Présentation de la Côte d’Ivoire

Données générales

Présentation du pays

Données géographiques

Nom officiel : République de Côte d’Ivoire
Superficie : 322 463 km²
Capitale : Yamoussoukro
Villes principales : Abidjan, Bouaké, San Pedro, Gagnoa, Korhogo, Daloa, Yamoussoukro
Langue (s) officielle (s) : français
Monnaie : Franc CFA
Fête nationale : 7 août

Données démographiques

Population : 23,7 millions d’habitants (Banque mondiale, 2016) dont 5,5 millions d’étrangers
Densité : 74,5 hab/km² (Banque Mondiale, 2016)
Croissance démographique : 2,5 % (Banque mondiale, 2016)
Espérance de vie : 51,9 ans (Banque Mondiale, 2015)
Taux d’alphabétisation : 43% (Banque Mondiale, 2015)
Religion (s) : islam : 42%, christianisme : 34%, animisme : 4%, sans religion : 19%, autres religions : 1% (Institut national de la statistique de Côte d’Ivoire, 2014)
Indice de développement humain : 171ème/ 188 pays (PNUD, 2016)
Classement Transparency International : 108e/176 pays (2016)

Données économiques

PIB : 36,165 Mds USD (Banque mondiale, 2016)
RNB par habitant : 15 20 USD (Banque mondiale, 2016)
Taux de croissance : 8,8 % (Banque mondiale, 2016)
Taux de chômage : NC
Taux d’inflation : 1 % (FMI, 2016)
Solde budgétaire : - 4 % du PIB (DGT, 2016)
Balance commerciale : excédent de 8,4 % du PIB (DGT, 2016)
Principaux clients : Pays-Bas (10%), Etats-Unis (8%), Belgique (6%), Allemagne (5,7%) France (5,4%), Angola (4%), Inde (4%), Nigéria (3,7%), Afrique du Sud (3%) (DGT 2015)
Principaux fournisseurs : Nigeria (16 %), France (14 %), Chine (13 %) (DGT, 2015)
Part des principaux secteurs d’activités dans le PIB (DGT, 2016) :

  • agriculture : 28%
  • industrie : 25%
  • services : 47%

Exportations de la France vers la Côte d’Ivoire : 1,1 Mds€ (DGT, 2016)
Importations françaises depuis la Côte d’Ivoire : 787 M€ (DGT, 2016)
Les échanges bilatéraux sont favorables à la France avec un excédent de 286 M€ et un taux de couverture des importations par les exportations de 136 %.

Institutions

La Côte d’Ivoire est une république à régime présidentiel. Une nouvelle constitution, approuvée par référendum le 30 octobre 2016, est entrée en vigueur le 8 novembre. Elle prévoit que le Président de la République soit élu au suffrage universel direct pour un mandat de cinq ans renouvelable une fois. Il choisit un Vice-président qui est élu en même temps que lui. L’actuel Vice-président est nommé par le Président de la République au titre des dispositions transitoires. Le chef du gouvernement est le Premier ministre, qui est nommé par le Président de la République.

Au plan législatif, l’Assemblée nationale est composée de 225 députés élus au suffrage universel direct pour un mandat de cinq ans. Le Président de la République n’a pas le pouvoir de dissoudre l’Assemblée nationale et le gouvernement n’est pas responsable devant l’Assemblée nationale.

La mise en place d’un Sénat, prévu par la constitution, a été repoussée à 2020.

Composition du gouvernement de la République de Côte d’Ivoire (19 juillet 2017)

Président de la République : M. Alassane Dramane OUATTARA

  • Vice-président : M. Daniel Kablan DUNCAN
  • Premier Ministre en charge du Budget et du portefeuille de l’Etat : M. Amadou Gon COULIBALY
  • Ministre d’Etat, Ministre de la Défense : M. Hamed BAKAYOKO
  • Ministre de l’Intérieur et de la Sécurité : M. Sidiki DIAKITE
  • Ministre des Affaires Etrangères : M. Marcel AMON TANOH
  • Garde des Sceaux, Ministre de la Justice et des Droits de l’Homme : M. Sansan KAMBILE
  • Ministre de l’Intégration africaine et des Ivoiriens de l’extérieur : M. Ally COULIBALY
  • Ministre de l’Industrie et des Mines : M. Jean Claude BROU
  • Ministre de l’Education Nationale, de l’Enseignement technique et de la Formation professionnelle : Mme Kandia KAMISSOKO CAMARA
  • Ministre de l’Agriculture et du Développement rural : M. Mamadou Sangafowa COULIBALY
  • Ministre des Ressources animales et halieutiques : M. Kobenan Kouassi ADJOUMANI
  • Ministre du Plan et du Développement : Mme Niale KABA
  • Ministre des Transports : M. Amadou KONE
  • Ministre de l’Economie et des Finances : M. Adama KONE
  • Ministre de la Communication, de l’Economie numérique et de la Poste, Porte-parole du Gouvernement : M. Bruno Nabagne KONE
  • Ministre de l’Emploi et de la Protection sociale : M. Jean-Claude KOUASSI
  • Ministre de la Salubrité, de l’Environnement et du Développement durable, Porte-parole adjoint du Gouvernement : Mme Anne Désirée OULOTO
  • Ministre de la Santé et de l’Hygiène publique : Mme Raymonde Goudou COFFIE
  • Ministre des Sports et des Loisirs : M. François Albert AMICHIA
  • Ministre de la Culture et de la Francophonie : M. Maurice Kouakou BANDAMAN
  • Ministre des Infrastructures économiques : M. Amédée Koffi KOUAKOU
  • Ministre du Pétrole, de l’Energie et du Développement des énergies renouvelables : M. Thierry TANOH
  • Ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique : Mme Ramata LY-BAKAYOKO
  • Ministre de la Fonction publique : M. Issa COULIBALY
  • Ministrede la Modernisation de l’administration et de l’Innovation du Service Public : M. Pascal Abinan KOUAKOU
  • Ministre de la Femme, de la Protection de l’enfant et de la Solidarité : Mme Mariatou KONE
  • Ministre du Commerce, de l’Artisanat et de la Promotion des PME : M. Souleymane DIARRASSOUBA
  • Ministre de la Construction, du Logement, de l’Assainissement et de l’Urbanisme :
    M. Claude Isaac DE
  • Ministre des Eaux et des Forêts : Général Alain Richard DONWAHI
  • Ministre de la Promotion de la jeunesse, de l’Emploi des jeunes et du Service civique : M. Sidi Tiemoko TOURE
  • Ministre du Tourisme : M. Siandou FOFANA
  • Secrétaire d’Etat auprès du Premier ministre, chargé du Budget et du Portefeuille de l’Etat : M. Moussa SANOGO
  • Secrétaire d’État chargé de l’Enseignement Technique et de la Formation Professionnelle : M. Mamadou TOURE

Au titre de la présidence de la République :

  • Ministre d’État auprès du président de la République, chargé du Dialogue politique et des Relations avec les Institutions : M. Jeannot Kouadio AHOUSSOU
  • Ministre, Secrétaire Général de la Présidence de la République : M. Patrick ACHI
  • Ministre des Affaires Présidentielles : M. Téné Birahima OUATTARA

Présence française

Consulat de France : Abidjan
Communauté française : 16 000 enregistrés au Consulat et environ 3 000 non enregistrés, soit 19 000 au total
Communauté ivoirienne en France : 50 718 (2015)

Éléments d’actualité

Politique intérieure

Le refus de Laurent Gbagbo de reconnaitre sa défaite à la présidentielle de novembre 2010 s’est soldé par un conflit armé, qui a fait plus de 3000 victimes. L’investiture d’Alassane Ouattara, en mai 2011, y met un terme et marque le retour à la normale après une crise qui durait depuis le coup d’Etat du général Gueï, en 1999. Depuis, la Côte d’Ivoire a fait de grands progrès vers une normalisation de la vie politique comme en témoigne le climat apaisé de la campagne électorale et du scrutin d’octobre 2015 qui a vu la réélection du président Ouattara avec 83,66% des suffrages exprimés et un taux de participation de 52,86%. Cette large victoire repose sur l’alliance du parti du Rassemblement des Républicains (RDR), parti d’Alassane Ouattara avec le Parti Démocratique de Côte d’Ivoire (PDCI), de l’ancien président Henri Konan Bédié, au sein du Rassemblement des Houphouëtistes pour la Démocratie et la Paix (RHDP).

La situation sécuritaire s’est améliorée : l’Etat a restauré son autorité sur l’ensemble du territoire (coupé en deux depuis 2004). Le processus de DDR (démobilisation, désarmement, réintégration) a permis de rendre à la vie civile 74 000 combattants. La réforme du secteur de la sécurité (RSS) se poursuit notamment pour les forces armées, qui montrent encore certaines fragilités.
En matière de réconciliation, une Commission dialogue, vérité et réconciliation a auditionné, entre 2011 et 2014, 64 000 victimes de la crise post-électorale. Un fonds de 15 M€ a été mis en place pour les indemniser.

Le dialogue avec le Front populaire ivoirien (FPI) a progressé : libération provisoire de prisonniers et dégel des avoirs de proches de Laurent Gbagbo, création de postes supplémentaires dans la commission électorale indépendante. Le traitement judiciaire de la crise progresse : le procès en assises de Simone Gbagbo et de 78 autres cadres du FPI, pour atteinte à la sûreté de l’Etat, s’est achevé en mars 2015 avec la condamnation de l’ancienne première dame à vingt ans de réclusion pour « atteinte à la sûreté de l’Etat ». Bien qu’elle demeure en détention, elle a été acquittée des chefs d’accusation de « crime contre l’humanité » et de « crime de guerre » en mars 2017. Le procès de Laurent Gbagbo et de Charles Blé Goudé (ancien chef des « jeunes patriotes ») à la Cour pénale internationale s’est ouvert le 28 janvier 2016.

Le FPI est divisé entre une aile radicale, qui fait de la libération de Gbagbo le préalable au retour du parti dans le jeu politique, et une aile modérée, menée par l’ancien premier ministre Pascal Affi N’Guessan, qui a participé au scrutin présidentiel d’octobre 2015 et aux élections législatives du 18 décembre 2016.
Le dimanche 13 mars 2016, la station balnéaire de Grand-Bassam (15 km d’Abidjan) a été le théâtre d’une attaque terroriste, ayant fait 19 victimes de six nationalités différentes dont quatre Français, revendiquée par AQMI. C’est la première fois que la Côte d’Ivoire était frappée par une attaque de ce type.

Situation économique

La Côte d’Ivoire, qui dispose de solides atouts économiques, fait figure de puissance sous-régionale. Elle possède des infrastructures héritées des deux décennies du « miracle ivoirien » (1960-1980) : 2ème port d’Afrique subsaharienne, important réseau routier, aéroport international récemment agrandi. Dans le secteur agricole le pays est le 1er producteur de cacao au monde avec plus de 35% du marché. Il figure aux tout premiers rangs africains pour plusieurs autres productions agricoles d’exportation (caoutchouc, noix de cajou, coton, café, palmier à huile, banane, ananas, cola). Le secteur secondaire est dominé par le raffinage de pétrole brut, le BTP et la transformation agroalimentaire. Le secteur tertiaire (47% du PIB) est fortement dominé par les activités bancaires, la téléphonie mobile (5 opérateurs) ainsi que les TIC. Le pays assure son autosuffisance énergétique grâce à l’exploitation depuis quelques années de gisements de gaz et de pétrole ; ils lui ont permis d’exporter de l’électricité et des produits pétroliers dans la sous-région.

Avec une croissance de 9% par an en moyenne depuis 2011, la Côte d’Ivoire vise à accéder au rang d’économie émergente en 2020. Le programme national de développement (PND) pour la période 2016-2020 prévoit de grandes réformes structurelles visant à stimuler une croissance soutenue, tirée par le secteur privé, et à transformer structurellement l’économie. Le montant total des financements, sous forme de prêts et de dons, annoncés par les bailleurs de fonds en mai 2016 s’élève à 15,4 Mds$. La France prend toute sa part à cet effort et s’est engagée à décaisser jusqu’à 2,1 Mds EUR pour la Côte d’Ivoire pour la période 2017-2020.

En dépit de ce contexte favorable et des efforts des autorités ivoiriennes unanimement salués par la communauté financière internationale, la Côte d’Ivoire doit relever de nombreux défis, notamment dans le domaine de la lutte contre la corruption et de l’amélioration de l’environnement des affaires, afin de retrouver pleinement son statut de moteur de la croissance économique régionale. Une meilleure redistribution de la croissance est également nécessaire pour l’amélioration durable des indices de développement.

Politique étrangère

La communauté internationale et les institutions africaines se sont fortement mobilisées sur le dossier ivoirien pendant la décennie de crise, à travers des médiations et des processus de sanctions. Suite à l’arrivée effective d’Alassane Ouattara au pouvoir, l’UA a levé ses sanctions, et l’ONU a fait de même le 28 avril 2016. Le Conseil de sécurité a par ailleurs décidé de la fermeture de l’ONUCI au 30 juin 2017.

La fin de la crise a permis à la Côte d’Ivoire de retrouver tout son poids dans la sous-région et de reprendre sa place sur la scène internationale. Le Président Ouattara a ainsi consacré beaucoup de temps à rendre visite à ses homologues d’Afrique de l’Ouest. Sous la présidence d’Alassane Ouattara (2012-2014), la CEDEAO a joué un rôle déterminant dans la crise malienne et la transition en Guinée Bissao.

Le 2 juin 2017, la Côte d’Ivoire a été élu membre non-permanent du Conseil de sécurité de l’ONU pour le biennium 2018-2019. Elle était le candidat de la CEDEAO et de l’Union africaine.

Mise à jour : 25.08.17

Informations complémentaires

PLAN DU SITE