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Présentation des Etats-Unis

Présentation

Données générales

Nom officiel : États-Unis d’Amérique
Nature du régime : République fédérale
Chef de l’Etat : Barack Hussein OBAMA

Données géographiques

Superficie : 9 363 123 km². 4e rang mondial, 17 fois la superficie de la France - 4 fuseaux horaires (6 si l’on inclut l’Alaska et Hawaï).
Capitale : Washington, D.C. (0,6 M. d’h.)
Villes principales : New York (8,4 M. d’h.), Los Angeles (3,9 M. d’h.), Chicago (2,9 M. d’h.), Houston (2,3 M. d’h.), Philadelphie (1,6 M. d’h.), Phœnix (1,6 M. d’h.), San Diego (1,3 M. d’h.) [Source : US Census, 2010]
Langue(s) officielle(s) : Les États-Unis n’ont pas de langue officielle. L’anglais est la langue maternelle de 80 % de la population (12,3 % pour l’espagnol)
Monnaie : le dollar américain (USD). 1 euro = 1,12 USD (mai 2016)
Fête nationale : 4 juillet (célébration de l’indépendance).

Données démographiques

Population : 308,8 millions d’habitants (recensement 2010)
Densité : 32,06 habitants/km²
Croissance démographique : Les États-Unis connaissent une forte croissance démographique : environ +1% par an (+13,1% entre 1990 et 2000, et +9,1% de 2000 à 2010). La population américaine devrait s’élever en 2060 à 468 millions d’habitants (+56 % en 50 ans), l’immigration compensant les effets de la faible natalité. Les projections du Bureau du recensement soulignent son rôle moteur dans la croissance de la population américaine à l’horizon 2050, avec une immigration nette annuelle de 1,25 million de personnes [Source : rapport ‘100 Million More’ du Center For Immigration Studies] et ses conséquences quant à la composition ethnique des États-Unis. Les Hispaniques constituent désormais la 1ère minorité des États-Unis (16,3% de la population avec 50 millions d’individus, dont 20 millions ont la nationalité américaine).

Espérance de vie : 76 ans pour les hommes, 81 ans pour les femmes.
Taux d’alphabétisation : 97%
Religion(s) : protestants (52%), catholiques (26%), juifs (1,4%), musulmans (0,6%). Il n’existe pas de religion d’État. 85% des Américains se déclarent croyants. Les protestantismes traditionnels déclinent au profit du courant évangélique. Les experts des questions religieuses soulignent toutefois la progression régulière de l’agnosticisme (15% environ).
Indice de développement humain : classement PNUD : 8e en 2014 (France : 22e).

Données économiques

PIB (2015) : 17 942 Mds USD
PIB par habitant (2015) : 55 837 USD
Taux de croissance : 2,4% (2015)
Taux de chômage : 5% (avril 2016)
Taux d’inflation (2014, hors alimentation et énergie) : 1,6%
Déficit budgétaire (2015) : - 438 Mds USD (2,44% du PIB)
Dette publique (2015) : 18 120 Mds USD (101 % du PIB)
Balance commerciale (2015, Biens et services) : - 539,8 Mds USD
Principaux clients (2015) : par ordre décroissant : Canada, Mexique, Chine, Japon, Royaume-Uni, Allemagne (France au 12e rang).
Principaux fournisseurs (2015) : par ordre décroissant : Chine, Canada, Mexique, Japon, Allemagne (France au 8e rang).
Part des principaux secteurs d’activités dans le PIB : agriculture : 2% ; industrie : 18% ; services : 80%
Exportations de la France vers les États-Unis : 32,7 Mds EUR en 2015
Importations françaises depuis les États-Unis : 35 Mds EUR en 2015

Consulats généraux de France : Atlanta, Boston, Chicago, Houston, Los Angeles, Miami, New York, San Francisco, Washington.
Consulat général à gestion simplifiée : La Nouvelle-Orléans

Politique intérieure

Dans son dernier discours sur l’état de l’Union, prononcé le 12 janvier 2016, Barack Obama a défendu son bilan. Il a ainsi mis en valeur les progrès accomplis sur le plan économique depuis la crise financière (des millions d’emplois créés, un taux de chômage réduit à 5%) qui ont permis aux Etats-Unis de rester « l’économie la plus forte du monde », la réforme de santé adoptée en 2010, ou encore les évolutions de société comme la reconnaissance par la Cour suprême en juin 2015 d’un droit constitutionnel au mariage pour les personnes de même sexe.

S’il a pris peu d’engagements pour les derniers mois de son mandat, il a annoncé son intention de continuer à agir, le plus possible, en faveur des priorités énoncées lors des précédents discours : réforme de l’immigration, lutte contre la violence des armes à feu, égalité salariale entre les hommes et les femmes, fermeture de Guantanamo, accélération de la transition énergétique. Sur tous ces sujets pourtant, sa marge de manœuvre, essentiellement d’ordre réglementaire, reste limitée, sans appui du Congrès.

La vie politique américaine est désormais largement focalisée sur la perspective de l’élection présidentielle du 8 novembre 2016. Du côté républicain, Donald Trump est devenu en mai, après le retrait de Ted Cruz et John Kasich des primaires républicaines, le candidat de facto du parti républicain pour l’élection présidentielle. Chez les Démocrates, Hillary Clinton, en tête des primaires, devrait recevoir l’investiture de son parti en juillet 2016.

Situation économique

La crise économique déclenchée en 2008 a été la pire que les États-Unis aient connue depuis les années trente (avec 8 à 9 millions d’emplois détruits, une très forte baisse du patrimoine des ménages et de la valeur des actifs immobiliers, une explosion des déficits publics), partant du marché de l’immobilier pour s’étendre à l’ensemble de l’économie. La hausse des défauts de paiements des ménages surendettés a alimenté la baisse continue de la valeur des actifs et l’augmentation des saisies des biens hypothéqués. L’insolvabilité d’établissements financiers a conduit la Fed à intervenir massivement dans le circuit financier. Ces interventions, couplées à une politique monétaire souple, un plan de relance adopté en février 2009 d’un montant de 787 Mds USD, et un plan de sauvetage centré sur les secteurs financier et de l’automobile, ont constitué la réponse à cette crise.

La reprise de l’économie américaine a été sensible à partir de 2010 et s’est confirmée par la suite. Dans son discours sur l’état de l’Union du 20 janvier 2015, le Président Obama a consacré la sortie de crise pour les Etats-Unis, et mis en avant les progrès accomplis, qui ont permis de créer 11 millions de nouveaux emplois depuis 2010.

En 2014, le taux de croissance a été de 2,4%, soit la meilleure performance annuelle depuis 2011, et s’est maintenu à ce niveau en 2015. Les facteurs de la reprise américaine se maintiennent : économie numérique, prix de l’énergie très bas grâce aux hydrocarbures non-conventionnels, modération des coûts salariaux, regain de compétitivité industrielle. Sur le front de l’emploi, le taux de chômage poursuit sa décrue (5%).

Dans ce contexte, la Fed a mis fin en octobre 2014 à son soutien exceptionnel à l’économie américaine (programme de « quantitative easing », qui lui a permis d’injecter 3 500 Mds USD à partir de 2008 dans le circuit financier pour soutenir l’activité et le crédit). Elle a par ailleurs relevé en décembre 2015, à 0,25%-0,5%, son principal taux directeur, qu’elle avait maintenu proche de zéro depuis fin 2008 (soit une hausse de 25 points de base). La Fed reste toutefois prudente au regard de certaines faiblesses internes (notamment un taux d’activité très faible) et externes (ralentissement de la croissance des pays émergents, appréciation du dollar). Le recul du pouvoir d’achat des classes moyennes nourrit en outre un débat sur les conséquences économiques de la montée des inégalités.

Le dynamisme de la reprise et les perspectives à moyen terme sont en outre largement portées par la nouvelle situation énergétique du pays. La production d’hydrocarbures non conventionnels (gaz de schistes, condensats des puits mixtes et pétrole de réservoirs lenticulaires – tight oils-) est en forte hausse et exerce une pression à la baisse sur les cours mondiaux. Les États-Unis, désormais premiers producteurs mondiaux de gaz naturel devant la Russie, pourraient bientôt retrouver le statut de premier producteur mondial d’hydrocarbures qu’ils occupaient dans les années 1970. Dans ce contexte, le Congrès américain a voté en décembre 2015 la levée de l’interdiction d’exportation de pétrole brut américain (qui datait de 1975). L’administration américaine a également commencé depuis plusieurs années à distribuer largement les licences d’exportation de gaz naturel et les premières arrivées de GNL américain en Europe sont intervenues en mars / avril 2016.

L’impact de cette situation énergétique sur les créations d’emplois est réel et la baisse du coût de l’énergie devrait continuer à favoriser la compétitivité et l’attractivité de l’économie américaine, notamment par le retour sur le sol américain d’industries ayant été délocalisées (pétrochimie, matériaux plastiques, etc.).
Cette nouvelle donne (caractérisée par la disponibilité et le faible coût du gaz de schiste, et par la réduction des émissions de CO2 qu’il permet, par substitution au charbon) met cependant sous tension la politique de Barack Obama visant à accélérer la transition énergétique, réduire les émissions, accroître les économies d’énergie et se préparer au changement climatique, sans entraver la production d’énergies fossiles (« all of the above strategy »). La baisse des cours du pétrole, en perturbant le secteur des hydrocarbures non conventionnels, pourrait également ralentir ces efforts (notamment dans le secteur automobile), et rendre plus difficile la maîtrise des émissions de CO2.

Après avoir appelé sans grand succès le Congrès à adopter une législation plus avancée en matière de réduction des émissions de CO2 et d’efficacité énergétique, le président Obama a privilégié depuis le début de son second mandat la voie réglementaire pour mettre en œuvre son programme dans ce domaine, présenté dans un nouveau plan climat en juin 2013. Conformément aux annonces de ce plan, l’Environnemental Protection Agency (EPA) a adopté le 3 aout 2015 une réglementation fixant des normes d’émissions de CO2 pour les nouvelles centrales électriques.

L’administration américaine a présenté en mars 2015 sa contribution nationale (INDC) en vue de la CoP21, qui reprend les objectifs de la première annonce sino-américaine de novembre 2014 : les Etats-Unis s’engagent à réduire leurs émissions de gaz à effet de serre (GES) de 26 à 28% en 2025 par rapport à 2005 (en 2009 à Copenhague, les Etats-Unis s’étaient fixé l’objectif de réduire leurs émissions de GES de 17% en 2020 par rapport à 2005). Le Clean Power Plan, mesure phare de cette contribution, a été adopté le 3 aout 2015. Cette réglementation, annoncée par Barack Obama en juin 2013 dans le cadre de son plan climat, fixe pour la première fois un objectif de réduction des émissions de CO2 des centrales électriques existantes, de 32% en 2030 par rapport à 2005. Le Clean Power Plan fixe par ailleurs un objectif de 28% d’énergies renouvelables dans la production d’électricité des Etats-Unis d’ici 2030 (contre 13% actuellement). Néanmoins, à la suite d’un recours introduit par 27 États américains refusant de mettre en œuvre les dispositions du Clean Power Plan, la Cour suprême a décidé le 9 février 2016 d’en suspendre temporairement certaines dispositions. Il ne s’agit pas d’un jugement définitif, le jugement ultérieur ne sera probablement pas prononcé avant 2017.

Les États-Unis ont signé le 22 avril 2016 à New York l’accord de Paris sur le climat et se sont engagés à l’introduire en droit américain d’ici la fin de l’année.

Politique extérieure

Depuis le début de sa présidence, la politique étrangère de Barack Obama a été traversée par deux mouvements : d’une part la volonté d’obtenir des résultats sur certains grands dossiers internationaux ; d’autre part, le souhait de se consacrer aux chantiers intérieurs. La lassitude de la population face aux interventions extérieures (« we have gone through a long season of war »)* et le poids des contraintes budgétaires pesant sur l’appareil diplomatico-militaire américain, couplées à la perspective proche d’une indépendance énergétique , conduisent les États-Unis à réviser leurs engagements sur la scène mondiale tout en appelant leurs alliés à assumer une plus grande part des efforts en matière de sécurité.

Le président Obama s’est engagé sur plusieurs grands dossiers de sa legacy ces derniers mois : déclarations sino-américaines sur le climat ; lutte contre Daech en Irak et en Syrie ; conférence sur les réfugiés en marge de l’AGNU de septembre 2016 ; volonté de normaliser les relations avec Cuba, avec la réouverture des ambassades et une visite historique à La Havane en mars 2016, et de lever l’embargo (« an embargo that should not be in place anymore », discours du 28 septembre 2015 à l’AGNU) ; conclusion en octobre 2015 des négociations du Trans-Pacific Partnership soumis à l’approbation du Congrès ; et surtout, la conclusion de l’accord nucléaire iranien le 14 juillet 2015 que le Congrès, devenu majoritairement républicain depuis les élections de mi-mandat de novembre 2014, n’a pas été en mesure de bloquer.

Cet accord avec l’Iran, les frappes contre Daech en Irak et en Syrie, la lutte contre le terrorisme, les discussions sur la Syrie et les préoccupations concernant la Libye marquent toutefois, en dépit de la volonté affichée du pivot vers l’Asie-Pacifique, un retour américain aux affaires moyen-orientales. D’autres sujets majeurs devraient occuper l’agenda du président d’ici la fin de son mandat, parmi lesquels la difficulté du retrait d’Afghanistan, les relations avec la Russie, ainsi que le climat.

La stratégie globale des Etats-Unis vis-à-vis de l’Afrique, publiée par la Maison Blanche en juin 2012, définit quatre axes prioritaires : renforcer les institutions démocratiques ; encourager la croissance, le commerce et l’investissement ; maintenir la paix et la sécurité ; promouvoir les opportunités et le développement.

Trois grands thèmes d’intérêt mutuel sont au cœur du dialogue transatlantique entre l’Union européenne et les Etats-Unis :

  • l’économie globale et transatlantique et la volonté commune de parvenir à un Partenariat transatlantique pour le commerce et l’investissement ambitieux et équilibré, dont les négociations, lancées en juillet 2013, s’articulent autour de trois volets : accès au marché ; questions réglementaires et barrières non-tarifaires ; règles, principes et nouveaux modes de coopération visant à renforcer le système commercial multilatéral ;
  • les enjeux globaux, notamment le développement, la lutte contre le dérèglement climatique et les enjeux énergétiques ;
  • les questions de sécurité, dont notamment la lutte contre le terrorisme.

( * Discours de West Point, 28 mai 2014.)

Mise à jour : 24.05.16

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