Présentation des Etats-Unis

Présentation

Données générales

Nom officiel : États-Unis d’Amérique
Nature du régime : République fédérale
Chef de l’Etat : Donald John Trump (né le 14 juin 1946)

Données géographiques

Superficie : 9 363 123 km². 4e rang mondial, 17 fois la superficie de la France - 4 fuseaux horaires (6 si l’on inclut l’Alaska et Hawaï).
Capitale : Washington, D.C. (0,6 M. d’h.)
Villes principales : New York (8,4 M. d’h.), Los Angeles (3,9 M. d’h.), Chicago (2,9 M. d’h.), Houston (2,3 M. d’h.), Philadelphie (1,6 M. d’h.), Phœnix (1,6 M. d’h.), San Diego (1,3 M. d’h.) [Source : US Census, 2010]
Langue(s) officielle(s) : Les États-Unis n’ont pas de langue officielle. L’anglais est la langue maternelle de 80 % de la population (13 % pour l’espagnol)
Monnaie : le dollar américain (USD). 1 euro = 1,05 USD (mars 2017)
Fête nationale : 4 juillet (célébration de l’indépendance)

Données démographiques

Population : 308,8 millions d’habitants (recensement 2010), estimée à 323 millions en 2017
Densité : 32 habitants/km²
Croissance démographique : Les États-Unis connaissent une forte croissance démographique : environ +1% par an (+13% entre 1990 et 2000, et +9% de 2000 à 2010). La population américaine devrait s’élever en 2060 à environ 470 millions d’habitants (+55 % en 50 ans), l’immigration compensant les effets de la faible natalité. Les projections du Bureau du recensement soulignent son rôle moteur dans la croissance de la population américaine à l’horizon 2050, avec une immigration nette annuelle de 1,25 million de personnes [Source : rapport ‘100 Million More’ du Center For Immigration Studies] et ses conséquences quant à la composition ethnique des États-Unis. Les Hispaniques constituent désormais la 1ère minorité des États-Unis (16,3% de la population avec 50 millions d’individus, dont 20 millions ont la nationalité américaine).

Espérance de vie : 76 ans pour les hommes, 81 ans pour les femmes.
Taux d’alphabétisation : 97%
Religion(s) : protestants (52%), catholiques (26%), juifs (1,4%), musulmans (0,6%). Il n’existe pas de religion d’État. 85% des Américains se déclarent croyants. Les protestantismes traditionnels déclinent au profit du courant évangélique. Les experts des questions religieuses soulignent toutefois la progression régulière de l’agnosticisme (15% environ).
Indice de développement humain : classement PNUD : 8e en 2014 (France : 22e).

Données économiques

PIB : 18 037 Mds USD (12/2016, FED)
PIB par habitant : 51638 USD (12/2015, FED)
Taux de croissance : 1.9 % (12/2016, FED)
Taux de chômage : 4.8 % (01/2017, FED)
Taux d’inflation : 2.5 % (01/2017, FED)
Déficit budgétaire : 587 milliards de dollars -exercice budgétaire 2016 (3.2% du PIB)
Dette publique : 104% du PIB (12/2016, FED)
Balance commerciale : - 502,2 Mds USD (2016, Dep. Du Commerce)
Principaux clients (2017) : par ordre décroissant : Canada, Mexique, Chine, Japon, Allemagne, Royaume-Uni (France au 11e rang, 2.1%).
Principaux fournisseurs (2017) : par ordre décroissant : Chine, Canada, Mexique, Japon, Allemagne, Corée du Sud (France au 11e rang, 2%).
Part des principaux secteurs d’activités dans le PIB : agriculture : 2% ; industrie : 18% ; services : 80%
Exportations de la France vers les États-Unis : 46.7 Mds USD en 2016
Importations françaises depuis les États-Unis : 30.9 Mds USD en 2016
Balance : +15.8 Mds USD en 2016

Consulats généraux de France : Atlanta, Boston, Chicago, Houston, Los Angeles, Miami, New York, San Francisco, Washington.
Consulat général à gestion simplifiée : La Nouvelle-Orléans

Politique intérieure

Donald Trump a remporté l’élection présidentielle du 8 novembre dernier. Il a prêté serment et pris ses fonctions le 20 janvier dernier.

Les républicains ont conservé la majorité au Congrès (52 sièges (-1) au sénat) et à la Chambre des représentants (237 sièges (-6)).

D’après les chiffres et analyses disponibles, Donald Trump a rassemblé les électeurs traditionnels du Parti républicain auxquels il a adjoint un électorat plus populaire (51% des suffrages des non-diplômés contre 35% seulement pour M. Romney en 2012) alors qu’Hillary Clinton n’est pas parvenue à mobiliser la Coalition Obama (- 5 millions d’électeurs par rapport à l’élection de 2012 et – 9 millions par rapport à 2008).
A chaque changement d’administration, 4000 postes politiques (« political appointees ») sont généralement renouvelés, dont 1000 doivent être, en vertu de la Constitution américaine, confirmés par le Sénat.

Les nominations concernées par cette obligation se répartissent de la manière suivante :

• 350 postes de direction dans les agences fédérales : Secrétaires des 15 agences relevant du « cabinet » présidentiels ; « deputy secretaries », « under secretaries » et « assistant secretaries » ; directeurs juridiques ;
• 250 postes de direction dans les agences exécutives (ex : NASA) et les agences de régulation (ex : Environmental Protection Agency) ;
• 200 postes de procureurs et de commissaires de la police fédérale (U.S. Marshals) ;
• 150 postes d’ambassadeurs ;
• 160 postes à temps partiels, dont le Conseil des Gouverneurs de la Réserve Fédérale.

Le président Trump a annoncé fin janvier, la nomination du juge Neil Gorsuch pour succéder à Antonin Scalia à la Cour suprême. Issu des écoles de droit les plus prestigieuses, Neil Gorsuch a été choisi avant tout pour ses positions conservatrices et son adhésion à l’école « originaliste », qui privilégie une lecture de la Constitution conforme aux intentions initiales de ses auteurs. La nomination de M. Gorsuch devrait redonner à la Cour suprême une majorité conservatrice, à condition toutefois qu’il parvienne à surmonter l’obstacle du processus de confirmation au Sénat, où la minorité démocrate semble déterminée à faire de l’obstruction.

Situation économique

La crise économique déclenchée en 2008 a été la pire que les États-Unis aient connue depuis les années 1930 (avec 8 à 9 millions d’emplois détruits, une très forte baisse du patrimoine des ménages et de la valeur des actifs immobiliers, une explosion des déficits publics), partant du marché de l’immobilier pour s’étendre à l’ensemble de l’économie. La hausse des défauts de paiements des ménages surendettés a alimenté la baisse continue de la valeur des actifs et l’augmentation des saisies des biens hypothéqués. L’insolvabilité d’établissements financiers a conduit la Fed à intervenir massivement dans le circuit financier. Ces interventions, couplées à une politique monétaire souple, un plan de relance adopté en février 2009 d’un montant de 787 Mds USD, et un plan de sauvetage centré sur les secteurs financier et de l’automobile, ont constitué la réponse à cette crise.

La reprise de l’économie américaine a été sensible à partir de 2010 et s’est confirmée par la suite. Dans son discours sur l’état de l’Union du 20 janvier 2015, le président Obama a consacré la sortie de crise pour les Etats-Unis, et mis en avant les progrès accomplis, qui ont permis de créer 11 millions de nouveaux emplois depuis 2010.

En 2016, le taux de croissance a fléchi à 1.9%, après avoir été de 2.5% en 2014 et 2015. Les facteurs de la reprise américaine se maintiennent : économie numérique, prix de l’énergie très bas grâce aux hydrocarbures non-conventionnels, modération des coûts salariaux, regain de compétitivité industrielle. Sur le front de l’emploi, le taux de chômage poursuit sa décrue (sous les 5%).

Dans ce contexte, la Fed a mis fin en octobre 2014 à son soutien exceptionnel à l’économie américaine (programme de « quantitative easing », qui lui a permis d’injecter 3 500 Mds USD à partir de 2008 dans le circuit financier pour soutenir l’activité et le crédit). La Fed reste prudente au regard de certaines faiblesses internes (notamment un taux d’activité très faible) et externes (ralentissement de la croissance des pays émergents, appréciation du dollar). Le recul du pouvoir d’achat des classes moyennes nourrit en outre un débat sur les conséquences économiques de la montée des inégalités.

Le dynamisme de la reprise et les perspectives à moyen terme sont en outre largement portées par la nouvelle situation énergétique du pays. La production d’hydrocarbures non conventionnels (gaz de schistes, condensats des puits mixtes et pétrole de réservoirs lenticulaires – tight oils-) est en forte hausse et exerce une pression à la baisse sur les cours mondiaux. Les États-Unis, désormais premiers producteurs mondiaux de gaz naturel devant la Russie, pourraient bientôt retrouver le statut de premier producteur mondial d’hydrocarbures qu’ils occupaient dans les années 1970. Dans ce contexte, le Congrès américain a voté en décembre 2015 la levée de l’interdiction d’exportation de pétrole brut américain (qui datait de 1975). L’administration américaine a également commencé depuis plusieurs années à distribuer largement les licences d’exportation de gaz naturel et les premières arrivées de GNL américain en Europe sont intervenues en avril 2016.

La forte baisse des importations énergétiques se poursuit en 2016 (-19 %). C’est notamment le cas pour les importations de pétrole brut, de gaz naturel (- 18,9 %) et de produits pétroliers et de charbon (- 20,3 %). Cette baisse reflète à la fois la baisse des prix du pétrole et du gaz (en moyenne annuelle par rapport à 2015, malgré une remontée en cours d’année 2016), mais aussi la poursuite du développement de l’exploitation des pétroles non conventionnels.

L’impact de cette situation énergétique sur les créations d’emplois est réel et la baisse du coût de l’énergie devrait continuer à favoriser la compétitivité et l’attractivité de l’économie américaine, notamment par le retour sur le sol américain d’industries ayant été délocalisées (pétrochimie, matériaux plastiques, etc.).

Le déficit commercial (biens et services) américain s’est globalement stabilisé en 2016 à 2,7 % du PIB (le déficit des échanges de biens seuls s’établit à 4,0 % du PIB). Les déficits bilatéraux enregistrés vis-à-vis de la Chine, du Japon, de l’Allemagne, du Mexique et de l’Irlande combinés représentent 77 % du déficit commercial (biens uniquement) des Etats-Unis.

Le commerce en biens des Etats-Unis avec l’Asie, l’Europe, l’Afrique et l’Amérique du Sud ralentit. Les importations depuis la Chine, l’Allemagne et le Mexique sont toutefois en baisse (- 4,2 %, – 8,5 % et – 0,8 % respectivement), tandis que celles vers le Japon et l’Irlande augmentent (0,6 % et 15,7 % respectivement).

Par secteurs, les Etats-Unis enregistrent leur plus fort déficit dans le secteur automobile (-185 Md USD), et leur plus grand excédent dans les autres matériels de transport (+87 Md USD). Le déficit des échanges du secteur énergétique continue de se résorber, malgré une baisse des exportations de produits transformés du pétrole et du charbon (-11,8 %). Hors matériels de transport, les produits informatiques et électroniques représentent le premier déficit sectoriel (- 170,8 Mds USD), et les produits agricoles le premier excédent (32,7 Mds USD).

Mise à jour : 09.03.17

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