Présentation de l’Union des Comores

Données générales

Données générales

Présentation du pays

Nom officiel : Union des Comores
Nature du régime : présidentiel
Chef de l’État et du gouvernement : Azali Assoumani, depuis le 26 mai 2016.

Données géographiques

Superficie : 1862 km2
Capitale : Moroni
Villes principales : Moroni (Grande Comore), Moutsamoudou (Anjouan), Fomboni (Mohéli)
Langues officielles : comorien, français, arabe
Langues courantes : comorien, français
Monnaie : franc comorien (492 FC = 1€, taux fixe, zone franc)
Fête nationale : 6 juillet (indépendance en 1975)

Données démographiques

Population : 795 000 (Banque mondiale, 2016)
Population vivant à l’étranger : 562 000 (Banque mondiale, 2015)
Densité : 423 habitants/km2 (BM, 2015)
Croissance démographique : 2,4 % (BM, 2015)
Espérance de vie à la naissance : 64 ans (Banque mondiale, 2015)
Taux d’alphabétisation (en % de la population de plus de 15 ans) : 78 % (BM, 2015)
Religions : islam sunnite de rite chaféite (98%, religion officielle), catholicisme (2%), récent renouveau du chiisme
Indice de développement humain : 159e sur 187 pays (PNUD, 2015) – 32e sur 52 pays africains à l’Indice de gouvernance Mo Ibrahim 2015

Données économiques

PIB (2016) : 617M$ "faible revenu" (BM) 21e rang des nations les plus pauvres du monde
PIB par habitant (2015) : 737 $ (BM)
Taux de croissance (2015) : env. 1 % (3% en 2014 ; 3,5 % en 2013) (EIU)
Taux de chômage (au sens du BIT) : estimé à 40%
Taux d’inflation (2015) : 1,6% (estimation EIU)
Solde budgétaire (2013) : déficit budgétaire de 1,2 % du PIB (FMI)
Balance commerciale (2015) : déficit de -220 M€, +27% (EIU)
Climat des affaires : 153e sur 190 pays (classement Doing Business 2017)
Principaux clients : la France (13% des exportations) est le 3e principal acheteur, aux côtés de Singapour (13,1%) et de l’Allemagne (12,9%) mais loin derrière l’Inde (28,4%) (FMI, 2014)
Principaux fournisseurs : la France (13,6% des importations) est le 3e partenaire commercial des Comores, derrière la Chine (14,6%), le Pakistan (13,9%) et devant l’Algérie (11,7%) (FMI, 2014)
Part des principaux secteurs d’activités dans le PIB : agriculture 30% ; industrie 14% ; services 47%
Exportations de la France vers les Comores : 33,4 M€ (chiffres douanes françaises 2015)
Importations françaises depuis les Comores : 6 M€ (chiffres douanes françaises 2015)

Pour plus de renseignements : http://www.tresor.economie.gouv.fr/se/comores

Composition du gouvernement

La composition du 2e gouvernement du Président Azali, annoncée le 17 juillet 2017, comporte 10 ministres, dont les 3 vice-présidents, ainsi que 4 secrétaires d’État (http://beit-salam.km/composition-du-gouvernement/).
M. Djaffar Ahmed Said Hassani : vice-président, chargé du ministère de l’Économie, de l’Energie, de l’Industrie, de l’Artisanat, du Tourisme, des Investissements, du Secteur privé et des Affaires foncières
M. Moustadroine Abdou : vice-président, chargé du ministère de l’Agriculture, de la Pêche, de l’Environnement, de l’Aménagement du Territoire et de l’Urbanisme
M. Abdallah Saïd Sarouma : vice-président, chargé du ministère des Transports, des Postes et Télécommunications, des Technologies de l’Information et de la Communication (TIC)
M. Mohamed Moussa Mahoma : ministre d’État, Garde des Sceaux, ministre de la Justice, des Affaires islamiques, des Administrations publiques et des Droits humains
M. Mohamed Daoudou : ministre de l’Intérieur, de l’Information, de la Décentralisation, chargé des Relations avec les Institutions, Porte-parole du Gouvernement
M. Souef Mohamed Elamine : ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, chargé des Comoriens de l’étranger
M.Salim Mohamed Abderemane : ministre de l’Éducation nationale, de l’Enseignement, de la Recherche et des Arts
M. Saïd Ali Saïd Chayhane : ministre des Finances et du Budget
M. Salim Mahamoud : ministre de la Jeunesse, de l’Emploi, de l’Insertion professionnelle, de la Culture et des Sports
Dr Rashid Mohamed Mbaraka Fatma (seule femme du gouvernement) : ministre de la Santé, de la Solidarité, de la Protection sociale et de la Promotion du genre

Présence française

• Site Internet de l’Ambassade de France aux Comores

• Section consulaire à Moroni (Grande Comore) ; antenne consulaire à Moutsamoudou (Anjouan)

• Communauté française aux Comores : 5513 inscrits sur les listes consulaires, dont 3531 possèdent également la nationalité comorienne.

• Communauté comorienne en France : estimée entre 150.000 et 300.000, dont 90.000 à Mayotte.

Éléments d’actualité

Politique intérieure

• Depuis leur indépendance, les Comores ont connu une vingtaine de coups d’État et de tentatives de coups d’État (dont le putsch de 1999, conduit par le colonel Azali Assoumani), et plusieurs crises indépendantistes. Les sécessions d’Anjouan en 1996 puis de Mohéli en 1997 déboucheront en 2001 sur les « Accords de Fomboni » et l’adoption d’une nouvelle constitution accordant une très grande autonomie à chaque île. En 2008, une nouvelle crise à Anjouan pousse l’Union africaine à intervenir en envoyant près de 1 000 soldats tanzaniens et soudanais, avec l’appui logistique français, afin de préserver l’unité du pays.

La constitution prévoit une présidence « tournante » de l’Union des Comores : après le Président Sambi, originaire d’Anjouan, le Mohélien Ikililou Dhoinine élu en 2010, le Grand Comorien Azali Assoumani a accédé à la fonction présidentielle en 2016.

• Les 25 janvier et 13 février 2015, les élections des députés, conseillers des îles et municipaux se déroulent de façon satisfaisante selon les observateurs nationaux et internationaux (OIF, UA et Ligue arabe), malgré les nombreux incidents relevés.

• Le double scrutin de 2016 conduit à une alternance complète aux Comores, avec l’élection le 26 mai du Président Azali, qui s’appuie sur unealliance avec le parti JUWA (de l’ancien président Sambi, et de nouveaux gouverneurs des îles autonomes. Le remaniement ministériel du 17 juillet 2017, avec l’éviction des deux ministres représentants du parti Juwa, met fin à cette coalition.

• Parmi les urgences du nouveau gouvernement : le délabrement du réseau routier, la pénurie d’énergie, qui a conduit à la faillite de nombreuses PME, la saturation de la fonction publique, l’absence d’un secteur privé dynamique capable de créer de la plus-value et de l’emploi alors même que le taux de chômage moyen est estimé à 40% et à 83% chez les diplômés, ainsi que la corruption. Le développement d’un islam radical constitue également un sujet de préoccupation majeur pour les autorités.

Situation économique

La situation économique reste précaire. Les Comores font partie des pays les moins avancés (PMA), 45% de la population vivant en dessous du seuil de pauvreté, et figurent au 159e rang sur 187 en termes d’indice de développement humain (2015).

Les Comores souffrent de fragilités structurelles qui en font une économie vulnérable associant faible revenu par habitant (737 USD en 2015, source BM), et retard dans le développement. Le secteur privé est réduit et peu diversifié en raison d’un climat des affaires peu favorable ; l’activité économique est contrainte par l’insuffisance énergétique. Le secteur agricole emploie 80% de la population active (36% du PIB) mais n’est concentré que sur trois produits de rente (vanille, girofle et ylang-ylang) représentant 70% des exportations. Le déficit commercial est chronique et a atteint 41% du PIB en 2015.
Si la situation monétaire est maîtrisée notamment grâce à l’appartenance à la Zone franc, le secteur bancaire et financier est peu développé et sujet à diverses faiblesses.

Les perspectives de croissance sont fragiles et incertaines : 1% en 2015, 2,2% en 2016 (FMI).

Les finances publiques demeurent dans une situation délicate. Les principaux défis sont l’amélioration de la collecte fiscale, la maîtrise des dépenses publiques et la réforme des entreprises publiques (graves difficultés financières la compagnie publique d’électricité Ma-Mwé).

Les échanges de l’Union des Comores ont atteint 278 M€ en 2015 (FMI), soit + 20% par rapport à 2014. Cette hausse est due à la progression des importations (249 M€, +23%), tandis que les exportations stagnent (29 M€, -1%). Le déficit commercial s’est fortement creusé en 2015 (-220 M€, +27%). L’UE demeure le 1er client des Comores (34,5% des exportations) tandis que les 3 premiers fournisseurs (Chine, Pakistan et France) réalisent 50% des importations du pays.
Les tensions budgétaires se sont aggravées. La survie économique et financière n’est possible que par le soutien extérieur apporté par les bailleurs et certains pays (notamment du Golfe) et le niveau élevé des transferts des migrants (plus de 25% du PIB).

L’appui budgétaire exceptionnel apporté par l’Arabie saoudite aux Comores en décembre 2015 (40 M€, soit 8% du PIB) a permis de normaliser pour un temps la situation financière du pays.

Politique étrangère

L’Union des Comores appartient à l’Organisation de la Conférence islamique et à la Ligue arabe. Elle fait partie du COMESA, de la Commission de l’océan Indien (COI), de l’Association des États riverains de l’océan Indien (IORA) et de la SADC (depuis août 2017). Moroni a accueilli le Conseil des ministres de la COI en avril 2014 et le 4e sommet des chefs d’État et de gouvernement de la COI en août 2014. L’Union des Comores est également candidate à l’OMC. Entre 2006 et 2011, le président Sambi a développé des relations avec les pays arabes (Arabie saoudite, Émirats arabes unis, Koweït, Qatar, Libye) et l’Iran, avec la signature de plusieurs accords de coopération et l’amorce d’une coopération militaire. Les Comores ont depuis rompu leur relation avec l’Iran (2016) puis avec le Qatar (7 juin 2017) en soutien avec l’Arabie saoudite. Les relations avec la Chine se sont fortement développées (construction d’infrastructures dont le Palais du Peuple ou le port de Mohéli, appui dans le secteur de la santé, actions de formation professionnelle, aide à l’apurement du déficit budgétaire.

En juin 2002, après les accords de Fomboni, la coopération de l’UE a repris. L’enveloppe prévisionnelle du 11e FED pour les Comores pour la période 2014-2020 s’élève à 68M€, avec 3 secteurs de concentration : la gouvernance (élections, justice, finances publiques), les transports (projet portuaire pour 2016) et la formation technique et professionnelle.

Mise à jour : 05.09.17

Informations complémentaires

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