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Présentation de l’Equateur

Présentation

Données générales

Source des données chiffrées : Ambassade de France en Equateur, Ministère de l’Economie et des Finance, PNUD, FMI, Banque mondiale.

Nom officiel : République de l’Equateur
Chef d’Etat : M. Rafael CORREA DELGADO

Données géographiques

Superficie : 256 370 km2
Capitale : Quito (2,2 M d’habitants)
Villes principales : Guayaquil (2,3 M d’habitants), Cuenca (0,5 M d’habitants)
Langue officielle : espagnol (93% de la population).
Langues amérindiennes : quechua, shuar
Monnaie : dollar américain
Fête nationale : 10 août

Données démographiques

Population : 16,38 M d’habitants (2016)
Croissance démographique : 1,57 % par an (PNUD, 2010-2015)
Espérance de vie : 75,90 ans (PNUD, 2014)
Taux d’alphabétisation : 93,29 % (PNUD, 2005-2013)
Religions : catholique (74%), protestante (10 %)
Indice de développement humain (Classement ONU) : 0,73 (88ème rang sur187 en 2014)
Taux de pauvreté : 22,5 % de la population en 2014 contre 44,6 % en 2004

Données économiques

Monnaie : dollar des États-Unis. 1 USD = 0,910 euro au 01-03-2016 (taux de chancellerie)
PIB : 87 623 000 000 USD (2015, FMI)
PIB par habitant : 5 645,48 USD (2015, FMI)
Taux de pauvreté : 25,60 % (2013, Banque mondiale)
Taux de croissance : 3,67 % (2014, Banque mondiale)
Taux de chômage : 4,12 % (2015, FMI)
Déficit budgétaire : -0,94 % du PIB (2015, FMI)
Taux d’inflation : 4,17 % (2015, FMI)
Part des principaux secteurs d’activité dans le PIB : agriculture : 9,05 % (2015, Banque mondiale), industrie : 39,15 % (2013, Banque mondiale), services : 51,80 % (2013, Banque mondiale)
Importations : 27 500 000 000 USD, Banque mondiale (WITS), 2014
Exportations : 25 700 000 000 USD, Banque mondiale (WITS), 2014

Principaux fournisseurs :1er - États-Unis : 27,97 % (Banque mondiale (WITS), 2014) ; 2ème - Chine : 16,67 % (Banque mondiale (WITS), 2014) ; 3ème - Colombie : 7,50 % (Banque mondiale (WITS), 2014) ; 4ème - Mexique : 4,14 % (Banque mondiale (WITS), 2014) ; 5ème - Panama : 3,47 % (Banque mondiale (WITS), 2014)

Principaux clients :1er - États-Unis : 43,85 % (Banque mondiale (WITS), 2014) ; 2ème - Chili : 8,94 % (Banque mondiale (WITS), 2014) ; 3ème - Pérou : 6,13 % (Banque mondiale (WITS), 2014) ; 4ème - Panama : 5,49 % (Banque mondiale (WITS), 2014) ; 5ème - Colombie : 3,67 % (Banque mondiale (WITS), 2014)
Importations de la France : 359 313 000 euros (DGT, 2015)
Exportations françaises : 145 095 000 euros (DGT, 2015)
Solde commercial de la France : -214 218 000 euros

Consulat de France : Section consulaire de l’Ambassade de France à Quito ; Consulats honoraires à Guayaquil, Cuenca et Esmeraldas
Communauté française en Equateur : 2588 inscrits (+ 5,2 % par rapport à 2015)
Communauté équatorienne en France : environ 5 000

Politique intérieure

Institutions

  • Nouvelle constitution approuvée par référendum le 28 septembre 2008
  • Pouvoir exécutif : régime présidentiel. Le Président, élu au suffrage universel direct pour un mandat de 4 ans, forme le gouvernement et nomme les gouverneurs de province. La réforme constitutionnelle votée en décembre 2015 permet aux élus de se présenter indéfiniment.
  • Pouvoir législatif : Monocamérisme (Assemblée nationale). 137 députés élus pour 4 ans à la proportionnelle dans les 22 provinces. La Constitution de 2008 permet à l’Assemblée nationale de destituer le Président, dans certaines conditions.
  • Autorité judiciaire : Cour Suprême : 31 juges titulaires (et 21 suppléants) qui élisent leur Président. La nouvelle constitution institue une Cour constitutionnelle qui a pour mission d’arbitrer les conflits éventuels entre les pouvoirs exécutif et législatif.
  • Deux nouveaux « pouvoirs » sont institués par la Constitution de 2008 : le « pouvoir électoral » et le « pouvoir citoyen », dans le but d’introduire des éléments de démocratie directe et de renforcer le contrôle contre les actes de corruption dans le secteur public.

Principaux partis politiques équatoriens présents à l’Assemblée Nationale jusqu’en 2017

  • Alianza Pais (AP) est le mouvement de la Révolution citoyenne lancé en 2006 par Rafael Correa (100 sièges sur 137)
  • Le Mouvement CREO (creador de oportunidades) est un mouvement libéral créé en 2012 (11 sièges)
  • Le Parti Social-Chrétien (PSC) est un parti conservateur et traditionnaliste fondé en 1951 (6 sièges)
  • le Parti Société Patriotique 21 janvier est un parti populiste fondé par l’ancien président Lucio Gutiérrez (5 sièges)
  • la Unidad Plurinacional de las Izquierdas–Pachakutik, est un mouvement de gauche de tendance indigéniste et anticapitaliste, né en 1995 (5 sièges)
  • le Parti Avanza, est un parti social-démocrate fondé en 2012 par l’ancien président de l’IESS et d’anciens membres de la Gauche Démocratique (5 sièges).

Politique intérieure

A la tête du pays depuis janvier 2007, le président Correa, jeune, charismatique et nouveau venu en politique, a engagé l’Equateur dans un processus de profondes transformations sociales, économiques et politiques, appelé « révolution citoyenne », dont les objectifs sont la lutte contre les inégalités, la modernisation de la « matrice productive » et la réforme institutionnelle. La nouvelle Constitution a été approuvée par référendum le 28 septembre 2008.

M. Correa a depuis renforcé le rôle de l’Etat dans l’économie (renégociation de la dette et des contrats pétroliers avec les compagnies privées) et dans le domaine social (réforme des services de santé et d’éducation). La pauvreté a nettement reculé (à 22,5 % de la population en 2014) et l’amélioration des conditions de vie des plus défavorisés a conféré au Président une grande popularité. M. Correa n’en a pas moins subi de réelles difficultés lors de son deuxième mandat : tentative de soulèvement conduite par des forces de police à Quito en septembre 2010, perte de la majorité parlementaire et division lors du référendum du 7 mai 2011 portant sur une nouvelle réforme constitutionnelle, relations difficiles avec la presse (encadrement des media par la création en 2013 d’une Superintendance de la Communication et de l’Information).

Les élections générales (présidentielles et législatives) du 17 février 2013 ont donné une très large victoire à Rafael Correa renforçant la domination du Président en exercice sur la scène politique équatorienne. Avec un score de 56,72% à l’élection présidentielle, dès le premier tour (soit onze points de plus qu’en 2009), le Président Correa a tiré profit de l’absence d’opposition structurée (4 candidats à l’élection présidentielle). Son troisième mandat est marqué par une approche plus pragmatique des objectifs à atteindre, d’où la volonté de reprendre les négociations avec l’Union Européenne en vue de la signature d’un accord de libre-échange en 2015, et la décision d’abandonner l’initiative Yasuni-ITT, qui consistait à renoncer à l’exploitation d’une réserve pétrolière en Amazonie contre une compensation sous forme de contributions financières internationales.

Pour autant, en dépit de réelles avancées sociales et d’un incontestable charisme de M. Correa, Alianza Pais a connu un revers lors des élections locales du 23 février 2014. Certes AP reste bien la première force du pays, comptabilisant par exemple la moitié des préfectures, le tiers des mairies et près de 40 % des postes de conseillers municipaux. Son implantation nationale lui assure une présence et une couverture bien meilleure que celle des autres partis, mais la perte des grandes villes, l’ampleur de la défaite à Quito et l’émergence d’une nouvelle élite à droite ont surpris les dirigeants après sept années de succès ininterrompus.

Situation économique

L’Equateur a connu une croissance forte depuis le début des années 2000. Sur la base des prix de 2007, le PIB a progressé de 4,2% en moyenne annuelle (+7,8% en 2011 et +5,1% en 2012, +4% en 2013 selon la Banque centrale).Toutefois, la hausse du dollar, monnaie officielle depuis mars 2000, combinée à la chute du prix du pétrole et à de nouvelles mesures de restriction des importations en soutien à la balance des paiements (mesures de sauvegardes entrées en vigueur le 11 mars 2015) ont fortement ralenti la croissance en 2015, qui était déjà passé sous la barre des 4% en 2014 (3,8%). Le pays est vraisemblablement entré en récession à -0,6% en 2015,et le FMI se montre pessimiste dans ses prévisions pour l’année 2016.

L’économie équatorienne est dépendante des cours mondiaux du pétrole (40% des revenus de l’Etat et 60% des exportations). L’agriculture et la pêche constituent également des secteurs dynamiques : l’Equateur est le 1er exportateur mondial de bananes (un accord a été négocié à l’OMC sur ce sujet en 2009) et produit aussi des crevettes, du cacao, du thon, etc.

Les réformes de structures et la politique de dépenses publiques menées par le gouvernement Correa illustrent l’interventionnisme marqué dans la sphère économique. Des mesures de restrictions aux importations ont été décidées en janvier 2009 et en 2013 pour réduire le déficit commercial. Le Président Correa ayant officiellement décidé en décembre 2008 la suspension du paiement de près de 40% de la dette internationale équatorienne, considérée comme illégitime, une opération de rachat de la dette a été réalisée avec succès en juin 2009. L’Equateur, qui a dénoncé certains accords bilatéraux de protection des investissements, s’est retiré en juillet 2009 du CIRDI (Centre International de Règlement des Différends), la nouvelle Constitution rendant impossible à l’Etat le recours à un arbitrage commercial impliquant un abandon de souveraineté.

Sur le plan social, le chômage (4,1%) et le travail informel (56,4%) fragilisent la situation des populations les plus vulnérables, malgré les nombreuses subventions (logement, scolarisation, etc.). La pauvreté touche particulièrement les zones rurales et les populations indigènes. Elle est toutefois passée de 44,6% de la population en 2004 à 22,5 % en 2014.

Le tremblement de terre intervenu le 16 avril 2016 dans les régions d’Esmeraldas et Manabi (côte pacifique septentrionale) a causé d’importantes pertes humaines (663morts), 80.000 déplacés ainsi que des dégâts matériels majeurs (effondrement d’immeubles, coupures des réseaux d’eau et d’électricité). Les estimations de l’effort de reconstruction en Equateur s’élèvent à 3,3 milliards de dollars américains, selon le Président Correa.

Politique extérieure

Figurant parmi les petits pays d’Amérique du Sud, l’Equateur mise beaucoup sur l’intégration régionale.

Une réelle proximité idéologique, qui se traduit par une commune appartenance à l’ALBA, amène l’Equateur à afficher des positions souvent communes avec le Venezuela, la Bolivie et Cuba, notamment dans la dénonciation des équilibres multilatéraux et la défense de la non-ingérence. Ce postulat a amené Quito à s’abstenir de rejoindre l’Alliance du Pacifique, regroupant pourtant ses deux voisins, la Colombie et le Pérou, jugeant cette nouvelle organisation trop libérale économiquement, et trop proche politiquement des pays occidentaux. C’est dans ce même esprit que l’Equateur a aussi noué des relations avec l’Iran ou la Biélorussie. Il n’en demeure pas moins que le Président Correa est soucieux de mener une politique étrangère pragmatique (réconciliation avec la Colombie) dans le but d’assurer la stabilité régionale (Quito est le siège de l’Unasur) et l’ouverture économique (les USA et la Chine sont les principaux partenaires commerciaux et l’Equateur envisage de rejoindre le Mercosur).

Dans la région, ses relations sont traditionnellement bonnes avec le Chili (signature d’un « accord d’association stratégique » en mars 2008). Avec le Pérou, les relations sont apaisées depuis l’accord de paix d’octobre 1998. Les relations diplomatiques avec la Colombie, rompues en mars 2008 suite à l’incursion militaire colombienne en territoire équatorien (élimination d’une vingtaine de guérilleros des FARC, dont Raul Reyes, le n°2) ont été officiellement rétablies en décembre 2010. L’arrivée au pouvoir de Juan Manuel Santos en août 2010 à Bogota a contribué à la normalisation des relations. La question des réfugiés colombiens en Equateur (135 000 selon le Haut Commissariat des Nations Unies pour les Réfugiés) et celle du contrôle de la frontière restent néanmoins au centre des discussions entre les deux pays. Le Président Correa a développé les liens avec le Brésil, notamment sur le plan commercial et militaire.

Enfin, l’Equateur réalise environ 13% de son commerce extérieur avec l’Union Européenne, qui lui a ouvert un large accès au marché européen à travers le SPG+ (Système de Préférences généralisées). En 2015, les exportations équatoriennes dans l’UE ont représenté 2,584 Mds EUR tandis que les importations en provenance de l’UE se sont élevées à 2,010 Mds EUR, donc le commerce a totalisé €4.594 mds. Le bilan commercial est positif pour l´Equateur. Les échanges entre l’UE et l’Equateur sont complémentaires : l’Equateur exporte vers l’UE des produits agricoles et agro-alimentaires (63%). des produits de la pêche (34%), des produits industriels (3%), alors que les importations en provenance de l’UE sont composées essentiellement de biens industriels et de capital (90%), de dérivés de combustibles (5%) et agricoles (4%). %). Le SPG+ qui aurait du prendre fin le 31 décembre 2014, a été prolongé jusqu’au 31 décembre 2016. Pour conserver le niveau d’échanges commerciaux, l’Union Européenne a proposé à l’Equateur un projet d’accord commercial, s’inscrivant dans le même esprit que celui qui avait été négocié avec la Colombie et le Pérou ("Accord Multi-Parties"). Les négociations ont pris fin le 17 juillet 2014 et l’accord est en cours de ratification.

Mise à jour : 21.09.16

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