Présentation de l’Afrique du Sud

Données générales

Présentation du pays

Nom officiel : République d’Afrique du Sud
Nature du régime : parlementaire
Chef de l’Etat : M. Jacob Zuma (9 mai 2009)

Données géographiques

Superficie : 1.219.090 km2
Capitale : administrative : Pretoria/Tshwane ; parlementaire : Le Cap ; judiciaire : Bloemfontein/Mangaung.
Villes principales : Johannesburg (3,2 M.), Durban (3 M.), Le Cap (2,9 M.), East Rand/Ekurhuleni (2,4 M.)
Langues officielles : anglais (langue maternelle de 8,2 % des Sud-Africains), zoulou (23,8 %), xhosa (17,6 %), afrikaans (13,3 %), swazi, ndébélé, sotho du nord, sotho du sud, tswana, venda, tsonga-shangaan.
Monnaie : Rand sud-africain (ZAR) : 1 € = 14,4 ZAR au 26 juin 2017

Données démographiques

Population : 55 millions d’habitants en 2015.
Croissance démographique : 1,6%
Espérance de vie : 57 ans (Blancs : 71 ans, Noirs : 51 ans). 19% des adultes seraient séropositifs.
Taux d’alphabétisation : 86%.
Communautés : Noirs 79,2 %, Blancs 9,4 %, Métis 8,9 %, Indiens 2,5%
Religions : Chrétiens (toutes églises confondues) 80% ; athées, agnostiques, sans affiliation 14 % ; musulmans 1,7 % ; hindouistes 1,1% ; autres 2,2 %.
Indice de développement humain : (PNUD 2014) 0,666 – 116 ème place sur 188 (recul de plus de 35 places entre 1990 et 2005 lié à la pandémie de SIDA).

Données économiques
(sources : Banque mondiale, Trésor)

PIB : 314,6 Mds USD (2015)
PIB par habitant (pays à revenu intermédiaire) : 5720 USD
Taux de croissance : 1,3% en 2015, projection à 0,1% en 2016 et 1,2% en 2017 (FMI)
Taux de chômage : 27,8 % (2016 ; 15,6 % en 1994).
Taux d’inflation : 4,6% en 2015, 6,7% projeté en 2016 (Banque centrale)

Balance courante : -1,3% PIB
Echanges commerciaux : Excédent français de 877 M€ (2016),

  • exportations françaises en Afrique du Sud (1819 M€),
  • importations sud-africaines en France (942 M€).
    Principaux fournisseurs de l’Afrique du Sud en 2016 : UE à 28 (31%), Chine (18,1%), Etats-Unis (6,7%), Inde (4,2%), Arabie Saoudite (3,8%). Avec une part de marché de 3 % en 2016, la France est le 7ème fournisseur de l’Afrique du Sud en 2016 et se situe au 2ème rang des pays européens derrière l’Allemagne (11,8 %).Principaux clients de l’Afrique du Sud en 2016 : UE à 28 (22,9%), Chine (9,2%), Etats-Unis (7,4%), Botswana (5%), Namibie (4,7%).

Part des principaux secteurs d’activités dans le PIB : Agriculture (2,5 %), Industrie, mines (29,5 %), services (68,0%).

Composition du gouvernement
(31 mars 2017)

Président de la République : M. Jacob ZUMA (9 mai 2009)
Vice-Président, M. Cyril RAMAPHOSA

Ministre à la Présidence : M. Jeff RADEBE
Ministre délégué M : M. Buti MANAMELA
Ministre à la Présidence, chargée des femmes : Mme Susan SHABANGU

Ministre de la Justice et des Services pénitentiaires : M. Michael MASUTHA
Ministre délégué chargé de la Justice et du Développement constitutionnel : M. John JEFFERY
Ministre délégué chargé des services pénitentiaires : M. Thabang MAKWETLA

Ministre des Services publics et de l’Administration : Mme Faith MUTHAMBI
Ministre déléguée : Mme Dipuo LETSATSI-DUBA

Ministre de la Défense et des Anciens combattants, Mme Nosiviwe MAPISA-NQAKULA
Ministre délégué, M. Kebby MAPHATSOE

Ministre de l’Intérieur : Mme Hlengiwe Bulhe MKHIZE Ministre déléguée : Mme Fatima CHOHAN

Ministre de l’Environnement, Mme Edna MOLEWA Ministre déléguée, Mme Barbara THOMSON

Ministre de la Sécurité d’Etat : M. David MAHLOBO Ministre déléguée : Mme Ellen MOLEKANE

Ministre des Télécommunications et de Services postaux : Dr (M.) Siyabonga CWELE
Ministre déléguée : Mme Thembisa Stella NDABENI-ABRAHAMS

Ministre de la Police : M. Fikile April MBALULA Ministre délégué : M. Bongani MKONGI

Ministre du Commerce et de l’Industrie : M. Rob DAVIES Ministre délégué : M. Gratitude MAGWANISHE

Ministre des Finances :M. Malusi Nkanyezi Knowledge GIGABA Ministre délégué : M. Sifiso BUTHELEZI

Ministre de l’Agriculture, de la Forêt et des Pêches, M. Senzeni ZOKWANA
Ministre délégué, M. Bheki CELE

Ministre de l’Eau et de l’Assainissement : Mme Nomvula MOKONYANE
Ministre déléguée : Mme Pam TSHWETE

Ministre de l’Education de base : Mme Angie MOTSHEKGA
Ministre délégué : M. Enver SURTY

Ministre de la Santé, Dr (M.) Aaron MOTSOALEDI
Ministre délégué : Dr (M.) Joe PHAAHLA

Ministre des Relations Internationales et de la Coopération, Mme Maite NKOANA-MASHABANE Ministres délégués : Mme Noma-India MFEKETHO, M. Lluwelyn LANDERS

Ministre du Développement rural et de la Réforme agraire : M. Gugile NKWINTI
Ministre délégué : M. Mcebisi SKWATSHA
Ministre déléguée : Mme Candith MASHEGO-DLAMINI

Ministre de l’Enseignement supérieur et de la formation professionnelle, M.Blade NZIMANDE
Ministre délégué : M. Mduduzi MANANA

Ministre du Développement économique, M. Ebrahim PATEL
Ministre délégué : M. Madala MASUKU

Ministre des Transports : M. Joe MASWANGANYI
Ministre déléguée : Mme Chingi CHIKUNGA

Ministre des Ressources minérales : M. Ngoako RAMATHLODI
Ministre délégué : M. Godfrey OLIPHANT

Ministre du Développement social : Mme Bathabile DLAMINI
Ministre déléguée : Mme Henrietta BOGOPANE-ZULU

Ministre des Entreprises publiques : Mme Lynne BROWN
Ministre délégué : M. Ben MARTINS

Ministre du Sport et des Loisirs : M. Thulas NXESI
Ministre délégué : M. Gert OOSTHUIZEN

Ministre du Travail : Mme Mildred OLIPHANT
Ministre délégué : M. Inkosi Patekile HOLOMISA

Ministre des Arts et de la Culture : M. Nathi MTHETHWA
Ministre déléguée : Mme Maggie SOTYU

Ministre des Travaux publics : M. Nathi NHLEKO
Ministre délégué : M. Jeremy CRONIN

Ministre du Développement des petites entreprises : Mme Lindiwe ZULU
Ministre déléguée : Mme Nomathemba NOVEMBER

Ministre de l’Energie : Mme Mmamoloko “Nkhensani” KUBAYI
Ministre déléguée : Mme Thembi MAJOLA

Ministre des Sciences et Technologies : Mme Naledi PANDOR

Ministre de la Gouvernance participative et des Affaires traditionnelles, M. David VAN ROOYEN Ministre délégué pour l’administration provinciale et locale : M. Andries NEL
Ministre délégué pour les affaires traditionnelles : M. Obed BAPELA

Ministre des Communications : Mme Ayanda DLODLO
Ministre déléguée : Mme Thandi MAHAMBEHLALA

Ministre de l’Habitat : Mme Lindiwe SISULU
Ministre déléguée : Mme Zoe KOTA-HENDRICKS

Ministre du Tourisme : Mme Thokolize XASA
Ministre déléguée : Mme Elizabeth THABETHE

Présence française

Consulats de France : Johannesburg et Le Cap.
Communauté française en Afrique du Sud : environ 10.000 ressortissants (dont 7 659 immatriculés au 31/12/2015).

Éléments d’actualité

Politique intérieure

L’African National Congress (ANC), largement dominant depuis la fin de l’apartheid, conserve une majorité parlementaire mais est de plus en plus contesté tant à sa droite (opposition libérale Democratic Alliance, qui a remporté plusieurs métropoles d’importance dont Pretoria et Johannesburg lors des municipales d’août 2016) qu’à sa gauche (opposition de gauche radicale, Economic Freedom Fighters).

L’importante contestation sociale (grèves, manifestations étudiantes) de ces dernières années reflète à la fois l’urgence de la situation sur de nombreux points (persistance d’inégalités considérables, chômage de masse, notamment parmi les jeunes, attentes en matière de gouvernance publiques, d’égalité d’accès aux services publics, etc.), mais aussi le dynamisme de la société civile sud-africaine.

Situation économique
(source : DGTrésor – service économique de Pretoria)

Comptant pour près de 20 % du PIB de l’Afrique sub-saharienne et 62 % de celui de l’Afrique australe, l’Afrique du Sud est la 3ème économie d’Afrique après le Nigeria et l’Egypte mais reste néanmoins la plus développée et la plus diversifiée. Pour autant, si d’importants progrès ont été enregistrés depuis la fin de l’Apartheid, en particulier sur le plan de la réduction de l’extrême pauvreté (passée de 11,5 % en 1994 à 5 %), de l’accès à l’électricité (disponible pour 83 % des ménages) ou du logement (79,2 % des ménages désormais résident dans des maisons en dur), le pays souffre encore de profondes inégalités sociales, d’autant plus marquées sur le plan interracial, en large partie héritées de l’Apartheid.

Du fait de l’inefficacité économique du régime d’Apartheid et des sanctions internationales, le pays a longtemps connu une croissance faible et irrégulière, particulièrement dans les années 1980. Depuis la fin de l’Apartheid, la croissance moyenne est redevenue positive mais tend à ralentir, de façon marquée, depuis 2012 du fait de l’atonie de la demande externe, de la faiblesse des prix des matières premières mais aussi de difficultés internes de plus en plus marquées dont l’importance des goulots d’étranglement dans les infrastructures énergétiques et de transport, les difficultés en matière de dialogue sociale, de gouvernance et de niveau d’investissements insuffisants (19,6 % du PIB). Toutefois, le point bas de la croissance semble avoir été atteint en 2016 et les perspectives, si elles demeurent éloignées du potentiel de croissance (proche de 2 %), sont davantage encourageantes.

L’économie sud-africaine s’est originellement développée principalement autour de l’exploitation de ressources naturelles abondantes (or, platine, diamant, ferrochrome, charbon), avec l’émergence progressive d’un puissant secteur de services, notamment financiers. La bourse de Johannesburg est la 1ère du continent et la 17ème capitalisation au monde (959 Mds USD fin 2016 soit plus de trois fois le PIB sud-africain). La part du secteur des services financiers au sens large (immobilier inclus) a ainsi nettement progressé, de 17 % du PIB en 1994 à 21 % aujourd’hui. En particulier, le secteur bancaire, globalement sain et convenablement capitalisé (suivant les règles prudentielles de Bâle III), constitue dorénavant, au même titre que le secteur de l’assurance, un des principaux atouts et moteurs de l’économie.

Parallèlement, la part du secteur minier dans le PIB s’est légèrement réduite, de 9 % en 1994 à 8 % environ. Cependant, l’industrie minière constitue toujours l’un des secteurs clés de l’économie sud-africaine, la moitié des exportations restant constituées de minerais. Face à un secteur minier en perte de vitesse, le pays doit désormais assurer la transition d’une économie minière vers une économie plus diversifiée et plus compétitive.

La consommation intérieure constitue traditionnellement l’un des principaux moteurs de la croissance, représentant 61 % du PIB. L’émergence d’une classe moyenne, qui a plus que doublé au cours des vingt dernières années, à près de 12 M d’individus, a principalement résulté de l’augmentation des prestations sociales, dont bénéficient aujourd’hui plus de 16 M de sud-africains, et de la politique de discrimination positive mise en place au début des années 2000 (black economic empowerment). L’essor de la classe moyenne a eu lieu parallèlement à la persistance d’un chômage de masse, qui touche encore 27,1 % de la population active et 37,6 % en comptabilisant les chômeurs découragés.

Politique étrangère

L’Afrique du Sud a développé une diplomatie forte depuis la fin de l’apartheid, autour d’une diplomatie des valeurs (promotion des droits de l’Homme, de la démocratie et de la justice dans le système international, du modèle sud-africain en matière constitutionnel et de réconciliation). Dans le même temps, l’Afrique du Sud poursuit une politique centrée sur le respect de la souveraineté nationale et d’attachement à l’autodétermination des peuples.

Afrique

L’Afrique du Sud est particulièrement impliquée en Afrique australe et dans la zone SADC. La stabilisation de la République démocratique du Congo, conçue comme la porte d’entrée de la SADC, est au cœur des priorités de l’Afrique du sud, qui participe à la brigade d’intervention au sein de la MONUSCO. Le commandant des forces de la MONUSCO est, depuis 2016, le général sud-africain Derrick Mgwebi.

Union Européenne

L’Union Européenne demeure le premier partenaire commercial de l’Afrique du Sud et une zone indispensable pour les exportations sud-africaines.

BRICS/BASIC/G20

Soucieuse de développer de forts partenariats Sud-Sud, l’Afrique du Sud s’investit beaucoup dans les BRICS, afin de promouvoir une politique non-alignée et de développer la coopération Sud-Sud. Le pays présidera les BRICS en 2018.

L’Afrique du Sud est le seul Etat africain membre du G20, où elle s’efforce de promouvoir les intérêts africains.

Mise à jour : 26.06.17

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