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Présentation du Cambodge

Présentation

Données générales

Nom officiel : Royaume du Cambodge
Nature du régime : Monarchie constitutionnelle
Chef de l’Etat : Norodom Sihamoni, règne depuis 2004
Premier ministre : M. HUN Sen, entré en fonctions en novembre 1998, réélu par l’Assemblée nationale en 2013.

Données géographiques

Superficie : 181 035 km²
Capitale : Phnom Penh (1,5 millions d’habitants)
Villes principales : Sihanoukville (200 000 habitants), Battambang (180 000 habitants), Siem Reap (180 000 habitants)
Langue officielle : khmer
Monnaie : Riel (KHR) et dollar (économie fortement dollarisée)
Fête nationale : 9 novembre (anniversaire de l’indépendance en 1953)

Données démographiques

Population : 15 millions d’habitants (2013, Banque mondiale)
Densité : 78 habitants/km2 (2013, DG Trésor)
Croissance démographique : 2 % (2013, DG Trésor)
Espérance de vie : 71 ans (2012, Banque mondiale)
Taux d’alphabétisation : 74 % (2009, Banque mondiale)
Religions : bouddhisme (plus de 90%), islam (moins de 5%)
Indice de développement humain : 136e rang (2014, PNUD)

Données économiques

PIB : 15,3 Mds USD (2013, Banque mondiale)
PIB par habitant : 950 USD (2013, Banque mondiale)

Taux de croissance : 7,5 % (2013, Banque mondiale)
Taux de chômage : 1,5 % (2012, Banque mondiale)
Taux d’inflation : 2,9 % (2013, FMI)
Déficit public : 4,1 % (2012, DG Trésor)
Balance commerciale : - 2,8 Mds USD (2012, DG Trésor)

Principaux clients : Etats-Unis (37%), Royaume-Uni (9,5%), Allemagne (8,5%)
Principaux fournisseurs : Chine (32,6%), Vietnam (13,5%), Thaïlande (13%) puis UE (2,7%).

Part des principaux secteurs d’activités dans le PIB (2010) :

  • agriculture : 31,2 %
  • industrie : 21,7 %
  • services : 40 %

Exportations de la France vers le Cambodge : 69 millions € (2014, DG Trésor)
Importations françaises depuis le Cambodge : 397 millions € (2014, DG Trésor)

Pour plus de renseignements : http://www.tresor.economie.gouv.fr/Pays/cambodge

Section consulaire à Phnom Penh, consuls honoraires à Siem Reap et Sihanoukville
Communauté française au Cambodge : 4530 inscrits au registre consulaire (2013)
Communauté cambodgienne en France : estimée à 80 000 personnes

Politique intérieure

Aux termes de la constitution de 1993, le Cambodge est une monarchie parlementaire. Elément essentiel de la stabilité du pays depuis les Accords de Paris en 1991, l’institution monarchique perdure en la personne de Norodom Sihamoni qui a accédé au trône en 2004, après l’abdication de son père, Norodom Sihanouk. L’action du souverain s’inscrit dans le cadre posé par la Constitution, selon laquelle « le Roi règne et ne gouverne pas ».

Lors des élections législatives de juillet 2013, le Parti du Peuple Cambodgien (PPC), dirigé par le Premier ministre Hun Sen, a remporté 3,2 millions de voix, suivi de près par le Parti du Salut National du Cambodge (PSN, issu de la fusion entre les deux principaux partis d’opposition, dirigés par Sam Rainsy et Kem Sokha), qui avec 2,9 millions de voix, enregistre une forte poussée. L’opposition a dénoncé de graves irrégularités et a refusé de siéger à l’Assemblée nationale. Après une année de crise émaillée de nombreux incidents, un accord entre le PPC et le PSN est intervenu le 22 juillet 2014, ouvrant la voie au retour des députés d’opposition à l’Assemblée nationale au mois d’août. Avec 68 sièges pour le PPC contre 55 pour l’opposition, le paysage politique cambodgien s’oriente vers une bipolarisation politique croissante.

Les « Chambres extraordinaires au sein des tribunaux cambodgiens » (ou « Tribunal Khmers Rouges »), mises en place et soutenues par les Nations Unies, sont chargées de juger les dirigeants supérieurs du Kampuchéa Démocratique ainsi que les principaux responsables des crimes commis entre le 17 avril 1975 et le 6 janvier 1979, période durant laquelle les Khmers rouges ont dirigé le Cambodge. Il s’agit d’une juridiction mixte associant pour moitié des magistrats cambodgiens et pour l’autre des magistrats internationaux. Le premier procès, celui de Duch (directeur du centre pénitentiaire S21 à Phnom Penh), a pris fin en février 2012, par la condamnation en appel de l’accusé à la prison à perpétuité. En août 2014, le Tribunal a reconnu les plus hauts dignitaires du régime de Pol Pot, Khieu Samphan, ancien chef d’Etat, et Nuon Chea, ancien n°2, coupables de crimes contre l’humanité.

Situation économique

Malgré une conjoncture internationale maussade, l’économie du Cambodge affiche une croissance estimée par la Banque mondiale à 7,4 % en 2013.

L’économie khmère repose sur quatre piliers : la construction, l’agriculture, le tourisme et l’industrie textile. Grâce au programme « Tout sauf les armes » de l’UE, les exportations agricoles cambodgiennes ont augmenté rapidement suite à l’abolition des taxes et des barrières douanières à destination des pays membres de l’UE.

En 2013, les exportations se sont élevées à 6.5 milliards de dollars, contre 6 milliards en 2012. Le secteur du textile et des chaussures (5, 4 milliards de dollars, soit 80% des exportations totales) constitue le principal poste d’exportation du pays et l’un des piliers de son économie. Alors que le Cambodge est très dépendant des pays voisins et de la Chine pour les importations, environ 80% de ses exportations sont destinées (à parts égales) à l’Union européenne et aux Etats-Unis. L’agriculture constitue le 2ème poste d’exportation du pays, avec 2.9 millions de tonnes de produits exportés en 2013, dont 379 000 tonnes de riz (contre 206 000 tonnes en 2012). Cependant, elle reste dépendante des aléas climatiques. L’accent est mis aujourd’hui par les acteurs de ce secteur sur la modernisation des techniques de production et de stockage.

L’activité touristique (13% du PIB) a engrangé des recettes de 2 Mds USD (4,5 millions de touristes en 2014), à destination principalement de Siem Reap (site d’Angkor) et de Phnom Penh.

La croissance est en partie tirée par les exportations, qui dépendent néanmoins d’entreprises souvent étrangères (chinoises pour le textile, japonaises pour la production industrielle). Cette dépendance pourrait fragiliser à terme le Cambodge, qui doit faire face à la concurrence des pays voisins déjà industrialisés comme la Thaïlande et le Vietnam mais aussi les nouveaux entrants comme la Birmanie. Pour éviter une trop grande dépendance aux facteurs exogènes, le Cambodge entame une diversification de son industrie. Apparaissent aujourd’hui de nouvelles filières industrielles comme la sous-traitance pour de grands groupes automobiles (investissements japonais) ou la production de vélos (2ème exportateur à destination de l’UE). L’industrie reste toutefois dominée par la filière textile qui crée peu de valeur ajoutée.

Politique extérieure

Après les décennies 1970 et 1980, marquées par le coup d’Etat du général Lon Nol, le régime Khmer rouge, puis par l’occupation vietnamienne, et une quinzaine d’années de reconstruction, le Cambodge aspire à son plein retour au sein de la communauté internationale.

La relation avec Pékin est un élément important de la politique étrangère cambodgienne. Le Cambodge est un des pays d’Asie du Sud-Est le plus proche de la Chine. Les deux Etats ont conclu un « partenariat global » lors de la visite à Phnom Penh du Premier ministre chinois Wen Jiabao en avril 2006. La Chine est le premier partenaire commercial du Cambodge, avec une part de marché de 32,6 % en 2014, en augmentation constante depuis 2004 (+15% en 10 ans). La Chine est également, depuis 2004, le premier investisseur au Cambodge et un bailleur de fonds de plus en plus important.

Depuis 2008, des tensions existent entre le Cambodge et la Thaïlande autour d’une zone frontalière contestée de 4,6 km2, située aux abords du temple de Preah Vihear. Des affrontements meurtriers ont même eu lieu en 2011. Après une intervention du ministre des Affaires étrangères indonésien, les deux pays sont parvenus à un accord de principe prévoyant l’arrêt des hostilités et le déploiement d’observateurs indonésiens chargés de surveiller le cessez-le-feu. Le Cambodge a demandé à la Cour Internationale de Justice une interprétation de l’arrêt du 15 juin 1962 relatif au temple de Preah Vihear. Cet arrêt en interprétation en date du 11 novembre 2013 confirme la souveraineté du Cambodge sur le temple lui-même, ainsi que sur tout l’éperon rocheux sur lequel il se trouve. En revanche, il ne délimite pas la frontière. La décision a été acceptée par les deux pays, qui doivent désormais procéder à la délimitation de la frontière.

Les flux économiques entre la Thaïlande et le Cambodge sont conséquents (plus d’un milliard de dollars en 2013). La Thaïlande représente le 3e fournisseur du royaume (13% des importations, principalement des matériaux de construction, des produits pétroliers et des véhicules). De nombreux travailleurs migrants cambodgiens sont par ailleurs installés en Thaïlande.

Avec le Vietnam, la relation entre gouvernements est historiquement bonne et les visites bilatérales de haut niveau sont fréquentes. La relation privilégiée entre les deux pays est cependant régulièrement mise à l’épreuve par un certain nombre de sujets sensibles pour l’opinion publique cambodgienne, tels que la présence de nombreux ressortissants vietnamiens clandestins au Cambodge, les litiges frontaliers, et la question des Khmers Krom (environ un million) qui vivent au Vietnam dans le delta du Mékong.

En matière économique, le Vietnam est le quatrième investisseur au Cambodge, avec 2,5 milliards de dollars en volume en 2013, soit quatre fois plus qu’en 2009. Le montant des échanges entre les deux pays était de 3,5 milliards de dollars en 2013 (part de marché de 13,5%). Les Vietnamiens représentent également le plus important contingent de touristes étrangers dans le royaume.

Le Cambodge cherche à jouer un rôle plus actif sur la scène internationale. Il a ainsi envoyé des soldats participer pour la première fois à une opération de maintien de la paix de l’ONU en 2006, et plus récemment un contingent de casques bleus au Mali et en République centrafricaine. Le Cambodge a organisé fin 2011 la Réunion des Etats Parties à la Convention d’Ottawa sur l’interdiction de l’emploi, du stockage, de la production et du transfert des mines antipersonnel. Il a également assuré la présidence tournante de l’ASEAN en 2012.

Mise à jour : 13.03.15

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