Transports

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Si l’état général des routes est bon (se méfier néanmoins des déformations et dégradations de chaussée non signalées), la circulation est dangereuse en raison des comportements peu disciplinés des conducteurs, des motocyclistes et des piétons, du mauvais entretien et de la surcharge fréquente des véhicules, de la signalisation incertaine et de la faiblesse des secours d’urgence. Aussi convient-il de conduire avec prudence et d’éviter, autant que possible, de rouler la nuit hors des villes. Les locations de véhicule avec chauffeur étant bon marché, il est recommandé de recourir à cette formule (en vérifiant au préalable l’état du véhicule et, notamment, de ses pneumatiques).

L’approvisionnement en carburant, très bon marché, est régulier. Le diesel, réservé aux camions, n’est pas en vente pour les voitures particulières en ville.

En cas d’accident, attendre l’arrivée de la police pour dresser un constat. Une assurance au tiers est indispensable.

Importation de véhicule

L’Iran possède sa propre industrie automobile, très protégée de la compétition étrangère. Il est difficile d’importer des voitures à titre individuel en Iran. Les taxes douanières sont très élevées, 120 % de la valeur du véhicule.

Des compagnies locales produisent aujourd’hui des Peugeot (206 et 405 version iranienne Peugeot Pars sous licence). La production de voitures chinoises est en expansion (Kerman Motor, Kerman Khodro). Il faut compter en moyenne le double des tarifs pratiqués en France. Le règlement se fait en monnaie locale.

Permis de conduire

Le touriste français devra être en possession d’un permis international. L’expatrié en possession d’une carte de résidence ou d’une prolongation de son visa de long séjour pourra solliciter un permis de conduire iranien, valable un an et renouvelable pour la même durée.

Pour les résidents, l’obtention d’un permis deux roues n’est pas possible.

Code de la route

La conduite s’effectue à droite, la priorité est, en théorie, à droite. Dans la réalité, les grands axes ont priorité sur les artères secondaires. La vitesse est limitée à 50 km/h en ville, sur les autoroutes avant les péages, la ligne de gauche à 110 km/h, la ligne du milieu à 100 km/h et la ligne de droite à 90 km/h. Après les péages, la vitesse est limitée à 130 km/h. Il n’y a pas de discipline de la part des conducteurs tout comme des piétons. Conduire en Iran nécessite une période d’adaptation et beaucoup de vigilance.

Assurances et taxes

Deux types de police d’assurance existent : l’une au tiers qui est obligatoire, l’autre, en tous risques qui couvre le vol, l’incendie, la dégradation et les collisions. Le remboursement est conditionné par la valeur du véhicule à la date du sinistre. Il est conseillé de prendre un maximum de couverture.

Achat et location

L’utilisation d’un véhicule 4x4 (climatisé) est préférable compte tenu de l’état des routes et des intempéries l’hiver. Il est possible d’acheter sur place une voiture d’occasion, à un coût très variable et sans garantie sur l’état du véhicule.

La carte grise, s’obtient en présentant le certificat d’immatriculation à la police de la circulation. Il existe deux types de carte grise, un petit format que l’on doit avoir sur soi, un grand format qui indique le nom du propriétaire. A la vente du véhicule une taxe est à payer en fonction de sa puissance et du montant de la taxe départementale.).

Immatriculation

Pour obtenir les plaques, il faut s’adresser à des centres spécialisés.

Entretien

L’entretien ou la réparation de véhicule sophistiqué peut toutefois poser problème. Les garages ne sont pas équipés de matériel de contrôle pour ce genre de voiture. De façon générale, les petites réparations mécaniques peuvent être effectuées sur place. Pour toute panne électronique, il est difficile de trouver un garage compétent. Un contrôle technique général est obligatoire tous les deux ans ainsi qu’un contrôle anti-pollution tous les ans.

Les véhicules Toyota, Hunday, Kia sont des marques bien représentées, les réparations ne posent donc pas de véritables problèmes. Les Peugeot sont entretenues par Iran Khodro, Nissan par la Saipa, les Mazda par Barman Khodro. A noter que les pièces détachées pour les véhicules chinois ne sont pas disponibles en Iran.

Réseau routier

L’état du réseau routier et autoroutier iranien est bon, en revanche la signalisation est souvent insuffisante et les cartes routières contiennent parfois de sérieuses erreurs ou approximations ; l’on ne peut en particulier se fier aux indications concernant les routes non asphaltées. La densité du trafic peut rendre la circulation dangereuse.

Le réseau autoroutier est assez développé à partir de Téhéran. Les péages sont très bon marché. Les principaux panneaux indicateurs sont bilingues (persan - anglais). On peut se déplacer à l’intérieur du pays par la route, en véhicule personnel, ce qui représente un intérêt certain, eu égard à la qualité des paysages. Mais il est dans certains cas nécessaire d’avoir une autorisation, et dans tous les cas il ne faut pas quitter les axes principaux, au risque de se retrouver par mégarde en zone militaire. En hiver, il faut être muni d’une voiture en bon état, équipée de pneus hiver.

Transports en commun

A l’intérieur du pays toutes les provinces sont desservies à la fois par la compagnie aérienne iranienne Iran Air et d’autres compagnies locales comme Mahan Air, Aseman. La flotte d’aéronefs est vieillissante mais sa maintenance est satisfaisante ; il arrive que le manque de pièces détachées amène les compagnies à supprimer un vol. Il est prudent de prendre des billets à l’avance. Une pièce d’identité est demandée au moment de l’embarquement. Au minimum deux vols par jour sont assurés entre Téhéran et les autres villes et vice versa. Les vols sont bon marché.

Par train

La plupart des provinces sont reliées à Téhéran, mais avec des équipements anciens et lents. En revanche, les trains sont très bon marché et d’un confort tout à fait acceptable sur certaines destinations comme Téhéran-Machhad, Téhéran-Bandar-Abbas, Téhéran-Tabriz notamment.

Transports urbains

En Iran, il est possible de louer voiture avec chauffeur à l’heure dans des "agences de taxis". Il existe également des taxis collectifs pour de courts trajets. Le tarif des taxis de location augmente sensiblement le soir. Le réseau d’autobus est difficile à utiliser pour les étrangers. La ville de Téhéran dispose d’un métro depuis 1992. Il compte aujourd’hui cinq lignes : deux du nord au sud et d’est en ouest et une qui dessert la ville de Karaj située au nord- est de Téhéran. Il est lent mais sécurisé, propre et bon marché.

Mise à jour : février 2014