Accès rapide :

Présentation du Danemark

Présentation

Données générales

Nom officiel : Royaume de Danemark
Nature du régime : Monarchie constitutionnelle
Chef de l’Etat : Reine Margrethe II depuis le 14 janvier 1972
Chef du Gouvernement : Mme Helle Thorning-Schmidt (social-démocrate) depuis le 3 octobre 2011

Données géographiques

Superficie : 43.098 km² (hors Féroé et Groenland)
Capitale : Copenhague (1.213.822 hab.)
Villes principales : Åarhus (300.000 hab.), Ålborg (200.000 hab.), Odense (190.000 hab.)
Langue officielle : Danois
Monnaie : Couronne danoise (DKK)
Fête nationale : 5 juin

Données démographiques

Population : 5.584.758 hab. au 1er janvier 2012
Densité : 129,5 hab. par km²
Croissance démographique : 0,28 % par an
Espérance de vie : 77,8 pour les hommes et 81,9 pour les femmes (2011)
Taux d’alphabétisation : 100 % (2009)
Religions : Protestants luthériens (83%), musulmans (4%)
Indice de développement humain : 0.895/1.0 (rang : 16/185)

Données économiques
Sources : Commission européenne – eurostat

PIB : 244,5 mds € en 2012
PIB par habitant : 43.200 € (2011)

Taux de croissance : -0,3 % en 2012 contre 1,1% en 2011 (prév. 2013 : 0,3 %)
Taux de chômage : 6,9 % (novembre 2013)
Taux d’inflation : 0,5 % en 2013

Déficit budgétaire : 4,1 % du PIB en 2012 contre 1,8 % en 2011 (prév. 2013 : 1,7%)
Dette publique : 45,4 % du PIB en 2012 (prév. 2013 : 45%) ;
Balance commerciale (2012) : 10,6 md€ (Exportations : 82,2 Md€ - Importations : 71,6 Md€)

Principaux clients : Allemagne (15,5%), Suède (13,2%), Royaume-Uni (9,4%), Etats-Unis (6,6%), Norvège (6,5%), Pays-Bas (4,5%)
Principaux fournisseurs : Allemagne (20,5%), Suède (13,1%), Pays-Bas (7,3%), Chine (6,7%), Norvège (6,5%), Royaume-Uni (5,6%)

Part des principaux secteurs d’activités dans le PIB :

  • agriculture : 1,2 %
  • industrie : 21,8 %
  • services : 77 %

Exportations de la France vers le Danemark (2012) : 2,491 md €
Importations françaises depuis le Danemark (2012) : 2,557 md €
Part de marché de la France : 3 %

http://www.tresor.economie.gouv.fr/…

Section consulaire de France : Copenhague
Communauté française au Danemark : 5.243 inscrits (août 2012) + env. 2.000 personnes
Communauté danoise en France : env. 3.000 personnes

L’UE et le pays

Membre de l’UE depuis 1973.
Dérogations : euro, PSDC, JAI, citoyenneté européenne.

Contribution au budget de l’UE en 2010 : 2 380 M€ (France : 19 581 M€)
Retour annuel sur le budget UE en 2010 : 1 526 M€ (France : 13 105 M€)
Dont politique de cohésion : 67 M€ (France : 9 855 M€)
Dont ressources naturelles (y compris PAC) : 1 149 M€ (France : 1 474 M€)
Contribution nette : 1 466 M€ (0,41% du RNB)
Total des fonds européens alloués (2007-2013) : 17 Mds € (France : 140 Mds €)

Nombre de députés au Parlement européen : 13 sur 751
Nombre de voix au Conseil de l’UE : 7 sur 345, soit 2 % (France : 29)


Politique intérieure

Le Danemark est une monarchie constitutionnelle, dont la reine Margrethe II est le chef d’Etat depuis 1972. Les membres du Parlement (Folketing) sont élus au scrutin majoritaire avec une importante dose de proportionnelle au moins tous les quatre ans. Deux élus représentent les îles Féroé (statut de territoire autonome depuis 1948) et deux le Groenland (statut d’autonomie renforcée depuis le 21 juin 2009).

La coalition de libéraux-conservateurs, soutenue par le Parti du peuple danois (extrême droite), après l’avoir emporté en 2001 et en 2005, a été reconduite aux élections législatives anticipées de 2007. Pendant presque huit ans, le libéral Anders Fogh Rasmussen a assumé la charge de Premier Ministre, avant d’être nommé Secrétaire général de l’OTAN en 2009. Lars Lokke Rasmussen (parti libéral), alors ministre des finances, a été désigné pour lui succéder.

Cette coalition libérale-conservatrice a perdu le pouvoir à la suite des élections du 15 septembre 2011, remportées par une coalition de centre-gauche (sociaux-démocrates, socialistes-populaires et radicaux, avec le soutien sans participation du parti rouge-vert) emmenée par Mme Helle Thorning-Schmidt. Le gouvernement nommé le 3 octobre 2011 reflète l’équilibre des forces politiques : 11 portefeuilles sur 23 pour les sociaux-démocrates, 6 pour les socialistes-populaires et 6 pour les sociaux-libéraux (radicaux) de Margrethe Vestager, en forte progression.

Le programme présenté par la coalition (« un Danemark qui fait bloc ») se veut ouvert aux autres formations politiques et aux partenaires sociaux. Le nouveau gouvernement a notamment abandonné les mesures de contrôle permanent aux frontières décidées en mai 2011 par l’équipe précédente. Un ministère des Affaires européennes a été créé et l’organisation d’un référendum était prévue au cours de la législature à propos des dérogations danoises aux politiques communes de l’Union européenne en matière de sécurité et de défense commune, d’une part, et de justice et affaires intérieures, d’autre part.

Ce projet a toutefois pour l’instant été reporté sine die. Sur le plan économique, le gouvernement a notamment mis en œuvre une réforme de la fiscalité (réduction de l’imposition sur le travail, taxation accrue sur le tabac et les produits dangereux pour la santé) et des retraites, ainsi qu’un plan de relance (investissements dans les domaines de l’infrastructure et de l’énergie).

Prochaines élections législatives : septembre 2015


Le Groenland

  • Population : 56 452 habitants en janvier 2010, dont 47 461 dans les villes
  • Capitale : Nuuk (15 469 habitants)
  • Le Groenland jouit depuis 2009 d’un statut d’autonomie renforcée. La défense et la monnaie restent de la compétence exclusive du Royaume de Danemark. Le Groenland pourrait demander à l’avenir l’élaboration d’une constitution, qui pourrait établir une simple association avec le Danemark, inspirée par le Commonwealth.
  • PIB (2011) : 1,5 milliard d’euros
  • Taux de chômage (2011) : 4,2 %
  • Taux de croissance : 3%
  • Inflation : 4,2 %
  • Exportations (2011) : 341 millions d’euros, (dont pêche : 89%). 80% des exportations vers le Danemark et un volume de 5 M€ vers la France
  • Importations (2011) : 647 millions d’euros dont 4,4 M€ depuis la France
  • La France se classe au 8ème rang des pays exportateurs vers le Groenland.
  • Principaux clients : Danemark, Canada, Islande
  • Principaux fournisseurs : Danemark, Suède, Royaume-Uni, Norvège, Allemagne, Canada, Etats-Unis, France
  • Budget de l’Etat (2008) : 8,8 milliards de couronnes, dont environ 3,5 milliards de subvention danoise.

Les dernières élections législatives groenlandaises du 12 mars 2013 ont porté à la tête de l’exécutif du territoire autonome, Mme Aleqa Hammond, du parti Siumut (social-démocrate). La nouvelle coalition gouvernementale regroupe les sociaux-démocrates (siumut), les conservateurs (Atassut) et le parti inuit.

Dans l’accord de coalition présenté le 26 mars, la nouvelle chef de l’exécutif met l’accent sur les modalités permettant d’atteindre l’auto-suffisance économique du territoire, la responsabilité financière du gouvernement, la lutte contre le chômage et l’encouragement de l’entrepreneuriat.


Situation économique

Ces dernières années, le Danemark a connu un cycle de forte croissance qui a fait de lui l’un des pays les plus riches d’Europe. Avant la crise de 2008-2009, celui-ci se trouvait ainsi dans une situation économique particulièrement favorable : taux de chômage de seulement 1,6% à l’été 2008 (grâce notamment à la « flexicurité » qui allie souplesse du marché du travail et système efficace d’insertion et de formation des demandeurs d’emploi), série d’excédents budgétaires (4,5% du PIB en 2007, 3,4% en 2008), comptes extérieurs positifs.

Dépendant aux 2/3 des échanges extérieurs, le Danemark n’a cependant pas été épargné par la crise économique (recul du PIB de 4,9% en 2009). L’économie danoise n’a toujours pas rattrapé son niveau d’avant-crise, la faiblesse de la consommation des ménages et le niveau historiquement bas des investissements des entreprises freinant le démarrage. En 2012, le PIB danois a reculé de 0,5 %.

La Commission européenne prévoit une légère croissance pour 2013 de 0,5 à 0,7%. La consommation privée reste en effet bridée par le niveau élevé d’endettement des ménages (270 % de leur revenu disponible brut), en raison de l’envolée des prix de l’immobilier, et la baisse des salaires réels. Le taux d’investissement des entreprises (16%) reste très inférieur à la moyenne européenne (20%), traduisant un attentisme général et des difficultés d’accès aux financements pour les PME et ETI.

La récession constatée en 2012 ne devrait néanmoins pas remettre en cause la trajectoire de réduction du déficit public, qui a atteint 4% en 2012 (le dépassement de la limite autorisée résulte de la réforme du dispositif de préretraite de décembre 2011 et de l’accélération du programme d’investissements publics).

Le programme de convergence transmis à la Commission prévoit de ramener le déficit à 1,7% en 2013 et 1,8% en 2014. Cette situation pourrait ouvrir la voie à une levée de la procédure pour déficit public excessif lancée en 2010 par la Commission. La dette publique reste à un niveau comparativement favorable, évoluant autour de 45% du PIB.

Les exportations de biens et services (55% du PIB) demeurent le principal moteur de l’économie danoise en 2012 (+4,8% en 2012 contre +8,7% en 2011). La hausse de +5,6% des importations cumulée à la faible croissance des exportations engendre une contraction de l’excédent commercial (-15,6%) pour la première fois depuis 2007. Il s’élève à 9,5 milliards d’euros (4% du PIB danois).

Si l’UE est le premier partenaire commercial du Danemark (Allemagne et Suède en tête), sa part dans les échanges du Danemark diminue : de 71% en 2006 à 65,5% en 2012. Les importations danoises en provenance de l’UE maintiennent leur croissance (+4,6%) en 2012, alors que les exportations diminuent de -0,7%. Ce repli bénéficie d’abord aux Etats-Unis (+20%) et à la Chine (+16%).

La vigueur des débats entourant l’allocation chômage, dont la durée de perception a été réduite de 4 à 2 ans au 1er juillet 2010, pour être exceptionnellement prolongée de 6 mois au 1er juillet 2012, est la conséquence directe de la forte montée du chômage depuis le début de la crise (de 3,2 à 8,3%) et de l’affaiblissement parallèle du volet sécurité du modèle de flexicurité. Un plan de lutte contre le chômage des jeunes (15 % pour les 15-24 ans au plus haut depuis 1984) avait été présenté fin août 2012.

Seul pays autosuffisant en énergie de l’UE, et dont les « exportations vertes » (éoliennes, isolation, pompes, thermostat…) représentent 11% des exportations totales, le Danemark voit néanmoins s’épuiser ses réserves énergétiques. Il s’agit donc désormais d’accélérer le passage à « l’ère de la croissance verte ».

Le gouvernement danois a présenté le 26 février 2013 un plan intitulé « plan de croissance DK », approuvé fin avril 2013 par le parlement, qui, à court terme, vise essentiellement à renforcer la compétitivité des entreprises danoises et l’attractivité du pays dans un contexte marqué par le faible niveau des investissements réalisés par les entreprises et l’insuffisance des entrées d’IDE.

La mesure phare de ce plan est ainsi l’abaissement graduel de 25% à 22% (à raison d’un point par an sur la période 2014-2016) du taux d’imposition sur les sociétés, à l’exception notable du secteur pétrolier (Danish Underground Consortium) ainsi qu’une série de mesures fiscales avantageuses pour le monde des entreprises. Ces allègements sont financés par la réforme de l’allocation étudiante (diminuée de 11 %, avec un durcissement des conditions d’attribution) et de l’aide sociale (durcissement des conditions d’attribution et renforcement des sanctions des bénéficiaires refusant des offres de formation ou d’emploi).

L’accord comporte également des réductions de taxes dans l’hôtellerie et sur les sodas et les bières (108 Meuros) et réintroduit les aides aux emplois à domicile et à l’artisanat supprimées fin 2012 (pour 216 Meuros), en étendant le dispositif aux résidences secondaires. Les négociations se poursuivent sur d’autres éléments du Plan croissance.

A plus long terme, il s’agit pour le gouvernement de poursuivre la politique de réformes structurelles visant l’expansion du marché du travail au bénéfice du secteur privé. La poursuite des efforts de modernisation du secteur public permettrait d’économiser 1,6 milliard d’euros à l’horizon 2020.


Politique extérieure et européenne

Le Danemark est entré en 1973 dans la Communauté européenne. Les îles Féroé sont restées en dehors, tandis que le Groenland s’est retiré du marché commun en 1985.

Le Danemark a exercé au premier semestre 2012 sa septième présidence du Conseil de l’Union européenne. Dans un contexte dominé par la gestion de la crise des dettes souveraines et la bataille pour l’euro, le Danemark, lui-même hors de l’Eurozone, peut en effet se prévaloir d’un bilan non négligeable dans les dossiers de l’élargissement (Serbie), du cadre financier pluriannuel ("boîte de négociation"), de la Justice et des Affaires intérieures (contrôle aux frontières intérieures) et des accords sur des dossiers concrets et importants (Roaming, brevet européen, efficacité énergétique, R&D-horizon 2020). C’est enfin lors du dernier Conseil européen sous présidence danoise que le projet de Plan européen pour la croissance a été entériné.

Sur le plan intérieur pourtant, l’objectif d’un succès populaire de la présidence danoise n’a pas été atteint. L’euroscepticisme reste ainsi de mise et la remise en cause des dérogations danoises au traité de Maastricht (euro, PSDC, justice et affaires intérieures) consenties par le "compromis d’Edimbourg" en décembre 1992, ne semble plus vraiment d’actualité.

Le gouvernement a d’ailleurs explicitement reporté sine die son projet de soumettre à référendum, après la présidence, l’abandon de deux des trois dérogations danoises (politique de sécurité et de défense commune, justice et d’affaires intérieures en régime « à la carte »).

La solidité du lien transatlantique est jugée essentielle pour le Danemark, membre fondateur de l’OTAN. Il contribue aux opérations en cours en Afghanistan (750 soldats ramenés à 650 fin 2012) et s’est impliqué militairement avec un professionnalisme reconnu dès le début des opérations en Libye (six avions de chasse).

Pays aux intérêts maritimes importants (MAERSK est le premier armateur mondial), le Danemark contribue également de façon significative, dans le cadre de l’OTAN, aux efforts internationaux de lutte contre la piraterie aux larges des côtes somaliennes.

En raison de sa dérogation en matière de PSDC, le Danemark ne participe pas à l’opération Atalante, mais il contribue activement aux opérations civiles (Kosovo, Mali). Enfin, le Danemark a envoyé en décembre 2009 140 militaires logisticiens en soutien de la FINUL au Liban.

Le Danemark s’est fixé pour objectif d’être un "joueur international actif", au-delà des seuls horizons européens (rôle dans les organisations internationales, lutte en faveur du respect du droit international). Il milite en faveur d’un rôle central des Nations Unies, mettant l’accent sur les questions humanitaires, sociales, de développement et de maintien de la paix.

Le Danemark a été le pays hôte de la 15ème Conférence des Parties à la Convention Climat des Nations Unies (COP 15), organisée à Copenhague du 7 au 18 décembre 2009. Avec 0,83% de son PIB consacré à l’APD, le Danemark fait partie des cinq premiers contributeurs par habitant.

A la suite de l’affaire des caricatures du prophète Mahomet publiées dans le journal danois Jyllands-Posten, le Danemark a entrepris de relancer son initiative à destination des pays musulmans et envisage de renforcer son réseau diplomatique dans ces pays. La diplomatie danoise est également très active dans l’espace baltique et dans la zone arctique (le Danemark a présidé le Conseil arctique de 2009 à mai 2011), où elle doit toutefois compter avec les positions du Groenland, dont l’autonomie a été renforcée en 2009.


Mise à jour : 11.02.14

Informations complémentaires

PLAN DU SITE



MENTIONS LÉGALES & INFOS PRATIQUES

Tous droits réservés - Ministère des Affaires étrangères et du Développement international - 2014