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Présentation

Données générales

Nom officiel : Commonwealth d’Australie
Nature du régime : monarchie constitutionnelle
Chef de l’Etat : le Gouverneur général représente la Reine Elizabeth II, reine d’Australie. Sir Peter Cosgrove est Gouverneur général depuis le 28 mars 2014.

Données géographiques

Fédération de 6 Etats (Australie occidentale, Australie méridionale, Nouvelle-Galles du Sud, Queensland, Tasmanie, Victoria) et deux Territoires (Territoire du Nord, Territoire de la capitale australienne)
Superficie : 7 692 300 km²
Capitale : Canberra (383 375 habitants en juin 2014)
Villes principales : Sydney (4,4 M hab.), Melbourne (4 M hab.), Brisbane (2 M hab.), Perth (1,7 M hab.)
Langue(s) officielle(s) : anglais
Monnaie : dollar australien (1 AUD = 0,667 euro, taux de chancellerie du 01/01/2016)
Fête nationale : 26 janvier

Données démographiques

Population (2015) : 23,78 millions (Australian Bureau of Statistics)
Densité : 3 habitants par km²
Croissance démographique : 2%
Espérance de vie : hommes (79,9 ans) ; femmes (84,3 ans)
Taux d’alphabétisation : 99 %
Religion(s) : catholiques (25,3 %), anglicans (17,1 %), autres chrétiens (17,6 %), bouddhistes (2,5%), musulmans (2,2%), sans religion déclarée (22,3 %)
Population aborigène : 500 000 personnes
Indice de développement humain (Classement ONU 2014) : 0,935 (2ème rang mondial)

Données économiques

PIB (2015) : 1 240 milliards USD (Banque mondiale)
PIB par habitant (2015) : 51 642 USD (Banque mondiale)(2e PIB/habitant des pays du G20)
Taux de croissance (2015) : 2,5 %
Taux de chômage (2015) : 5,8 %
Taux d’inflation (2015) : 1,5 %
Dette publique : 27,8% du PIB (2015) (Etat fédéral et Etats fédérés)
Principaux clients (2014) : Chine (28,3 %), Japon (14,6 %), Etats-Unis (6,4 %), Corée du Sud (6,1 %)
Principaux fournisseurs (2014) : Chine (15%), Etats-Unis (11,9%), Japon (6,5%), Singapour (5,4%)

Part des principaux secteurs d’activités dans le PIB (2014) :

  • agriculture : 3,7 %
  • industrie : 28,9 %
  • services : 67,4 %

Exportations françaises vers l’Australie (2015) : 2,35 Mds d’euros
Importations françaises de l’Australie (2015) : 938 M d’euros
Excédent commercial français (2015) : 1,4 Mds d’euros (11e excédent commercial de la France)

Pour plus de renseignements :
http://www.tresor.economie.gouv.fr/Pays/australie

Consulat général de France : Sydney (circonscription consulaire unique pour le territoire australien)
Communauté française en Australie en avril 2016 : 26 760 inscrits, entre 50 et 70 000 non-inscrits
Nombre de Français en Australie au titre du programme vacances-travail (2015) : 23 375
Communauté australienne en France : environ 3 000 personnes

Politique intérieure

Le Commonwealth d’Australie, créé en 1901, est une monarchie constitutionnelle, dont le souverain est la reine Elisabeth II représentée par un Gouverneur général, Sir Peter Cosgrove, nommé le 28 mars 2014. Le pouvoir législatif est composé d’un Parlement fédéral à deux chambres : la chambre des représentants (150 représentants élus pour 3 ans) et le sénat (76 sénateurs élus pour 6 ans).
Le Gouverneur général nomme comme Premier ministre le chef du parti majoritaire à la chambre des représentants. Le Premier ministre choisit ensuite les ministres (si le Premier ministre appartient au parti travailliste, les ministres sont désignés par le caucus - groupe parlementaire - et le Premier ministre décide de leur portefeuille). Les ministres confirmés font partie du « cabinet » qui prend les décisions concernant la conduite du gouvernement, tandis que les autres membres du gouvernement (ministres et secrétaires parlementaires) sont considérés comme étant en dehors du cabinet. Tous les ministres doivent appartenir au Parlement devant lequel ils sont responsables collectivement et individuellement.

L’opposition, qui représente le gouvernement alternatif potentiel, constitue un « cabinet fantôme », miroir du gouvernement en place. A la chambre des représentants, le gouvernement et le « cabinet fantôme » se font face, de part et d’autre du « Speaker » (président de la chambre). Le « Speaker » australien est nommé par le parti majoritaire et reste identifié au parti dont il est issu.

L’organisation des pouvoirs politiques se retrouve de façon identique au niveau des Etats fédérés, avec un Gouverneur nommé par la Reine sur proposition des instances fédérales, un gouvernement responsable devant le Parlement, lui-même composé d’une chambre basse (Assemblée législative) et d’un sénat (Conseil législatif). Il existe deux types d’organisation locale : les Etats (Australie méridionale, Australie occidentale, Queensland, Nouvelle-Galles du Sud, Tasmanie, Victoria) et les Territoires (Territoire de la Capitale australienne, Territoire du Nord). La particularité de ces derniers tient, d’une part, à leur création administrative postérieure à l’institution de la Fédération et, d’autre part, à une autonomie relativement moins importante vis-à-vis du gouvernement fédéral. L’Etat du Queensland et les deux Territoires n’ont pas de chambre haute.

Le paysage politique est dominé par deux grands courants politiques incarnés par le parti travailliste (centre-gauche) et le parti libéral (centre-droit) qui forme une coalition conservatrice avec son allié traditionnel minoritaire, le parti national (conservateur agrarien). Au-delà de ces partis principaux, les petits partis (démocrates, verts, indépendants) peuvent jouer un rôle d’appoint dans la constitution des majorités gouvernementales.

Les dernières élections générales australiennes qui se sont tenues le 2 juillet ont été remportées de justesse par la coalition conduite par le parti libéral de M. Malcolm Turnbull, avec 76 sièges sur 150 à la Chambre des représentants (contre 90 lors de la précédente mandature). Le nouveau gouvernement a prêté serment le 19 juillet 2016. Le chef de l’opposition, M. Bill Shorten, voit son autorité confortée par les élections, le parti travailliste obtenant 69 sièges (contre 56 précédemment).

Situation économique

12ème puissance économique mondiale, membre du G20, l’économie australienne a été l’une des plus performantes des pays développés pendant et depuis la crise financière mondiale. L’Australie est dans sa 26ème année consécutive de croissance et connaît, depuis 1991, une croissance moyenne annuelle de 2,5-3 %. Avec un PIB par habitant de 51 642 USD, l’Australie est le cinquième pays le plus riche du monde. En 2016, le ralentissement du secteur minier et énergétique consécutif à la baisse du prix des matières premières devrait continuer à peser. L’économie est largement tirée par les investissements dans les secteurs miniers et gaziers, avec près de 200 Mds AUD déjà engagés. Le taux de chômage est faible avec 5,8 % de la population active. La dette nette de l’Etat fédéral est de 16,6% du PIB, l’une des plus faibles des pays industrialisés, et l’objectif de ciblage d’inflation arrêté par la banque centrale australienne (2-3%) est respecté.

L’Australie est l’un des pays de l’OCDE les plus ouverts aux investissements directs étrangers (36 % du PIB australien pour une moyenne OCDE de 23%). Les IDE s’y s’élevaient en 2014 à 564 Mds USD soit environ 2,3% des stocks mondiaux. Les Etats-membres de l’UE représentent le premier investisseur étranger, avec 36% des IDE, devant les Etats-Unis (27,2 %) et le Royaume-Uni (17,4%). Le système financier australien est qualifié de « solide, résilient et bien géré » par le FMI. L’Australie est aujourd’hui le 2ème marché de financement de projets en Asie, le 6ème marché d’actions au monde et le 5ème marché mondial des introductions en bourse.

En matière de commerce international, l’insertion de l’Australie dans la région Asie-Pacifique se renforce. La croissance australienne est largement dépendante de l’expansion économique des pays asiatiques. Les exportations australiennes vers la zone sont en constante augmentation, surtout vers la Chine (+25% par an). Une forte complémentarité s’est établie entre une Asie en pleine croissance et une Australie riche de ses réserves minières (charbon, uranium, fer, or, lignite, nickel, plomb, cuivre), énergétiques (gaz) et agricoles (viande, céréales, coton, laine). La zone Asie-Pacifique absorbe ainsi 71% des exportations australiennes (11,5% à destination de l’UE, 9% des Etats-Unis) et fournit 52% des importations (contre 24% en provenance de l’UE et 14% des Etats-Unis). La Chine est aujourd’hui le premier partenaire commercial bilatéral de l’Australie. L’Asie concentre 64% des échanges avec l’Australie en biens de consommation (19% pour l’UE, 13% pour les Etats-Unis, 7% pour l’Océanie). En ce qui concerne les services, l’UE concentre 22% des échanges avec l’Australie devant les Etats-Unis (17%), l’ASEAN (15%) et le Japon (8%).

Politique étrangère

Depuis la Seconde guerre mondiale, l’alliance traditionnelle avec les Etats-Unis demeure la clef de voûte de la politique étrangère australienne et constitue une garantie de stabilité et d’équilibre dans la région. La visite du Président américain en Australie, en novembre 2011, et les annonces qui ont été faites à cette occasion (premier déploiement d’un contingent de 250 Marines près de Darwin dans le nord du pays en avril 2012 avec une progressive montée en puissance du dispositif pour atteindre 2 500 soldats d’ici 2016-2017) ont confirmé ce lien privilégié. Les relations économiques s’appuient sur un accord de libre-échange, entré en vigueur au 1er janvier 2005 (99% des produits manufacturés américains et 97% des produits manufacturés australiens sont exemptés de droits de douane). Les Etats-Unis sont le 3ème partenaire économique de l’Australie.

Depuis quelques années, l’Australie a souhaité redéfinir son ancrage dans le monde asiatique et marqué sa volonté d’y jouer un rôle structurant, s’efforçant d’élargir ses partenariats bilatéraux et d’inscrire sa politique étrangère dans un cadre multilatéral. L’Australie a ainsi conclu un partenariat global avec l’ASEAN en 2007 et a signé avec la Nouvelle-Zélande et l’ASEAN un accord de libre-échange en 2009 qui prévoit une levée des droits de douane sur 96% des échanges commerciaux. Membre fondateur du Forum régional de l’ASEAN (Asean Regional Forum - ARF), l’Australie participe aux réunions des ministres de la Défense (Asean Defence Ministers Meeting Plus ADMM+), mais également aux Sommets de l’Asie orientale. Au niveau bilatéral, l’Australie a signé des accords de libre-échange avec ses principaux partenaires asiatiques (Chine, Japon, Corée).

La Chine et l’Australie ont signé un « partenariat stratégique » sur dix ans en avril 2013 avec la mise en place d’une rencontre annuelle entre Premiers ministres et un dialogue ministériel sur les questions économiques, de politique étrangère et de défense. Ils ont également signé un accord de convertibilité directe entre le dollar australien et le yuan. Le dollar australien est la troisième monnaie à bénéficier de ce régime après le dollar américain et le yen japonais. En 2014, les 2/3 de la croissance des exportations australiennes ont été tirés par la Chine qui est le premier client et le premier fournisseur de l’Australie (elle a absorbé 34% des ventes australiennes en 2014 contre à peine 12% en 2005) et son premier investisseur, Canberra arrivant au septième rang des partenaires économiques pour Pékin. L’Australie est le seul pays développé entretenant un excédent commercial conséquent avec la Chine (34 Mds US$ en 2013) grâce à ses exportations de matières premières. L’Australie accueille 140 000 étudiants et près d’un million de touristes chinois par an. La communauté chinoise est évaluée à près de 700 000 personnes.

L’Australie entretient des relations solides et étroites avec le Japon, fondées sur des échanges politiques nourris et sur une coopération bien établie en matière de sécurité régionale : dialogue stratégique Japon/Australie/Etats-Unis lancé en 2002, déclaration bilatérale de sécurité de 2007 (qui a conduit à la mise en place d’un dialogue 2+2, Affaires étrangères et Défense) et initiative conjointe en matière de non-prolifération nucléaire. En ce qui concerne les relations économiques, le Japon est le deuxième partenaire économique de l’Australie (45 milliards € en 2014) et son premier marché à l’exportation, notamment, pour les biens agricoles non-transformés. Les deux pays ont signé, en juillet 2014, un accord de libre-échange. La présence de 10 000 étudiants japonais chaque année et le fait que le japonais soit la première langue étrangère apprise en Australie contribuent également à la dynamique des relations bilatérales.

L’Indonésie, voisin immédiat, quatrième puissance démographique mondiale, constitue un enjeu géopolitique majeur et un partenaire économique significatif (12ème partenaire économique en 2014). Les deux pays sont liés par un partenariat stratégique global depuis 2010. L’Indonésie est le premier bénéficiaire de l’aide australienne. Si cette enveloppe demeure la plus élevée à titre bilatéral, elle s’inscrit en baisse dans un contexte de réduction globale de l’APD australienne (323 MAUD en 2015 contre 542 MAUD en 2014).

L’Inde est désormais le 10ème partenaire économique de l’Australie (12,2 milliards USD en 2013/2014). A l’occasion de la visite du Premier ministre australien en novembre 2009, les relations politiques ont été élevées au niveau de partenariat stratégique. Le renforcement des relations politiques s’appuie sur une importante communauté indienne en Australie (450 000 personnes, dont 56 000 étudiants, soit 11% des étudiants étrangers) et sur un solide partenariat scientifique entre les deux pays.

Le Pacifique constitue un enjeu prioritaire pour Canberra qui a intérêt à la stabilité et au développement économique de son environnement régional. L’Australie est le premier bailleur de fonds dans le Pacifique Sud et un acteur influent au sein du Forum des Iles du Pacifique (FIP). Elle en a assuré la présidence d’août 2009 à août 2010. La Papouasie-Nouvelle-Guinée est le premier destinataire de l’aide au développement consacrée par l’Australie aux Etats insulaires océaniens (358,3 M € pour la période 2015-2016). Canberra est fortement impliqué au sein de la Mission d’intervention aux Iles Salomon (« RAMSI ») du FIP pour laquelle elle a assuré le commandement et fournit la majorité des troupes depuis son lancement en 2003. Le retrait de la composante militaire de cette mission s’est achevé fin 2013. S’agissant des Iles Fidji, l’Australie avait soutenu une position de fermeté vis-à-vis du gouvernement intérimaire du Contre-amiral Bainimarama, issu du coup d’Etat de décembre 2006, en introduisant des restrictions en matière de visas. La visite de la ministre australienne des Affaires étrangères à Fidji en février 2014 et 2016, suite au passage du cyclone WINSTON, a amorcé la normalisation des relations bilatérales et permis la levée de toutes les sanctions en matière de visa. Canberra a salué le bon déroulement des élections législatives de septembre 2014.

En Afghanistan, le retrait des troupes australiennes, premier contributeur hors OTAN, s’est achevé fin 2013. Depuis 2001, l’Australie a investi plus de 900 millions AUD en aide publique au développement. Le Premier ministre a confirmé que son pays resterait engagé dans le processus de transition en Afghanistan avec lequel l’Australie a signé un accord de partenariat global de long terme en mai 2012.

Sur le dossier syro-irakien, début septembre 2015, Canberra a étendu à la Syrie les opérations aériennes qu’elle menait jusqu’ici en Irak dans le cadre de la coalition internationale contre Daech. L’Australie est le second contributeur à la Coalition après les Etats-Unis et participe à la formation des forces de sécurité irakiennes dans le cadre des programmes américains Advise and Assist et Building Partners Capacity. Le Premier ministre exclut pour le moment tout envoi de troupes au sol et insiste sur la nécessité d’une solution politique négociée en Syrie.

Mise à jour : 25.08.16


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