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Géographie et histoire

Géographie

L’archipel géographique des Comores est constitué de quatre îles situées à l’entrée du canal du Mozambique, au nord-ouest de Madagascar et face au Mozambique. Les îles de Grande Comore, Mohéli et Anjouan appartiennent à l’Union des Comores, alors que Mayotte a choisi en 1975 de rester française. Elle est depuis le 31 mars 2011 le 101e département français et, depuis le 1er janvier 2014, Région ultrapériphérique de l’Union européenne (RUP).

La capitale des Comores, Moroni, se trouve sur la plus grande des îles, Grande Comore, au pied du Karthala, volcan actif culminant à 2 361 mètres d’altitude.
L’archipel profite d’un climat tropical maritime, caractérisé par de faibles variations de température ainsi qu’une pluviométrie élevée.

Les Comores possèdent de magnifiques fonds marins accueillant une flore et une faune aussi riches que variées, dont le fameux cœlacanthe, poisson apparu à l’ère primaire. Une dégradation de l’environnement a été constatée ces dernières années, expliquant une nette diminution des populations de requins et de tortues. Toutefois, depuis les années 1990, les gouvernements successifs s’attachent à mieux prendre en compte la dimension environnementale dans l’élaboration des politiques de développement.

Histoire

Les plus anciennes traces de peuplement des Comores datent du VIe siècle. Il s’agissait probablement de peuples bantous en provenance d’Afrique continentale. Les premières communautés musulmanes, des marchands arabo-persans, seraient arrivées dans les îles autour du IXe siècle. À partir de cette période, les Comores sont surnommées « îles des sultans batailleurs » en raison des nombreuses disputes qui déchirent l’archipel jusqu’à son passage sous protectorat français, en 1841 pour Mayotte et 1866 pour Anjouan, Grande Comore et Mohéli.

En 1974, à la demande des Comoriens, la France organise un référendum qui déterminera l’avenir du pays : alors que trois îles votent massivement pour l’indépendance (95%), Mayotte choisit au contraire de rester française, à 65%. Craignant alors de perdre Mayotte, l’Anjouanais Ahmed Abdallah proclame le 6 juillet 1975 l’indépendance des Comores, décision unilatérale à laquelle la France répond par la loi du 31 décembre 1975 qui prend acte de la décision des îles Grande Comore, Mohéli et Anjouan de sortir de la République française. Le décret prévoit également l’organisation d’un nouveau référendum à Mayotte : en 1976 les Mahorais votent à nouveau pour le maintien (à 99,4%) de leur île au sein de la République.

Depuis leur indépendance, les Comores ont connu une vingtaine de coups d’État et de tentatives de coups d’État, et plusieurs crises indépendantistes. Les sécessions d’Anjouan en 1996 puis de Mohéli en 1997 déboucheront en 2001 sur les « Accords de Fomboni » et l’adoption d’une nouvelle constitution accordant une très grande autonomie à chaque île. En 2008, une nouvelle crise à Anjouan pousse l’Union africaine à intervenir en envoyant près de 1 000 soldats tanzaniens et soudanais, avec l’appui logistique français, afin de préserver l’unité du pays.

La constitution de 2002 prévoit une « présidence tournante » ; après le Président Sambi, originaire d’Anjouan, le Mohélien Ikililou Dhoinine élu en 2010, c’est au Grand Comorien Azali Assoumani que reviendra la présidence à partir du 26 mai 2016. Ce système est accepté mais des tensions entre les îles demeurent.

Mise à jour : 01.06.16


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