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Présentation de la Finlande

Présentation

Données générales

Nom officiel : République de Finlande
Nature du régime : République, démocratie parlementaire
Chef de l’Etat : M. Sauli Niinistö (parti conservateur) élu le 5 février 2012
Chef du Gouvernement : M. Juha Sipilä (Centre) depuis le 29 mai 2015

Données géographiques

Superficie : 338.145 km²
Capitale : Helsinki (570.000 hab.)
Villes principales : Tampere, Turku, Vantaa, Espoo, Lahti, Kuopio
Langue (s) officielle (s) : Finnois et suédois
Monnaie : Euro (introduit le 1er janvier 2002)
Fête nationale : 6 décembre

Données démographiques

Population : 5.463.860 hab. (janvier 2014)
Densité : 15 hab. / km²
Croissance démographique : 0,065 %
Espérance de vie : 79,4 ans (76,1 pour les hommes et 82,7 pour les femmes)
Taux d’alphabétisation : 100 %
Religions : protestants luthériens (84%), orthodoxes (1,1%), hors confession (13%)
Indice de développement humain : 0,879 / 24ème (2013)

Données économiques
(sources : Commission européenne/DGT)

PIB (mds €) : 196,88(2014) – 201,70 (2015)
PIB par habitant (2014) : 36 034 euros
Taux de croissance : -0,2 % en 2014 et 0,3 % en 2015
Taux de chômage : 8,5 % en 2014 et 9,1 % en 2015
Taux d’inflation (2014) : 1,4 %
Solde budgétaire : -2,3 % du PIB en 2014 et —3,3 % en 2015
Dette publique : 59,9% du PIB en 2014 et 62,6% en 2015
Balance commerciale (2013) : -2,4 md€ (exportations : 56,0 md€ et importations : 58,4md€)

Principaux clients : Suède (10,8%), Russie (9,2%), Allemagne (9,0%), Pays-Bas (5,9%), Etats-Unis (5,9%), Royaume-Uni (4,8%),
Principaux fournisseurs : Suède (16,0%), Russie (15,9%), Allemagne (13,7%), Pays-Bas (6,9%), Danemark (3,9%), France (3,1%)

Part des principaux secteurs d’activités dans le PIB :

  • agriculture : 2,9 %
  • industrie : 29,2 %
  • services : 68,7 %

Exportations de la France vers la Finlande : 1,44 md € (2014)
Importations françaises depuis la Finlande : 1,9 md € (2014)
Part de marché de la France : 3,3 % (2013)

http://www.tresor.economie.gouv.fr/pays/finlande

Section consulaire française : Helsinki
Communauté française en Finlande : 2.558 inscrits en août 2012 + env. 500 personnes
Communauté finlandaise en France : env. 7.000 personnes

L’UE et le pays

Membre de l’UE depuis 1995, sans opt out.
Contribution au budget de l’UE en 2011 : 1 707 M€ (France : 19 075 M€)
Retour annuel sur le budget UE en 2010 : 1 310 M€ (France : 13 105 M€)
Dont politique de cohésion : 153 M€ (France : 1 474 M€)
Dont ressources naturelles (y compris PAC) : 908 M€ (France : 9 855 M€)
Contributeur net - 300 M€ ; - 0,16% du RNB

Total des fonds européens alloués sur la période 2007-2013 : 13 Mds € (contre 140 Mds € pour la France)

Nombre de députés au Parlement européen : 13 sur 754
Nombre de voix au Conseil de l’UE : 7 sur 345 soit 2% (29 pour la France)

Politique intérieure

La Finlande est une République dont la constitution combine un parlement monocaméral élu au scrutin proportionnel tous les 4 ans, avec un président élu au suffrage universel direct pour un mandat de six ans, renouvelable une seule fois.

Succédant à Mme Tarja Halonen (parti social-démocrate), le conservateur Sauli Niinistö (ancien président du parlement), a été élu à la présidence de la République le 5 février 2012 avec 62,6 % des voix face à M. Pekka Haavisto, représentant de l’Alliance des Verts. Cette élection marque un tournant dans l’histoire politique finlandaise puisque la présidence de la République échappe au parti social-démocrate pour la première fois depuis 1982 et revient à un conservateur pour la première fois depuis 1956. Le Président voit ses pouvoirs fortement restreints par rapport à ses prédécesseurs, suite à la révision de la Constitution de 2000. La principale évolution concerne les questions européennes qui sont désormais du ressort unique du gouvernement, alors que le Président continue de mener la politique étrangère du pays en collaboration avec le gouvernement.

Les élections législatives du 19 avril 2015 ont vu arriver en tête les deux principaux partis d’opposition, le parti du Centre et le parti des Vrais Finlandais. Le nouveau gouvernement de coalition est dirigé par Juha Sipilä, leader du parti du Centre, nouveau venu en politique. Il comprend deux autres formations de droite, le parti des Vrais Finlandais (populiste, eurosceptique), dirigé par Timo Soini, et le parti conservateur du Rassemblement national mené par le premier ministre sortant, Alexander Stubb. Cette coalition des "3S" s’est mise d’accord sur une plate-forme de gouvernement et sur une importante réduction des dépenses publiques.

La situation économique a été l’enjeu principal de la campagne électorale. La Finlande est en en récession pour la troisième année consécutive, le taux de chômage est en progression (9%) et le déficit public se creuse. La Commission européenne a annoncé le 13 mai 2015 le lancement d’une procédure pour déficit excessif à l’encontre de la Finlande.

Prochaines échéances électorales : présidentielles en 2018.

Situation économique

Après trois années de récession, le PIB finlandais pourrait renouer avec une croissance faible en 2015 (+ 0,3% prévision Commission). La croissance est pénalisée par les pertes de compétitivité à l’exportation et un attentisme en matière de politique économique, lié au contexte électoral, qui a pesé sur la confiance et l’investissement. L’endettement public se creuse et le chômage augmente.

Les exportations ont notamment souffert des difficultés de l’économie russe et des contre-sanctions vis-à-vis de l’UE, ainsi que de la dépréciation des monnaies suédoise et russe vis-à-vis de l’euro. Si les exportations de produits forestiers se maintiennent globalement, les volumes perdus du fait de l’échec de Nokia dans les smartphones n’ont pas été remplacés.

Le gouvernement Sipilä a annoncé des initiatives douloureuses pour tenter de restaurer la compétitivité prix à l’export de la Finlande, avec notamment une réduction des dépenses publiques destinée à financer la baisse des charges patronales et un appel à la modération salariale. Le gouvernement a ainsi tenté de négocier avec les partenaires sociaux, un pacte social devant permettre de réduire le coût unitaire du travail de 5%. Ces négociations ayant échoué, le gouvernement a décidé d’agir de façon unilatérale et a annoncé un ensemble de mesures. Elles comportent des dispositions en faveur des travailleurs qui perdent leur emploi, visant à accroître la flexibilité du travail, et une mesure favorisant le travail des femmes avec enfants. D’autres mesures visent à allonger la durée du travail : deux jours fériés ne sont plus payés, un jour de carence est introduit pour les congés en arrêt maladie ; les congés payés du secteur public sont réduits de 38 à 30 jours ; la contribution des employeurs du secteur privé à la sécurité sociale serait abaissée à 1,72 %. Le gouvernement se propose d’adopter ces mesures par voie législative : leur mise en place effective interviendrait par branche ; les textes nécessaires sont annoncés pour la fin juin 2016 au plus tard.

Politique européenne et extérieure

Depuis son adhésion en 1995, la Finlande se veut élève modèle de l’UE. Elle a adopté l’ensemble des politiques européennes, dont la monnaie unique. Elle a appliqué à la lettre les critères du Pacte de stabilité et de croissance après la mise en place de l’euro, et a veillé à respecter strictement les critères posés par le Pacte en matière de déficit budgétaire et d’endettement.

La crise des dettes souveraines dans la zone euro a provoqué un durcissement sensible de la position du pays face aux demandes d’assistance émanant d’Etats en difficulté, perçus comme moins vertueux. Ce durcissement s’est manifesté par la demande de "collatéraux" (, en 2011. En juillet 2015, le gouvernement finlandais, qui comprend désormais le parti eurosceptique des Vrais Finlandais, a soutenu l’option d’un "Grexit" temporaire, avant de se rallier au compromis final.

Helsinki a publié en juin 2013 un livre blanc sur l’Union européenne. Il plaide pour une intégration plus étroite, « juste et équitable », solidaire et responsable, dans le cadre des traités existants. Plus qu’une union économique et un marché unique, il voit l’UE fondée sur une communauté de valeurs, respectueuse de ses propres règles. Il met l’accent sur la croissance, la compétitivité et l’emploi, le modèle social, mais aussi la politique énergétique et climatique, la liberté de mouvement et le renforcement d’une défense commune intégrée.

Livre blanc finlandais sur l’Union européenne, juin 2013 (en anglais) : http://vnk.fi/julkaisukansio/2013/j11-eu-selko-fi-12-eu-selko-sv-j13-eu-selko-en/PDF/en.pdf

Sur le plan international, la Finlande s’emploie activement à renforcer la coopération multilatérale, notamment dans le cadre des Nations Unies, et le droit international en général. Elle entretient une relation bilatérale étroite et complexe avec la Russie (frontière commune d’environ 1300 km) et cherche à développer une politique régionale à vocation septentrionale, baltique et arctique.

Pour l’instant en dehors de l’OTAN, la Finlande participe aux opérations de maintien de la paix, essentiellement dans le cadre des Nations Unies. La Finlande contribue activement depuis son adhésion à l’UE aux opérations de la politique de sécurité et de défense commune. Elle est aussi présente dans le cadre de l’OSCE (missions de terrain) et du Partenariat pour la paix de l’OTAN. La crise ukrainienne a relancé le débat sur une éventuelle adhésion à l’OTAN, mais le sujet divise l’opinion et la classe politique. Elle a également conduit à une coopération de défense renforcée avec la Suède.

Afin de réduire son déficit budgétaire, l’APD finlandaise va connaître en 2016 une forte diminution, baissant à 0,35% du PIB finlandais, contre 0,48% en 2015.

Mise à jour : 07.01.16

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