les électeurs guatémaltèques (plus de 7,5 millions) étaient appelés aux urnes afin de désigner leur chef d’Etat, son vice-Président, les 158 députés au Congrès de la République, leurs 20 députés au parlement centraméricain et leurs 338 maires. Ces élections se déroulaient dans un climat politique inédit après la démission et à la mise en détention provisoire de l’ancien Président de la République, Otto Perez Molina, accusé d’être au cœur d’un vaste scandale, révélé par la Commission internationale contre l’impunité au Guatemala (CICIG), de détournement de fonds au sein de l’administration des douanes et de la sécurité sociale.

L’ancien acteur et producteur de télévision Jimmy Morales (Frente de Convergencia nacional - FCN) a très largement remporté le second tour de l’élection présidentielle avec 67,44 % des voix, devant Mme Sandra Torres (Union nationale de l’espérance- UNE). Les opérations électorales se sont déroulées dans le calme, avec un taux de participation de 56%, sous la supervision d’une importante mission d’observation de l’OEA, et avec le soutien d’experts de l’Union européenne.

Le 14 janvier 2016, M. Jimmy Morales a été investi en tant que 50ème Président de la République du Guatémala.

Situation économique et sociale

Pays le plus peuplé d’Amérique centrale (17 millions d’habitants, soit 37 % de la population de la région), le Guatémala en est aussi la première économie - 61 Mds USD en 2015. Il a bénéficié d’une croissance régulière depuis 2011 – entre 3 et 3,7 % par an et 4,1% en 2015 – en résistant au choc de la crise mondiale, avec des perspectives encourageantes (entre 3,5 et 4 % attendus sur 2016-2017).

Le PIB/habitant atteint à peine 4 000 dollars et plus de la moitié de la population, en grande majorité d’origine indigène, vit en dessous du seuil de pauvreté (moins de 4 USD / jour selon la Banque Mondiale). Les contrastes ne sont pas seulement économiques et sociaux, mais également ethniques et territoriaux : les indices de pauvreté les plus élevés du pays coïncident avec les départements fortement peuplés par les communautés indigènes. Les moins de 30 ans représentent 70 % de la population guatémaltèque, caractérisée par un faible taux de scolarité (seulement 65 % chez les moins de 18 ans, durée moyenne de scolarité : 4 ans), une maternité prématurée, le chômage et la violence.

En 2015, les échanges de biens du Guatémala ont atteint 28,4 Mds de dollars sous l’effet d’une progression des exportations de 7,8% (10,8 Mds) et d’une baisse des importations de 3,5% (17,6 Mds), principalement due à la baisse des cours du pétrole. Les exportations guatémaltèques sont portées par le dynamisme des ventes de produits transformés, bénéficiant du régime incitatif des « maquilas » (exonération fiscale pendant 10 ans et exemption de droits de douane à l’importation des matières premières), qui concerne principalement la filière textile.

La charge fiscale au Guatémala est l’une des plus faible au monde (autour de 9 % du PIB). Selon les estimations du ministère guatémaltèque des Finances, le taux d’évasion fiscale concernerait entre 70 et 74 % du montant de l’impôt sur le revenu, et entre 30 et 35 % de la TVA (IVA).

"Plan pour la prospérité"

Destiné à endiguer le flux d’émigration, notamment d’enfants seuls (70 000 en 2014), vers les Etats-Unis, le « Plan pour la prospérité », également appelé « Alliance pour la prospérité », proposé par l’Administration américaine, adopté en novembre 2014, prévoit un programme de développement des pays dits "du Triangle nord" (Guatémala, Honduras, Salvador), sur 5 ans (2016-2020). Le Plan porte sur quatre volets et 40 engagements : le développement du secteur productif (infrastructures, énergie, échanges commerciaux), la valorisation du capital humain (formation, éducation), l’amélioration de la sécurité et de la justice, le renforcement des institutions. Le Congrès nord-américain a voté en décembre 2015 un budget de 750 millions de dollars destiné à ce programme.

Politique extérieure

La politique extérieure du Guatémala prend appui sur ses axes traditionnels que sont les relations avec les Etats-Unis, le Mexique, la région centraméricaine et l’Amérique du sud, mais s’oriente de plus vers la scène multilatérale. Le Guatémala a notamment ratifié le Traité de Rome instituant la CPI en 2012.

Le Guatémala a participé activement aux débats du Conseil de sécurité des Nations Unies lorsqu’il en était membre non permanent, en 2012-2013. Sur les grands dossiers internationaux, ses positions sont proches des positions françaises, comme en témoigne le soutien accordé au principe d’une intervention militaire contre les installations d’armement chimique syriennes. Il participe par ailleurs depuis plusieurs d’années aux opérations de maintien de la paix, avec deux contingents d’environ 300 casques bleus en Haïti et en RDC, et dans quelques autres OMP.

Les Etats-Unis sont le partenaire incontournable du Guatémala. Premier client et premier fournisseur (35 % des exportations et 40 % des importations du Guatémala), ils sont aussi le deuxième pourvoyeur bilatéral d’aide au développement (derrière l’Espagne), et accueillent près d’1, 5 million d’émigrés guatémaltèques dont les transferts d’argent vers leur famille (« remesas ») représentent 10 % du PIB du Guatémala.

Le Guatémala maintient des relations diplomatiques avec Taïwan, qui lui verse une aide substantielle, mais s’efforce de développer ses échanges commerciaux avec la Chine.

L’intégration régionale est une des priorités de la politique étrangère du Guatémala, qui est membre du Système d’intégration centraméricain (SICA), dont il a assumé la présidence lors du 1er semestre 2015. L’UE soutient ce processus d’intégration, dont le renforcement était un des objectifs de l’accord d’association bi-régional : ce dernier a été signé en 2012 et ratifié le 13 juin de la même année par le Congrès guatémaltèque. Son volet commercial est entré en vigueur, à titre transitoire, le 1er décembre 2013.
Par ailleurs, le Guatémala est, derrière le Honduras et le Nicaragua, le troisième bénéficiaire en Amérique centrale de la coopération européenne (187 M€ pour 2014-2020).

Mise à jour : 09.05.16


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