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Présentation de la Côte d’Ivoire

Présentation

Données générales

Données géographiques

Nom officiel : Côte d’Ivoire
Superficie : 322.463 km²
Capitale : Yamoussoukro
Villes principales : Abidjan, Bouaké, San Pedro, Gagnoa, Korhogo, Daloa, Yamoussoukro
Langue (s) officielle (s) : Français
Monnaie : Franc CFA
Fête nationale : 7 août

Données démographiques

Population : 23 millions d’habitants (Ministère ivoirien du Plan, Recensement 2014)
Densité : 61 hab/km² (Banque Mondiale, 2011)
Croissance démographique : 2,6 % (Ministère ivoirien du Plan, 2014)
Espérance de vie : 57,2 ans (Banque Mondiale, 2012)
Taux d’alphabétisation : 57% (Banque Mondiale, 2011)
Religion (s) : islam : 38,6%, christianisme : 32,8%, animisme : 11,9%, sans religion : 16 ,7% (CIA World Factbook, 2008)
Indice de développement humain : 171ème/ 187 pays (PNUD, 2013)
Classement Transparency International : 136ème/177 pays (2013)

Données économiques

PIB : 35 Mds USD (DGT, 2014)
PIB par habitant : 1 410 USD (DGT, 2015)
Taux de croissance : 8% (DGT, 2014)
Taux de chômage : NC
Taux d’inflation : 1,7 % (DGT, 2013)
Solde budgétaire : - 2,5 % du PIB (DGT, 2014)
Balance commerciale : 1 468 Mds FCFA (FMI)
Principaux clients (Economist Intelligence Unit, 2009) : Pays-Bas (13,9%) ; France 10,7% ; Etats-Unis (7,8%) ; Allemagne (7,2%)
Principaux fournisseurs (Economist Intelligence Unit, 2009) : Nigeria (20,7 %), France (14,2 %), Chine (7,2 %), Thaïlande (5,1 %)
Part des principaux secteurs d’activités dans le PIB (Banque Mondiale, 2011) :

  • agriculture : 24,3%
  • industrie : 30,3%
  • services : 45,4%

Exportations de la France vers la Côte d’Ivoire : 1,02 Mds€ (DGTPE, 2013)
Importations françaises depuis la Côte d’Ivoire : 662 M€ (DGTPE, 2013)

Consulat de France : Abidjan
Communauté française : 16 000 inscrits et environ 18 000 résidants
Communauté ivoirienne en France : 37 869 (MIIIDS, 2008)

Institutions

Laurent Gbagbo avait été élu président de la République de Côte d’Ivoire en octobre 2000 pour un mandat de 5 ans. La tentative de coup d’Etat de 2002 (voir « Politique intérieure ») avait divisé le territoire en deux et durablement fragilisé le pays. Le mandat de Laurent Gbagbo avait été prolongé à plusieurs reprises par les différents accords qui ont tenté de régler la crise ivoirienne. Attendue de longue date, l’élection présidentielle a finalement été organisée en novembre 2010. Alassane Ouattara a remporté celle-ci et a été reconnu comme le Président légitime de la Côte d’Ivoire par la communauté internationale. Le refus de Laurent Gbagbo de céder le pouvoir a plongé le pays dans une situation institutionnelle inédite et dans la guerre civile. Après des mois d’efforts diplomatiques pour convaincre Laurent Gbagbo de céder pacifiquement le pouvoir, les Forces Républicaines de Côte d’Ivoire (soutenant le Président Ouattara) ont lancé une offensive militaire fin mars à l’issue de laquelle Laurent Gbagbo a été arrêté le 11 avril 2011.

Le Président Ouattara a été officiellement investi le 21 mai 2011 à Yamoussoukro. Un premier gouvernement a été nommé le 1er juin 20011. Des élections législatives ont eu lieu le 11 décembre 2011 et les résultats définitifs proclamés le 8 mars 2012. Suite à la démission du Premier ministre, Guillaume Soro, qui a été élu Président de la nouvelle Assemblée nationale, un nouveau gouvernement a été nommé le 13 mars 2012. Fin novembre 2012, suite à des dissensions au sein de la coalition au pouvoir, le Président Ouattara a dissous le gouvernement avant de nommer un nouveau Premier Ministre, Daniel Kablan Duncan. La Côte d’Ivoire a également organisé des élections locales (municipales et régionales) début 2013.

Le Président Ouattara a été réélu au premier tour de l’élection présidentielle du 25 octobre 2015, avec 83,66% des suffrages exprimés et un taux de participation de 52,86%.
En janvier 2015, le Premier ministre Daniel Kablan Duncan a été reconduit à son poste à la tête d’un nouveau gouvernement.

Politique intérieure

Le refus de Laurent Gbagbo de reconnaitre sa défaite à la présidentielle de novembre 2010 s’est soldé par un conflit armé, qui a fait plus de 3000 victimes. L’investiture d’Alassane Ouattara, en mai 2011, y met un terme et marque le retour à la normale après une crise qui durait depuis le coup d’Etat du général Gueï, en 1999. Depuis, la Côte d’Ivoire a fait de grands progrès vers une normalisation et le climat apaisé de la campagne électorale et du scrutin d’octobre 2015 confirme cette normalisation de la vie politique.

La situation sécuritaire s’est beaucoup améliorée : l’Etat a restauré son autorité sur l’ensemble du territoire (coupé en deux depuis 2004) et aucun incident sécuritaire d’envergure n’est à déplorer depuis 2012. Le processus de DDR (démobilisation, désarmement, réintégration) a bien avancé, mais il doit encore se poursuivre (à ce jour, 58 000 anciens combattants ont été réinsérés sur 74 000 identifiés).
Toutefois, la réforme du secteur de la sécurité (RSS) doit encore progresser : d’anciens miliciens pro-Ouattara demeurent armés et collaborent avec les forces régulières ; la police et la gendarmerie manquent de moyens.
En matière de réconciliation, une Commission dialogue, vérité et réconciliation a auditionné, entre 2011 et 2014, 64 000 victimes de la crise post-électorale. En mars, un fonds de 15 M€ a été mis en place pour indemniser les victimes.
Le dialogue avec le FPI progresse : libération provisoire de prisonniers et dégel des avoirs de proches de Gbagbo, création de postes supplémentaires pour le FPI dans la commission électorale indépendante.

Le traitement judiciaire de la crise progresse : le procès en assises de Simone Gbagbo et de 78 autres cadres du FPI, pour atteinte à la sûreté de l’Etat, s’est achevé en mars 2015 et fait l’objet d’un pourvoi en cassation toujours pendant, initié par le parquet et la défense. Mais une majorité de pro-Gbagbo ont été inculpés, créant un sentiment de « justice des vainqueurs » dénoncé par les ONG. Le procès de Laurent Gbagbo et de Charles Blé Goudé à la Cour pénale internationale s’est ouvert le 28 janvier 2016. Le 12 avril 2015, le Président Ouattara a annoncé qu’il ne transfèrerait plus personne à la CPI et que seule la justice ivoirienne jugerait les auteurs de crimes de la crise post-électorale. Le 18 février, trois anciens officiers, dont l’ancien chef de la sécurité rapprochée de l’ex-Première dame Simone Gbagbo, ont été condamnés à la prison à vie pour avoir assassiné, en 2002, l’ancien président Robert Gueï et ses proches.

La Côte d’Ivoire affiche un bon taux de croissance (8,6% en 2015 et une tendance moyenne de 8% pour les cinq prochaines années). L’ambition du Président Ouattara est de faire de la Côte d’Ivoire un pays émergent à l’horizon 2020. De grands chantiers emblématiques ont marqué son premier quinquennat (le troisième pont d’Abidjan a été inauguré en décembre 2014).

En 2010, le Président Ouattara a été élu grâce à une coalition avec le PDCI. En février 2015, le PDCI a confirmé officiellement son soutien au Président Ouattara dès le premier tour et le Président Ouattara a été le candidat du RHDP (Rassemblement des Houphouëtistes pour la Démocratie et la Paix), rassemblant quatre partis (PDCI, RDR, MFA et UDPCI).

Le FPI est divisé entre une aile radicale, qui fait de la libération de Gbagbo le préalable au retour du parti dans le jeu politique, et une aile modérée, menée par Pascal Affi N’Guessan, qui a participé au scrutin présidentiel d’octobre 2015.
Le dimanche 13 mars 2016, la station balnéaire de Grand-Bassam (15 km d’Abidjan) a été le théâtre d’une attaque terroriste, ayant fait 19 victimes, dont quatre Français, revendiquée par AQMI. C’est la première fois que la Côte d’Ivoire est frappée par une attaque de ce type.

Situation économique

Avec une population estimée à 22,6 millions d’habitants et un PIB de 35Mds$ en 2014, la Côte d’Ivoire continue de faire figure de puissance sous-régionale malgré une superficie de seulement 322 463 km² et une décennie de crise. Elle présente 35% du PIB de l’UEMOA et 60% de ses exportations agricoles. Mais avec un PIB/hab de 1 175 USD, le pays se classe au 168ème rang mondial (sur 187) de l’indice de développement humain 2012 du PNUD, d’où un taux de pauvreté de 49% (moins de 1$ par personne et par jour).

La Côte d’Ivoire dispose pourtant de solides atouts économiques. Elle possède des infrastructures héritées des deux décennies du « miracle ivoirien » (1960-1980) : 2ème port d’Afrique sub-saharienne, important réseau routier, aéroport international. L’économie ivoirienne souffre néanmoins fortement de la dégradation des facteurs de production de base depuis la crise. Dans le secteur agricole qui occupe 28% du PIB, le pays est le 1er producteur de cacao au monde avec près de 36% du marché. Il figure aux tout premiers rangs africains pour plusieurs autres productions agricoles d’exportation (caoutchouc, anacarde, coton, café, palmier à huile, banane, ananas, cola). Le secteur secondaire (25% du PIB) est dominé par le raffinage de pétrole brut, le BTP et la transformation agro-alimentaire. Le secteur tertiaire (47% du PIB) est fortement dominé par les activités bancaires, la téléphonie mobile (5 opérateurs) ainsi que les TIC. Le pays assure son autosuffisance énergétique grâce à l’exploitation depuis quelques années de gisements de gaz et de pétrole ; ils lui ont permis d’exporter de l’électricité et des produits pétroliers dans la sous-région, sa raffinerie (SIR) se classant au 2ème rang d’Afrique subsaharienne.

La Côte d’Ivoire est sur une bonne dynamique depuis la fin de la crise post-électorale (avril 2011). La croissance est de retour (+9,8% en 2012 et +8,7% en 2013 et 8% en 2014 après une récession de 5% du PIB en 2011) sous l’impulsion de l’ensemble des secteurs d’activité ainsi que du dynamisme progressif du secteur privé. Les autorités ivoiriennes ont un ambitieux programme d’investissements (le plan national de développement) de près de 17 Mds€ de 2012 à 2015 dont 60% sont attendus du secteur privé sous l’effet catalyseur des investissements publics très dynamiques depuis la reprise. En dépit de ce contexte favorable et des efforts des autorités ivoiriennes unanimement salués par la communauté financière internationale, la Côte d’Ivoire doit relever de nombreux défis, notamment dans le domaine de la lutte contre la corruption, afin de prétendre à nouveau pleinement à son statut de moteur de la croissance économique régionale, après dix ans de crise latente.

Politique extérieure

Conscients de l’enjeu que représente la Côte d’Ivoire pour la stabilité de l’Afrique de l’Ouest toute entière, de nombreux chefs d’Etat africains s’étaient impliqués dans la résolution de la crise ivoirienne depuis le début des années 2000, notamment par le biais du Groupe de Travail International (Bénin, Ghana, Guinée, Niger, Nigeria, Afrique du Sud, Congo-Brazzaville au titre de la présidence de l’Union africaine). L’Union africaine a également exercé une médiation active sur le dossier par l’intermédiaire du Président Mbeki (médiateur de novembre 2004 à octobre 2006).

Abidjan a accusé à plusieurs reprises le Burkina-Faso d’armer et de financer la rébellion. Cependant, en tant que président de la CEDEAO, le Président Compaoré avait depuis été agréé par toutes les parties pour jouer le rôle de médiateur dans la reprise du dialogue entre L. Gbagbo et G. Soro. Le Burkina-Faso constituait depuis lors le facilitateur incontournable du processus de sortie de crise ivoirien. Les deux pays ont signé un traité d’amitié et de coopération le 29 juillet 2008. ; le Président Compaoré a effectué du 15 au 18 septembre 2009 une visite en Côte d’Ivoire, marquée notamment par la tenue d’un premier Conseil des Ministres conjoint.Le Président Ouattara, réélu le 25 octobre 2015, a été l’un des premiers à féliciter son homologue burkinabè et il s’est rendu à l’investiture de Roch Marc Christian Kaboré le 29 décembre 2015 à Ouagadougou. Cela illustre les relations d’amitié ancienne entre les deux chefs d’Etat qui sont tous deux conscients de l’importance d’une collaboration solide à développer dans l’intérêt partagé des deux pays.

Au travers du déploiement de l’ONUCI, mais aussi par l’intermédiaire de l’Union européenne, la communauté internationale a continuellement soutenu et encouragé la mise en œuvre de l’Accord de Ouagadougou et des engagements pris par les responsables politiques ivoiriens, dont dépendait en premier ressort la sortie de crise.

Depuis les évènements du second tour de l’élection de 2011, la communauté internationale s’est largement mobilisée sur le dossier ivoirien (Conseil de sécurité, Union européenne, Conseil des droits de l’homme…) et en premier lieu les institutions africaines de l’Union africaine et la CEDEAO qui ont tenu de nombreuses réunions extraordinaires sur la Côte d’Ivoire, envoyé plusieurs médiations et pris clairement position en faveur du respect du vote des Ivoiriens. Suite à l’arrivée effective d’A. Ouattara au pouvoir, l’UA a levé ses sanctions.

La fin de la crise ivoirienne a permis à la Côte d’Ivoire de retrouver tout son poids dans la sous-région et de reprendre sa place sur la scène internationale. Le Président Ouattara a ainsi consacré beaucoup de temps à visiter ses homologues d’Afrique de l’Ouest. Cette nouvelle diplomatie s’est concrétisée par la réactivation du Conseil de l’Entente. Il s’agit d’une organisation de coopération régionale d’Afrique de l’Ouest, à finalité principalement économique, créée en mai 1959. Les pays fondateurs sont le Bénin, le Burkina Faso, la Côte d’Ivoire et le Niger. Ils ont été rejoints par le Togo en 1966.

Succédant au Président nigérian Goodluck Jonathan, le Président ivoirien Alassane Ouattara a exercé la présidence de la CEDEAO pendant deux ans à compter du 17 février 2012. Sous la présidence, la CEDEAO a joué un rôle déterminant dans le règlement de la crise malienne et dans la transition en Guinée Bissao. Le Président Ouattara a passé la main de la présidence au Président ghanéen John Dramani Mahama du 44ème sommet de la CEDEAO qui s’est tenu à Yamoussoukro le 29 mars 2014.

Le 8 janvier 2016, le Président Ouattara a été élu à l’unanimité par ses pairs pour succéder à Boni Yayi à la présidence de l’Union des Etats Monétaires Ouest-Africaines (Uemoa). Il a fixé comme priorités de son mandat, l’intégration des économies et des peuples des pays membres de l’institution.

Mise à jour : 21.03.16

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