Emploi, stage

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Marché du travail

Le système de formation généralement peu élitiste, le grand nombre de jeunes diplômés arrivant chaque année sur le marché du travail, et le fort taux de chômage des jeunes en résultant sont autant de facteurs qui peuvent expliquer qu’il existe une concurrence à la baisse sur les salaires et que les employeurs valorisent plus l’expérience professionnelle que les diplômes.

Ils demandent aux jeunes diplômés de « faire leurs preuves » avant de leur offrir un statut salarial plus favorable. Les jeunes diplômés ne doivent donc pas s’étonner de se voir offrir des conditions d’embauche qui ne correspondent pas aux conditions auxquelles ils peuvent prétendre en France.

La différence entre les salaires français et espagnols est encore plus flagrante en ce qui concerne les diplômés de niveau Bac+5 ou les diplômés de grandes écoles de commerce ou d’ingénieurs. A cet égard, il est à noter que le système des grandes écoles est un système typiquement français qui ne sera pas forcément connu ni reconnu par les employeurs espagnols.

Secteurs à potentiel

La crise a balayé avec elle bon nombre d’emplois faisant du marché du travail, un champ où la concurrence est extrêmement rude. Il n’existe plus vraiment de secteurs fastes pour l’emploi, d’autant que les employeurs auront tendance à privilégier l’embauche d’un Espagnol à celle d’un étranger. Toutefois, nous pouvons remarquer que certains secteurs résistent mieux que d’autres : les ingénieurs informaticiens, industriels et en télécommunications.

Le secrétariat bilingue ou trilingue et les activités de commerce international (import-export, logistique ou marketing) avec ouverture sur les marchés francophones sont des secteurs possibles pour les ressortissants français.

Secteurs à faible potentiel et professions règlementées

Les secteurs à déconseiller sont les secteurs juridiques, sanitaire, l’enseignement. De nombreuses professions (par exemple, avocat, médecin, enseignant, ingénieur, biologiste ou dessinateur industriel) sont réglementées.

Pour pouvoir les exercer, il est nécessaire d’obtenir une reconnaissance professionnelle de ses diplômes. Cette reconnaissance est attribuée par le ministère de tutelle, sur présentation d’un dossier constitué, notamment, de tous les diplômes et de leur traduction par un traducteur assermenté.

La procédure peut s’avérer longue, complexe et coûteuse, il est bon de s’assurer si l’absence de reconnaissance de diplôme empêche totalement l’exercice du métier ou interdit simplement la réalisation de tâches déterminées ou l’accès à certaines responsabilités. De plus si la profession est réglementée en Espagne mais ne l’est pas en France, il est nécessaire de justifier de deux ans d’expérience afin de pouvoir obtenir la reconnaissance du diplôme.

Par ailleurs, les professions liées au social (travailleurs sociaux) à la culture ou l’architecture sont également en perte sèche d’emplois, due à l’arrêt partiel ou total des subventions de l’Etat.

Pour plus de renseignements :

  • Ministerio de Educacion y de Ciencia
    Direccion Reconocimiento de Titulos
    Calle Alcala, 36-28014 Madrid
    Tél. : (91) 701 85 00

Secteurs non accessibles à un ressortissant étranger

Certains concours de la fonction publique sont encore fermés aux ressortissants communautaires n’ayant pas la nationalité espagnole. Il s’agit des activités supposant l’exercice de l’autorité publique.

Pour de plus amples informations, vous pouvez consulter le site Internet du ministère des Administrations publiques (Ministerio de Administraciones Publicas) ou téléphoner au (91) 586 14 10.

Pour en savoir plus  :

Secteurs accessibles pour les personnes ne maîtrisant pas l’espagnol

Pour ceux qui ne maîtrisent pas la langue espagnole, il existe des possibilités d’emplois dans les centres d’appels (sur des plate-formes françaises) et dans l’enseignement du français dans des écoles de langue privées.

L’enseignement du français dans des écoles de langues privées représente un débouché très important pour les nouveaux arrivés en Espagne dans la mesure, où, il n’est généralement pas nécessaire de justifier d’un diplôme particulier, comme par exemple d’une maîtrise FLE ou du CAPES, afin de pouvoir exercer cette profession.

Pour certaines écoles de langue, la nationalité française est le seul critère requis. En revanche, cet emploi présente l’inconvénient d’être instable et temporaire. En premier lieu, en raison de l’activité réduite, sinon inexistante, des écoles de langues pendant les vacances d’été, la grande majorité des contrats de travail des professeurs s’arrêtent à la fin de l’année scolaire. Par conséquent, il est nécessaire de prévoir un revenu de substitution pendant cette période. En second lieu, le nombre d’heures de cours confiées à chaque professeur est généralement faible. Seule la collaboration avec différentes écoles de langues permet de s’assurer un revenu suffisant. Il est à noter par ailleurs que le travail « au noir » est assez répandu dans ce secteur car le faible volume horaire incite les employeurs à ne pas proposer de contrat de travail.

A ne pas négliger, enfin, les frais et le temps de transport puisque les cours de langue sont souvent donnés au personnel d’entreprises, ce qui implique de possibles déplacements dans les zones industrielles. Les frais de transport ne sont pas obligatoirement couverts par le centre de langue, alors que le salaire est souvent bas.

Pour résumer : avoir un profil technique ou une formation pragmatique (supérieure ou non) et une expérience professionnelle préalable en Espagne (stages, emplois…) constituent des atouts déterminants sur le marché espagnol. Il est fortement conseillé de posséder une bonne maîtrise de l’espagnol.

Rémunération

Le salaire minimum interprofessionnel (S.M.I.)

Il s’agit de la rémunération minimum que reçoit le travailleur pour une journée de travail légale dans le secteur de l’agriculture, de l’industrie ou des services, sans distinction de sexe ou d’âge et qu’il s’agisse d’un travail fixe, occasionnel ou saisonnier ou d’employé de maison. Il est fixé chaque année par le Gouvernement.

Au 1er janvier 2014, le salaire minimum est fixé à 21,51 euros par jour ou à 645,30 euros par mois pour une journée de travail légale et complète et ne comprend pas, dans le cas du salaire journalier, la partie correspondant aux dimanches et jours fériés.

Salaire minimum interprofessionnel pour les travailleurs occasionnels ou saisonniers

Le salaire professionnel journalier ne peut être inférieur à 30 euros par journée de travail légale. Lorsque la durée totale du travail ne dépasse pas 120 jours, le travailleur doit percevoir, en plus du salaire minimum journalier, la partie de la rémunération correspondant aux dimanches et aux jours fériés, ainsi que les deux primes supplémentaires prévues.

Le travailleur doit également percevoir la part correspondant aux congés légaux minimums, au cas où la période des congés ne coïnciderait pas avec la durée de validité du contrat.

Salaire minimum interprofessionnel pour les employé(e)s de maison

Les salaires journalier et horaire sont identiques à ceux des travailleurs saisonniers. Toutefois, les personnes qui travaillent à l’heure percevront au minimum 4,96 euros par heure effective de travail. Ce montant comprend la partie correspondante des compléments et des congés.

En matière de salaire minimum, toute convention collective ou tout accord individuel avec l’entreprise prévaut toujours sur les montants précités. Le salaire ainsi établi comprend :

  • le salaire de base
  • les compléments de salaire qui sont fonction des conditions du poste de travail (pénibilité, toxicité, dangerosité, travail en rotation, travail de nuit), les primes à la production (en fonction de la qualité ou de la quantité de travail réalisé), les frais de repas, le logement et la résidence dans des provinces insulaires ou à Ceuta et Melilla.
  • les primes. Chaque année, les travailleurs ont droit à au moins deux primes spéciales dont le montant est défini par une convention collective ou par un accord entre l’employeur et un représentant des travailleurs. En général, une de ces primes est versée à Noël et l’autre au mois de juillet. Elles peuvent également être versées mensuellement, au prorata, si la convention le prévoit.

(Source : EURES)

Barèmes de rémunération

D’une manière générale, les salaires sont inférieurs de 20 à 30 % aux salaires français, sachant que les disparités salariales sont plus élevées qu’en France (si le salaire minimum est très faible, les salaires de postes à hautes responsabilités peuvent être plus élevés que les salaires français).

Les jeunes diplômés doivent accepter des conditions salariales peu favorables puisque la fourchette salariale dans le cadre d’un premier emploi varie entre 10 000 et 18 000 euros bruts annuels.

Mise à jour : avril 2014