Présentation

Données générales

Nom officiel : République d’Albanie
Nature du régime : République
Président de la République : Bujar Nishani
Premier ministre : Edi Rama

Données géographiques

Superficie : 28 748 km2
Capitale : Tirana (800 986 habitants (préfecture de Tirana))
Villes principales : Durrës (199 073 h), Fier (125 353), Vlora (117 850), Elbasan (116 971) Skhodra (96 328), Korçë (88 358h)
Langue officielle : albanais
Monnaie : le lek (1 € = 140 lek)
Fête nationale : le 28 novembre

Données démographiques

Population : 2 890 000 h
Densité : 100,6 hab/km2
Croissance démographique : -0,1%
Espérance de vie : 77,8 ans
Taux d’alphabétisation : 99 %
Religions (peu pratiquées) : musulmane (environ 65 %), orthodoxe (environ 20 %), catholique (environ 13 %)
Indice de développement humain : 0,733 en 2014 (85ème rang mondial sur 188)

Données économiques

PIB (2016) : 11 Mds euros
PIB par habitant (2015) : 3 800 euros/h
Salaire minimum mensuel brut en 2015 (EUR) : 157 EUR
Salaire moyen mensuel brut en 2015 (EUR) : 400 EUR
Taux de croissance : 3,4% (2016)
Taux de chômage (au sens du BIT) : 16,8% (2016)
Taux d’inflation (2016) : 1,1%
Solde budgétaire (2016) : -2,3% du PIB
Balance commerciale (2016) -2,5 Mds euros
Principaux clients : Italie (54,6 %), Kosovo (6,8 %), Grèce (4,6 %) et Allemagne (3,4 %) Principaux fournisseurs : Italie (29,3%), Allemagne (9,5%), Chine (8,7%) et Turquie (7,9%)

Part des principaux secteurs d’activités dans le PIB :

  • services : 51%
  • agriculture : 23 %
  • industrie et mines : 26 %

Exportations de la France vers l’Albanie en 2016 : 44,5 M€
Importations françaises de l’Albanie en 2016 : 79,6 M€

https://www.tresor.economie.gouv.fr/pays/albanie

Consulat (s) de France : Section consulaire près l’Ambassade de France à Tirana
Communauté française en 2015 : 202 inscrits au registre des Français établis hors de France
Communauté albanaise en France 2011 : environ 3.800

Politique intérieure

Le Parti Socialiste albanais (PS) ayant toujours contesté le résultat des élections législatives de 2009 remportées par le Parti démocratique de Sali BERISHA, le pays a connu quatre années de vives tensions politiques (boycott du parlement, émeutes, polémiques lors des élections municipales de 2011 et présidentielle de 2012). En raison de cette situation et d’un bilan insuffisant dans la mise en œuvre des réformes attendues par l’UE, l’Albanie n’a pu, au cours de cette période, obtenir le statut de pays candidat.

Les élections parlementaires du 23 juin 2013 se sont déroulées de façon correcte, en dépit d’incidents violents lors du scrutin. La coalition de gauche (PS et LSI) a remporté une large victoire avec environ 53% des voix permettant à la coalition gouvernementale de disposer de la majorité qualifiée au Parlement. Elle est ainsi en capacité d’adopter les lois les plus importantes, notamment celles requises dans le cadre du rapprochement européen.

L’OSCE/ODHIR a publié un rapport final globalement positif estimant que les élections ont été "concurrentielles avec une forte participation des citoyens tout au long de la campagne et un vrai respect des libertés fondamentales". Même si des progrès sont encore nécessaires, le bon déroulement général des élections, l’ampleur de la victoire de la gauche, la reconnaissance rapide de sa défaite par le Premier Ministre sortant, S. Berisha, constituent un signe de normalisation du fonctionnement de la démocratie albanaise.

M. Edi Rama, chef du plus grand parti (PS) de la coalition victorieuse a été nommé Premier ministre en septembre 2013. Le gouvernement comprend 20 ministres (14 PS, 5 LSI et 1 sans affiliation). L’action conduite par M. Rama se caractérise par une ambition réformatrice : mise en place d’un gouvernement animé d’une volonté de transformer la société albanaise pour la mettre « aux standards européens ». Toutefois, l’ampleur de la tâche et une situation budgétaire dégradée rendent la mise en œuvre de cette politique difficile dans un contexte où les relations avec les députés du parti démocratique (opposition) restent tendues. Des élections locales (maires et conseillers municipaux), remportées par la majorité (PS et LSI), ont eu lieu le 21 juin 2015.

Des élections législatives doivent se tenir le 18 juin 2017.

Situation économique

En autarcie économique jusqu’au début des années 90, L’Albanie connait depuis une période de transition économique accélérée. Elle reste l’un des pays les plus pauvres d’Europe, mais l’écart de niveau de richesse se réduit sensiblement. Le PIB nominal de l’Albanie s’établit à 11 Md EUR en 2016, pour une population d’environ 2,9 M d’habitants, soit un PIB par habitant de l’ordre de 3 800 EUR. Exprimé en standard de pouvoir d’achat, ce PIB par habitant est l’un des plus faibles des Balkans, estimé à 30 % de la moyenne européenne en 2014.

L’économie albanaise est dominée par le secteur des services, qui représente près de 51 % de la valeur ajoutée en 2014 (restauration et hôtellerie notamment) et par le secteur agricole (23 % de la valeur ajoutée en 2014). Ce dernier est constitué de petites exploitations de subsistance peu compétitives et concentre près de la moitié des emplois. A noter l’importance de l’industrie extractive, dont l’activité irrigue une grande partie de l’économie. L’Albanie exporte de nombreuses matières premières, notamment du pétrole, du fer et de l’acier, et des minerais. Elle dispose des plus importantes réserves de chrome en Europe et des quatrièmes au niveau mondial.

Les remises des migrants, avec plus de 7 % du PIB, alimentent de manière conséquente l’économie albanaise. Plus d’un million d’Albanais seraient installés à l’étranger. Cette émigration est alimentée par la jeunesse de la population et par l’important différentiel de salaires qui perdure avec les pays voisins.

L’économie albanaise a renoué avec une croissance dynamique en 2016 et a atteint, selon la Banque mondiale, 3,2 % (contre 2,6 % en 2015 et 1,8 % en 2014). Cette croissance a été tirée par l’investissement privé et la consommation des ménages. Le taux de chômage demeure important et touche particulièrement les jeunes (30 %), mais tend à se réduire : de 17,5 % en 2015, il est passé à 16 % en 2016.

La croissance devrait encore atteindre un rythme supérieur à 3 % en 2017 et 2018. L’activité pourrait continuer de profiter de la vigueur de la consommation intérieure et de la poursuite de l’investissement étranger dans les infrastructures, notamment dans l’énergie avec la poursuite de la construction du gazoduc Trans-adriatique (TAP) destiné à transporter le gaz azéri jusqu’en Italie.

Les efforts de consolidation budgétaire ont permis de corriger la trajectoire de la dette publique. La dette publique dépasse 70 % du PIB depuis 2013 et près de 70 % des titres de la dette sont libellées en EUR. Pour répondre à ses besoins de financement, l’Albanie a sollicité un accord auprès du FMI qui lui permet de bénéficier de prêts de cette institution, complétés par un soutien budgétaire de la Banque Mondiale et de l’UE. En contrepartie, le programme préparé en lien avec le FMI fixe comme priorité la réduction du déficit, la baisse de la dette publique et le règlement des arriérés de paiement de l’Etat.

Depuis sa prise de fonction en septembre 2013, le gouvernement d’Edi Rama a mené des efforts substantiels pour réduire les besoins de financements publics. En 2016, le déficit public devrait atteindre 2,3 % du PIB contre 5,2 % en 2014. La dette publique, située à 72,2 % du PIB fin 2016, est désormais engagée dans une trajectoire descendante. L’objectif du gouvernement est de réduire ce ratio à moins de 64 % du PIB en 2018.

De nombreuses réformes économiques ont été mises en place en Albanie pour dynamiser les échanges commerciaux du pays et améliorer le climat des affaires. Ces mesures ont également pour objectif de renforcer le statut de candidat officiel à l’UE, obtenu par l’Albanie en juin 2014. Les échanges commerciaux de l’Albanie s’établissent à 6,1 Md EUR en 2015, en augmentation par rapport à l’année précédente. Le solde commercial de l’Albanie s’est dégradé en 2016 à 2,5 Md EUR en 2016 et représente 24 % du PIB.

Les exportations albanaises ont légèrement augmenté en 2016 et s’établissent à 1,8 Md EUR. Les exportations albanaises ont toutefois plus que triplé depuis 2005 (lorsqu’elles s’établissaient à 537 M EUR). Encore peu diversifiées, elles se concentrent autour des produits textiles, pétroliers et miniers.

Les importations albanaises ont également progressé et s’élèvent à 4,3 Md EUR en 2016. L’Albanie importe l’essentiel de ses besoins, notamment en produits de consommation et en biens d’équipement. Le pays achète principalement des machines et appareils mécaniques et électriques (16 % de ses importations en 2016), des combustibles minéraux (8 %), des véhicules (7 %) et des vêtements (5 %).

L’Union Européenne est le principal client de l’Albanie avec plus des trois quarts des exportations albanaises, tandis que les exportations vers les pays des Balkans occupent moins de 15% des exportations totales. Les principaux clients de l’Albanie en 2016 sont : l’Italie (54,6 % des exportations), le Kosovo (6,8 %), la Grèce (4,6 %) et l’Allemagne (3,4 %).

En 2016, les importations en provenance des pays de l’UE constituent la majorité des importations albanaises, tandis que la Serbie est le seul pays des Balkans occidentaux à apparaître dans la liste des dix premiers fournisseurs (à la 6e place avec 3,1% des importations). En 2016, les principaux fournisseurs de l’Albanie sont l’Italie (29,3% des importations), l’Allemagne (9,5%), la Chine (8,7%), la Turquie (7,9%) et la Grèce (7,9%).

Politique extérieure

L’adhésion de l’Albanie à l’UE et à l’OTAN constituent depuis plusieurs années les deux priorités de la diplomatie albanaise L’Albanie s’est attachée, dans cette perspective, à entretenir des liens étroits et privilégiés avec les Etats-Unis, à développer ses relations de voisinage et à maintenir sur le Kosovo une ligne modérée, soutenant l’indépendance et respectant la souveraineté du nouvel État. L’objectif étant atteint pour l’OTAN depuis 2009, l’Albanie concentre désormais ses efforts sur son rapprochement européen. Elle a obtenu en 2014 le statut officiel de pays candidat à l’adhésion, et s’emploie depuis à la mise en œuvre de réformes dans les cinq domaines clés définis par la Commission (justice, lutte contre la corruption, le crime organisé et le trafic de drogue, administration publique et droits de l’Homme).

Membre de l’ONU et de l’OSCE (1991), du FMI (1991) et du Conseil de l’Europe (l’Albanie en a assuré la Présidence de mai à novembre 2012), l’Albanie a obtenu le statut de membre de plein droit à l’OIF lors du sommet de la Francophonie de Bucarest (2006), avec notre soutien.

Dans les Balkans, l’Albanie participe à l’ensemble des initiatives de coopération régionale et s’efforce d’entretenir des relations de bon voisinage avec l’ensemble des pays de la région. Le Premier ministre Edi Rama s’est ainsi rendu le 10 novembre 2014 à Belgrade, première visite d’un chef de gouvernement albanais en Serbie depuis 68 ans, et le Premier ministre serbe Aleksandar Vucic s’est rendu à Tirana le 27 mai 2015 (visite elle aussi historique).

Mise à jour : 18.04.17

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