Scolarisation

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Enseignement supérieur

Établissements publics et établissements privés

L’enseignement supérieur en République tchèque est assuré par les universités et les écoles techniques, agronomiques et vétérinaires, ainsi que par un certain nombre d’établissements spécialisés. On dénombre actuellement 74 institutions d’enseignement supérieur, parmi lesquelles 26 établissements publics, 44 privés et deux institutions d’Etat (académies de défense et de police). De plus, il est important de noter l’existence de 178 écoles professionnelles supérieures tertiaires (vyšší odborné školy) ou VOŠ, équivalentes aux B.T.S., voire aux I.U.T.), qui proposent un cursus sur trois ans après la Maturita (Baccalauréat).

Connaissance de la langue tchèque

En général, une très bonne connaissance de la langue tchèque est requise et au minimum le niveau A1 du cadre commun de référence pour les langues est exigé. Des études en anglais sont possibles dans les facultés de médecine du pays. Il est également possible de poursuivre un cursus de master conjoint, parmi les sept proposés en République tchèque, en sciences de l’ingénieur [1] ou en sciences du langage. Ces masters ont leurs enseignements dispensés partiellement en français ou en anglais. Deux filières francophones, en administration publique à Brno et en management des entreprises à l’université d’économie de Prague (VSE) dispensent également une partie de leurs enseignements en français.

Conditions d’accès

Pour être admis dans des institutions d’enseignement supérieur du pays, les étudiants doivent avoir obtenu la Maturita équivalant au baccalauréat, obtenu par environ 80% d’une classe d’âge. Cependant, il est possible d’entrer dans les écoles d’art sans la possession de ce diplôme, si l’étudiant a obtenu un Absolutorium au sein d’un conservatoire. [2]

Il n’y a pas de procédure d’admission uniforme aux établissements supérieurs du pays, les facultés procèdent d’une manière quasi générale à une sélection par le biais de concours d’entrée, le plus souvent un examen écrit et/ou un entretien. Chaque faculté est libre de choisir les modalités de ces concours, mais depuis l’année académique 2011/2012, des examens d’entrée communs, regroupés sous le nom de « National Comparative Exams » ont été mis en place dans plus de cinquante universités et départements d’étude, dans des disciplines telles que le droit, l’architecture, l’économie, les sciences sociales ou les sciences de l’ingénieur. Environ 30000 candidats y ont participé.

La rigueur de la sélection à l’entrée de l’université dépend de la réputation des facultés concernées. En moyenne, le taux de réussite avoisine les 60%.

Frais de scolarité

Les étudiants ne payent pas de frais d’inscription mais des frais administratifs d’admission. Ces frais sont les mêmes, que l’étudiant soit tchèque ou étranger. Des frais plus conséquents s’ajoutent dès lors que l’étudiant excède la durée conventionnelle du cursus : les frais qui s’appliquent alors sont au minimum de 7899 couronnes tchèques par année excédentaire, soit environ 288 euros [3] On note par ailleurs que les cursus des facultés publiques qui sont fournis en anglais ou dans toute autre langue que le tchèque impliquent des frais additionnels, s’élevant au minimum à 1000 euros par semestre (cf. Studyineurope.eu) [4].

Organisation des études

Les cours commencent fin septembre, se terminent fin mai et sont organisés en deux semestres, des examens ayant lieu à la fin de chaque semestre. Certains cours sont optionnels. Le volume horaire est de 25 heures en moyenne par semaine environ. La présence aux travaux dirigés est obligatoire, tandis que celle aux cours magistraux reste facultative.

Les universités décernent les diplômes correspondant au schéma LMD défini par le processus de Bologne. Le changement le plus notable fut l’introduction systématique de la licence (Bakalar). Auparavant, les étudiants s’inscrivaient directement pour un cycle de cinq à six ans de Magistr (Master), aucun diplôme intermédiaire n’était délivré.

Les trois niveaux de l’enseignement supérieur sont donc les suivants :

  • la licence (Bakalárský diplom) est obtenue après trois, voire quatre, années d’étude. Le programme de licence s’achève par un examen d’État final, qui inclut parfois la soutenance d’un mémoire. Les facultés de médecine, de droit, d’architecture, de médecine vétérinaire, et de pharmacie, ne proposent pas de cursus de niveau Licence, ce qui oblige les étudiants de ces formations à s’inscrire directement en Master. Ils ne se verront donc pas décerner de diplôme intermédiaire en cas d’échec et s’engagent d’emblée dans des études de longue durée.
  • le master (Magisterský diplom) : l’étudiant, titulaire d’une licence, peut poursuivre son cursus universitaire dans le cadre d’un programme de master, dont la durée est fixée à deux ans (120 crédits ECTS). En parallèle, il existe toujours un programme de master long (cité plus haut) qui ne délivre pas le diplôme intermédiaire de licence même si depuis 2003, aucun étudiant, hors les formations citées ci-dessus, n’a été accepté dans ce cadre. Ces programmes sont tous sanctionnés par le grade de Magistr (Mgr.) alors que les filières techniques, agricoles et économiques le sont par le grade Inženyr (Ing.). Là encore, un examen d’État final et la soutenance d’un mémoire valident la formation.
  • les études doctorales (Doktorandské studium) : l’admission au programme doctoral qui dure trois à quatre ans est conditionnée par la validation d’un Master. Les étudiants doivent suivre un programme d’étude et effectuer une recherche individuelle placée sous la direction d’un tuteur, lui-même enseignant-chercheur ou chercheur. La loi de 1998 précise qu’un étudiant tchèque doit, pour obtenir son doctorat, non seulement soutenir sa thèse devant un jury, mais également passer un examen d’État dont la forme n’est pas fixée par la loi ! Ceci pose quelquefois des problèmes pour les thèses en co-tutelle. Les diplômés se voient décerner le grade de Doktor (PhD.) Quelques universités utilisent le fonctionnement de crédits européens mais la plupart ne le font pas.

Mise à jour : janvier 2014

[1En sciences de l’ingénieur, des universités des villes de Plzen, Brno, Liberec et Prague proposent des masters en partenariats avec des écoles et universités et écoles françaises, dans le domaine de l’informatique, de l’électronique, de l’ingénierie automobile ou aéronautique. En sciences du langage, l’université de Ceske Budovice a mis en place un master « théorie et pratiques linguistiques » en partenariat avec l’université Paris V-Descartes

[2L’absolutorium est le diplôme sanctionnant trois années d’études dans un établissement technique de type VOŠ

[3La loi ne fixe pas de montant maximum de ces frais, Ibid

[4A titre d’exemple, un cursus de master en anglais à l’Institut technologique de chimie de Prague (ICT), coûte environ 4500 euros sur trois ans. Pour plus d’information, consultez la page de l’institut de chimie technologique de Prague