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Présentation du Brésil

Présentation

Données générales

Nom officiel : République fédérative du Brésil
Nature du régime : République fédérale présidentielle, composée de 26 Etats et d’un district fédéral
Chef de l’Etat et/ou du Gouvernement : M. Michel Temer, depuis le 31 août 2016

Données géographiques

Superficie : 8 511 965 km² (quinze fois la France), 5ème rang mondial
Capitale : Brasilia
Villes principales : São Paulo, Rio de Janeiro, Belo Horizonte, Porto Alegre, Salvador de Bahia, Fortaleza, Curitiba, Recife, Belém, Goiânia
Langue officielle : Portugais
Monnaie : Real (1€ = 3,1 réaux)
Fête nationale : 7 septembre

Données démographiques

Population : 200 millions, 5ème rang mondial
Densité : 22 hab. / km2
Croissance démographique : 1,33%
Espérance de vie : 73,62 ans (69,7 ans pour les hommes et 77,3 ans pour les femmes)
Taux d’alphabétisation : 89%
Religion (s) : catholiques (68 %) ; évangéliques (20 %)
Indice de développement humain : 0,73 (85e)

Données économiques

PIB 2015 (dollars US courants) : 1800 Mds USD (9ème rang mondial) (2013 : 2305 Mds USD ; 2012 : 2253 Mds USD ; 2011 : 2476 Mds USD ; 2010 : 2.143 Mds USD)
PIB par habitant (2013) : 11 690 USD
Taux de croissance : (2015) -3,7% ; (2014 : 0,2% ; 2013 : 2,5 % ; 2012 : 0,9% ; 2011 : 2,7% ; 2010 : 7,5 % ; 2009 : -0,6%)
Taux de chômage : 7,5% (2015), 10,9% en T1 2016 (4,8 % en 2014)
Taux d’inflation (2015) : 10% (2014 : 6,4 % (2013 : 5,9% ; 2012 : 5,8% ; 2011 : 6,5%

Balance commerciale (2015) : +15 milliards USD ; (2014 : -3,9 milliards USD ; 2012 : 19,4 milliards USD ; 2011 : 29,8 milliards USD)
Principaux clients : Etats-Unis, Argentine, Chine, Pays-Bas (France 16e)
Principaux fournisseurs : Etats-Unis, Argentine, Chine, Allemagne, Nigeria (France 9e)
Réserves Internationales (septembre 2012) : 378 milliards USD

Part des principaux secteurs d’activités dans le PIB :

  • agriculture : 6 %
  • industrie : 27%
  • services : 67%

Exportations de la France vers le Brésil (2015) : 4,8 Mds EUR (record historique, +12% par rapport à 2014 en raison de grands contrats d’exportation de matériel aéronautique et spatial ; Brésil = 17ème client de la France)
Importations françaises depuis le Brésil (2015) : 2,92 Mds EUR (+1,8% par rapport à 2014 mais -14% par rapport à 2013) en recul de 20% environ par rapport à l’année précédente == 4,2 Mds EUR en 2012== du fait de la baisse des importations de pétrole et de soja)

http://www.tresor.economie.gouv.fr/pays/Bresil

Consulats de France : Sao Paulo, Rio de Janeiro, Recife
Communauté française au Brésil : près de 20 000 inscrits au registre des Français établis hors de France. Environ 30 000 Français résidents selon la police fédérale.
Communauté brésilienne en France : 2 000 enregistrés (25 000 estimés)

Politique intérieure

Dilma Rousseff a été élue pour un second mandat le 26 octobre 2014, au second tour de l’élection présidentielle, avec 51,6% des voix, devant le candidat de l’opposition, Aécio Neves (Parti de la Social-démocratie brésilienne). Elle est depuis 2010 la première femme Présidente de la République du Brésil. Une procédure de destitution lancée contre elle fin 2015 a conduit à sa suspension le 12 mai 2016, sur décision conjointe des deux chambres, pendant la durée de son procès politique et dans la limite de 180 jours. Son vice-président, Michel Temer (PMDB) a exercé l’intérim jusqu’au verdict final, rendu le 31 août 2016. Le Sénat Fédéral a voté la destitution de Dilma Rousseff (61 sénateurs ont voté en faveur de la destitution ; 54 voix étaient nécessaires). Michel Temer a pris ses fonction le même jour, pour un mandat courant jusqu’au 31 décembre 2018.

Dilma Rousseff avait fait de la lutte contre la pauvreté sa grande priorité, dans la lignée de son très populaire prédécesseur, Ignacio Lula da Silva. Les programmes gouvernementaux (« Bolsa Familia », « Brésil sans misère ») ou l’augmentation du SMIC (+14% en 2012) ont permis, depuis l’ère Lula, de sortir près de 30 millions de Brésiliens (sur 192 millions), de consolider la position de la classe moyenne et d’assurer une meilleure inclusion sociale. Cette politique s’inscrit dans un cadre plus large de développement du pays, fondé sur les infrastructures dans le cadre du Programme d’Accélération de la Croissance - PAC 2 (2011-2014 - près de 415 milliards d’euros d’investissements) qui devait permettre de remédier aux faiblesses structurelles du pays (construction massive de logements, accès aux services publics, aménagements en vue des grands évènements sportifs, infrastructures énergétiques et de transport), d’encourager l’agro-négoce et de développer une ambitieuse politique de formation des ressources humaines (Science sans frontières : 100.000 étudiants boursiers à l’étranger, dont 10.000 pour la France).

Au total, le Brésil traverse aujourd’hui une période de transition sur le plan économique et social, après l’euphorie des années Lula. Comme ailleurs en Amérique latine, l’accès à un niveau de bien-être élémentaire s’est traduit par une montée en puissance des revendications de la population. Alors que les acquis politiques et économiques de « l’émergence » commençaient à être engrangés, les classes moyennes ont aspiré à un saut qualitatif dans leurs conditions de vie, et ont souhaité se rapprocher des standards socio-économiques de l’Amérique du Nord ou de l’Europe en matière d’éducation, de couverture sociale, de réduction des inégalités, d’efficacité de la justice et de l’administration, de lutte contre la corruption, de droits des minorités et d’évolutions sociétales. La crise économique a entamé ces acquis, et fait retomber une partie de cette nouvelle classe moyenne dans la pauvreté. Le souci qu’a eu le Président Temer, dès son arrivée, de promettre la préservation des acquis sociaux de l’ère luliste illustre la sensibilité du sujet et la peur du déclassement qui travers la société brésilienne.

Au-delà de cette conjoncture, la demande de progrès sociétal se fait de plus en plus pressante depuis 2013, quand des millions de personnes avaient manifesté contre l’augmentation du coût de la vie, la médiocrité des services publics et des infrastructures, la corruption des élites, les excès des forces de police, ou encore le coût très élevé (plus de 10 milliards d’Euros) de la Coupe du Monde 2014 et des Jeux Olympiques de Rio 2016. Ce mouvement s’est progressivement étiolé et en partie radicalisé, sous l’influence de certains groupes radicaux (mouvements « black blocks » et quelques groupes anarchistes). Il n’en continue pas moins d’être perçu comme un tournant dans l’histoire récente du pays. La montée en puissance de l’institution judiciaire est une manifestation frappante, et potentiellement durable, de cette dynamique de fond au sein de la société brésilienne.

Situation économique

Confronté à une conjoncture délicate depuis plusieurs années (ralentissement notable de la croissance depuis 2010), l’économie brésilienne est dans une situation difficile et peine à se relancer. Le déficit public du Brésil s’établissait fin mars 2016 à 10,8% du PIB (5,9% en 2014), et la dette à 68% (19% d’endettement externe). Le real s’est déprécié de 30% en 2015. La consommation, comme l’investissement (18%, contre 32% en moyenne pour les émergents) sont bridés par l’inflation (10%), des taux d’intérêt directeurs élevés et la montée du chômage (10%). Après s’être replié de 0,2% et 3,7 % en 2014 et 2015, le PIB brésilien devrait connaître une troisième année consécutive de récession en 2016, avec une croissance négative de -3,6%.

Michel Temer a donné la priorité au redressement des finances publiques et à la restauration de l’attractivité du Brésil auprès des investisseurs étrangers. Il s’est aussi engagé à préserver les acquis sociaux de l’ère Lula/Rousseff. Parmi les mesures proposées par le nouveau ministre des Finances figurent le gel durable des dépenses publiques réelles (l’inflation dépasse 9% du PIB) et la fixation d’un âge minimal de départ à la retraite à 67 ans (pas d’âge légal actuellement).

Toutefois, malgré ses difficultés, le Brésil reste un grand émergent, doté d’indéniables atouts : des ressources naturelles abondantes (pétrole, gaz, minerais, potentiel hydro-électrique) associées à des secteurs industriels dynamiques (industrie agro-alimentaire, biocarburants, aéronautique, automobile). Première économie de l’Amérique latine et 9ème PIB mondial, le Brésil s’est donné comme priorité l’accélération de sa croissance et la réduction des inégalités dans le respect des équilibres économiques fondamentaux. L’Etat s’est également engagé dans une stratégie de développement massif des infrastructures de transports, point faible traditionnel du pays.

Les principaux partenaires commerciaux du Brésil sont l’UE (22% des parts de marché), la Chine (15%) et les Etats-Unis (environ 9%).

Dilma Rousseff, déterminée à faire avancer les intérêts brésiliens, avait participé activement à la constitution de champions brésiliens dans des secteurs stratégiques comme le pétrole avec Petrobras (une des dix plus grosses sociétés mondiales par la capitalisation boursière), Vale dans le secteur minier (deuxième compagnie mondiale), Odebrecht en génie civil, ETH energia dans les agro-carburants ou Embraer dans l’aéronautique. Le Brésil attend en outre des investisseurs étrangers des transferts de technologie et un appui dans sa quête de maîtrise technologique, d’expertise, de souveraineté.

Au-delà de nécessaires ajustements à court terme, le Brésil doit surtout faire face à d’importantes faiblesses structurelles : coûts de production élevés, déficit chronique d’infrastructures et de travailleurs qualifiés, complexité et lourdeurs administratives. L’objectif, pour le Brésil, est d’augmenter la compétitivité de son économie et de renouer avec la croissance grâce à des investissements de long terme : accès aux services publics, aménagements en infrastructures énergétiques et de transport, politiques éducatives et de formation des ressources humaines.

Politique extérieure

Le nouveau ministre des Affaires étrangères, José Serra, a annoncé son intention de déployer une diplomatie brésilienne plus active, plus pragmatique et plus atlantiste. Ce changement de cap ne sera pas sans conséquences sur les liens sud-sud forgés par le Brésil luliste avec les BRICS et l’IBAS (Inde, Brésil, Afrique du Sud), ou encore son ambitieuse politique africaine. La relation avec l’Argentine, où le ministre a effectué son premier déplacement, est une priorité, de même que la réforme du Mercosur. Les Brésiliens sont très attentifs à l’avancée des négociations de l’accord UE-Mercosur.

Sur le moyen terme, la diplomatie brésilienne s’articule autour des priorités suivantes :

- Appuyer la réforme de l’ordre international : le Brésil milite pour l’élargissement du Conseil de Sécurité des Nations-Unies et est candidat à un siège de membre permanent. Il défend le G20 comme instance privilégiée de la gouvernance mondiale et de la réforme des institutions financières internationales. Il plaide pour la conclusion du cycle de Doha à l’OMC, dont le Brésilien Roberto Azevedo a pris la tête en septembre 2013. Il joue un rôle important dans les négociations relatives au changement climatique et à la préservation de la biodiversité aux côtés des pays émergents et des pays du Sud.

- Jouer un rôle actif dans les grands dossiers internationaux ; Lors du sommet des BRICS à Fortaleza en juillet 2014, Dilma Rousseff avait réaffirmé le statut de « pays émergé » et d’acteur majeur sur la scène internationale de son pays, désireux de jouer un rôle dans la résolution de certains problèmes régionaux aux enjeux internationaux comme le conflit israélo-palestinien (reconnaissance de l’Etat palestinien le 1er décembre 2010) et le dossier iranien (projet d’accord Turquie-Brésil-Iran sur le nucléaire iranien de mai 2010). Le poisiotnnement brésilien sur ces sujets devrait se modifier substantiellement dans les prochains mois.

- Être le moteur de l’intégration et le leader de l’Amérique du Sud. Sous l’impulsion du Président Lula et dans une moindre mesure sous la présidence de Mme Rousseff, le Brésil s’est impliqué dans le règlement des crises régionales : Colombie, Venezuela, Bolivie et Haïti (commandement de la MINUSTAH). Il souhaite aujourd’hui renforcer l’UNASUR (Union des Nations sud-américaines, douze Etats membres), initiative du Président Lula, qui vise à se concentrer sur des réalisations concrètes (commerce, énergie, infrastructures, défense). Cette stratégie passe également par une protection militaire accrue de ses frontières terrestres et maritimes, contre les trafics illégaux (immigration illégale, drogues, armes, marchandises) et le crime organisé.

- Mettre en place le marché commun du Cône Sud (Mercosul) entre le Brésil, l’Argentine, le Paraguay, l’Uruguay et le Venezuela (intégré en juillet 2012). Le Mercosul reste une priorité à très haut niveau, s’agissant en particulier de la négociation d’un accord de libre-échange avec l’Union européenne.

Mise à jour : 12.09.16

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