Scolarisation

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Les établissements scolaires français au Royaume-Uni

Pour toute information sur la scolarisation dans le système français à l’étranger, vous pouvez consulter notre thématique sur les études et la scolarisation.

Vous y trouverez des renseignements sur :

  • Les établissements français du primaire et du secondaire à l’étranger ;
  • Les bourses scolaires et la prise en charge des frais de scolarité à l’étranger ;
  • Les possibilités qui s’offrent à vous si votre enfant ne peut être scolarisé à l’étranger dans le système français (enseignement à distance par le CNED, programme français langue maternelle (FLAM), internats en France) ;
  • Les épreuves du baccalauréat à l’étranger ;
  • Les bourses d’études supérieures en France et à l’étranger ;
  • L’équivalence des diplômes.

Enseignement supérieur

Le Royaume-Uni compte 166 établissements d’enseignement supérieur (dont une université privée, l’université de Buckingham), chiffre englobant la formation du corps enseignant, des ingénieurs, des professions médicales, etc.

Ces établissements sont réellement autonomes et en compétition les uns avec les autres. Ils peuvent librement décider d’ouvrir ou de fermer des départements. Ils n’hésitent pas à créer de nouveaux enseignements sous le contrôle cependant de l’association QAA (Quality Assurance Agency). Ils sont souverains dans la définition de leurs diplômes. Ils sélectionnent leurs étudiants. Les études supérieures sont payantes en Angleterre, et les universités anglaises pourront demander jusqu’à £ 9 000 par année de licence (BA), à partir de la rentrée 2012. Les situations sont différentes en Ecosse, au Pays de Galles et en Irlande du Nord.

Les frais d’inscription pour un étudiant étranger sont de deux à trois fois plus élevés que pour un étudiant ressortissant de la Communauté européenne. Les étudiants étrangers représentent donc une importante source de revenus pour les établissements britanniques qui proposent des produits de plus en plus concurrentiels sur le marché international de l’éducation. Les étudiants européens bénéficient des mêmes droits que les étudiants britanniques. Cet avantage peut néanmoins se retourner contre eux car on remarque qu’ils sont parfois victimes d’une discrimination qui favorise à leurs dépens les étudiants étrangers hors Union européenne sur les filières très demandées.

Accès à l’université

Le principe d’autonomie des universités qui domine le paysage de l’enseignement supérieur britannique s’applique également au recrutement des étudiants. En effet, si les dossiers de candidature à l’admission sont centralisés par l’UCAS (Universities and Colleges Admissions Service), chaque université est libre de retenir les dossiers qui lui conviennent. La sélection s’opère sur les résultats obtenus à deux examens, le GCSE (General Certificate of Secondary Education) que les Britanniques passent vers l’âge de 15 ans (soit au terme de la scolarité obligatoire), et le GCE A level (General Certificate of Education Advanced level), qui correspond au baccalauréat. Les universités britanniques reconnaissent les baccalauréats européens ou internationaux. Les « mature students » (âgés de 21 ans ou plus) doivent passer le Higher Education Certificate pour pouvoir être admis à l’université.

Ces qualifications ne suffisent pas toujours et certaines filières très prisées (comme le droit ou la médecine) sont plus sélectives. Les universités peuvent également convoquer les candidats pour un examen supplémentaire ou pour des entretiens de motivation avant leur admission finale : c’est notamment le cas pour les universités de Cambridge et d’Oxford. Certaines universités sont accusées d’élitisme et étaient montrées du doigt par le gouvernement travailliste et par la presse spécialisée : le gouvernement accuse ces universités de mener une politique d’admission discriminatoire envers les étudiants issus des écoles publiques et a décidé, par une série de mesures, d’inciter les universités à ouvrir plus largement leurs portes aux étudiants issus de milieux moins favorisés. Cette politique est destinée à compenser les sous-représentations de certaines catégories de britanniques dans l’enseignement supérieur.

Cycles d’études

  • Le niveau undergraduate : ce premier cycle conduit au diplôme de Bachelor’s degree ou First Degree après trois ou quatre années d’études à l’université. Les titres les plus courants sont : Bachelor of Arts (BA) ; Bachelor of Commerce (Bcom) ; Bachelor of Education (BEd) ; Bachelor of Science (BSc) ; Bachelor of Engineering (Beng) ; Bachelor of Law (LLB).
  • Le niveau postgraduate :
    — Higher Degree by instruction : ce programme s’effectue en principe en un an (il correspond à quatre ou cinq années d’études) et conduit à un diplôme de Master. Ce diplôme sanctionne généralement une année de cours et de travaux dirigés, avec un examen en fin de cycle, et, souvent, la présentation d’un mémoire. Les plus courants sont : Master of Arts (MA) ; Master of Science (MSc) ; Master of Business Administration (MBA) : le British Council souligne le fait que le Royaume-Uni est le premier "fournisseur" de formations MBA.
    — Higher Degree by research : ce programme mène à un à un Doctorat qui est obtenu après un travail de recherche et la présentation d’un mémoire ou d’une thèse. On distingue le PhD, qui sanctionne une période de recherche de trois ans minimum et qui est comparable au Doctorat français, et le DLitt / DSs qui sont délivrés à l’issue d’un ensemble de publications et de travaux de recherche. Les plus courants sont : MPhil Master of Philosophy ; DLitt Doctor of Letters ; PhD Doctor of Philosophy ; DSc Doctor of Science.

Pour en savoir plus

Mise à jour : décembre 2013