Présentation de l’Albanie

Données générales

Présentation du pays

Nom officiel : République d’Albanie
Nature du régime : République parlementaire
Président de la République : M. Ilir Meta (en fonctions depuis juillet 2017).
Premier ministre : M. Edi Rama (en fonctions depuis septembre 2013).

Données géographiques

Superficie : 28 748 km2
Capitale : Tirana
Villes principales : Durrës, Fier, Vlora, Elbasan, Shkodra, Korçë
Langue officielle : l’albanais
Monnaie : le lek (1 € = 140 lek)
Fête nationale : le 28 novembre

Données démographiques

Population : 2 880 000 h (Banque mondiale, 2016)
Densité : 100,1 hab/km
Croissance démographique : -0,2% (Banque mondiale, 2016)
Espérance de vie : 78 ans (Banque mondiale, 2016)
Taux d’alphabétisation : 98% (Banque mondiale, 2015)
Religions : musulmane (environ 65 %), orthodoxe (environ 20 %), catholique (environ 13 %)
Indice de développement humain : 0,764 en 2016 selon le PNUD (75ème rang mondial)

Données économiques

PIB : 11,5 Md EUR (Direction générale du Trésor - DGT, 2016)
PIB par habitant : 4 000 EUR (DGT, 2016)
Croissance : 3,4 % (DGT, 2016)
Chômage (au sens du BIT) : 15,2 % (DGT, 2016)
Inflation : 1,3 % (DGT, 2016)
Solde budgétaire : - 1,8% (DGT, 2016)
Solde de la balance commerciale : -24% du PIB (DGT, 2016)
Principaux clients : Italie, Kosovo, Espagne, Malte (DGT, 2016)
Principaux fournisseurs : Italie, chine, Turquie, Grèce (DGT, 2016)
Part des principaux secteurs d’activités dans le PIB :

  • agriculture : 18,20 %
  • industrie : 25,80 %
  • services : 56 % (DGT)

Exportations de la France vers l’Albanie : 44,5 M EUR (DGT, 2016)
Importations françaises depuis l’Albanie : 79,6 M EUR (DGT, 2016)

https://www.tresor.economie.gouv.fr/Ressources/Pays/albanie

Composition du Gouvernement

Président de la République : M. Ilir META (depuis le 24 juillet 2017)
Premier Ministre : M. Edi RAMA (depuis 15 septembre 2013)

Vice Première Ministre : Mme Ledina Mandia (PD) -
Ministre de la Défense : Mme Mimi Kodheli (PS) -
Ministre de l’Intérieur : M. Dritan Demiraj (PD) -
Ministre des Affaires étrangères : M. Ditmir Bushati (PS) –
Ministre de l’Intégration européenne : Mme Kladja Gjosha (LSI) -
Ministre de l’Economie, du tourisme, du commerce et de l’entreprenariat : Mme Milva Ekonomi (PS) -
Ministre des Transports et des Infrastructures : M. Sokol Dervishaj (LSI) -
Ministre du Développement urbain : Mme Eglantina Gjermeni (PS) -
Ministre des Finances : Mme Helga Vukaj (PD) -
Ministre de l’Education et des Sports : Mme Mirela Karabina (PD) –
Ministre de la Justice : M. Gazmend Bardhi (PD) –
Ministre de la Culture : Mme Mirela Kumbaro (Furxhi) - Sans affiliation politique
Ministre du Bien-être social et de la Jeunesse : Mme Xhulieta Kërtusha (PD) –
Ministre d’Etat chargé de l’Innovation et de l’Administration publique : Mme Milena Harito (PS) -
Ministre de la Santé : M. Arben Beqiri (PD) –
Ministre de l’Energie et de l’Industrie : M. Damian Gjiknuri (PS) -
Ministre de l’Environnement : M. Lefter Koka (LSI) –
Ministre de l’Agriculture, du Développement rural et de la Gestion des Eaux : M. Edmond Panariti (LSI)
Ministre d’Etat chargé des relations avec le parlement : Mme Ermonela Felaj (PS) -
Ministre d’Etat chargé des Pouvoirs locaux : M. Eduart Shalsi (PS)

Présence française

Site internet de l’ambassade : https://al.ambafrance.org/
Consulat(s) : Section consulaire près l’Ambassade de France à Tirana
Communauté française : 197 inscrits au registre des Français établis hors de France
Communauté albanaise en France : environ 4 000 en 2011

Éléments d’actualité

Politique intérieure

La situation en Albanie s’est grandement améliorée depuis que celle-ci s’est libérée, il y a vingt-cinq ans, d’un des régimes communistes les plus sévères que l’Europe ait connu. La transition vers la démocratie a été longue et laborieuse (« crise des pyramides » en 1997 qui amena le pays au bord de la guerre civile). Elle est toutefois aujourd’hui en voie de parachèvement. Le dialogue politique entre la majorité et l’opposition demeure toutefois tendu et pèse sur la mise en œuvre des réformes.

Les élections législatives qui ont eu lieu le 25 juin 2017 se sont traduites par une nette victoire du parti du Premier ministre Rama, le parti socialiste (PS). Avec 74 sièges sur les 140 que compte le Parlement unicaméral albanais (kuvendi), le PS détient désormais la majorité absolue. Son partenaire de coalition jusqu’à présent, le mouvement socialiste pour l’intégration (LSI), obtient 19 députés. Le parti démocrate (PD) de Lulzhim Basha enregistre une perte de 75 000 voix et ne sera représenté que par 43 parlementaires à l’assemblée (-7 députés). Les quatre derniers sièges seront détenus par le parti pour la justice, l’intégration et l’unité (PDIU) avec trois députés et par le parti social-démocrate qui aura un député. Selon le Bureau des Institutions Démocratiques et des Droits de l’Homme (BIDDH) de l’OSCE, les participants ont eu la possibilité de faire campagne librement, les libertés fondamentales ont été respectées et aucun incident majeur n’a été enregistré. Certaines difficultés et mauvaises pratiques persistantes ont toutefois été relevées : non affichage des listes électorales, cas de pressions sur les électeurs et d’achats de votes, votes familiaux, absence de parité dans la composition des intervenants des bureaux de vote.

Ce scrutin intervenait après l’accord politique signé le 18 mai 2017 entre le Parti socialiste et le Parti démocratique (opposition) qui avait mis fin à la crise politique qui durait depuis le mois de février 2017 (boycott du parlement et des futures élections par les députés du PD). L’accord prévoyait, entre autres, la nomination d’un vice-PM technique et de six ministres techniques (Intérieur, Education, Santé, Affaires sociales/Jeunesse, Finances et Justice) issus du PD, la participation de l’opposition aux élections législatives, repoussées d’une semaine (pour permettre à tous les partis de déposer leurs candidatures) et le retour des députés du parti démocratique au Parlement afin de procéder à l’adoption des lois d’application du processus de réévaluation des magistrats (dans le cadre de la mise en œuvre de la réforme de la justice).

La première réunion du nouveau Parlement doit avoir lieu à l’automne, ce qui permettra l’élection du président du Parlement, puis la formation du nouveau gouvernement.

Situation économique

Le PIB nominal de l’Albanie s’établit à 11,5 Md EUR en 2016, pour une population d’environ 2,9 M d’habitants, soit un PIB par habitant de l’ordre de 4 000 EUR. Exprimé en standard de pouvoir d’achat, ce PIB par habitant est l’un des plus faibles des Balkans, estimé à 30 % de la moyenne européenne en 2014.

L’économie albanaise est engagée dans un processus de convergence économique et un ancrage toujours plus affirmé vers l’Union européenne. Le pays a renoué avec une croissance dynamique supérieure à 3 % pour 2016 malgré la persistance de déséquilibres extérieurs et d’un chômage élevé. Les efforts de consolidation budgétaire ont permis de corriger la courbe de trajectoire de la dette publique. Le secteur financier reste handicapé par un taux particulièrement élevé de créances douteuses. La poursuite des réformes structurelles est indispensable. Certaines d’entre elles ont été réalisées (énergie, retraites, réforme territoriale), mais le climat des affaires reste à améliorer. Les transferts de la diaspora alimentent l’économie albanaise. Plus d’un million d’Albanais serait installé à l’étranger. L’émigration est nourrie par la jeunesse de la population et par l’important différentiel de salaires qui perdure avec les pays voisins.

Politique étrangère

L’adhésion de l’Albanie à l’UE et à l’OTAN constituent depuis plusieurs années les deux priorités de la diplomatie albanaise L’Albanie s’est attachée, dans cette perspective, à entretenir des liens étroits avec les Etats-Unis, à développer de bonnes relations de voisinage et à maintenir une ligne modérée à propos du Kosovo, soutenant l’indépendance et respectant la souveraineté du nouvel État. Ayant adhéré à l’OTAN en 2009, l’Albanie concentre depuis lors ses efforts sur son rapprochement européen. Elle a obtenu en 2014 le statut officiel de pays candidat à l’adhésion, et s’emploie depuis à la mise en œuvre de réformes dans les cinq domaines clés définis par la Commission européenne (justice, lutte contre la corruption, le crime organisé et le trafic de drogue, administration publique et droits de l’Homme).

Membre de l’ONU et de l’OSCE (1991), du FMI (1991) et du Conseil de l’Europe (l’Albanie en a assuré la Présidence de mai à novembre 2012), l’Albanie a obtenu le statut de membre de plein droit à l’OIF lors du sommet de la Francophonie de Bucarest (2006), avec notre soutien.

Dans les Balkans, l’Albanie participe à l’ensemble des initiatives de coopération régionale et s’efforce d’entretenir des relations de bon voisinage avec l’ensemble des pays de la région. Le Premier ministre Edi Rama s’est ainsi rendu le 10 novembre 2014 à Belgrade, première visite d’un chef de gouvernement albanais en Serbie depuis 68 ans, et le Premier ministre serbe Aleksandar Vucic s’est rendu à Tirana le 27 mai 2015 (visite elle aussi historique).

Mise à jour : 01.08.17

Informations complémentaires

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