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Présentation

Données générales

Nom officiel : République du Ghana
Président de la République : M. John Mahama

Données géographiques

Nom officiel : République du Ghana
Superficie : 238 537 km²
Capitale : Accra
Villes principales : Accra, Kumasi, Sekondi-Takoradi, Tamale
Langue (s) officielle (s) : Anglais
Monnaie : cedi
Fête nationale : 6 mars (proclamation de l’indépendance en 1957)

Données démographiques

Population : 26,8 millions d’habitants (BM, 2015)
Croissance démographique : 2,35 % (CIA, 2015)
Espérance de vie : 66,2 ans (CIA, 2015)
Taux d’alphabétisation : 76,6% (CIA, 2015)
Religion (CIA World Factbook) : Christianisme 68.8% (Pentecôtisme 24.1%, Protestantisme 18.6%, Catholicisme 15.1%, autres 11%), islam 15.9%, animisme 8.5%
Indice de développement humain (PNUD) : 138 ème/187 (2014)
Classement Transparency International : 61ème sur 175 pays (2014)

Données économiques

PIB : 35,9 milliards de dollars (2015, DG Trésor)
PIB par habitant : 1342 dollars (DG Trésors, 2015)
Taux de croissance : 3% (FMI, 2015)
Taux de chômage : 4,2% (Banque Mondiale, 2010)
Taux d’inflation : 17,3 % (FMI, 2015)
Principaux clients (DG Trésor, 2015) : UE (28%), Iran (20,4%), Afrique du Sud (18,2%)Principaux fournisseurs (DG trésor, 2015) : UE (31,2%), Chine (22,8%), Inde (6,1%)

Part des principaux secteurs d’activités dans le PIB (Ghana Statistical service, 2015) :

  • agriculture : 22 %
  • industrie : 27%
  • services : 52%

Exportations de la France vers le Ghana : 198 millions d’euros (DG Trésor, 2014)
Importations françaises depuis le Ghana : 761,7 millions d’euros (DG Trésor, 2014)

Consulat de France : section consulaire de l’ambassade à Accra
Communauté française au Ghana : 1 052 personnes immatriculées (au 4/09/2014)
Communauté ghanéenne en France : 4 027 personnes (Insee 2011)

Politique intérieure

Le Ghana accède à l’indépendance en 1957. Kwame N’Krumah en devient président jusqu’à son renversement en 1966. Après une période d’instabilité, Jerry Rawlings prend le pouvoir en 1981. Il instaure peu à peu la démocratie. Une constitution inspirée du modèle américain est adoptée en 1992. Réélu en 1996, J.Rawlings renonce, conformément à la constitution, à briguer un troisième mandat en 2000. Opposé à John Atta-Mills du National Democratic Congress (NDC) de J. Rawlings, John Kufuor du New Patriotic Party (NPP) est élu président en décembre 2000. En décembre 2004, le président Kufuor est réélu dès le premier tour avec 52,45% des voix pour un second mandat. Les élections présidentielles et législatives de décembre 2008 confirment l’ancrage démocratique du Ghana. L’élection présidentielle doit désigner un successeur au président Kufuor qui, en vertu de la Constitution, ne peut plus se représenter. Le taux de participation est important (de l’ordre de 70%) et les observateurs saluent globalement la bonne tenue du scrutin. A l’issue du second tour organisé le 28 décembre 2008, John Atta Mills obtient 50,23% des suffrages contre 49,77% à Nana Akufo-Addo (NPP), soit la marge la plus étroite de l’histoire africaine. Le NDC atteint de justesse la majorité absolue de 116 sièges.

John Atta Mills est investi le 7 janvier 2009 et s’installe au pouvoir, dont son parti était absent depuis 2001. Le sujet de la corruption reste au centre des débats politiques et l’administration déclenche plusieurs enquêtes sur des cas de corruption imputés à certains responsables de l’ancien parti au pouvoir.

Le décès soudain du Président Mills le 24 juillet 2012, candidat à sa propre succession, ouvre une période d’intérim jusqu’à la présidentielle de décembre 2012.
Conformément à la constitution, le vice-président John Dramani Mahama prête serment en tant que nouveau chef de l’Etat dans le calme, confirmant ainsi la normalité démocratique dans ce pays. Il nomme le gouverneur de la Banque du Ghana, Kwesi Bekoe Amissah-Arthur, vice-président du pays.

Suite à la présidentielle du 7 décembre, John Dramani Mahama est déclaré vainqueur de la présidentielle par la commission électorale avec 50,70% des suffrages, contre 47,74% des voix pour son adversaire, M. Akufo-Addo, provoquant un recours de celui-ci. La Cour suprême du Ghana confirme, après huit mois de procès, la victoire du Président John Mahama aux élections présidentielles de décembre 2012. Le pays, qui accueille cette décision dans le calme confirme ainsi sa remarquable trajectoire démocratique et crée les conditions d’une forme d’exemplarité sur le continent africain.

Les prochaines élections générales (présidentielle et législatives) auront lieu en décembre 2016. Les deux grands partis s’opposeront : le National Democratic Congress (NDC) mené par John Mahama et le New Patriotic Party (NPP) dont le candidat sera, de nouveau, Nana Akufo-Addo.

Situation économique

Eléments structurels
Avec 26,8 millions d’habitants et un PIB de 35,9 Mds$ en 2014 (1342 $/habitant), le Ghana, 2ème économie de la CEDEAO derrière le Nigeria et devant la Côte d’Ivoire, a accédé à la catégorie des « pays à revenus intermédiaires » de la tranche inférieure en 2010. Au cours des dix dernières années, le taux de croissance annuel moyen a été de 6,7%. L’année 2011 a constitué un pic de croissance à 14% avec le début de l’exploitation pétrolière mais, depuis 2014, la progression de l’activité économique observe un net recul.

L’économie ghanéenne est diversifiée avec un secteur des services qui représente 51,9% du PIB, devant l’industrie (26,6%) et l’agriculture (21,5%). Parmi les sous-secteurs les plus importants, on compte les cultures agricoles (16,8% du PIB), la construction (12,7%) et les transports/logistique (12,3%).

Bien que priorité nationale, l’industrie manufacturière reste faible et demeure concentrée sur les ports de Takoradi et Accra-Tema, ses deux principaux pôles de développement économique.

L’or, le pétrole et le cacao représentent les principaux postes à l’exportation. Le Ghana est le deuxième producteur d’or en Afrique avec 4,4 Mds$ exportés en 2014. Le pétrole, (3,7 Mds$ d’exportations en 2014 ; 100 000-110 000 b/j) représente désormais le deuxième poste d’exportation et sa production devrait doubler d’ici 2018. Le Ghana est le deuxième producteur mondial de cacao derrière la Côte d’Ivoire avec une production de 700 000-900 000 tonnes/an.

Eléments conjoncturels
Le Ghana a subi de plein fouet les conséquences de la chute des cours des matières premières sur son activité économique, ses déficits public et courant et sa monnaie, entraînant une forte augmentation de ses ratios d’endettement.

En 2015, la croissance n’a pas dépassé 3% et l’inflation est restée élevée (+17,7% en glissement annuel en décembre) conduisant la Banque centrale du Ghana à relever à deux reprises le taux directeur passé à 26% en novembre 2015 avec des conséquences sur le coût du crédit aux entreprises qui ne fait qu’aggraver le ralentissement économique.

Depuis 2012, sous l’effet, entre autre, des anticipations très fortes à la suite de la découverte du pétrole alors que le cours du baril diminuait, les dépenses publiques ont fortement augmenté, provoquant une progression sensible du déficit public (9,5% en 2014).

La baisse des cours des matières premières et une mauvaise récolte de cacao ont par ailleurs alourdi le déficit courant (9,2% fin 2014) alors qu’une partie des décaissements des bailleurs de fonds au titre de l’aide budgétaire globale étaient gelés, ce qui a entraîné une forte baisse des réserves de change, ramenées à moins de 3 mois d’importations, et une accentuation de la dépréciation du Cedi.

Cet affaiblissement de la monnaie a contribué à alourdir la charge de la dette compte tenu de la part croissante de l’endettement extérieur (la dette représente aujourd’hui 60% de l’endettement contre 40% il y a deux ans). Le Ghana est devenu un pays à risque élevé pour la soutenabilité de sa dette (ratio dette/PIB de 68% fin 2014 et de 73% fin 2015).

En dépit de beaucoup de réticences du Président et de son Ministre des Finances, le pays n’a eu d’autre choix que de recourir à un nouveau programme FMI : une facilité de crédit élargie (ECF) d’un montant de 918 M$ a été signée en avril 2015 avec un premier décaissement de 114 M$, un second de 116,6 M$ approuvé au Conseil d’administration du 31 août et un troisième de 114,6 M$ approuvé le 13 janvier 2016. Le Fonds est, à ce stade, plutôt confiant, compte tenu du bon déroulement du programme.

Des interrogations subsistent néanmoins, d’une part quant au niveau élevé de l’endettement public dans un contexte de faiblesse durable des prix des matières premières, d’autre part quant au financement du déficit public en année électorale.

Deux « goulet d’étranglement » brident durablement la croissance ghanéenne :

- Le déficit de production d’énergie électrique qui, ces dernières années, a provoqué des crises énergétiques récurrentes (2008, 2012 et 2015) pourrait coûter 1 à 2 points de croissance. Le Ministre de l’électricité, Kwabena Donkor a ainsi dû démissionner le 31 décembre 2015, après avoir échoué à mettre fin aux délestages.
- La faiblesse chronique et récurrente de la monnaie (le cédi) obère les chances d’un rétablissement durable de l’économie. La pratique de la banque du Ghana (BoG) de financer directement le déficit de l’Etat dans des proportions indues est à l’origine directe de la forte dépréciation du Cédi (-30% / $ en 2014). La BoG a dû maintenir une politique monétaire restrictive en augmentant son taux d’intervention (21%). Le coût du crédit s’en trouve renchéri, ce qui bride le développement du secteur privé.

Politique extérieure

Du fait de son passé militant tiers-mondiste, le Ghana reste attaché à la coopération Sud-Sud. Le gouvernement du Président Kufuor, ouvert au libéralisme économique, avait opté pour un développement soutenu par les bailleurs de fonds (Royaume-Uni, Etats-Unis, UE et France notamment). Le Ghana est également un actif promoteur du NEPAD.

Membre du Conseil de sécurité des Nations unies en 2006-2007, le Ghana l’a présidé en août 2006. Son rôle actif à la présidence de la CEDEAO, en 2003, avait permis au Président Kufuor d’y être réélu en 2004. L’élection de John Kufuor à la présidence de l’Union africaine pour l’année 2007 était venue consacrer la stature internationale du pays.

Le Ghana bénéficie sur la scène internationale d’une image très positive et a été choisi par le Président Obama pour son premier déplacement en Afrique les 10 et 11 juillet 2009. Le pays s’est engagé depuis plus de 25 ans dans de nombreuses opérations de maintien de la paix de l’ONU (Sierra Leone, Liban, République Démocratique du Congo, Côte d’Ivoire, Mali…). Il a apporté son soutien à la résolution des conflits en Côte d’Ivoire (médiation en 2003 et 2004) et au Libéria.

Du fait de l’environnement sous-régional dans lequel il évolue, le Ghana souhaite également intensifier ses relations avec ses voisins francophones. Dans ce cadre, le Ghana a acquis le statut de membre associé de l’Organisation Internationale de la Francophonie (OIF) à l’occasion du sommet de Bucarest les 28 et 29 septembre 2006.

Le Président Mahama veut voir jouer au Ghana un rôle international, notamment régional, plus actif. Il est décidé à davantage investir son pays dans le système international, convaincu que le « modèle » ghanéen pourrait donner à celui-ci une capacité de rayonnement supérieure. Il a réservé son premier déplacement en Europe à la France où il a effectué une visite officielle en mai 2013.

L’intérêt du Ghana se porte également sur toutes les composantes de la stabilité et de la sécurité. L’insécurité maritime dans le Golfe de Guinée, la pression des trafics de drogue (le Ghana est pays de rebond, notamment pour la cocaïne), la menace de Boko Haram font l’objet des attentions des services militaires et sécuritaires ghanéens.

Dans la crise en Côte d’Ivoire, proche du Ghana ethniquement (monde Akan), mais où résident de nombreux ressortissants ivoiriens pro-Gbagbo, l’attitude du Président Atta Mills avait été empreinte de prudence, préservant l’avenir autant qu’il le pouvait en ménageant Laurent Gbagbo, puis en soutenant le Président Ouattara. John Mahama, qui entretient de bonnes relations personnelles avec le Président ivoirien, a amplifié cette politique de rapprochement : des personnalités pro-Gbagbo ont été livrées à la Côte d’Ivoire, apaisant les tensions entre les deux pays. La question de la délimitation de la frontière maritime entre le Ghana et la Côte d’Ivoire a cependant ressurgi récemment, à la faveur de la découverte de nouveaux gisements pétroliers limitrophes. Le Ghana a demandé en septembre 2014 l’arbitrage du Tribunal arbitral du droit de la mer.

Enfin, le Ghana fait de l’intégration au sein de la CEDEAO une priorité. Le Président John Dramani Mahama a été élu à la présidence de la CEDEAO le 29 mars 2014, succédant au Président ivoirien Alassane Ouattara. Le Président sénégalais lui a succédé en tant que Président de la CEDEAO le 19 mai 2015. En tant que Président de la CEDEAO, le Président Mahama est actif sur la résolution de la crise au Mali, la signature de l’Accord de Partenariat Economique régional avec l’Union européenne, la transition au Burkina Faso, la lutte contre Boko Haram et contre l’épidémie Ebola. La Ghana a accueilli à Accra le siège de la Mission des Nations unies pour la réponse d’urgence à Ebola (UNMEER).

Mis à jour : 20.01.16


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