Présentation du Ghana

Présentation

Données générales

Données géographiques

Nom officiel : République du Ghana
Superficie : 238 537 km²
Capitale : Accra
Villes principales : Accra, Kumasi, Sekondi-Takoradi, Tamale
Langue (s) officielle (s) : Anglais
Monnaie : cedi
Fête nationale : 6 mars (proclamation de l’indépendance en 1957)

Données démographiques

Population : 26,8 millions d’habitants (Banque mondiale, 2015)
Croissance démographique : 2,3 % (Banque mondiale, 2015)
Espérance de vie : 61,3 ans (Banque mondiale, 2014
Taux d’alphabétisation : 76,6% (Banque mondiale, 2015)
Religions : Christianisme 71,2% (Pentecôtisme 28,3%, Protestantisme 18,4%, Catholicisme 13,1%, autres 11,4%), islam 17,6%, traditionnelles 5,2%, sans religion 5,3% (Ghana Statistical Service, 2012)
Indice de développement humain (PNUD) : 140 ème/187 (2015)
Classement Transparency International : 56ème sur 168 pays (2016)

Données économiques

PIB : 35,9 milliards de dollars (2015, DG Trésor)
PIB par habitant : 1342 dollars (DG Trésor, 2015)
Taux de croissance : 3,6% (FMI, 2016)
Taux de chômage : 2,4% (Banque Mondiale, 2014)
Taux d’inflation : 15,4 % (Bank of Ghana, 2016)
Principaux clients (DG Trésor, 2015) : Inde, Suisse, Chine, Pays-Bas
Principaux fournisseurs (DG trésor, 2015) : Chine, Etats-Unis, Royaume-Uni, Belgique

Part des principaux secteurs d’activités dans le PIB (Ghana Statistical service, 2015) :

  • agriculture : 22 %
  • industrie : 27%
  • services : 52%

Exportations de la France vers le Ghana : 274,2 millions d’euros (DG Trésor, 2016)
Importations françaises depuis le Ghana : 289,9 millions d’euros (DG Trésor, 2016)

Consulat de France : section consulaire de l’ambassade à Accra
Communauté française au Ghana : 1 080 personnes immatriculées en 2016
Communauté ghanéenne en France : 4300 personnes (2015)

Politique intérieure

Le Ghana accède à l’indépendance en 1957. Kwame N’Krumah en devient président jusqu’à son renversement en 1966. Après une période d’instabilité, Jerry Rawlings prend le pouvoir en 1981. Il instaure peu à peu la démocratie. Une constitution inspirée du modèle américain est adoptée en 1992. Réélu en 1996, J. Rawlings renonce, conformément à la constitution, à briguer un troisième mandat en 2000. Opposé à John Atta-Mills du National Democratic Congress (NDC) de J. Rawlings, John Kufuor du New Patriotic Party (NPP) est élu président en décembre 2000. En décembre 2004, le président Kufuor est réélu dès le premier tour avec 52,45% des voix pour un second mandat, au terme duquel il se retire, respectant la limitation constitutionnelle du nombre de mandat. L’élection présidentielle voit une participation importante (de l’ordre de 70%) et les observateurs saluent globalement la bonne tenue du scrutin. A l’issue du second tour organisé le 28 décembre 2008, une deuxième alternance a lieu, et John Atta Mills obtient 50,23% des suffrages contre 49,77% à Nana Akufo-Addo (NPP), soit la marge la plus étroite de l’histoire africaine. Le NDC atteint de justesse la majorité absolue de 116 sièges.

Le décès soudain du Président Mills le 24 juillet 2012, candidat à sa propre succession, ouvre une période d’intérim jusqu’à la présidentielle de décembre 2012.
Conformément à la constitution, le vice-président John Dramani Mahama prête serment en tant que nouveau chef de l’Etat dans le calme, confirmant ainsi la solidité de la démocratie ghanéenne. Il nomme le gouverneur de la Banque du Ghana, Kwesi Bekoe Amissah-Arthur, vice-président du pays. Il remporte par la suite l’élection du 7 décembre 2012, avec 50,70% des suffrages, contre 47,74% des voix pour son adversaire, M. Akufo-Addo, provoquant un recours de celui-ci. La Cour suprême du Ghana confirme, après huit mois de procès, la victoire de John Mahama, qui est accueillie dans le calme.

Le 7 décembre 2016, Nana Akufo-Addo est élu président de la République, avec 53,85% des suffrages contre 44,4% pour le président sortant, John Mahama. Ce dernier reconnait sa défaite et les observateurs saluent la bonne tenue du scrutin. Avec sa troisième alternance pacifique, le Ghana confirme sa remarquable trajectoire démocratique et incarne une forme d’exemplarité sur le continent africain.

A l’occasion de ces élections générales, le NPP obtient par ailleurs une majorité confortable au Parlement avec 169 sièges, contre 106 pour le NDC, sur un total 275 sièges. L’absence de représentation d’un autre parti consacre la bipolarisation du paysage politique.

Situation économique

Eléments structurels

Avec 26,8 millions d’habitants et un PIB de 35,9 Mds$ en 2015 (1342 $/habitant), le Ghana, 2ème économie de la CEDEAO derrière le Nigeria et devant la Côte d’Ivoire, a accédé à la catégorie des « pays à revenus intermédiaires » de la tranche inférieure en 2010. Au cours des dix dernières années, le taux de croissance annuel moyen a été de 6,7%. L’année 2011 a constitué un pic de croissance à 14% avec le début de l’exploitation pétrolière mais, depuis 2014, la progression de l’activité économique observe un net recul.

L’économie ghanéenne est diversifiée, avec un secteur des services qui représente 51,9% du PIB, devant l’industrie (26,6%) et l’agriculture (21,5%). Parmi les sous-secteurs les plus importants, on compte les cultures agricoles (16,8% du PIB), la construction (12,7%) et les transports/logistique (12,3%).

Bien que priorité nationale, l’industrie manufacturière reste faible et demeure concentrée sur les ports de Takoradi et Accra-Tema, ses deux principaux pôles de développement économique.

L’or, le pétrole et le cacao représentent les principaux postes à l’exportation. Le Ghana est le deuxième producteur d’or en Afrique avec 4,4 Mds$ exportés en 2014. Le pétrole, (2,7 Mds$ d’exportations en 2015 ; 100 000-110 000 b/j) représente désormais le deuxième poste d’exportation et sa production devrait doubler d’ici 2018. Le Ghana est le deuxième producteur mondial de cacao derrière la Côte d’Ivoire avec une production de 800 000 à 900 000 tonnes/an.

Eléments conjoncturels

Le Ghana a subi de plein fouet les conséquences de la chute des cours des matières premières sur son activité économique, ses déficits public et courant et sa monnaie, entraînant une forte augmentation de ses ratios d’endettement.

Depuis 2012, sous l’effet, entre autre, des anticipations très fortes à la suite de la découverte du pétrole alors que le cours du baril diminuait, les dépenses publiques ont fortement augmenté, provoquant une progression sensible du déficit public. Ce dernier a atteint 9% en 2016, et les ratios d’endettement 74% du PIB.

La croissance du PIB en 2016 est évaluée à 3,6% (après 3,9% en 2015), un niveau supérieur aux prévisions mais qui n’en reste pas moins le plus faible depuis 23 ans.

La faiblesse des cours des matières premières a par ailleurs pesé sur le déficit courant (-6,12% fin 2016), les réserves de devises couvrant un peu plus de 3 mois d’exportations. L’inflation a entamé en fin d’année 2016 une tendance baissière mais plus lente qu’escompté (15,4% en glissement annuel en décembre 2016)..

L’affaiblissement continu de la monnaie nationale, le cedi, a contribué à alourdir la charge de la dette, qui est désormais l’une des plus élevées d’Afrique subsaharienne. Le Ghana est devenu un pays à risque élevé pour la soutenabilité de sa dette (ratio dette/PIB de 74% fin 2016).

En dépit des réticences du Président Mahama, le pays n’a eu d’autre choix que de recourir à un nouveau programme FMI en septembre 2014 : une facilité élargie de crédit (FEC) d’un montant de 918 M$ sur trois ans a été signée en avril 2015 avec un premier décaissement de 114 M$, un second de 116,6 M$ approuvé au Conseil d’administration du 31 août et un troisième de 114,6 M$ approuvé le 13 janvier 2016. Le Fonds est, à ce stade, plutôt confiant, compte tenu du bon déroulement du prograMme 

Le président Nana Akufo-Addo a fait du désendettement un des axes majeurs de son programme, axé sur le redressement économique. Des interrogations subsistent néanmoins sur la capacité à mener de front désendettement, investissements industriels et baisse d’impôt pour les entreprises.

Deux « goulots d’étranglement » brident durablement la croissance ghanéenne :

  • Le déficit de production d’énergie électrique qui, ces dernières années, a provoqué des crises énergétiques récurrentes (2008, 2012 et 2015) pourrait coûter 1 à 2 points de croissance.
  • La faiblesse chronique et récurrente du cédi, qui obère les chances d’un rétablissement durable de l’économie. Après être resté assez stable jusqu’en décembre 2016, la monnaie nationale a perdu 9,6% en glissement annuel en décembre, puis 2,8% de sa valeur sur le seul mois de janvier 2017.

Politique extérieure

Membre du Conseil de sécurité des Nations unies en 2006-2007, le Ghana a assuré la présidence tournante de la CEDEAO en en 2003-2004 et 2014-2015. L’élection de John Kufuor à la présidence de l’Union africaine pour l’année 2007 était venue consacrer la stature internationale du pays.

Le Ghana bénéficie toujours d’une image très positive sur la scène internationale et a été choisi par le Président Obama pour son premier déplacement en Afrique les 10 et 11 juillet 2009. Le pays s’est engagé depuis plus de 25 ans dans de nombreuses opérations de maintien de la paix de l’ONU (Sierra Leone, Liban, République Démocratique du Congo, Côte d’Ivoire, Mali, Sud Soudan…), au sein desquelles 40% de ses effectifs militaires sont actuellement engagés. Il a apporté son soutien à la résolution des conflits en Côte d’Ivoire (médiation en 2003 et 2004), au Libéria et en Gambie.

L’intérêt du Ghana se porte également sur toutes les composantes de la stabilité et de la sécurité. L’insécurité maritime dans le Golfe de Guinée, la pression des trafics de drogue (le Ghana est pays de rebond, notamment pour la cocaïne), la menace de Boko Haram font l’objet de l’attention des services militaires et sécuritaires ghanéens.

Du fait de l’environnement sous-régional dans lequel il évolue, le Ghana souhaite également intensifier ses relations avec ses voisins francophones. Dans ce cadre, le Ghana a acquis le statut de membre associé de l’Organisation Internationale de la Francophonie (OIF) à l’occasion du sommet de Bucarest en 2006.

Le Ghana est lié à la Côte d’Ivoire ethniquement (groupe Akan) mais également par la présence de réfugiés de la crise ivoirienne au Ghana, estimés à 10 000. Un différend sur les frontières maritimes subsiste en les deux pays, et a ressurgi à la faveur de la découverte de nouveaux gisements pétroliers. Le Tribunal arbitral du droit de la mer a été saisi par le Ghana en 2014 et devrait rendre sa décision en 2017. Cela n’empêche pas les deux pays d’entretenir des relations étroites. Le président ivoirien, Alassane Ouattara, était l’invité d’honneur à la cérémonie d’investiture de Nana Akufo-Addo.

Mis à jour : 23.02.17

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